Résultats pour 'cercle druide au quebec'

Avez-vous trouvé ce que vous cherchiez ?

Cours et formation

Créé par le 31 jan 2012

 

dsc02926.jpg

Genistos

 

clip221.gif        

 

21.jpg

 

Collège des Semnas du Québec

Programme d’études au rôle de

** Les prêtresses  ou religieuses étaient qualifiées de semnitai, en variante de semnai ou au singulier respectivement : semnita, semna.

Ce nom au sens de « révérende, vénérable », vient du celtique sebnos / semnos.

 

Prêtresse et de Druidessse

Le programme de formation sacerdotale

pour les femmes  a pour   objectifs :

 

a)   Offrir un programme académique et pratique

       pour la formation de prêtresses et de druidesses.

 b)   Initier et entraîner les candidates à l’organisation et

       la gestion de rituels de magie ou la  célébration,

      des  fêtes celtiques, des rites  de  naissance ,   

      d’adolescence , de mariage , de rites funéraires..ect

 c)    Inciter les candidates à poursuivre leurs études dans

        des champs d’intérêts ; phytothérapie, anthropologie,

        médecines alternatives  ou traditionnelles, etc.

d)   Transmettre un enseignement ésotérique traditionnel

 

clip221.gif

 

Niveau :    NOVICE

Le premier niveau est défini comme « novice »du latin ‘novus’ (‘nouveau’).

 Les candidates doivent être interrogées sur leurs motifs et intérêts .

Cette formation requière une grande discrétion de la part des novices.

Un fois  acceptée  et autorisée à suivre la formation, la Novice participera

à une cérémonie  « introduction à la communauté  spirituelle» .

Les autres  novices seront ses sœurs spirituelles.

Elles devront former une entité spirituelle et physique dévouées aux bien-être de leur communauté: » Les filles de la Déesse »

Cours et sujets

 

  •             Initiation aux mécanismes Hémisphère gauche/ Hémisphère droit
  •             Initiation à la méditation : différentes techniques
  •             Initiation à la tradition  du paganisme occidental.
  •             Vision  comparée du Paganisme polythéiste  et du monothéisme
  •             Techniques de respiration
  •             Visualisation
  • -           Les Prêtresses et les Druidesses : rôle, devoir et obligