Répressions  religieuses

Luc Ferry (né le 3 janvier 1951 à Colombes dans le département des Hauts-de-Seine en France) est un philosophe français et ancien ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche des premier et deuxième gouvernements Jean-Pierre Raffarin. C’est l’arrière-petit-neveu de Jules Ferry1.(Wikipédia)

INTOLERANCE ET RELIGION

Texte paru dans « La Nouvelle Revue d’histoire »

Dans son livre intitulé < Qu’est-ce qu’une vie réussie > ?, Luc Ferry écrit : « A ceux qui déplorent le reflux des religions, il faut redire combien, sous leurs formes traditionnelles au moins, elles continuent encore aujourd’hui d’être l’origine de la quasi-totalité des guerres et des conflits qui ensanglantent la planète ». Dans la bouche du ministre de l’Education nationale, de tels propos surprennent pour au moins deux raisons. La première est que la vaste majorité  des guerres —à commencer par les deux guerres mondiales qu’a connues le XXe siècle-n’ont pas eu des causes religieuses. La seconde est que Luc Ferry regroupe visiblement sous le terme générique de « religions »des croyances de nature bien différente, voire opposée.Ce qui frappe en effet, lorsque l’on étudie les plus anciennes religions de l’Europe — les religions païennes c’est précisément qu’elles ignorent toute forme d’intolérance proprement religieuse. Ce sont des religions polythéistes, auxquelles adhèrent des peuples qui n’imaginent pas un instant devoir reprocher aux autres peuples de sacrifier à d’autres divinités. Ces religions sont étrangères au fanatisme. Elles ignorent la persécution religieuse, la croisade contre les « infidèles » ou les « mécréants », la guerre au nom de Dieu. Orthopraxies plus qu’orthodoxies, elles ignorent également les notions de dogme, de schisme ou d’hérésie.L’empire romain a toujours respecté les croyances locales, au même titre que les usages juridiques des peuples soumis. S’il s’est opposé aux druides,lors de la conquête romaine, et par la suite aux chrétiens, c’était pour des raisons strictement politiques : aux premiers, les Romains reprochaient de galvaniser la résistance gauloise, aux seconds d’être mauvais citoyens. Les Grecs, quant à eux, allaient jusqu’à entretenir un culte au « dieu inconnu ».

 

 

La même tolérance se retrouve dans des religions à portée universelle,comme les religions asiatiques. Au cours de son histoire, le bouddhisme n’aguère été missionnaire. L’hindouisme traditionnel ignore pareillement le prosélytisme. Professant que Dieu est présent dans chaque forme de l’univers, il fait de la tolérance envers l’Autre un devoir, et non une concession.

 

Les Japonais n’ont jamais cherché non plus à exporter le shintoïsme, pas plusqu’Athènes n’a cherché à imposer à Sparte le culte d’Athéna.L’intolérance religieuse, génératrice de guerres menées au nom de la foi,n’apparaît en fait dans l’histoire de l’humanité que dans un contexte bien précis: avec la naissance du monothéisme.

A l’origine, le monothéisme n’est qu’une monolâtrie : pour les premiers Hébreux, Yahvé n’est qu’un dieu national, au côté des dieux protecteurs des peuples voisins. Dans les couches les plus anciennes de la Thora, rédigées auVIIIe siècle av. notre ère, élohim est un pluriel : Yahvé n’est que l’el ou l’éloahdes Israélites, un el que ces derniers placent au-dessus des autres.C’est ce qu’affirme Moïse : « Qui est comme toi parmi les dieux, Yahvé ? Qui est comme toi illustre en sainteté ? » (Exode 15,11). Yahvé lui-même ne nie pas l’existence des autres dieux. Il interdit seulement que l’on se prosterne devant eux, car il est un dieu « jaloux » (qana) (Deut. 5,9 et 6,14-15, Exode 20,5) Son nom même est Jaloux (Exode 34,14) L’idée proprement monothéiste ne commence à percer qu’à la fin de l’Exil,chez un prophète inconnu qu’on a dénommé le Second Isaïe. Formulée dans sa plénitude, cette idée implique l’existence d’un Dieu universel, d’un Dieu unique au double sens du terme : à la fois sans rival et Tout Autre.Dès lors, la règle est claire : « Hors du monothéisme, point de salut ».La plus célèbre des « Dix Paroles » (ou « Dix commandements »), « Tu ne tueras pas », n’est nullement un impératif moral absolu, qui proclamerait que toute vie humaine est sacrée. Seule est sacrée la vie du croyant orthodoxe. La preuve en est que Moïse, à peine redescendu de la montagne où Dieu lui aconfié le Décalogue, s’empresse de faire mettre à mort 3 000 idolâtres (Exode 32,28). « Tu ne tueras pas » n’arrive d’ailleurs qu’en septième position sur les tables de la Loi. La première prescription, celle qui commande toutes les autres, est : « Tu n’auras pas d’autres dieux (élohim) en face de moi » (Exode20,3).Ce premier commandement fonde une Alliance (B’rith), un contrat d’exclusivité entre Yahvé et son peuple. L’espace sacré des Hébreux étant avant tout structuré selon le haut et le bas, cette alliance élève le peuple juif. Par rapport aux autres peuples, elle l’astreint à des devoirs, mais elle lui donne aussi des droits. Elle en fait une « nation de prêtres » destinée à guider l’humanité vers un monde plus « juste ». L’ethnocentrisme s’épanouit ici en universalisme.

 

Les peuples idolâtres sont alors voués au « hérem », terme qui désigne à la fois l’exclusion, la mise à l’écart et l’éradication. Dieu demande auxHébreux d’exterminer les idolâtres (Deut ; 7,1-6 et 20,10-13), les Hébreux demandent à Dieu de faire périr leurs adversaires. Les impies, désormais, peuvent et doivent être tués. Yahvé déclare à son peuple : « Nul ne tiendra devant toi, jusqu’à ce que tu les aies exterminés » (Deut. 7, 24). « Les (autres) nations, les goyim, écrit Jean Soler, représentent le mal pour la seule raison qu’elles sont autres » (1) On a là la racine de l’altérophobie, liée à la hantise des mélanges (à commencer par les mariages mixtes, cf. Esdras10) : l’Autre est « impur ». Qu’il soit étranger ou simplement déviant, le mal, c’est l’altérité. Et le seul moyen de triompher du mal, c’est d’en extirper jusqu’aux racines.

 

 Après avoir ordonné le massacre des Madiânites, Moïse reproche auxHébreux d’avoir laissé la vie aux femmes et les fait tuer à leur tour, en même temps que leurs enfants du sexe mâle (Nombres 31, 15-17). S’ensuit une série presque ininterrompue de massacres. Après les Madiânites, ce sera le tour des Hittites, des Girgashites, des Amorites, des Cananéens, des Perizzites, des Hivvites, des Jabuséens, des Philistins, des Moabites. Génocides et nettoyages ethniques sont perpétrés par les Hébreux, résolus à faire payer aux idolâtres « le salaire de la vengeance de Yahvé » 

Tout comme Jéhu, David et Saül font couler des flots de sang. Josué détruit Jéricho : « Ils dévouèrent à l’anathème (hérem) tout ce qui se trouvait dans la ville, hommes et femmes, jeunes et vieux, jusqu’aux taureaux, aux moutons et aux ânes, les passant au fil de l’épée » (Josué, 6-21). De même tout le pays :« Il ne laissa pas un survivant et voua tout être vivant à l’anathème, comme Yahvé, le Dieu d’Israël, l’avait ordonné » (Josué 10,40).Le judaïsme historique ne renoncera jamais à combattre l’« idolâtrie »(avoda zara)

 

Il ne sera cependant prosélyte que d’une façon négative : les conversions seront découragées, mais les « nations » devront se soumettre aux sept lois noachides, qui ordonnent la répudiation des autres cultes.

L’islam, qui procède également du monothéisme biblique (par l’intermédiaire dess communautés judéo-chrétiennes des premiers siècles), affichera de son côté un universalisme intransigeant et missionnaire, ne dédaignant jamais de recourir à la force pour gagner de nouveaux adeptes. Avec le christianisme, la perspective se transforme.L’unité foncière de l’espèce humaine est toujours proclamée avec force, mais il n’y a plus de peuple élu : c’est sur un même pied d’égalité que Dieu appelle à lui tous les hommes. Par rapport au judaïsme, le christianisme représente l’universalisation du « nous ».L’amour (agapè) l’emporte sur la Loi, le pardon devient une valeur, au détriment parfois de la « justice » tel que la comprend la Thora.La notion-clé devient alors celle de conversion. En bonne théologie, le nonchrétien ne peut jamais jouir que d’une dignité imparfaite.La tolérance n’est au mieux qu’un compromis provisoire, une patience qui connaîtra sa fin. Dans une perspective eschatologique, la coexistence du Bien et du Mal, de la Vérité et de l’Erreur, est ultimement impossible. Seul le Bien a théologiquement le droit d’exister. Pour jouir d’une dignité parfaite, l’« idolâtre » (ou le « païen ») doit donc abandonner ses croyances d’origine, spécifiques, pour adopter une identité censée correspondre au Vrai et au Bien absolus.

 

Dans l’Eglise universelle, les différences de foi doivent céder la place au Même. Se voulant héritiers des apôtres, les missionnaires s’y emploieront, au risque d’acculturer tous les peuples du monde à un modèle de civilisation particulier.La théologie prend en même temps une forme dogmatique. Contrairement au commentaire talmudique, le dogme se veut univoque, fournissant ainsi de nouveaux motifs d’exclusion. Parallèlement aux « croisades » extérieures (en Terre sainte) ou intérieures (contre les Albigeois), la dénonciation des schismes et des hérésies justifiera de nouveaux massacres. La guerre« juste » est avant tout une guerre justifiée moralement. Livrée au nom duBien, elle transforme l’adversaire en figure du Mal, c’est-à-dire en ennemi absolu. D’où le caractère impitoyable des « guerres de religions ». L’Inquisition, elle, se fera juge du for intérieur, c’est-à-dire des pensées et des arrièrepensées.Il ne faut cependant pas oublier, comme le disait récemment Régis Debray,que « le religieux est à la fois ce qui permet aux hommes de vivre, d’aimer et de se donner et ce qui les pousse à haïr, à tuer et à prendre ». Cette ambivalence leur est constitutive. Si sacrés que puissent être ses textes fondateurs, toute foi reste inséparable d’une herméneutique. Aucune ne se réduit à l’interprétation que veulent en donner ses adeptes du fondamentalisme ou du littéralisme (Le jihad, qui désigne la « guerre sainte » dans l’islam classique, signie « effort sur soi-même » dans la mystique soufie). Au surplus, les contradictions ne manquent pas, y compris dans ces textes sacrés. Jésus semble cautionner la non-violence quand il dit :« Heureux les pacifiques » (Mt5,9). Mais il déclare aussi : « Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division » (Luc 12,51). C’est de la même Eglise que se sont réclamés Torquemada et François d’Assise, les papes incestueux de la Renaissance et Mère Thérésa.

 

Alain de Benoist

Jean Soler, L’invention du monothéisme, de Fallois, Paris 2002, p. 59.

Cet article fut emprunté à:

www.alaindebenoist.com/pdf/intolerance_et_religion.pdf

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La christianisation des pays celtiques débute curieusement en Grande-Bretagne à partir de la Méditerranée, Nice, Marseilles, Îles de Lérins, Alexandrie (Égypte) par voie maritime (avec un saut dans la péninsule Ibérique Galicie) et par voie fluviale en passant par le Rône (Lyons).
 Donc, – 52 E.V. (ère vulgaire) avec Jules César et la reddition de Vercingétorix, Jules César comprend très rapidement que pour subjuguer la Gaule il doit détruire les classes druidiques et guerrières qui encadrent globalement la société celtique.
Le jeu du pouvoir romain sera de couper les classes inférieures de l’élite et de remplacer la dévotion celtique par celle du culte à l’Empereur.

Dans un premier temps, Rome encouragera une dévotion païenne populaire en accord avec sa politique impériale.
Les divinités locales sont alors réinterprétées selon cette vision,: c’est l’interprétation romaine.

Malgré tout, les druides vont continuer à jouer un rôle plus religieux, moins politique, les libérant ainsi des lourdes tâches administratives auxquelles ils étaient jusqu’alors contraints.
Donc, la résurgence des théonymes et des anthroponymes celtiques dans la Gaule des IIe et IIIe siècles ne sont pas fortuites non plus.Comme disent Guyonvarc’h et Leroux (La civilisation celtique, p. 117), il ne s’agit pas là d’une renaissance ou d’un « revival », mais d’une survivance tenace, signe que les celtophones de Gaule s’étaient adaptés, ou résignés, à un nouvel état des choses.
Comme en témoigne ce tableau, cette survivance, bien plus que tenace, est une volonté affirmée et décidée à résister à l’imperium étranger.L’Irlande, terre d’accueil des druides étrangers, échappa à la loi romaine et pu maintenir le druidisme jusqu’à l’arrivée de Saint-Patrice au Ve siècle.

Cependant, même christianisée, la structure de la société celtique classique était toujours en place et les druides purent conserver sous la protection de certains rois un semblant d’indépendance.

La majorité des druides n’eurent d’autre choix que se convertir à la religion du Christ et le druidisme fut alors rapidement absorbé, plus rapidement d’ailleurs, que sur le continent où en Gaule le paganisme romanisé perdurait.

Certains druides convertis vont devenir les premiers évêques, abbés et moines irlandais et grâce à leur piètre connaissance de la nouvelle religion sauverons de l’oubli la tradition druidique en la consignant par écrit.

En Gaule, à la même époque, le christianisme, un phénomène urbain avant tout lié à l’occupation romaine, va mettre un temps fou d’usure patiente avant de s’infiltrer dans les campagnes longtemps considérées païennes, c’est-à-dire « paysannes et non-judéo-chrétiennes ». Il faut dire que le christianisme au temps du crépuscule de l’empire n’est qu’une secte orientale parmi tant d’autres. Les cultes, Isiaque Ptolémaïste Égyptien des riches, Mithraïste persan glorifié par la soldatesque romaine et messianistes Mosiaque et Christique de la diaspora juive, pauvre et urbaine, ne sont que quelques unes des sectes qui affligent l’Empire d’Occident.
Malgré l’aspect « historiquement vraisemblable » des débuts du christianisme, il ne peut s’agir là d’Histoire au sens où on l’entend de nos jours. Il est vrai que les Romains avaient tendance à historiciser leurs mythes. Ceci est aussi vrai pour les chrétiens.
En fait, le christianisme a été littéralement construit sur un amalgame de mythes ; en premier égyptiens, ensuite hébreux et par la bande, de tout ce qui était en cours dans l’Empire Romain d’alors. Les premières églises et les hagiographies des premiers « saints ( ?) » sont des légendes épiscopales dont les mythes fondateurs servent à combler les silences de l’histoire et à légitimer l’ancienneté des Églises.
Elles sont nées aux IVe et Ve siècles, surtout, d’un besoin d’affirmation et de légitimation du christianisme auprès des ignares et des illettrés. Et où, surtout, il fallait souligner l’antiquité des Églises face aux rebuffades habiles des savants païens qui la réfutait. À cette lumière, on comprend que l’histoire des villes épiscopales ait puisé dans les fausses chroniques et les compilations hagiographiques de quoi reconstituer le passé. En effet, presque toutes les histoires des villes ont été écrites sur base de fausses chroniques qui attribuaient à des évêques et à des saints des actions fabuleuses, voire magiques.
Disons aussi, que le christianisme va longtemps n’être que l’opium, l’ultime cause, des esclaves, des serviteurs et des opprimés… mais gare au jour où il va devenir la lame des guerriers.

Ce jour va venir quand un ex-cavalier romain va se convertir à la cause du Seigneur. 313 e.v. marque un point tournant pour la secte avec l’édit de Milan et la promulgation du christianisme comme religion de l’empire.

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- 58 à – 51, Jules César envahit la Gaule. La majorité des druides soutiennent Vercingétorix en appelant à la résistance à l’occupation romaine. Après la victoire de Rome sont exécutés les druides les plus compromis avec la résistance gauloise.

-12 : 1er août –12 : Rassemblement des Gaules sur l’Autel de Rome et d’Auguste au Confluent à Lyon sous la direction du prêtre gallo-romain C. Julius Vercondaridubnus. Rome tente déjà de remplacer les druides dans les grandes cérémonies celtiques. Recensement de la Gaule par Drusus. Doublement du tribut de la Gaule. Irritation en Gaule.

1er siècle è.c. : suite aux édits de Tibère (-42 à +37) et de Claude (-10 à +54), le droit d’enseigner, de devenir fonctionnaire, est retiré aux druides. « Il abolit entièrement, dans les Gaules, la cruelle et atroce religion des druides, qu’Auguste avait seulement interdite aux citoyens. Il tâcha, au contraire, de faire passer de l’Attique à Rome les mystères d’Éleusis ; et il proposa de reconstruire en Sicile, aux frais du trésor public, le temple de Vénus Erycine, qui était tombé de vétusté. » (Suétone – Vie des Douze Césars – Claude)
Rome, cependant, tolère officieusement le druidisme en tant que religion laïcisée, plus ou moins clandestine, dans la mesure où ses membres ne troublent pas l’ordre public et ne sont pas citoyens romains. Donc, sous Tibère, Claude, puis Néron, les druides sont pourchassés et tués par milliers. Selon Albert Grenier (Les Gaulois), « Les druides se trouvaient, dès ce moment, réduits à l’état de magiciens, devins ou médecins; du moins étaient-ils considérés comme tels et, au titre de magi, ils tombaient sous le coup du décret de Tibère contre les astrologues, les magiciens et, en général, les cultes étrangers qui commençaient à envahir l’empire romain. » Malgré tout, le culte druidique proscrit ne se maintint que dans les campagnes où il gardait des racines profondes. De là le nom païen, du latin pagus : district de campagne de Gaule et Germanie.

Vers 49 ? 53-54 ou 56-57 : Saint Paul évangélise les Galates d’Asie Mineure. Leurs druides, dits semnothées par les Grecs, dénoncent ces Galates qui se soumettent à la loi juive et se font circoncire. Dans deux de ses lettres aux Galates, Paul s’insurge contre ces païens superficiellement convertis et leur reproche de ne pas comprendre que l’accomplissement de la loi (juive) n’est pas un plus pour leur foi première païenne, mais au contraire, son anéantissement.

178 : Celse, philosophe grec écrit sa critique Le discours contre les chrétiens ou le discours vrai. Ironiquement, seules les citations de la contrepartie du théologien Origène ont survécu. Celse est l’un des rares penseurs de son époque à voir la menace que représentaient ces sectes nées du judaïsme messianique. Sa critique est l’un des ouvrages les plus révélateurs sur le raisonnement la résistance païenne face au christianisme exclusiviste et dogmatique. Celse oppose le pragmatisme relativiste polythéiste et moniste des religions classiques aux prétentions des sectes judéo-chrétiennes qui prétendent détenir la seule Vérité en s’appropriant l’Être suprême de façon exclusive. Celse perçoit justement la politique révolutionnaire judéo-chrétienne qui cherche à miner le pouvoir politique et social de Rome et détruire sa religion. En effet, les chrétiens refusent d’accomplir leurs devoirs civiques et respecter la religion civile du culte impérial. Il s’insurge contre la prétendue supériorité morale du christianisme par rapport aux religions païennes, en déclarant, à juste titre, que la morale chrétienne, vulgaire et stupide, manque d’originalité et qu’elle n’est qu’une pâle imitation de la morale des philosophes. Selon lui, le Christ ressuscité n’est qu’un simple mortel, un chef de bande, glorifié par la légende inspirée des mythes païens.
Voici quelques unes de ses citations :
« Il est un Logos d’une haute antiquité, toujours respecté par les peuples les plus sages, les villes, les sages. Les Égyptiens, les Assyriens, les Indiens, les Perses, les Odryses, les habitants de Samothrace et d’Éleusis, les Hyperboréens (sont) parmi les peuples les plus anciens et les plus sages. Les Galactophages d’Homère, les Druides de la Gaule, les Gètes sont des peuples antiques et de haute sagesse qui professent des doctrines apparentées à celle des Juifs. (Les) sages anciens qui ont bien mérité de leurs contemporains et, par leurs écrits, de la postérité, Linos, Musée, Orphée, Phérécyde, le Perse Zoroastre et Pythagore ont traité de ces questions, et leurs doctrines sont consignées dans des livres et ont été conservées jusqu’à ce jour. » (I, 14 et 16)

« Ce fut le cas, dit-on, en Scythie de Zamolxis, esclave de Pythagore, de Pythagore lui-même en Italie, de Rhampsinite en Égypte. Ce dernier, chez Hadès, « jouant aux dés avec Déméter », obtint d’elle « une serviette lamée d’or » qu’il remporta comme présent. Ainsi encore Orphée chez les Odryses, Protésilas en Thessalie, Héraclès à Ténare, et Thésée. Mais ce qu’il faut examiner, c’est si un homme réellement mort est jamais ressuscité avec le même corps. Pensez-vous que les aventures des autres soient des mythes en réalité comme en apparence, mais que vous auriez inventé à votre tragédie un dénouement noble et vraisemblable avec son cri sur la croix quand il rendit l’âme, le tremblement de terre et les ténèbres ? » (II, 55)

« On pourrait en citer bien d’autres de même genre. (Votre) culte pour ce prisonnier mis à mort est pareil à la vénération de Zamolxis au pays des Gètes, de Mopsos en Cilicie, d’Amphilochos en Acarnanie, d’Amphiaraos à Thèbes, de Trophonios à Lébadia. » (III, 34)

« Quel malheur vous est donc survenu, mes compatriotes, que vous ayez abandonné la loi de nos pères, et que, séduits par celui avec qui je discutais tout à l’heure (Jésus), vous ayez été bernés de la plus ridicule façon, et nous ayez désertés pour changer de nom et de genre de vie ? » (II, 1) « Si tous les hommes voulaient être chrétiens, les chrétiens ne le voudraient plus. A l’origine, ils étaient en petit nombre, animés de la même pensée ; à peine se propagent-ils en multitude, ils se divisent et se séparent, et chacun veut avoir sa propre faction : ils y aspiraient dès l’origine. Séparés (diistamenoi) de nouveau par l’effet de leur multitude, ils s’anathématisent les uns les autres ; ils n’ont plus de commun, pour ainsi dire, que le nom, si tant est qu’ils l’aient encore ! C’est du moins la seule chose qu’ils aient eu honte d’abandonner ; pour le reste chacun a embrassé une secte différente. » (III, 9-12)

« (C’est) aux plus incultes, aux esclaves, aux moins instruits que l’on divulgue les secrets de la sagesse divine. Imposteurs, (ils fuient) en désordre les gens distingués, non disposés à être dupes, mais (prennent) au piège les rustres. » (VI, 13-14)

« (Les chrétiens ressemblent) à ceux qui croient sans raison aux prêtres mendiants de Cybèle et aux devins, aux dévots de Mithra et de Sabazios, à tout ce qu’on peut rencontrer, apparitions d’Hécate, d’un autre ou d’autres démons. Car, de même que souvent parmi eux des hommes pervers prennent avantage de l’ignorance de gens faciles à tromper et les mènent à leur guise, ainsi en va-t-il des chrétiens. Certains, ne voulant pas même donner ni recevoir de raison sur ce qu’ils croient, usent de ces formules : « N’examine pas, mais crois ; la foi te sauvera. La sagesse dans ce siècle est un mal, et la folie un bien. » (I, 9)

200: Débute, selon la légende méiévale, la christianisation de la Grande-Bretagne.

248 – 251 : Sous le règne de l’empereur Dèce, contrairement aux prétentions légendaires des martyrs de saint Marcel et de saint Anatase, aucun signe de présence chrétienne n’est décelable en Gaule et aucun signe chrétien n’a été observé sur des objets gallo-romains.

250: Autour de 250 E.V., l’effort de la christianisation de la Gaule païenne débute dans la clandestinité. L’Église s’organise autour de la ville de Lyon utilisée comme base missionnaire.
Saint-Ciprien envoie ses missionnaires d’Afrique: ceux de saint Paul à Narbonne, de saint Trophime à Arles, de saint Saturnin à Toulouse, de saint Martial à Limoges, de saint Denis à Lutèce (Paris), de saint Austremoine à Clermont-Ferrand, et de saint Gratien à Tours.

Conversion de la Dacie à partir de 255 : À l’inverse de l’Empire romain où le christianisme s’est d’abord installé dans les villes, en Dacie, la conversion se serait faite à partir des campagnes. Suite au vide institutionnel créé lors du retrait romain en 255, les missionnaires chrétiens tentent d’encadrer la population païenne. Entre le IIIe et le XIe siècle, l’hagiographie mentionne la présence des horepiscopi dans les villages sous le contrôle des perihoreti (missionnaires). Aucune présence urbaine significative n’est décelable car les Goths arianistes occupant le territoire étaient farouchement contre tout clergé et particulièrement méfiants à l’égard des moines missionnaires inféodés aux églises.

258 : La Gaule fait sécession avec à sa tête Postimus qui se nomme Empereur des Gaules. Il rompt avec Rome et bat monnaie. Le christianisme est sévèrement réprimé dans tout l’Empire romain mais ceci n’empêche pas les missionnaires de tenter d’évangéliser la Gaule et de fonder des évêchés.

260: La christianisation de Grande-Bretagne est bien en cours autour de Glastonburry.

270 : Arles, haut lieu du savoir païen, voire druidique, depuis au moins 2000 ans av. l’ère vulgaire, fut mise à sac par les bandes chrétiennes détruisant temples, bibliothèques et sanctuaires. Les chrétiens n’hésitèrent pas à violer l’ancienne loi de l’inviolabilité des sanctuaires convenu dans le monde païen et en Gaule.

271 : Aurélien, devenu Empereur, réunifie l’Empire et rétablit la domination de Rome sur toute la Gaule. Rome demeure très méfiante de la secte chrétienne.

275 : Rome assouplit ses positions face aux chrétiens qui continuent de troubler l’ordre politique.

297 : L’Empereur Dioclétien procède à une profonde réforme administrative de l’Empire en concédant officiellement aux chrétiens le droit de se regrouper en diocèses. L’Empire est divisé en douze diocèses gouvernés par des vicaires. La Gaule comportera deux diocèses : Galliae au nord de la Loire et de la Saône; le Viennesis au sud. Après l’édit de Milan, la hiérarchie chrétienne de Rome organisera les évêchés sur ce modèle.

IVe siècle : Après qu’il eurent corrompu l’État de Rome, dès leur arrivée au pouvoir, les autorités chrétiennes créent le délit d’opinion religieuse et promulguent des lois interdisant la liberté de culte aux païens.

Vers 300 : Selon Alexander Wilder, « des hommes comme Irénée, Épiphane et Eusèbe (apologistes connus des débuts de l’expansion chrétienne) ont transmis à la postérité une telle réputation de mensonges et de pratiques malhonnêtes que le cœur se soulève devant le récit des crimes de cette période ». Dire que toute la doctrine religieuse chrétienne de cette période repose sur ces menteurs invétérés. Et selon Gerald Massey, « la thèse chrétienne, comme la qualifie judicieusement le Nouveau Testament, est une imposture. »
Eusèbe, surnommé Pamphile, célèbre évêque de Césarée (en Palestine), « le père de l’histoire eccléssiastique » (né vers 270, mort vers 338) fut fait évêque de Césarée en 315. Se méfia de l’empereur Constantin et refusa le siège d’Antioche qu’il lui offrait. Il assista au concile de Nicée (325) et eut part à la rédaction du symbole qui y fut rédigé. Il contribua en effet avec les évêques ariens à faire déposer Eustathe au concile d’Antioche (330) et sollicita de Constantin, dans les conciles de Césarée et de Tyr (334), l’exil de saint Athanase et le rappel d’Arius.
Un autre « saint », Épiphane, écrivit contre la Gnose antique « La réfutation de la fausse science » qu’on appelle aussi « Adversus hœreses » (Contre les hérésies). En fait, il s’agit d’une inversion car la fausse science était celle d’Épiphane. Il s’excusait de son mauvais style grec sur le dos des Gaulois : « Nous vivons chez les Celtes, et dans notre action auprès d’eux, usons souvent de la langue barbare. » Mais le contact avec ces barbares, qui portaient, gravé dans leur cœur par l’esprit, le message du salut, était salutaire. Pour vaincre les novateurs, il suffisait presque de révéler leurs doctrines. L’emploi de l’ironie, à propos de tous ces enfantements d’éons était facile. En fait, Irénée par ruse cherchait surtout à convertir les gnostiques grecs : « De toute notre âme, nous leur tendons la main, et nous ne nous lasserons pas de le faire. » En face de ses adversaires sophistiqués, sa théologie au cynisme morbide apparaît malveillante, démagogique et détournée : « Le Verbe de Dieu, poussé par l’immense amour qu’il vous portait, s’est fait ce que nous sommes afin de nous faire ce qu’il est lui-même. » Il pensait le contraire!
Saint Epiphane de Salamine, Juif hellénisant, converti, originaire de Palestine, fut évêque de Salamine dans l’île de Chypre durant trente-six ans. Pami ses nombreux écrits, son « Panarion » est largement cité par les historiens de l’Église. Il y pourfend quatre-vingt hérésies, dont certaines sont issues de son imagination. C’est un polémiste plein d’aigreur, jamais de bonne humeur, et avec cela, mauvais rédacteur. Et tout cela ne l’empêcha pas d’être considéré comme un saint. Beaucoup d’entre nous ne doivent donc pas désespérer de le devenir…

Vers 301-304 (selon L’Histoire d’Arménie de Moïse de Khorène) : L’action de Grégoire l’Illuminateur, fils d’un seigneur parthe selon la Chronique d’Agathange (milieu du Ve siècle), aboutit à la conversion au christianisme du royaume arménien. Selon la tradition, le roi Tiridate a été puni et transformé en sanglier pour avoir fait martyriser plusieurs religieuses, puis guéri après avoir accepté la foi chrétienne. Dans ce cas, la conversion officielle de l’Arménie aurait précédé la promulgation, en 313, de l’édit de Milan par lequel Constantin a décidé de tolérer le culte chrétien dans tout l’Empire. Cette conversion éloignait l’Arménie de la Perse sassanide et la rapprochait du monde romain. Tiridate décide la destruction des temples païens et Grégoire reçoit à Césarée de Cappadoce la consécration épiscopale des mains de l’archevêque Léonce. Le premier patriarche arménien dépend ainsi de Césarée. À son retour, il baptise dans les eaux de l’Euphrate le roi et sa suite et entreprend l’évangélisation du pays. Celle-ci s’effectue difficilement et Grégoire doit souvent, dans un premier temps, s’appuyer sur la force armée pour imposer la nouvelle religion. Il fonde des évêchés à Vagharchapat, à Artachat et à Dwin.

306 : Dans la péninsule ibérique, le concile d’Elvire, près de Grenade, réuni 19 évêques et vingt-quatre prêtres, venus des provinces d’Hispanie (Tarragone, Galice, Lusitanie, Carthagène et Bétique) pour tenter de régler les problèmes soulevés par l’expansion du christianisme et de la vitalité croissante du christianisme ibérique à une époque proche de l’édit de Constantin (313).
Les conciles d’Hispanie et de Gaule ont épuisé en vain la liste des mesures de précaution propres à garantir l’observance de la loi de la continence Outre cette thématique à caractère disciplinaire, c’est la lutte contre les cultes polythéistes et contre les juifs qui retient l’attention des évêques rassemblés à Elvire (cf. sur l’idolâtrie, par exemple, le canon 41 et sur les Juifs et leurs rapports avec les chrétiens.
À travers les canons qui concernent le paganisme, on s’aperçoit que le problème de sa propagation n’était pas considéré par la hiérarchie comme un problème pastoral, mais avant tout comme un problème politique, qui, menaçant l’ordre public, touchait directement la res-publica chrétienne. L’action missionnaire était d’ailleurs effectivement marquée par ce combat.
Elvire nous ouvre ainsi le thème de la confrontation des cultures provoquée par l’évangélisation où l’évêque agit en “colonisateur spirituel”. Comme chef de la militia christi, il avait pour rôle fondamental le combat de l’idolâtrie et des forces du mal.

312 : Sous Constantin, l’Église adopte le symbole de la croix emprunté aux païens celtes, grecs, persans, égyptiens, mithraïstes et à Tammouz. L’Église se structure et se hiérarchise: le premier pape (père) est mis en place ce qui est contraire d’ailleurs à la Bible: Matthieu 23-9: « Et n’appelez personne sur la terre votre père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler directeurs; car un seul est votre Directeur, le Christ.

313 : L’Édit de Milan décrété par Constantin Ier, au lendemain de sa victoire du Pont Milvius en 312, proclame la liberté de culte dans tout l’Empire. Cette libéralisation va profiter largement à l’expansion du christianisme.

314 : En août, se tient le premier Concile des Gaules à Arles, incluant la Belgique. Le but du Concile est de définir une stratégie face à l’hostilité des païens des Gaules. Celui-ci marquera un tournant important dans son histoire, car il constitue le premier reniement d’un principe évangélique : « tu ne tueras point » et le premier pas, par son officialisation, vers l’alliance du spirituel avec le pouvoir temporel, militaire et politique.
Désormais, les chrétiens pourront porter les armes et ceux qui se refuseront au service militaire seront excommuniés.

324 : Juste avant 324 E.V., interdiction des rites domestiques et sacrifices païens. Après 330, restriction de dévotion publique pour les non-chrétiens. Il est interdit aux fonctionnaires de sacrifier aux dieux dans les cérémonies officielles, et ils doivent s’abstenir de toute participation publique aux cultes païens.

325 : Aristakés, fils cadet et successeur de Grégoire, représente l’Église d’Arménie au concile de Nicée. Il sera assassiné ensuite par un seigneur demeuré païen. Son aîné, Vertanès, le remplace et échappe de peu au même sort dans l’église édifiée à la place du temple de Vahagn à Achtichat. Le fils de celui-ci, Grigoris, devenu patriarche des Ibères (Géorgiens) et des Albans est martyrisé par un prince arsacide resté fidèle au paganisme.

Vers 330-340 : Le christianisme arménien réussit à s’imposer.

Vers 350 : Le patriarche Nersès réunit à Achtichat un synode qui organise l’Église arménienne, condamne les survivances païennes et impose aux communautés religieuses une discipline inspirée de la règle du Grec saint Basile.

Seconde moitié du Ve siècle : Selon Zosime, un historien byzantin très attaché au paganisme et auteur d’une Histoire de l’Empire romain, en quatre livres (depuis Auguste à la prise de Rome par Alaric en 410) le déclin de Rome est dû à l’abandon des anciens dieux.
Voici ce que Zosime a à dire sur la conversion de Constantin au christianisme :
II, 29, 1-5 Lorsque tout le pouvoir fut aux mains de Constantin seul, il ne cacha désormais plus la méchanceté qui lui était naturelle, mais prit la liberté d’agir dans tous les domaines selon son bon plaisir; il célébrait encore les rites ancestraux, non pas par respect, mais par intérêt; c’est pourquoi il obéissait aussi aux devins, dont il avait éprouvé qu’ils avaient prédit la vérité au sujet de tout ce qui lui avait réussi; lorsqu’il arriva à Rome tout plein de jactance, il crut nécessaire d’inaugurer son impiété dans ses propres lares.
En effet son fils Crispus, qui avait été jugé digne du rang de César, comme je l’ai dit auparavant, et avait été soupçonné d’avoir une liaison avec sa belle-mère Fausta, il le fit mourir sans aucun égard pour les lois naturelles; comme Hélène, la mère de Constantin, s’indignait d’une telle violence et ne pouvait admettre le meurtre du jeune homme, Constantin, comme pour la consoler, porta remède à ce mal par un mal pire; après avoir en effet ordonné de chauffer outre mesure un bain et y avoir placé Fausta, il ne l’en ressortit que morte.
Comme il avait ces crimes sur la conscience, et qu’en outre il n’avait fait aucun cas de ses serments, il alla trouver les prêtres et leur demanda des sacrifices expiatoires pour ses méfaits; ceux-ci lui ayant répondu qu’il n’existait aucune sorte d’expiation assez efficace pour purifier de telles impiétés, un Égyptien, arrivé d’Espagne à Rome et devenu familier des femmes du palais, rencontra Constantin et affirma fortement que la croyance des chrétiens détruisait tout péché et comportait cette promesse que les infidèles qui s’y convertissaient étaient aussitôt lavés de tout crime.
Ayant accueilli très favorablement cet exposé, s’étant détaché des rites ancestraux et ayant admis ce que l’Égyptien lui proposait, Constantin entra dans la voie de l’impiété en concevant de la défiance envers la divination; comme en effet, grâce à elle, beaucoup de succès qui lui avaient été annoncés s’étaient effectivement réalisés, il craignit que l’avenir ne soit une fois révélé à d’autres aussi qui s’enquerraient de quelque point dans un sentiment hostile à son égard et en vint, sur la base de ce préjugé, à faire cesser ces pratiques. Lorsqu’arriva la fête traditionnelle au cours de laquelle il fallait que l’armée monte au Capitole et accomplisse les rites coutumiers, Constantin craignit les soldats et participa à la fête; mais l’Égyptien lui ayant envoyé une apparition blâmant sans réserve cette montée au Capitole, il se tint éloigné de la sainte cérémonie et excita la haine du Sénat et du peuple. ZOSIME (trad. F. PASCHOUD)

355 : Un décret impérial du 1er décembre 355, de Constantin, ordonne la fermeture de tous les temples païens de l’Empire et punit de mort tout manifestant à un culte païen. Saint-Martin de Pannonie, se porte bénévole à la milice volontaire chrétienne pour renforcer le décret impérial romain. Des bandes de voyous citadins désœuvrés, surtout chrétiens, sèment la terreur par leur banditisme en mettant le feu aux temples et en lapidant les païens. La ville de Tours servira de base à ces exactions.

380 : Theodose Ier (379-395) renouvelle l’interdiction des sacrifices païens et répand la terreur « divine ». Gratien (367-383) confisque les revenus des temples et des prêtres païens. En 392, la dévotion païenne sous toute ses formes est strictement interdite.

385 : Théophile est nommé patriarche d’Alexandrie. Avec le consentement tacite de l’empereur Théodose, il entreprend une violente campagne de destruction de tous les temples et sanctuaires non chrétiens en Égypte : à Alexandrie, les temples de Mythriade et Dyonisius puis en 391, la destruction du temple de Sérapis et de sa bibliothèque.

386 : Saint Jean Chrysotome écrit : « Que chacun s’attache à gagner son frère, fallut-il user de violence (…) N’épargner rien pour l’arracher des filets du démon ». Et selon les dires de Saint Augustin : « C’est la charité qui impose de sauver les gens malgré eux, qui impose la chasse à l’hérésie et donc l’intolérance ».

389 : Après avoir détruit Alésia, les bandes chrétiennes détruisent la cité sainte de Bibracte, un des derniers grands retranchements des druides de Gaule,. Bibracte abritait un collège druidique sacré qui offrait à quarante mille étudiants du monde païen des cours de philosophie, de religion, de littérature antique, de grammaire, de droit celtique, de médecine en plus des sciences naturelles, d’astronomie, d’astrologie et de traditions hermétiques ou ésotériques.

391 : défense de se promener autour des temples, de les regarder.

392 : défense de culte aux « idoles », d’honorer le lare par le feu, le genius par le vin, les pénates par des parfums, d’allumer des lumières, de brûler de l’encens, de suspendre des couronnes.

395 : La défense d’approcher un temple est réitérée.

399 : Ordre de détruire tous les autels, y compris ceux qui appartiennent à des particuliers et de détruire toutes les statues qui ont été l’objet d’un culte païen.

401 : Le philosophe païen Augustin, après avoir considéré la religion chrétienne comme une religion d’incultes, s’être tourné vers le manichéisme puis finalement après être nommé évêque de Carthage, Docteur de l’Église, est considéré comme le plus grand penseur de l’Église antique. Pourtant il passera une bonne partie de sa vie à détruire temples et statues antiques. C’est Saint Augustin qui introduit l’idée du « péché originel » et a commencé sérieusement la chasse aux hérétiques.

410 : Fondation d’un centre missionnaire chrétien sur l’île de Lérins au large de Cannes consacré à la conversion de la Gaule et des pays Celtes. L’aristocratie païenne résiste à l’intégrisme en frappant des pièces de monnaie dédiés aux empereurs païens, un signe de dérision à l’hypocrisie de l’empereur chrétien décadent. Renouvelant ainsi, l’habitude très ancienne d’offrir en cadeau, le jour de l’An, de vieilles pièces de monnaie (« contorniates »), notamment en 356 – 359 et en 395 – 410 ; ces pièces représentent des empereurs païens restés populaires, ou Alexandre le Grand, le conquérant victorieux, moquant ainsi le faible empereur chrétien. On en trouve jusqu’à Anthémius (467 – 472), représentant l’empereur régnant, avec des allusions politiques. Malgré la résistance organisée de l’élite païenne, les villes de l’empire sont rapidement gagnées aux Chrétiens, de là le terme péjoratif païen = « paysan » pour désigner les fidèles des fois autochtones.

412 : Cyril devient patriarche d’Alexandrie et exacerbe les rivalités entre juifs et chrétiens. Quelques années plus tard de violentes émeutes serviront de prétexte à la christianisation radicale de l’Égypte.

sanzio01hypatia.jpg       Hypatie d’Alexandrie 220px-Hypatia

415 : Hypathie, la dernière grande mathématicienne de l’école d’Alexandrie, par ailleurs fille de Théon d’Alexandrie, directeur de la bibliothèque, est mise en pièces et tuée par une foule de moines chrétiens inspirés par Cyrille, patriarche d’Alexandrie, que l’Église canonisera. Selon un rapport, la prêtresse païenne Hypatie sera brutalement assassinée par les moines Nitrian, une secte de chrétiens fanatiques, qui soutenaient Cyril. Selon un autre récit (de Socrates), elle fut tuée par la foule d’Alexandrie sous la menée de Pierre le précheur Son assassinat marque un tournant : Après sa mort, de nombreux chercheurs et philosophes quittent Alexandrie pour l’Inde et la Perse, et Alexandrie cesse d’être le grand centre de l’enseignement et de la science du monde antique. Désormais, la science régressera en Occident, et ne retrouvera un niveau comparable à celui de l’Alexandrie antique qu’à l’aube de la révolution industrielle. Les travaux de l’école d’Alexandrie concernant les mathématiques, la physique et l’astronomie seront préservés, en partie, par les Arabes, les Perses, les Indiens et aussi en Chine. L’occident, pour sa part, plonge dans l’obscurantisme et ne commencera à en sortir que plus d’un millénaire plus tard. À l’instar de l’Islam, à chaque période d’essor de la religion chrétienne, correspondra une régression de la condition de vie du peuple et réciproquement. Ces querelles provoquèrent des rumeurs et des litiges parmi les religieux et parmi le peuple byzantins, qui ne voulaient pas laisser ravir à Marie ce titre honorifique. Dans les débuts, la lutte fut anodine. Mais elle s’envenima le jour où Cyrille, patriarche d’Alexandrie, intervint. On sait que ce fougueux tyran, prêtre fanatique et sanguinaire, fut l’instigateur du meurtre d’Hypathie, une jeune femme remarquable par sa beauté et son esprit. Deux attributs qui manquaient à Cyrille.415 :Suite aux efforts de Saint-Cyrile, Alexandrie, dernier bastion païen d’orient tombe suite à la destruction de la grande bibliothèque d’Alexandrie et du meutre d’Hypatie (370 – 415).

418: un édit d’Honorius (395-423), contre-signé par les évêques gallo-romains Rennes et de Nantes, ordonne la démolition de tous les sites païens, sanctuaires et oratoires, ainsi que tous les emblèmes populaires. Valentinien III (425 – 423) réitère l’ordre du décret de la destruction des temples païens.

432 : Débute la christianisation de l’Irlande du nord par Saint-Patrice et ses sbires déguisés en druides. Création d’écoles pseudo-druidiques qui sont en fait des centres de conversion chrétienne. Le 1er Mai, lors de la fête dédiée au dieu Bel, déguisés en druides, Patrice et ses disciples se rendent à Tara, haut lieu druidique et siège d’Irlande, afin de déjouer les druides et de leur ravir la primauté sacrée. Tôt la veille, juste avant le levé du soleil, il allume un feu « de Pâques » dédié au Christ rendant ainsi caduques les feux sacrés dédiés au temples, à la cour et aux autels du foyer. C’est donc par la tricherie et la ruse que le « saint homme » fera tomber les druides érigés dans leurs codes d’honneur, de rectitude et de vérité. Des tours comme celui-là, Patrice en fera beaucoup, au point où selon ses propres aveux (Confessions), troublé par sa conscience, il aura du mal à dormir et priera son « Sol Invictus ». Il se consolera en concluant que tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins; et pour juger un arbre à ses fruits, Patrice usera de la naïveté des idolâtres et des superstitieux afin d’amener plus d’âmes au Seigneur. D’après sa biographie (Vie chrétienne de Saint-Patrice), l’anachorète aurait « brûlé au moins quatre-vingts livres druidiques. Détail intéressant, car, contrairement à ce qu’affirme César, les druides avaient des livres écrits. Il s’agit d’un de ces rares témoignages prouvant que les druides de la basse Antiquité finirent par lever l’interdit sur la transcription des textes sacrés.

435 : Ordre de démolir tous les temples ou édifices païens qui seraient encore debout. Si quelqu’un ose se jouer de cette loi, il sera puni de mort !451 : Attila, roi païen des Huns (le fléau de Dieu) entre en Gaule en semant la terreur chez les chrétiens.

 

452: Le Concile d’Arles (canon 23) déclare coupable de sacrilège tout évêque tolérant en son diocèse les feux sacrés, l’allumage des flambeaux, la vénération près des pierres, des fontaines et la dévotion aux divinités de la nature.

461 : Mort de Saint-Patrice et achèvement de la conversion d’Irlande à l’exception des îles isolées et des régions montagnardes.

Fin VIe : Théodose Ier proscrit le paganisme et les autres les hérésies. Son succeseur, Théodose II, promulgua le code « théodosien » qui a expressément banni trente six hérésies et jeté l’anathème sur le paganisme, les temples païens et les astrologues.

506 : Au concile d’Agde et au Concile d’Orléans en 511 on criminalise la consultation et la pratique des pythonisses. Ce sont en fait les premières chasses aux sorcières.

515 : Vers 515 – 520, Saint-Césaire (470 – 543), évêque d’Arles, fulmine dans un sermon (NO 129), contre les coutumes du jour de l’an (« … les uns ne revêtent que la peau d’un animal, d’autres en prennent la tête, d’autres se déguisent en femmes… ») et contre les pratiques de la fête des Morts du 22 février (« … ils portent des mets et du vin sur les tombeaux des défunts… »).

516 : Entre 516 et 537, Saint-Vigor, évêque de Bayeux, demande la protection du bras séculier pour faire interdire le culte païen qui était célébré par le seigneur du lieu sur le Mont-Phaunus (= Saint-Vigor-le-Grand, Calvados), brise les idoles et s’empare du territoire.

520 : Vers 520 – 525, aux environs de Cologne, subsistait un temple ayant conservé les statues de ses dieux auxquels les habitants continuaient à offrir des libations ; Saint-Gall (486 – 551) l’incendia.

524 : Le Concile d’Arles condamne les rites observés lors des éclipses de lune, lors des fêtes de Jupiter et au jour de l’An.

529 : Fermeture de l’académie de Platon. Le savoir antique, violemment critiqué par les Pères de l’Église tel Saint Augustin, disparaît des esprits. Un voile tombe sur les sciences antiques. C’est que l’empereur Justinien, au nom de Jésus Christ, décide de fermer les portes de la fameuse académie de Platon à Athènes et de forcer les philosophes à fuir en exil (vers la Perse puis l’Inde) et d’imposer le baptême ou la mort à ceux qui ne pouvaient pas s’échapper. À ces derniers on offrira la « sainteté » postume.

533 : Le deuxième Concile d’Orléans stigmatise ceux qui régressent en retournant au culte des idoles et mangent de la chair sacrifiée aux dieux.

532 : L’empereur Justinien fait fermer l’école de philosophie d’Athènes, considérée comme le dernier bastion du paganisme. Désormais, l’obscurantisme et l’ignorance règnent en maîtres dans tout le bassin méditerranéen.

541: Au quatrième concile d’Orléans, ancienne capitale sacrée des Druides, on réitère l’interdiction formelle sous peine de mort à tout culte païen de même que les serments faits aux dieux. Saint-Paterne (mort en 560) est réputé avoir dit d’avoir dit empêcher une cérémonie druidique à Chaussey où il avait renversé les contenus des derniers chaudrons sacrés connus.

Vers 550 : Les druides de Grande-Bretagne continuent dans la clandestinité sous le nom de gwyddoniaid, « les savants ». À la cour du roi Maelgwn de Gwynedd (Pays de Galles) il se tient des concours de bardes et on mentionne des druides. Ce sont ces bardes de cours royales qui transmettront la « matière bretonne » qui servira à la rédaction du cycle arthurien ou de la Table Ronde.

554 : Le roi Childebert 1er (511-558) renouvelle l’ordre de détruire les idoles et les mégalithes païens.

563 : Saint-Colomban quitte l’abbaye de Durrow pour fonder une abbaye à Iona, un des retranchements des druides.

567 : le deuxième concile de Tours ordonne de chasser de l’Église ceux qui honorent certaines pierres, arbres et fontaines en des lieux sauvages et cachés au fond des bois. Il interdit les fêtes du jour de l’an (auxquelles il substitue un jeûne solennel et la fête de la Circoncision), demande aux prêtres de ne point manquer de corriger par censure ecclésiastique (excommunication) ceux qui, retenant encore des restes de paganisme, offriront des viandes aux morts, ou mangeront la chair de ces animaux offerts en sacrifice ou encore feront des cérémonies inconnues de l’église auprès des lieux païens.

573 : Devant la résistance des cultes païens, Grégoire le Grand, Pape et Préfet de Rome, recommande au clergé : « Retrancher tout à la fois dans ces esprits incultes est une entreprise impossible. Gardez-vous de détruire les temples : détruisez seulement les idoles, remplacez-les par des reliques ».

574 : Saint-Colomban intervient en faveur des filidhs (poètes païens) à l’assemblée de Druim Ceta pour leur maintenir partiellement sous le couvert du christianisme quelques uns de leurs privilèges traditionnels.

578 : au Concile d’Auxerre est réitérée l’interdiction aux paysans de se déguiser en peaux de vaches et de cerfs à l’occasion des festivités du jour de l’an et d’allumer des cierges devant les fontaines, les arbres et les pierres érigées, de consulter les devins, de se livrer à la divination avec du bois ou du pain.

580 : Vers 575 -580, dans le pagus Cabalitanus (l’actuel Gévaudan), entre Margeride et Aubrac, se réunissait annuellement, aux bords d’un lac, une foule de paysans qui durant trois jours faisaient des libations et offraient aux divinités de ce lac des sacrifices en y jetant, pans d’étoffes, toisons de laine, fromages, gâteaux de cire et pains. Tout au long de ces journées se déroulaient fêtes et orgies que venaient interrompre les orages. Grégoire de Tours, affirme qu’après remontrances, un Saint prêtre mit fin à cette superstition. Étrangement, on notera en 1872 ! aux abords du lac Saint André, la pratique annuelle de rites et d’offrandes strictement identiques à celles décrites par Grégoire de Tours, avec toutefois pour les offrandes l’adjonction de pièces de monnaie.

581 : Le synode d’Auxerre interdit aux laïcs de danser dans les églises, d’y faire chanter des jeunes filles et d’y donner des festins.

585 : au Concile de Mâcon on condamne aux coups de verge tous ceux qui persistent à chômer le jeudi, jour consacré au Jupiter gallo-romain. À saint-Éloi, 588 – 660, évêque de Noyon près de Limoges, fut adressé ce message par un païen anonyme : « Romain que tu es, bien que tu nous rabâches toujours les mêmes choses, jamais tu ne pourras abolir nos coutumes. Nous célébrons nos cérémonies, comme nous l’avons fait jusqu’ici et il n’y a personne au monde qui puisse nous interdire nos divertissements antiques, qui nous sont si chers. »

590 : Grégoire I, dit Le Grand devient pape. Il invente la croisade. Outre la grammaire, il décourage ou interdit l’enseignement de la culture gréco-romaine en général, y compris les langues, la science, la philosophie et la mythologie.
Grégoire le Grand ordonne la destruction de tous les livres traitant de sujets autres que la doctrine chrétienne. Ainsi furent brûlés à Rome, entre 590 et 604, toutes les archives impériales. Maintenir le peuple dans l’ignorance permet de protéger et perpétuer les mensonges de l’Église.

590 : Saint-Gall fonde une série de monastères dans la Gaule païenne, dont Luxeuil (en Burgondie). Il suscita de nombreuses conversions dans les familles des grands propriétaires, dont les trois fils d’Autharius, Dadon, Adon, Radon, qui fondèrent l’abaye de saint-Ouen.

597 : Le pape Grégoire le Grand (590 – 604) prescrit à la reine Brunehaut d’interdire à ses sujets d’immoler des animaux, d’adorer les arbres et d’exposer les têtes des animaux sacrifiés ; mais vis-à-vis de l’empereur, l’attitude du pape est différente, voire même très humble : les flatteries que Grégoire le Grand prodigue à la bête brute que fut l’empereur byzantin Phocas (602 – 610), centurion usurpateur, passent la mesure.

600 : 33 ans après le deuxième concile de Tours (cf. 567), l’évêque de cette même ville constate, le 7ème jour de juillet 600, « qu’il y avait encore dans son diocèse et les diocèses voisins, un grand nombre de païens attachés au culte impie des fausses divinités, entre autres dans le pays qui est au midi de la Loire … Et ce qu’il trouva le plus difficile fut de faire observer le 22ème canon (interdiction d’offrir des viandes aux morts), surtout en de certains villages où les païens avaient embrassé le christianisme, retenant néanmoins beaucoup de superstitions du paganisme.

611 : Saint-Valery (562 – 622), évêque de Rouen fait abattre un arbre énorme que les paysans de la vallée de la Bresle adoraient.

À partir de 622: banditisme organisé par Mahomet depuis Médine (Arabie Saoudite), bataille de Badr où Muhammad et sa clique tuent 70 hommes et ramènent un imposant butin, multiples assassinats politiques contre les adversaires du pseudo prophète, nombreuses attaques et massacres de juifs de la région, puisque selon la loi coranique, l’Oumma a été élue par Allah entre les nations et a le devoir de prendre possession de son héritage, le monde entier, pour que la prétendue parole d’Allah règne universellement: le jihad consiste à rendre aux musulmans ce que les infidèles contrôlent illégalement, selon la loi divine.
Le Coran prescrit tout simplement le meurtre des « idolâtres », car « le meurtre est moins grave que l’association ».

626 : Le Concile de Clichy, en 626, renouvelle les interdictions du deuxième concile d’Orléans, de 533.

634 – 651 : Les Arabes après l’invasion de l’Iran et la défaite des Sassanides vers la fin du VIIe siècle, ont ordonné partout où ils pouvaient trouver un traité ou un écrit, de le détruire par le feu ou par l’eau. Ils ont aussi empêché les Perses de parler leur langue, le farsi, afin de les éloigner de leur racines culturelles et religieuses pour qu’ils leurs soient asservis à jamais comme les peuples de l’Égypte et de la Syrie. De même, pour assurer leur domination absolue, ils imposèrent l’islam et massacrèrent en nombres les Zoroastriens.
Toutefois, l’islamisation de la Perse fut lente et jamais tout à fait complète : des Mazdéens subsistèrent un peu partout en Médie, près de Téhéran, dans le nord et dans les montagne des Guèbres.
Cette œuvre d’oppression se poursuivit longtemps à travers les sectes de musulmans intégristes, jusqu’à l’époque de l’empereur (le Shah) Réza Pahlavi, qui mit fin à l’oppression contre les Zoroastriens et les adeptes des minorités religieuses en Iran. La majorité des iraniens, de gré ou de force, se convertirent donc graduellement à l’islam, mais il subsiste encore aujourd’hui une communauté. zoroastrienne en Iran (environ 40 000 fidèles) et qui se considère comme la gardienne de la tradition trois fois millénaire de Zarathoustra. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’environ 200 000 zoroastriens dans le monde, essentiellement en Inde (les Pârsî), en Iran et dans les diasporas en Amérique du Nord et en Grande-Bretagne. Le zoroastrisme reste, cependant, un des rameaux importants de la grande religion indo-européenne.

636 : Saint-Amand (584 – 679), évêque de Worms, constate que, dans son diocèse, les temples païens sont toujours fréquents, et obtient du roi Dagobert Ier (626 – 639) une ordonnance rendant le baptême des enfants obligatoire.

640 : Saint Omer, évêque de Thérouanne mort en 670, trouve des temples païens intacts lors de son arrivée dans le diocèse.

641 : Un sermon de saint-Eloi (588 – 669), évêque de Noyon et Tournai en 641, est fort intéressant, car il récapitule, en les stigmatisant, les pratiques païennes en usage de son temps (milieu du VIIe siècle) ; nous le résumerons brièvement car il est fait allusion à certains rites connus des traditions britannique et gaélique : interdiction d’observer les augures et les éternuements, d’écouter le chant des oiseaux, de célébrer le jour de l’An, de prolonger les festins pendant la nuit et d’y boire avec excès ; interdiction de faire passer les troupeaux par un arbre creux ou un fossé creusé dans la terre (1er Mai), de chômer, d’y danser et d’y chanter ; interdiction d’appeler « Seigneur » c’est-à-dire dieux, le Soleil et la Lune et de jurer par ces luminaires ; d’allumer des flambeaux dans les carrefours et d’y faire des vœux, de visiter les pierres, les sources et les arbres consacrés aux dieux ; interdiction de suspendre des amulettes au cou des hommes et des animaux, de l’ambre au cou des femmes ; interdiction aux femmes d’invoquer Minerve (la Belisama des Gaulois) avant de travailler la toile ; interdiction de pousser des clameurs lorsque la lune s’obscurcit, et d’éviter d’entreprendre un travail à la nouvelle lune, ainsi que de se livrer aux danses tournantes et sautantes, à des caroles ou à des chants diaboliques.

650 : Le Concile de Chalon en 650 réitère l’interdiction des chœurs de femmes dans l’église.

658 : Le deuxième Concile de Nantes ordonne de creuser des fosses profondes afin d’y enfouir les pierres païennes de sorte que leurs adorateurs ne puissent les retrouver.

698 : Le Concile de Rouen en 698 dénonce ceux qui font des vœux devant les pierres en leur offrant des cierges.

700 : Irlande : un pénitentiel du VIIIe siècle sanctionne de pénitences sévères le « péché de druidisme », druidechta dans le texte.

704 : d’après Adamnan, abbé d’Iona, il y avait encore des druides dans l’île quand il y arriva.

711 : TARIQ, un roi arabe musulman débarque par le détroit de Gibraltar et arrive à la tête de 9000 hommes.
Le traitement que les musulmans réservaient, en terre conquise, aux païens était encore pire que celui des chrétiens, c’était soit la mort ou l’esclavage.
En Espagne, l’armée musulmane aurait razzié 30.000 vierges rien que parmi la noblesse wisigothique. Cette main-d’œuvre gratuite fit l’objet d’un commerce dans tout l’empire. Et le commerce des esclaves, devenu très vite une activité des plus lucratives, fut élevé au rang d’une institution dans tous les pays musulmans.

712 : conquête de Sind en Inde par Muhammad B. Qasim, massacres au port de Debal (embouchure de l’Indus) pendant trois jours, entre 6000 et 16000 personnes tuées à Brahminabad.

742 : Un capitulaire de Carloman en 742 renouvelle l’interdiction des pratiques païennes, et Charlemagne, à son tour, vultupérera contre les « insensés » qui allument des flambeaux et pratiquent toutes sortes de superstitions auprès des arbres et des fontaines, dans un capitulaire promulgué le 23 mars 789.

769 : un autre capitulaire daté d’Aix-la-Chapelle, ordonne : « Que celui qui, suffisamment averti, ne fera disparaître de son champ les simulacres qui y sont dressées, soit traité comme sacrilège et déclaré anathème ».
Et pourtant, les archéologues retrouveront des liards de Louis XIII près des mégalithes et les folkloristes du XIXe et du début du XXe siècle observeront des coutumes attestées, et condamnées, douze siècles plus tôt.

792 : La dîme, qui était à l’origine une participation facultative des fidèles aux frais du culte, devient obligatoire par les capitulaires de 779 et de 792. L’église romaine, associée au pouvoir politique depuis 314, dans l’empire romain, va ainsi devenir une puissance économique considérable.

787 : L’imagerie traditionnelle des maçons architectes jugée trop païenne est soumise au pouvoir des évêques lors du second concile de Nicée.

804 : L’empereur chrétien Charlemagne convertit nombre de Saxons, en leur proposant le choix suivant : Se convertir au catholicisme ou avoir la tête coupée. Plusieurs dizaines de milliers de têtes tombent, avec la bénédiction de l’Église.

860 : Les annales d’Irlande mentionnent l’existence du druide Hona de Luimnech. La population de Munster lui reprochait ses prêches et ses dévotions en faveur des dieux païens. Hona et son compagnon, Tomrir Torra, seront lapidés sur les remparts de Port Làirge et massacrés à coups de pierres.

Vers 865 : rédaction du martyrologe d’Usuard, qui recueille le nom des saints, notamment des évêques de la Gaule qui ont combattu le paganisme.

Conversion de la Bulgarie à partir de 864 : Désirant pour des raisons diverses se convertir au Christianisme, Boris s’enquiert dans ce but auprès de Louis le Germanique en 863. Toutefois la Bulgarie est envahie la même année par l’Empire Byzantin pendant une période de famine et de catastrophes naturelles. Pris par surprise, Boris est forcé de parlementer et accepte de se convertir au christianisme selon le rite oriental, obtenant en contrepartie la paix et des concessions territoriales en Thrace. Au début de l’année 864 Boris est baptisé par une délégation de prêtres byzantins en secret à Pliska avec sa famille et quelques nobles bulgares. Boris prend Michel comme nom de baptême en l’honneur de son parrain l’empereur Michel III. Sa conversion provoque le soulèvement de ses sujets, dont plusieurs notables. En 865, avec l’exécution de 52 boyards et de leurs familles, la révolte est réprimée dans le sang. En 886, Saint Cyrille et Saint Méthode sont expulsés de Grande-Moravie et se réfugient auprès de Boris à Pliska. Leurs disciples sont alors accueillis à Belgrade par le gouverneur de Boris. En 889, abdication de Boris fait moine. En 893, son fils Vladimir lui succède et tente de restaurer le culte païen. Boris limoge Vladimir, lui crève les yeux, et reprend le pouvoir. Il intronise son troisième fils, Siméon Ier, en le menaçant du même sort si trouvé coupable d’apostasie. Boris retrouve son monastère, duquel il n’est ressorti que pour guerroyer les Magyars. Il y meurt cloitré en 907.

Xe siècle : Sous le règne du roi suprême d’Irlande Domnall hUa Néil (mort en 978), il y avait dans l’Ile des druides qui s’adonnaient toujours aux pratiques païennes de divination.

Vers 930 : Le roi gallois Howel le Bon (916 – 950), qui avait des bardes à sa cour, définit les privilèges des bardes dont le chef était nommé pencerdd, « chef barde ».

988 – 989 : Le christianisme s’introduit à Kiev en Russie sous le règne du prince varègue Igor (924 – 945) avec une église consacrée à saint Élie. En 955, la femme d’Igor (Ingvar en scandinave) se convertie. Sous Vladimir, malgré la pression de l’Islam et la présence insistante du Judaïsme, les bonnes relations entretenues avec l’empire byzantin (Vladimir a épousé Anna dite Porphyrogénète, sœur des empereurs byzantins) vont le faire fléchir en faveur de Constantinople. Le fait que de nombreux autres peuples d’Europe Centrale (comme la Hongrie et la Bulgarie) se soient convertis à la même époque au christianisme, est à l’origine du choix de Vladimir et de sa conversion au christianisme par l’intermédiaire de Byzance (et non de Rome, ce qui va avoir une importance non négligeable à partir du schisme de 1054 qui sépare catholiques latins et orthodoxes orientaux). Un beau jour, Vladimir ordonne à tous les habitants de Kiev de se réunir sur les berges du Dniepr afin de recevoir le baptême par des prêtres orthodoxes byzantins. Par contre, cette conversion qui s’est faite sans révolte apparente n’a pas complètement éradiqué l’ancienne religion. Le paganisme slave est resté très vivant (dans la région de Novgorod notamment) et le folklore russe en est toujours marqué.

1000 : Mille ans après la prétendue naissance du légendaire Messie Yoshua, dit le Christos en Grec, et suite à l’attente de l’Antéchrist annoncé par Jean dans ses Révélations, le monde chrétien européen, vieux de cinq siècles tout au plus, sombre dans l’immoralité et l’anarchie volontaire. Le passage à l’an mil laisse l’église dans sa peur des résurgences de toutes sortes et des pratiques ancestrales. Face à la généralisation de la débauche du clergé et de la recrudescence des pratiques païennes, Urbain II initie la réforme ecclésiastique qui se soldera par un durcissement de l’église et d’une chasse aux sorcières contre païens et juifs.

1081 : Réorganisation semi-officielle du bardisme gallois.

1097 : Les annales d’Irlande mentionnent le meurtre du chef druide poète Ua Carthaigh de Connaught par les gens de Connaught (qui reçurent sans doute la bénédiction de l’Église). C’est donc dire qu’à cette date il y avait non seulement des druides en Irlande mais qu’ils étaient toujours pourchassés sur la place publique.

1136 : Geoffroy de Monmouth, Histoire de Bretagne, compile tout ce qu’il trouve en relation aux cycles arthuriens.

1140 : En réponse à la menace de la popularité grandissante des cycles arthuriens jugés comme une invitation à la régression païenne ; premières contestations hérétiques au sein de l’église.

1142 : L’art traditionnel celtique irlandais jugé trop païen est interdit par les cisterciens de Mellifont.

1148 : Sous le duc de Bretane Konan III la répression s’organise autour de l’abbé du prieuré de Moinet de la forêt de Brocéliande accusé au Concile d’Épernay de régression païenne et pratique de la sorcellerie. Éon de Loudéac, dit de l’Étoile, est jeté en prison et ses compagnons sont pendus et brûlés. Aucun de ceux-ci renièrent leur foi païenne.

1154 : Nicolas Breakspear, Adrien IV (1154 – 1159), le seul pape anglais, encouragea par la bulle Laudbiliter, le roi d’Angleterre Henry II Platagenêt à conquerir l’Irlande « en vue d’étendre les bornes de l’Église » preuve que l’Irlande était encore perçue comme mal christianisée.

1165 : Le moine français Fulco est nommé évêque missionnaire d’Estonie par l’archevêque de Lund.

1176 : À la Noël sous le règne du prince Rhys, est tenue au Château de Cardigan la première assemblée officielle des bardes gallois, la seule fonction du système druidique ayant survécu au Pays de Galles.

1183 : Au Concile de Vérone, sous le Pape Eugène III, les « étoilistes » restants sont pourchassés et condamnés au bûcher.

1195 : Le pape Célestin III appelle à la croisade contre les païens des rives de la Baltique.

1199 : Par la bulle pontificale Vergentis in senium, Innocent III assimile l’hérésie au crime lèse-majesté.

XIIIe siècle : Saint François d’Assises popularise la crèche de Noël héritée des rites du dieu des céréales Tammuz (Adonis, dont la naissance était célébrée à Bethléem) et qui, comme Hermès, Dionysos, Mithra ou Zeus, naissaient dans une grotte symbole de la Terre-mère, de la matrice universelle

1202 : Fondation de l’ordre des chevaliers Porte-Glaive (Fratres militiae Christi), qui s’installent à Riga : véritable début de la conquête et de la christianisation des rives orientales de la Baltique.

1208 : Rome appelle à la croisade contre les Albigeois après l’assassinat du légat pontifical Pierre de Castelnau près d’Arles.

Vers 1200 : persécutions mahométanes envers les bouddhistes.

1210 : De nombreux manuscrits celtiques du Ier millénaire passent progressivement de l’école de Chartres vers Oxford lors du concile de Paris en 1210. L’Université d’Oxford devint le lieu privilégié d’un enseignement libéral de type platonicien ayant fui devant la pression de l’Inquisition romaine et continentale. Une impressionnante collection fut ainsi préservée du feu et des saccages.

1231 : Création de l’inquisition pontificale par le pape Grégoire IX. Elle se présente comme un tribunal d’exception, permanent, directement subordonné à Rome et qui intervient dans toutes les affaires intéressant la défense de la foi.

1233 : Le pape confie l’Inquisition aux ordres mendiants nouvellement reconnus par l’Église. Les inquisiteurs seront le plus souvent recrutés parmi les dominicains (Languedoc), plus rarement parmi les franciscains (Italie ou Provence).

1236 : Défaite des Porte-Glaive face aux Lituaniens à Saule (Šiauliai). L’année suivante, l’ordre est placé sous l’autorité de l’ordre des chevaliers teutoniques, apparus en Palestine en 1190, actifs en Prusse orientale depuis 1230. La branche baltique de l’ordre est connue également sous le nom d’ordre de Livonie.

1245 : À Oxford, on signale l’existence d’un Druid Coven, « bosquet druidique » appelé Mount Haemus qui continuera d’exister dans la clandestinité jusqu’à sa restauration au XVIIe siècle par l’antiquaire franc-maçon John Aubrey.

1251 : Le pape Innocent IV autorise enfin l’inquisition à pratiquer la torture. L’obtention d’aveux de culpabilité en est grandement facilitée. L’inquisition peut prononcer, sur la base d’aveux arrachés par la torture, des peines allant d’une simple prière ou un jeûne jusqu’à la confiscation des biens et même la prison à vie. Par contre, elle ne peut prononcer de condamnation à mort. Avec une hypocrisie caractéristique de l’Église catholique, l’inquisition peut par contre « passer » un hérétique au bras séculier de la justice pour une condamnation à mort sur la base des aveux obtenus sous la torture par l’inquisition.
Cette subtilité de procédure permettra à l’Église d’affirmer par la suite qu’elle n’a tué personne

1295 : Sous la coupe de l’Inquisition, assassinat sous Edouard Ier d’Angleterre (1239 – 1307) des bardes gallois Cadwallon, Mordred et Urien. Il interdit toute assemblée bardique, assimilant la renaissance culturelle bardique à la résistance galloise anti-anglaise. Il s’empare aussi de la fameuse « Pierre de Scone », la pierre des couronnement s des rois d’Écosse instituée par les druides qui deviendra dès lors la pierre de couronnement des rois d’Angleterre. Le bardisme gallois entre à nouveau dans la clandestinité. Certains bardes s’enfuient en Bretagne armoricaine. C’est au XIIe siècle que furent rédigés les récits mythologiques bretons appelés Mabinigion.

1312 : Le décret Multorum Querela du Concile de Vienne fixe les modalités de la collaboration entre les inquisiteurs pontificaux et les tribunaux épiscopaux. Il existe désormais des inquisiteurs diocésains, relevant de l’évêque.

1316 -1334 : Le pontificat de Jean XXII étend la notion d’hérésie à toutes les formes de dissidence et de déviance. Les Inquisiteurs sont désormais chargés de poursuivre les devins et les jeteurs de sort, mais aussi les adversaires temporels du Saint-Siège (les Visconti à Milan ou l’empereur Louis de Bavière).

1328 : Derniers bûchers d’hérétiques à Carcassone.

1344 : Narguant l’autorité romaine, sous Edouard III (1312 – 1377) un archidruide du nom de Trahairan Mor est élu lors de la convocation d’une « table ronde » et institua l’Ordre de la Jarretière. Ordre qui prétend encore maintenir des liens avec le paganisme Antique.

1375 : À Avignon, l’inquisiteur catalan Nicolas Eymerich rédige son Manuel des Inquisiteurs.

Vers 1400 : Sion Cent tente de restaurer le druidisme païen en organisant des conventicules secrets, les cyvail.

1440 : Débute la chasse aux sorcières en Dauphiné et dans les pays de l’arc alpin. C’est principalement à l’occasion des poursuites contre les magiciens, les sorciers, que les juges du prince, un peu partout en Europe, adoptèrent les techniques inquisitoriales à la fin du Moyen Âge et à l’époque moderne (XVe – XVIIIe siècle). Les relations avec le diable concernent les tribunaux de l’Église ; le sorcier est aussi homicide, avec l’aide du diable il assassine les hommes et offense autant la majesté des hommes pieux que celle de Dieu : les juges laïques peuvent donc poursuivre le sorcier. La grande chasse aux sorcières qui fit avouer le « sabbat » à des milliers d’accusés n’aurait pas pu avoir lieu sans l’institution de l’Inquisition.

1441 : Au concile de Florence, il est décrété que les païens, les juifs, les hérétiques et les schismatiques n’auront aucune part è la « vie éternelle » et que tous, à moins de se tourner, avant de mourir, vers la véritable religion, iront droit en enfer.

1450 : Réapparition des concours bardiques gallois (eisteddfod, pluriel : eisteddfodau) à Carmathen.

1484 : Dans une bulle du Pape Innocent VIII, la sorcellerie est déclarée hérésie; qu’un sorcier ou sorcière sert le Diable et répudie le Christ.

1485 : Sir Thomas Malory fait prisonnier à vie rédigera, en vingt ans, ses vingt et un livres du fameux « La Morte d’Arthur » qui paraîtront en 3 ou 4 publications; un récit mythologique, œuvre magistrale qui couronne une tradition de résistance païenne déjà vieille de mille ans!

1486 : Sprenger, Malleus maleficarum (« Le marteau des sorcières ») étend à la sorcellerie la définition de l’Hérésie.

1521 : Inspiré par l’Esprit Saint, un moine allemand, Martin Luther traduit le « Nouveau Testament » en quelques semaines. C’est le début du plus grand schisme de la chrétienté : Dans les siècles qui suivront, les chrétiens se massacreront enfin entre eux.

1535 : Le néo-celtisme anglais est avant tout politique et trouve sa première expression autorisée sous le règne d’Henry VIII dès qu’il se sépara de la tutelle romaine en 1535. Ce dernier, afin de réduire les prétentions historiques de Rome qui laissaient croire que tous les peuples du monde étaient issus d’une diaspora des douze tribus d’Israël – et que, par voie de conséquence, tous les commandements bibliques, dont les fiscaux, s’appliquaient au monde entier – mit en place, à Oxford, un collège de scientifiques qui prirent le nom d’Antiquarians. Comme en même temps, Henry VIII avait forcé à l’exil tous les ordres monastiques catholiques de son royaume, il avait aussi déplacé les archives desdits monastères vers sa bibliothèque royale et vers celle d’Oxford à des fins de préservation. Nombreux étaient les documents relatifs à l’histoire réelle du pays; nombreux étaient aussi ceux relatifs aux anciennes culdées irlandaises ou colombanites. Un gigantesque travail de compilation était à faire. Ce fut la première mission des Antiquarians. Henry VIII voulait prouver au monde et au Vatican que son acte de sécession n’était pas une rupture avec la « Tradition de ses pères », bien au contraire. Cette volonté de recherches des racines celtiques ou saxonnes n’avait qu’un but politique, émancipateur et progressiste, en un mot, très « pré-Moderne ». Ce mouvement réactiva les hérésies, mais aussi la théorie du paganisme.

1557 : En France, le roi règle seul et officiellement les crimes d’Hérésie.

1560 : Le grand barde gallois Lewellyn Sion de Llangewydd, qui préside à la chaire bardique du Clamorgan, consigne par écrit tout ce qu’il a pu collecter dans la tradition orale et dans les anciens manuscrits.

1566 – 1572 : Pontificat de Pie V ; dernière période active de l’Inquisition catholique romaine.

Cromwell (1599 – 1658) : fera rechercher, saisir et détruire systématiquement tous les documents et manuscrits soupçonnés de consigner d’antiques enseignements druidiques.

1600 : Giordano Bruno, condamné pour hérésie, est brûlé vif à Rome. Il avait osé prétendre que le Soleil pouvait être une étoile comme les autres, définir l’univers comme étant « infini » et émis l’hypothèse de l’existence de formes de vie hors de la terre. Au bout de huit ans de procès, au cours duquel des aveux lui sont arrachés par la torture, il est condamné à mort comme « hérétique obstiné et impénitent ». L’hypothèse de Giordano Bruno annonce le début de la déconfiture de la théorie ethnocentrique (et orgueilleuse) de l’Église : L’homme et la Terre sont au centre de l’Univers. La science, au fil des siècles révélera que la Terre tourne autour du Soleil qui est une étoile ordinaire qui fait partie d’une galaxie assez banale : La Voie Lactée.

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1600 : Le collège d’Antiquarians, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ne va pas « poétiser » et deviendra au bout d’un siècle d’exercice un véritable fer de lance progressiste considéré comme gênant à partir de l’instauration des Stuarts en 1600. Deux hommes sont à citer: Sir Cotton et John Selden. Sir Cotton fonde la Cotton’s Library et son salon rassemble tous les Antiquarians de son temps, mais aussi tous les opposants aux Stuarts. Son but déclaré est une franche opposition politique aux Stuarts qui avaient, à ses yeux, une fâcheuse tendance à se rapprocher de la catholicité continentale; il voyait dans l’Antiquarism la matière idéale pour créer un frein politique sur des bases scientifiques.

1615 : Le juriste John Selden, élève et ami de Sir Cotton, porta en 1615 le problème des taxes fiscales de droit divin, toujours en vigueur, devant la Chambre. La nouvelle archéologie avait démontré scientifiquement que les premières taxes anglaises avaient été mises en place par les Saxons au VIe siècle, et non par une tribu d’Israël ayant divagué jusque-là. Toutes les taxes bibliques devaient donc être remises en question. C’est à ce moment-là que les Stuarts interdirent les Antiquarians car ils se mirent à craindre pour leur propre droit divin légitimant leur couronne.

Elias Ashmole (1617 – 1692) : humaniste, membre de la Royal Society, initié franc-maçon (16 octobre 1646), auteur du Theatrum chemicum Britannicum (1652) est donné par les archives du Druid Order de Londres comme étant celui qui aurais transmis aux premiers francs-maçons spéculatifs les initiations correspondant aux trois fonctions traditionnelles du druidisme, celle de vate, de barde et de druide, lesquelles auraient par la suite été regroupées en un seul grade sous le couvert du « Royal Arch », terme franc-maçonnique d’inspiration biblique masquant le fond druidique païen.

1640 : La révolution de Cromwell de 1640 n’arrangea pas les affaires des Antiquarians qui s’occultèrent pendant vingt ans dans les universités d’Oxford, tout en s’agrégeant au fameux Invisible College – lui aussi situé à Oxford – qui comptait parmi ses locataires tous les ressortissants de l’Utopie rose-croix d’Andréae. Il s’agissait de Robert Fludd – qu’il faut situer comme le père de l’Invisible College -, d’Elias Ashmole, de John Wilkins, de Robert Plot, de Thomas Vaughan, de John Locke, de Samuel Hartlieb, et plus tard, de personnages comme Isaac Newton ou sir Christopher Wren

1650 : C’est encore à Oxford, sous l’impulsion de l’Antiquarian John Aubrey, que nous pouvons en situer le germe dans le très mystérieux « bosquet » de Mount Haemus. Tout semble tourner autour de ce sympathique archéologue qui, à la fin de sa vie, avouait volontiers que ses travaux avaient quelque part fait de lui un druide moderne. Il avait l’estime de tous les membres de la Royal Society et participait à leurs travaux très humblement. Ses amis étaient Ashmole, Plot, Wilkins, Llwydd, les frères Gale, Desmaiseaux.

1660 : À la restauration des Stuarts en 1660, l’Invisible College, ayant fait allégeance au roi, se vit confier la mission de fonder la très fameuse Royal Society. Les Antiquarians, politiquement plus bridés, firent néanmoins de gigantesques avancées scientifiques, principalement sur la base des travaux de John Aubrey qui élucida le « mystère » de Stonehenge jusque-là attribué aux Romains.

1685 : Révocation de l’édit de Nantes en 1685 sous la pression politique des protestants de deuxième génération réfugiés à l’étranger. Pierre Desmaiseaux, Jean Théophile Désaguliers, Pierre Bayle, l’éditeur Prévost furent de ceux-là. L’exil de Saint-Évremond à Londres fut politique, mais son influence sur les mouvements libertins fut considérable. Il fut honoré d’une sépulture dans l’abbaye de Westminster

1690 : Bien que les travaux philologiques sur les langues celtiques aient continué après Wilkins avec ceux de Llwydd, bien que les frères Gale aient rassemblé toutes les recherches accomplies à l’Harleian Library, bien que les travaux d’Aubrey aient eu une large diffusion, l’Antiquarism sous contrôle depuis 1660 avait perdu quelque peu de son esprit combatif et contestataire.

1694 : Toujours à Oxford, un événement va se charger de remédier à un tel état de fait. Un étudiant irlandais va venir compléter ses études et se liera d’amitié avec le vieux John Aubrey: il s’agit de John Toland que l’on peut dès lors considérer comme l’héritier spirituel du vieux professeur (30 et 40). John Aubrey s’éteignit tranquillement en 1697.

À partir de 1700 : l’Irlandais catholique John Toland fait la rencontredu chef-druide écossais John Aubrey du bosquet Mount Haemus d’Oxford. John Aubrey suggère à Toland l’idée d’un regroupement des survivants de la tradition druidique. Cette date sonne les débuts de la renaissance druidique des temps modernes; 300 ans c’est déjà un tradition.

1717 : Le 24 juin constitution de la Grande Loge maçonnique spéculative d’Angleterre avec le concours de francs-maçons de quatre loges londoniennes. La Royal Society, ayant jumelé dès sa naissance la voie chrétienne libertaire des Rose-Croix avec celle, plus paganisante et politique, des Antiquarians, qui, après quelques phases préparatoires entre 1700 et 1717, mettra en place la Franc-Maçonnerie en juin 1717, restaureront la Society of Antiquarism – interdite depuis Charles Ier – en juillet 1717, et fonderont en septembre 1717 le fameux et méconnu Druid Order. Ces trois mouvements ont les mêmes fondateurs et possèdent totalement la même identité dans l’espace et le temps, ce qui est compréhensible puisqu’ils ont tous une racine unique: les spécialités scientifiques en pleine évolution de la Royal Society, donc progressistes, passant de l’empirisme à la science dite exacte. Physique et chimie avec Isaac Newton, astronomie avec Edmund Halley, mathématiques avec Désaguliers, archéologie avec William Stukeley, médecine avec Sir Christopher Wren, métaphysique et philosophie avec Lord Warburton, John Toland et John Locke, littérature engagée avec Pierre Desmaiseaux, devinrent des leviers modificateurs de la société. Toland n’est pas un historien ou un archéologue, mais un philosophe très engagé et un polémiste. Proche du parti whig et de ses thèses pré-républicaines, catholique, puis anglican puis panthéiste à la mode de Giordano Bruno et de Spinoza.

1717 : Le 22 septembre le libre-penseur John Toland réunissait à Londres les délégués de dix comté du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande avec les délégués de Bretagne amoricaine dans le but de constituer une fédération de « bosquets druidiques » baptisée Ancient Druid Order ou « Ancien Ordre des Druides ». Toland va réinsuffler le vent du combat progressiste en reprenant à son compte le vieux bosquet de Mount Haemus et en devenant le premier Grand Druide du Druid Order entre 1717 et 1722, date de sa mort. N.B. : Le bosquet de Mount Haemus se trouve toujours aujourd’hui au coeur du Druid Order anglais, ce qui relie traditionnellement ce dernier à la grande époque de l’Invisible College des années 1650.

1720 : Dans son testament philosophique, le Pantheisticon, Toland propose un retour à la sagesse antique des platoniciens sur un fond de panthéisme spinozien, et il utilise cette toute nouvelle et révolutionnaire matière celtique comme une étrave pédagogique. L’ennemi premier est l’impérialisme religieux du Vatican, cause de tant de massacres et de guerres. Le deuxième ennemi, ce sont les mauvais rois qui utilisent le dogme oppressif pour asseoir un pouvoir non justifié. Son bras droit, Pierre Desmaiseaux, deuxième fondateur du Druid Order, ex-secrétaire de la Royal Society, agent littéraire de l’éditeur Prévost de Londres, édite les oeuvres de Pierre Bayle et collationne celles de Saint-Évremond. Le jeune William Stukeley, antiquarian de renom et troisième fondateur du Druid Order, relance toutes les recherches sur les mondes celtiques. L’équipe est au complet et s’engouffre dans la multiple et complexe contestation culturelle qui oppose le Nord et le Sud de l’Europe. Ce néo-druidisme va croître et se diversifier. Aujourd’hui, il fait partie des institutions anglaises auxquelles participent les membres de la famille royale. La reine Élisabeth, son fils Charles, le prince de Galles, en font partie. Winston Churchill en fit aussi partie.

1762 – 1763 : James Macpherson (1736 – 1796) publie ses poèmes, sur son légendaire barde Ossian du IIIe siècle, qui vont déclencher le mouvement romantique et provoquer la celtomanie

1764 : Le Révérend Evan Evans publie ses « Spécimens de poésie des anciens bardes gallois », Specimens of Poetry of the Ancient Welsh Bards.

1770 : Edward Williams dit Iolo Morganwg, car né dans le Glammorganshire, compile et rédige les anciens manuscrits rédigés au VVIe siècle par le barde Llywelyn Sion et va publier son fameux recueil intitulé Barddas, « tradition des Bardes de l’île de Bretagne. Les Barddas, longtemps considérés comme fraduleux conservent néanmoins des éléments de l’antique pensée druidique qui ne sauraient échapper au regard du spécialiste : cycles karmiques qualifiés d’Abred, transmigration de l’âme, paradis celtique qualifié de Gwenwed, « Monde Blanc » etc. ; Bref, un véritable deuxième Évangile, la preuve d’un synchrétisme druidique chrétien oppéré par les bardes selon certains ou preuve d’une continuité de la « Religion du Grall » aux néo-druides selon d’autres.

1781 : Le charpentier Henry Hurle fonde le 28 novembre l’Ancient Order of Druids, « Ancien Ordre des Druides » au style plutôt franc-maçonnique et duquel William Blake fut un de ses premiers chef-druides.

1789 : En France, la révolution qui va engendrer la République laïque marque un tournant sanglant dans l’histoire : Le début du déclin de la religion et du catholicisme, l’essor des sciences et l’amélioration des conditions de vie du peuple.

1792 : Le 21 juin à Primrose Hill à Londres – là où avait lieu l’annonce de l’assemblée druidique de 1717 – le maçon Iolo Morganwg, Edward Williams de son vrai nom, réunit de quelques bardes gallois et institue la première Gorsedd (trône, assise, assemblée) Galloise des temps modernes en reprenant les travaux très paganisants de l’oxfordien John Wilkins (Invisible College de 1650) et édite les Mabi.

1835 : Le folkloriste Jacob Grimm émet l’hypothèse selon laquelle les contes renferment des éléments de l’ancienne region Teutonique pré-chrétienne.

1838 : Le viconte Hersart de La Villemarqué (1815 – 1895) est le premier Breton initié en bardisme par L’Eisteddfod (Assemblée bardique) galloise à Abergavenny.

1839 : De La Villemarqué publie son fameux Barzaz Breiz, « Bardes Bretons », qui eut les mêmes retentissements que les œuvres de Macpherson et de Williams

1855 : Fondation par De La Villemarqué de la Breuriez Barzed Breiz, « Fraternité des Bardes de Bretagne » regroupant des écrivains bretonnants tels : François-Marie Luzel, Milin, Le Scour et Jean-Marie Lejean.

1857-1861 : Friedrich Reinhold Kreutzwald publie Kalevipoeg, épopée nationale estonienne.

1860 : Dr. William Price (1800 – 1893), excentrique génie de la médecine, se fait connaître au Pays de Galles pour ses activités druidiques. Il sera accusé de désobéissance civile en prenant le parti des mineurs de charbon (Chartist Movement). Il se revendiquera  » Enfant de Lord Rhys (1132 – 1197) et se retrouvera au milieu d’une autre controverse lorsqu’il fera incinérer son fils mort à 5 mois. Par la Cremation Act, Price (1902) sera à l’origine de la légalisation de la crémation jusqu’alors interdite au Royaume-Uni.
.1869 : Du 8 décembre 1869 au 18 juillet 1870, à la Basilique de Rome sous Pie XI le dogme de l’infaillibilité pontificale est proclamé, provoquant ainsi le schisme des vieux-catholiques.

1870 : Débute très modestement le ministère de l’américain homme d’affaires Charles Russell (1852-1916), fondateur des Témoins de Jéhovah, groupuscule alors qualifié « Mouvement des étudiants », qui fut tour à tour presbytérien, congrégationaliste et adventiste.
Le nom de Témoins de Jéhova ne sera officiellement adopté qu’en 1931.
Il organisa donc, en 1870, à l’âge de 18 ans, des cours de Bible à Allegheny (Pennsylvanie) où il prédisait la fin du monde pour 1874, puis reporta la date à 1914 qui fut ensuite reportée à 1925 par son successeur.
Illettré, Russell publia néanmoins un livre intitulé « La clé de la Bible », œuvre millénariste et apocalyptique bien dans le style des petits prédicateurs intégristes américains d’alors.
Les Témoins se considèrent comme la seule vraie religion. « Toutes les religions dont les enseignements et les pratiques ne sont pas en harmonie avec le culte pur de Jéhovah font partie de Babylone la Grande, l’empire mondial des fausses religions. (Comment raisonner, p.42). Toutes les fausses religions sont des voies de perdition. Satan y est à l’œuvre.
Dans ce contexte, tout ce qui n’est pas de Jéhovah est païen. Noël, bien sûr, et sa crèche, les rois mages, le Père Noël, les festins des fêtes, la vierge, le culte des saints et la commémoration de morts, les icônes d’église et les divertissements sont de ces pratiques considérées païennes.
Ainsi les Témoins de Jéhovah vivent-ils dans la crainte permanente d’être contaminés par le paganisme qui les détournerait du seul culte qu’ils estiment légitime.
Les Témoins de Jéhovah se voient provisoirement en exil sur les terres païennes sans foi ni loi de ce monde jusqu’au jour de l’Armagédon et du jugement final.

1872 : Georges Smith découvre dans des tablettes rapportées de Ninive « L’épopée de Gilgamesh » (IIe millénaire avant JC). Et non ! la Bible n’est pas le plus vieux livre du monde, et de loin! La plupart des grands récits de l’Ancien Testament, comme le déluge ou la Genèse, ont été recopiés, dans le détail, de Gilgamesh.

                                           

                                            Vivekananda
1893 : Le grand sage hindou Vivekananda, disciple du saint Ramakrishna, se rend à Chicago à la séance inaugurale du Parlement des Religions présidé par le cardinal Gibbons. Le guerrier-prophète, par sa force et sa beauté, la grâce et la dignité de sa tête lumineuse, sa voix profonde et mélodieuse fit oublier tous ceux qui l’entourait. L’Amérique anglo-saxonne, sûre d’elle par son puritanisme enraciné, reçût la griffe du tigre indien à son flanc.

1899 : Charles G. Leland, à Londres, publie sa très synthétique Aradia ou l’Evangile des Sorcières (Aradia or the Gospel of the Witches) qui fait de la Diane romaine la Déesse Mère, d’Aradia, sa fille, la sorcière primordiale. Son œuvre sera reprise par théoricienne du culte de fertilité pré-chrétien Magaret Murray.

1899 : Les 13, 14 et 15 août 1898 eurent lieu à Morlaix et à Ploujean des fêtes bretonnes célébrant la création de Lunvaniez Broadus Breiz, « Union régionaliste bretonne.

1900 : Fondation de la Goursez (Gorsedd) de la Presqu’île de Bretagne par un groupe de néo-druides bretons en filiation avec la Gorsedd du Pays Galles.

1908 : L’Inquisition, en sommeil depuis un siècle, reçoit le nom de Congrégation du Saint-Office. Elle devient la Congrégation pour la doctrine de la foi en 1965, à la suite du Concile Vatican II, et s’occupe des questions de doctrine et de mœurs.

24 juin 1914 : L’Église n’accorde plus qu’une « authenticité indirecte » dans « l’Épître aux Hébreux » de la Bible. Traduction: l’Église a été obligée de reconnaître un des faux manifestes de la sainte bible pourtant « directement inspirée par dieu ».

1925 : Le professeur Louis Rougier écrit:  » Les Évangiles sont rédigés pour l’endoctrinement des néophytes, la réfutation des hérétiques, la confusion des juifs endurcis, les besoins de la liturgie « .

1930 : L’abbé Turmel (alias Herzog) est excommunié quand il montre une des nombreuses falsifications de la Bible de Jérusalem pour augmenter le nombre de prophéties réalisées: dans Isaie 7,14, « la jeune femme » a été remplacé par « la vierge ». Ce qui montre au passage que l’évangile de Matthieu a été rédigé très tardivement, par un non-juif qui n’avait pas accès aux textes hébreux.

Philéas Lebesgue

1932 : À l’instigation des bretons Yves Berthou-Kaledvoulc’h et Taldir-Jaffrennou, le poète paysan d’origine picarde, Philéas Lebesgue reçut l’initiation druidique selon les rites de la gorsedd galloise. Le collège druidique des Gaules est re-né ce même jour. Ce collège sera à l’origine du néo-druidisme gaulois.

1936 : Fondation de la Kredenn Geltiek, à la fontaine de Barenton dans la forêt de Brocéliande en Bretagne, par cinq païens affirmés autour de Morvan Marchal, Druide Artonovios, Berthou-Kerverzhiou, Druide Vissurix, principalement.

1942 : Le 28 janvier, fut exécuté par les soviétiques le païen letton Ernest Brastins (né en 1892). Il fonda Dievturi ( » avec Dieu « )en 1926 qui sera officiellement enregistré à Riga et à Jelgava comme organisation religieuse.

1943 : fondation du Collège des druides, bardes et ovates des Gaules (Collège druidique des Gaules) : par Paul Bouchet (1897-1979) sous l’égide de Philéas Lebesgue.

1946 : Découverte des treize papyrus codices du IVe siècle à Nag-Hammadi en Égypte. Aucune trace de la naissance de la vie de la mort et de la résurrection de Jésus de Nazareth.

1947 : Découverte des « manuscrits de la Mer Morte » à Qumran (Sokoka) dans 11 grottes par un bédouin qui cherchait une cachette pour des marchandises de contrebande.
Ces manuscrits contemporains de l’époque de Jésus de Nazareth de la Bible (de 250 av JC à 68 après JC, bien après la supposée mort du Christ) ont été écrits par des membres de la communauté des Qumraniens/Esséniens.
Ils traitent de religion, de justice, des psaumes, de récits de guerre. La plupart de ces manuscrits sont entreposés par les catholiques au musée biblique à Jérusalem (aujourd’hui musée Rockfeller).
Dans les exemplaires transmis aux historiens, on trouve des passages de l’Ancien Testament. Aucune trace des Évangiles, aucune mention des apôtres, de Jésus ou de sa résurrection ! Rien ! L’Église a été très longue à montrer les manuscrits.
54 ans après la découverte des manuscrits, l’intégralité, en 39 volumes a été publiée: certains manuscrits sont gênants: ils montrent que l’histoire de JC a été inspirée, entre autre du messie Ménahem, rejeté par les pharisiens, et mis à mort par les romains en -4 AV JC puis aurait été considéré comme ressuscité par ses disciples. Source: « L’Autre Messie », Israël Knohl Directeur du département biblique à l’Université hébraïque de Jérusalem: (Albin Michel).
« Il met notamment en évidence, pour la première fois, des correspondances extrêmement troublantes entre la biographie de Jésus et celle du leader messianique qui l’a précédé d’une génération : Ménahem l’Essénien » et pour cause..

« Le Maître galiléen (…) apparaît aussi, à bien des égards, comme une étonnante réincarnation du Maître de Justice. Comme celui-ci, il prêcha la pénitence, la pauvreté, l’humilité, l’amour du prochain, la chasteté. Comme lui, il fut l’élu et le Messie de Dieu – le messie rédempteur du monde. Comme lui il fut en butte à l’hostilité des prêtres. Comme lui, il fut condamné et supplicié. Comme lui il fonda une Église dont les fidèles attendaient avec ferveur son glorieux retour. » Dupont-Sommer
J.M. Allegro, chercheur anglais a avancé que le leader messianique de la secte de Qumran, le Maître de justice a été crucifié et que le récit du Nouveau Testament n’est qu’une version mythique empruntée de seconde main à l’original des manuscrits de la Mer Morte.
On pourrait en conclure que les manuscrits ont servi de source d’inspiration aux Évangiles qui leur sont nettement postérieurs. Tous ces textes ont puisé leur inspiration à une source commune et antérieure égyptienne, à l’origine de cette notion de résurrection des morts.
La mention de ce même miracle dans les manuscrits et les évangiles prouvent qu’elles proviennent d’un tronc commun.
« La lecture des manuscrits de Qumran sèmera le trouble chez tout ceux à qui les prêtres ou les apologètes chrétiens ont fait croire que les titres de Christ ou de Messie attribués à Jésus ne trouvent aucun antécédent dans la littérature apocalyptique et messianique du judaïsme » (Frank Cross).

En 586 av JC, la destruction de Jérusalem et l’incendie du Temple de Salomon met fin à la dynastie des rois David. A partir de là, ‘mashia’ désigne le retour au pouvoir de la lignée de David. Luc et Matthieu font descendre Jésus de David à travers Joseph. Bien que Jésus soit Galiléen, on le fait naître à Jérusalem. Luc et David voulaient donner plus de poids au statut de messie davidique accordé à Jésus.
« Nous devons loyalement reconnaître que nous ne possédons pas encore un fragment de texte de témoins oculaires de Jésus » Emile Puech, directeur de recherche au CNRS A long terme, les manuscrits de Qumran montrent que l’histoire de Jésus est le résultat d’une évolution continue midrashique et pourraient bien porter un coup sévère à la chrétienté.

1948 : Le mythologue Robert Graves, auteur de : Mythes grecs et de la Toison d’Or, publie The White Goddess (La Déesse Blanche), œuvre qui tente à prouver l’existence d’un culte à la Déesse Mère chez les Celtes par le biais de la mythologie gréco-latine. L’œuvre de Graves aura un effet déclencheur sur le mouvement néo-païen anglo-saxon à venir.

1950 – 1989 : Sous le régime communiste toute forme de pensée religieuse indépendante incluant le paganisme ou néo-paganisme est interdite. En Pologne, le groupe clandestin Oboz Federacji Balto-Slowian (Camp de la fédération Balto-Slave) fondé par Miazgowski est réprimé. En Lituanie, le paganisme, identifié au sentiment nationaliste, est aussi réprimé. Ce qui n’empêche pas Jonas Trinkunas et autres étudiants de l’université de Vilnius de fonder en 1967 Romuva dont le but officiel était l’étude de la culture balte et celui officieux de développer le paganisme lithuanien.

1954 : L’ancien théosophiste (Fraternité de Crotona) Gérald Brousseau Gardner (1884- 19..) publie Wichcraft Today, largement inspiré des œuvres de Charles Leland, Margaret Murray et de Robert Graves reprenant le thème central de la Déesse Mère et qui prétend par la bande réformer la Wicca ou « sorcelerie » Antique d’Angleterre.

1959 : ANTAIOS est aussi le nom d’une prestigieuse revue fondée par Ernst Jünger et Mircea Eliade (1959-1971), dont l’objectif était de réagir contre le nihilisme contemporain. Antaios publia F.G. Jünger, Cioran, L. Ziegler, H. Michaux, R. Nelli, J. Evola, J.L. Borges, H. Corbin, M.M. Davy, J. de Vries, bref une pléiade d’esprits libres et de grands Européens

Au début des années 1960 : Said Qutb, théoricien des Frères Musulmans, introduit les notions de rupture par rapport à la société impie et de reconquête. C’est dans ces écrits que certains groupes islamistes trouvent la justification théorique de l’usage de la violence pour islamiser la société.

1962 : Du 11 octobre 1962 au 8 décembre 1965, deuxième Concile du Vatican tenu dans la basilique Saint-Pierre de Rome en quatre sessions, sous les pontificats de Jean XXIII et de Paul VI. Ce concile, réuni pour la première fois en présence d’observateurs non catholiques, aura pour objectif d’assurer le renouveau de l’Église face au monde moderne laïcisé, relancer les missions dans le tiers monde tout en restaurant l’unité chrétienne. Il se soldera par un énorme fiasco, celui de la débandade des fidèles héréditaires et de l’abandon des églises.

1963 : Fondation du néo-druidisme américain au Carleton Collège de Northfield au Minnesota avec la Reformed Druids of North America (R.D.N.A.). Ce qui commence par une contestation étudiante, va finir par l’institution d’une religion officielle. Les étudiant rejetant l’obligation de fréquenter l’église ou la synagogue, se réuniront dans un local dit «temple druidique » pour l’occasion. Suite à ceci, l’administration du collège finira par retirer le règlement. Les étudiants finirent par réaliser que le druidisme est une option valable et persisteront dans cette voie. Dans cette mouvance sont nés d’autres « clairières : Ar nDraiocht Fein (ADF) fondée par Isaac Bonewits et la Henge of Keltria qui en est issue.

1964 : Suite à la mort du chef-druide Robert MacGregor Reid, fondation dans le Surrey en Angleterre de l’O.B.O.D. par le druide pédagogue Ross Nichols décédé en 1975 et repris par la suite par Philip Carr-Gomm.

   

Ross Nichols                           Philip Carr Gomm

L’écrivain psychothérapeute druidisant Philip Carr-Gomm, est l’auteur de « The Druid Way », de  » The Elements of the Druid Tradition, co-auteur de « The Druid Animal Oracle », éditeur du « Book of Druidry »,et de la « Renaissance Druidique » …

Il fut initié en druidisme par Ross Nichols, son tuteur, à l’âge de 15 ans.
En 1988, on lui demanda de reprendre la tête de l’Ordre des bardes, des Ovates et des Druides, un des plus importants collèges druidiques modernes.
D’après ses dires :
 » Il y a trente ans je rencontrais un universitaire qui avait dévolu sa vie à la réinterprétation de la Tradition Druidique – un vieux Druide, du nom de Ross Nichols. Il devint mon premier père spirituel. Des années après sa mort, on me demanda de prendre sa place en tant que chef de l’ordre des Bardes, des Ovates et des Druides. A l’époque j’ai plutôt lutté contre le fait d’accepter ce nouveau rôle alors que j’étais investi dans mon travail de psychothérapeute.
Je n’aimais pas le terme de « Grand Druide », qui possède une connotation hiérarchique, mais j’ai accepté cela comme un titre traditionnel, espérant qu’un jour je pourrais le repositionner différemment dans notre époque égalitaire. Initialement , en tant que psychologiste et à l’aise dans cette situation, je voyais ma position de Druide comme étrange : comment être un Druide au XXeme siècle ?
Lâchant prise, je m’ouvrais au monde de la magie, monde que le psychologue en moi n’aurait jamais pu atteindre. J’ai ritualisé avec des douzaines d’amis Druides sous le soleil et la lune, près des rivières et des grands arbres, au centre des Pierres de Stonehenge, et j’ai pu constater l’importance de tout cela.
Les gens changent en rencontrant le Druidisme. Cette vieille religion de la Terre a le pouvoir de remuer l’âme et de changer les vies.
Elle parle au besoin de notre monde moderne avec une pertinence et une urgence qui se prolonge maintenant au – delà des racines européennes pour être précieuse à touts sortes de personnes, indépendamment de leur origine, de leur nationalité ou même de leur éthique religieuse. »

1965 : Le Swami Prabhupàda, brillant védantiste dans la foullée de Vivékananda et d’Aurobindo, débarque à New York et fonde l’Association pour la Conscience de Krishna, mouvement vaishnavite d’Inde qui aura un effet énorme sur l’éveil des consciences en Occident. Le védantisme, tel que rêvé par Vivekananda, retrouve enfin sa place en occident.

president.jpgNov. 1968 : À Montréal, le naturo-thérapeute, Jaques-Baugé Prévost fonde le Collège des Druides, Bardes et Ovates du Québec. Le mot est lancé, ce qui fera dire à Gérald Godin que le Dr Jacques Ferron est un « Druide du Québec ». Dans cette foulée, il faudra attendre après le Dr Baugé-Prévost, une dizaine d’années avant de voir le « blé lever »… C’est-à-dire voir arriver les fils spirituels du premier « Druide du Québec ».

1972 : Fondation de l’Association Païenne d’Islande le jour du solstice d’été, date de la seule fête païenne à survivre la christianisation. L’année suivante, la petite communauté de 70 membres recevra enfin la reconnaissance en tant que deuxième religion officielle du pays. Avec plus de 400 membres, l’Asatru, religion des Ases, est en pleine expansion. Jörmundur Ingi en est présentement l’Alsherjagoði ou grand prêtre (goði).

1991 : En Ontario, l’arbitrage religieux en matière familiale est possible depuis 1991. Le 21 décembre 2004, l’ancienne Procureure générale de l’Ontario, Marion Boyd, qui avait reçu le mandat de revoir la loi ontarienne, remettait son rapport et recommandait le maintien de l’arbitrage religieux dans des causes de droit de la famille et de succession et l’instauration de la charia islamique. L’islamisme des frères musulmans, prône notamment l’instauration de la charia, l’encadrement de l’individu musulman, puis de la famille musulmane, de la communauté musulmane et enfin la création de l’État islamique. Ils utilisent la voie politique, lorsque leurs partis ne sont pas interdits. L’islam est en effet très expansionniste et divise le monde en deux types de territoires : la terre d’islam (Dar el Islam) et celle qui a vocation à le devenir (Dar el Harb). Les musulmans sont en plein essor partout dans le monde. Portés par l’esprit de conquête propre à cette religion (djihad) et épaulés par une très forte vitalité démographique, les musulmans sont donc de plus en plus nombreux. L’expansion de l’islam est financée de par le monde par les pétrodollars d’Arabie saoudite et du Koweït et par le Pakistan. Ces financements occultes ne tariront pas de sitôt. La prochaine cible pour l’islam est l’Europe et le Canada qualifié de « ventre mou d’occident ». Dans les réunions islamistes, on échange souvent des courbes de populations, on cherche à savoir quand les musulmans deviendront majoritaires. France, Grande-Bretagne : tels sont les deux pays qui, selon les islamistes, tomberont inévitablement entre leurs mains (si rien n’est fait). L’Allemagne, autre pays-clé en Europe, intéresse également beaucoup les islamistes ; la population allemande vieillit et se renouvelle peu alors que les immigrés musulmans ont des taux de natalité importants.

1992 : ANTAIOS, Revue d’Etudes Polythéistes a été réactivée le 8 novembre 1992, date anniversaire de l’interdiction par l’Empereur chrétien Théodose de tous les cultes païens, par l’helléniste Christopher Gérard, traducteur de l’Empereur Julien (Contre les Galiléens, éd. Ousia, Bruxelles 1995) pour rassembler en un large forum tous ceux qui pensent que le recours à la mémoire païenne est indispensable pour affronter une modernité particulièrement destructrice. Antaios est la principale revue néo-païenne de langue française. Elle a déjà publié des entretiens et des textes de M. Eliade, E. et FG Jünger, A. Daniélou, M. Maffesoli, G. Rachet, F. Périn, M. Mourlet, G. Féquant, A. de Benoist, R. Jaulin, CJ Guyonvarc’h, M. Eemans, J. Dierkens, J. Parvulesco, M. Conche, etc. Elle est strictement indépendante et fonde son travail sur le refus du dogmatisme et de l’intolérance. Une Société d’Etudes Polythéistes a été fondée le 8 novembre 1998 pour soutenir la revue et diffuser ses travaux.

1992 : Suite aux efforts soutenus tout le long du XXe siècle, la religion baltique est finalement restaurée et enregistrée officiellement. Initiée par un petit groupe de fervents romuvistes, en dix ans, cette communauté va progresser pour qu’en 2002, on y compte plus de 2,000 membres et sympathisants.

22 décembre 1993 : Le pape Jean Paul II, dans la foulée de Saint-Patric, reconnaît que le 25 décembre est une fête païenne. Il déclare : « Chez les païens de l’Antiquité, on célébrait l’anniversaire du soleil invincible, ce jour-là afin qu’il coïncide avec le solstice d’hiver. Il a semblé logique et naturel pour les chrétiens de remplacer cette fête par celle du seul Soleil véritable : Jésus-Christ « .

1997 : Six cent ans après l’instauration du christianisme balte, le 19 octobre, Jonas Trinkunas, lauréat du prix J. Basanavicius (1997), est ordonné prêtre selon les rites de Romuva, l’antique religion baltique de Lituanie et reçoit le titre officiel de krivis, l’équivalent du brahmane indien et du druide celtique.

Juin 1997 : Fondation du Conseil Suprême des Hellènes Gentils pour la défense et la restauration de l’ authentique Tradition Hellénique (CSHG).
Son but est de défendre et de restaurer la Religion et la Tradition polythéistes helléniques dans la société hellénique contemporaine, qui est durement dominée par l’ » église  » orthodoxe chrétienne et les sombres ethos dits  » byzantins « .
Depuis sa fondation, l’YSEE a envoyé plus de 140 protestations à la Presse et aux Autorités du pays et a organisé plusieurs cérémonies publiques dans les enceintes sacrées d’Hellas, malgré l’intolérance et le fanatisme de l’ » église chrétienne « .

1999 : l’Åsatrufellesskapet Bifrost (La fraternité Asatru de Bifrost) formée en 1996 (200 membres déclarés en 2005) et la Foreningen Forn Sed constituée en 1999 ont reçu la reconnaissance légale du gouvernement Norvégien. Reconnaissance qui inclut l’autorisation de tenir des assemblées et de célébrer des cérémonies religieuses et des mariages.

1999 : Monseigneur Hippolyte Simon dans une longue diatribe anti-païenne intitulée « Vers une France Païenne » passe sous silence l’islamisation massive de l’Europe en s’attaquant aux divers mouvements païens contemporains confondant paganisme et désacralisation ; invitant ainsi à croire que l’âme européenne est exclusivement chrétienne.

2000 : Jubilé de l’an 2000, excuses papales pour exactions commises par l’Église; le Pape Jean-Paul II fait ses excuses aux femmes, aux Juifs, aux Protestants et aux victimes des missionnaires tout en oubliant les païens d’Europe et les Hindouistes, que l’Église cherche toujours à convertir.
La Secte de Rome, en ajoutant l’insulte à l’injure, classe le druidisme sous la rubrique des « NOUVELLES RELIGIONS »!!!??? A-t-elle la mémoire si courte ?

2001, 11 septembre : le terrorisme djihadiste islamique frappe l’Amérique en son cœur. Le grand djihad du Prophète est une guerre sainte légale. L’islam codifie la guerre et la légitime quand les gens de l’Umma (panislam) se sentent menacés et quand les non-musulmans refusent l’islam ou refusent de se faire islamiser. Ceux qui contesteront la légitimité du djihad seront « condamnés au feu de l’enfer pour l’éternité ». La tendance « politiquement correcte » molle de l’élite politique et journalistique occidentale est de disqualifier les islamistes djihadistes en les opposant aux musulmans modérés,déclarant que le Coran est un message d’amour qu’il condamne le terrorisme.Or cet énoncé fréquemment colporté est erroné, jugez en par vous-mêmes :

2001, 11 septembre : le terrorisme djihadiste islamique frappe l’Amérique en son cœur. Le grand djihad du Prophète est une guerre sainte légale. L’islam codifie la guerre et la légitime quand les gens de l’Umma (panislam) se sentent menacés et quand les non-musulmans refusent l’islam ou refusent de se faire islamiser. Ceux qui contesteront la légitimité du djihad seront « condamnés au feu de l’enfer pour l’éternité ». La tendance « politiquement correcte » molle de l’élite politique et journalistique occidentale est de disqualifier les islamistes djihadistes en les opposant aux musulmans modérés, déclarant que le Coran est un message d’amour qu’il condamne le terrorisme. Or cet énoncé fréquemment colporté est erroné, jugez en par vous-mêmes :
« 25. Allah a repoussé les mécréants dans leur rage, et ils sont repartis les mains vides. Il assista les fidèles dans leur charge de bataille : puissant est Allah, l’intransigeant.
26. Il fait descendre de leurs hauteurs (places fortes), ceux des Gens du Livre (Juifs et Chrétiens) qui les assistaient, instillant en leur cœur la terreur. Vous en avez massacré plusieurs et vous en avez capturé d’autres.
27. Il vous a fait maîtres de leur terre, leurs maisons, leurs biens, et encore dans un pays que vos pieds n’avaient jamais foulé auparavant, en vérité, Allah a pouvoir sur toutes choses. »
(Coran, Sourate 33. – LES PARTISANS AL-AHZÂB)

Le 26 février 2001, le chef suprême des talibans, le mollah Mohammad Omar, ordonne, par un décret, la destruction de toute la statuaire bouddhique en estimant qu’elle était « anti-islamique » et que la faire disparaître était « une injonction de l’islam ».

Octobre 2002 : Le Vatican cautionne un ouvrage sur les mensonges et lieux commun dans la Bible:
Agence France-Presse – Rome: »Jésus n’est pas né un 25 décembre, était petit, pas très beau, Ève n’a jamais mangé de pomme et les dix Commandements n’ont jamais été dictés par Dieu à Moïse, affirment deux journalistes catholiques dans un livre cautionné par le Vatican publié en Italie. « Les onze commandements », écrit par deux collaborateurs du quotidien des évêques italiens Avvenire, est consacré aux « équivoques, mensonges et lieux communs dans la Bible et les Évangiles ».
Le sérieux du « travail précieux de démythification » réalisé par Roberto Beretta et Elisabetta Broli sur la base de l’étude de textes sacrés authentiques est souligné dans une préface par Mgr Gianfranco Ravasi, membre de la Commission pontificale pour les Biens culturels de l’Église, le ministère de la Culture du Vatican.

2002 : Premier grand congrès mondial pour la préservation de la diversité religieuse (« World Congress for the Preservation for Religious Diversity ») :
Alain Le Goff,Gobannogenos, Le Uer-druis de la Kredenn Geltiek Hollvedel,a eu l’immense privilège d’avoir été invité en tant que délégué du Druidisme par les plus hautes instances de l’Hindouisme et personnellement par le Swamiji Dayananda Saraswati au Congrès mondial pour la préservation de la diversité religieuse. Ce colloque, qui s’est tenu à Delhi, en Inde,rassemblait d’éminentes personnalités des spiritualités et religions ethniques, de l’Hindouisme (de l’Inde et de Bali) évidemment, mais aussi du Jaïnisme, du Sikkhisme, du Bouddhisme thibétain, du Bahà’isme, du Shintoïsme, du Confucianisme, du Taoïsme, de l’Asatrù germanique, des cultes amérindiens (maya, aztèque, brésiliens et nord-américains), des religions natives africaines, etc., soit une bonne centaine de délégués, auxquels s’ajoutaient, lors des séances, de très nombreux participants divers.La cérémonie inaugurale fut ouverte par Sri Swamiji Dayananda Saraswati, allocution immédiatement suivie par la bénédiction et l’adresse de Sa Sainteté le Dalaï Lama. Puis intervinrent Sri R. Venkataraman, ancien président de l’Inde et l’Honorable Sri Atal Behari Vajpayeeji, actuel premier ministre.

Le thème de la première journée était le sens à accorder à l’expression de Liberté de religion; la deuxième journée fut consacrée l’Histoire des religions spécifiques et à la Préservation de la diversité religieuse à l’époque de la mondialisation; la troisième journée visait à dégager les Stratégies à promouvoir afin de favoriser compréhension et respect entre les différentes religions.Il doit être signalé que la plupart des intervenants ne se firent pas faute de stigmatiser les menées prosélytes et de conversion – par l’intolérance, la médisance, la coercition, les tueries, l’intimidation ou la corruption, tout au long des deux derniers millénaires et sur tous les continents – des « néo-religions », c’est-à-dire de ces croyances exogènes que sont le christianisme et l’islam.Il a également été souligné que ces intrusions « spirituelles » d’origine étrangère ont abattu les fois autochtones, en détruisant les civilisations dont elles étaient l’âme et l’ossature, massacrant les dissidents et récalcitrants « pour assurer leur coup ». Après l’Europe christianisée dans l’antiquité, ce fut le Proche-Orient et l’espace méditerranéen qui furent islamisés avec virulence; les Amériques et l’Afrique seront elles aussi, plus récemment, violemment coranisées ou évangélisées. C’est maintenant l’Asie, et d’abord l’Inde, qui sont dans le collimateur; les musulmans y ont naguère raté leur proie, mais les adeptes du Christ entendent beaucoup mieux réussir: Karol Wojtyla, alias Jean-Paul II, l’a d’ailleurs implicitement promis lors de son passage en Inde, en novembre 1999, et les hindouistes, désormais conscients de la menace qui pèse sur eux, ont bien l’intention, quant à eux, de ne pas laisser faire, protestant de façon véhémente contre les prétextes pseudo-humanitaires de missions en fait essentiellement tendues vers les conversions. La liberté de religion n’inclut pas et n’implique pas la liberté de dénigrer, de discréditer ou de médire des autres religions; Le prosélytisme à l’encontre d’une personne adhérant à une tradition religieuse particulière est un acte de violence contre cette personne, sa communauté et sa tradition religieuse; La conversion systématique d’enfants faisant suite à la conversion des parents à une autre religion, ou toute action ayant cet effet, est une violation des droits des enfants puisque selon la loi ceux-ci n’ont pas la capacité légale d’exercer leur libre-arbitre avant leur majorité; La défense d’une tradition religieuse contre le prosélytisme est une démarche légitime de liberté religieuse des individus et des groupes; Il est un impératif de préserver la diversité religieuse et d’entretenir un égal et mutuel respect pour toutes les religions par le biais d’une législation appropriée.

2002 : Selon plusieurs idéologues islamistes, dont fait aussi partie Tariq Ramadan : « La défaite du christianisme face au paganisme doit être contrecarrée par une éclatante victoire de l’islam… »

Selon le Daily de Riad : «Avant l’islam, l’Arabie était un pays païen – belle époque… Mais aucune coutume païenne n’a survécu à l’islam. Absolument aucune. » Le péché de l’Église Catholique est de s’être pliée aux demandes du bas-peuple païen d’Europe, et comme dit l’éditorialiste de Riad : « Ce genre d’arguments – ‘le peuple le voulait vraiment, donc l’Église l’a permis’ – était inconcevable. » L’Église, selon l’auteur, a donc failli à sa tâche dans l’éradication complète des païens. Mais, comme vous pourrez lire, l’Islam fera mieux : « L’islam a complètement éradiqué, non seulement les croyances, mais aussi les coutumes et les symboles païens. Ceci est en soi un miracle sur lequel devraient se pencher les étudiants sérieux en Religions comparées. » Bref, le fait d’avoir complètement éradiqué le paganisme là où il était avant l’islam est la preuve de la supériorité du dernier prophète sur le précédent : « C’est une preuve vivante de l’authenticité du Dernier messager (Mahomet, que son âme repose en paix). Jésus (que son âme repose en paix) est un prophète parmi d’autres.
Ces prophètes ou messagers ont été envoyés à certaines nations bien définies, à l’exception du prophète Mahomet (que son âme repose en paix) dont le message divin représente le dernier guide de moralité, l’ultime révélation, et s’adresse à toute l’humanité. »
Donc, païens du monde frémissez devant votre maître à venir, il a sur vous l’ultime « solution finale ».
Après tout, Jésus n’était pas vraiment promis aux gentils : « Jésus, lui (que son âme repose en paix), était un messager envoyé vers un peuple particulier : les Juifs. » ».

Il est courrant de nos jours voir les protestants fondementalistes accuser les catholiques de gentilité pas trop catholique, de leur reprocher leurs fêtes jugées trop païennes. Nous voilà donc en présence d’une autre caste de moutons « plus blancs que neige ». Mais est-ce la vérité toute crue ?

Entre 570 et 632, à l’époque de Mahomet, la péninsule Arabique abritait des Bédouins nomades polythéistes qui vivaient de l’élevage et de razzias sur les caravanes. Les Arabes sédentaires installés dans des villes pratiquaient, quant-eux, le commerce. La religion des Arabes était aussi polythéiste (dite idolâtre par les Juifs et les Chrétiens). Il existait donc au sein de ces populations une tradition du monothéisme, ou tout au moins, une croyance en une divinité suprême héritée soit des Juifs, soit des Manichéens ou soit des Chrétiens. Ainsi, les communautés juives, persanes et chrétiennes ambiantes contribuèrent à promouvoir des doctrines monothéistes.

D’importants éléments du judaïsme, du zoroastrisme et du christianisme furent non seulement introduits dans la religion naissante de Mahomet, mais ils s’y trouvaient aussi déjà enracinés dans la tradition arabe pré-islamique ; des institutions importantes telles que le pèlerinage et le lieu saint de la Kaaba furent empruntées au paganisme arabe et introduites sous une forme différente. En réformant la tradition arabe pré-islamique, Mahomet la confirma aussi. L’Islam, à l’exemple du christianisme, est un syncrétisme du judaïsme et du paganisme!

2002 : Assassinat de Jordi Magraner par les musulmans, au Pakistan.
Parce qu’il avait choisi de venir en aide aux Kalashs, un peuple menacé d’ethnocide culturel parce que coupables du paganisme indo-européen hérité de leurs pères, ce que l’Islam fanatique ne supporte pas.

L’Européen, Jordi Magraner avait choisi de vivre chez les Kalashs , en partageant avec eux leurs joies et leurs peines.
Il savait que la résistance à l’intolérance musulmane est une guerre qui ne pardonne pas. Il l’avait choisi, en toute connaissance de cause, lui le défendant de la cause païenne enracinée.
Sans illusions sur la réalité que livraient les talibans sur ce terrain, il menait son bonhomme de chemin. Jordi mena ce combat dans les sentiers des rishis.

6 novembre 2003 : Forn Siðr, la Société des Ases et des Vanes au Danemark, fondée en 1997 à Odense, obtient du ministère des affaires religieuses le statut de religion reconnue. Forn Sidr, qui rassemble des groupes locaux dans plusieurs régions du Danemark, compte autour de 600 membres. La première grande assemblée ou « Althing » fut tenue en mai 1998.

   

Membres de la Communauté des druides du Québec

lors d’une cérémonie druidique au Festival mondial de la Terre de Rimouski en Juin 2010

20 septembre 2004 : Sous l’égide de la Communauté des druides du Québec, des druidisants québécois obtiennent du gouvernement du Québec la reconnaissance de corporation religieuse. Il existe au Québec et au Canada plusieurs groupes locaux, indépendants ou affiliés à différentes associations néo-druidiques européennes et américaines. Il est presque impossible d’évaluer le nombre exact de ces groupes ainsi que de leurs adhérents.

2005 : Aujourd’hui encore, les Kalash, montagnards polythéistes indo-européens de l’Hindu Kush, au nord-ouest du Pakistan, résistent à l’Islam environnant. Au cours de leur histoire, aucune des grandes religions constituées, présentes en Himalaya, bouddhisme, christianisme n’a réussi à dominer leur mode de pensée. Seul l’islam s’évertue obstinément à vouloir les faire disparaître.

2005 : Rome, le cardinal allemand Joseph Ratzinger, élu pape dans l’après-midi du 19 avril 2005 sous le nom de Benoît XVI, avait dressé un tableau plutôt noir de l’Eglise, de certains de ses prêtres ainsi que des grands de ce monde, dans les méditations et prières du chemin de croix qui s’était déroulé le 25 mars dernier au Colisée, à Rome. Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (l’ex tribunal de l’Inquisition sous un autre nom) n’avait pas hésité à y comparer l’Eglise à une « barque prête à couler ».
Le préfet de l’ex- »Saint-Office » jugeait que « les chrétiens, en se détournant de la foi, ont abandonné le Seigneur ». Il affirmait que « les grandes idéologies, comme la banalisation de l’homme qui ne croit plus à rien et qui se laisse simplement aller, ont construit un nouveau paganisme, un paganisme plus mauvais, qui, en voulant mettre définitivement Dieu (donc pas n’importe lequel!) à part, a fini par se débarrasser de l’homme ».
Le cardinal allemand priait ensuite le Seigneur de détruire le pouvoir des idéologies, « afin que les hommes reconnaissent qu’elles sont tissées de mensonges » et lui demandait de ne pas permettre que « le mur du matérialisme devienne insurmontable“. Lors de la douzième station, le gardien de la doctrine de l’Église affirmait qu’« en cette heure de l’histoire précisément, nous vivons dans l’obscurité de Dieu ».

Juillet 2005 : « La guerre de l’ombre » – Le Jihad (ou Djihâd) est une guerre sainte contre tout ce qui n’est pas musulman. Certains croyants musulmans contemporains tentent de donner à ce mot un sens bien plus large et plus spirituel que celui utilisé par le prophète alors qu’il combattait les juifs et les mécréants de toute sorte, arabes chrétiens et païens inclus.
Le terme est utilisé dans le Coran, sourate 9:5. Il affirme qu’une révélation est reçue par Mahomet et l’enjoint de livrer la guerre aux idolâtres de l’Arabie afin de les forcer à se soumettre et à accepter l’Islam. Mahomet se livra ensuite à ce qui est maintenant appelé le djihad. Ses disciples utilisèrent la force de l’épée pour étendre leur empire dans tout le Proche-Orient et en Afrique du Nord, et même jusqu’en Europe et en Asie Centrale. Il arrive encore de nos jours que des païens soient forcés, avec violence, d’embrasser l’Islam. Certains musulmans essayent d’amener les non-musulmans à leur foi et espèrent établir l’Islam comme système religio-politique mondial. Il en résulterait un monde divisé en deux fractions hostiles : celui des croyants et celui des infidèles, et une guerre qui durera jusqu’à ce que l’armée d’Allah détruise toute opposition.
Pour certains, le djihâd en tant que guerre sainte ne constitue que l’un des trois aspects du djihâd : prosélytisme large, conversion universelle (majeur), consolidation de la foi (mineur interne), et propagation de la foi (mineur externe). Quoi qu’il en soit, « l’armée de l’ombre » est en guerre!

Rituel de la flamme olympique
2007 : Dimanche le 21 janvier, les membres d’Ellinais, une association hellène, tiennent à Athènes une cérémonie païenne clandestine en honneur de Zeus. Quelque 200 personnes ont assisté à cette cérémonie païenne célébrant Zeus, père des Dieux du panthéon de la Grèce antique, au temple de Zeus olympien en plein cœur d’Athènes.
Malgré l’interdiction du ministère de la Culture, les fidèles membres de l’association Ellinais, qui milite pour le retour du culte antique, ont appelé le « roi des Dieux » à apporter la paix dans le monde. Kostas Stathopoulos, l’un des trois prêtres présidant cette cérémonie des noces de Zeus avec Hera, déesse de l’amour et du mariage, a mis l’accent sur le message écologique du groupe, qui a également exhorté le dieu à « apporter la pluie sur la planète ». Il a également souligné la « liberté de pensée » de ces croyances mythologiques, pour une religion opposée au « dogme et décrets » des religions monothéistes. Ellinais, fondée en 2006, compte 34 membres officiels, pour la plupart des universitaires. Le groupe a obtenu la reconnaissance de la religion grecque antique, et cherche désormais à voir reconnaître ses bureaux comme lieu de culte. Les rituels antiques sont mis en scène tous les deux ans à l’ancien sanctuaire d’Olympie, dans le sud de la Grèce, où est allumée la flamme olympique. Malgré qu’il s’agisse d’une mise en scène théâtrale, cette cérémonie est la réplique d’un ancien rituel païen.

2010 : Suite à la demande du Druid Network, le druidisme reçoit enfin la reconnaissance en tant que religion légale en Angleterre et au Pays de Galles. Malgré qu’il n’y ait que 350 membres inscrits du Druid Network, un rapport de la BBC déclarait qu’il y avait en 2003 au Royaume-Uni plus 10,000 personnes se réclamant du druidisme. Selon Emma Restall Orr, la fondatrice du Druid Network, l’instance semi-gouvernementale de « la Charity Commission a maintenant une plus grande compréhension des religions païennes, animistes et polythéistes, et que d’autres groupes appartenant à ces religions minoritaires, du moment qu’elles rencontrent les critères financiers et publiques pour s’enregistrer en tant qu’organisme caritatif, pourront s’inscrire dans un délai beaucoup plus court que ce fut pour nous. »

Sources :

- Catarnos, in Ialon, notes publiées dans « Mediolanon » no 5 – Nantes 1965, p. 13 – 17. Citant :

- Jules Toutain : Les cultes païens dans l’Empire romain, III : Les cultes de la Gaule romaine (1917).

- Émile Thevenot : Les Gallo-Romains (1948).

- Emile Male : La Fin du paganisme en Gaule et les premières basiliques chrétiennes, (1950).

- Ferdinand Lot : La fin du monde antique et les débuts du moyen âge (1951).

- J.J. Hatt : Histoire de la Gaule romaine (1959).

- Fernand Niel : Dolmens et menhirs (1961).

- Gérard Walter : Histoire des paysans de France (1963).

- Charles Lelong : La vie quotidienne en Gaule à l’èpoque mérovingienne (1963).

Autres sources

Christian Bouchet : Les Nouveaux Païens, Éditions Dualpha, Paris, 2005.

- Dun, Robert. Vers l’Europe retrouvée ou la mort, Éditions Crève-Tabous, Saint-Étienne, 2000

- Histoire. Vol. IV, Histoire du christianisme des origines à nos jours, 2001.

- Le gros mensonge de la Bible. URL :
http://www.bible.chez.tiscali.fr/

- L’Histoire. Dossier, Le livre noir de l’Inquisition. no 259, novembre, 2001.

- Blanchet, Régis. Site des Carbonari et Charbonniers. http://www.carboneria.it/carbochar.htm

- Raoult, Michel. Les Druides, Les sociétés initiatiques contemporaines. Éditions Du Rocher, Monaco, 1992.

- Site officiel des hellènes païens : http://www.ysee.gr/html/fre/index.html

- Site officiel des Asatru d’Islande : http://www.asatru.is/

Présenté avec l’autorisation de

LES DRUIDES DU QUéBEC /|\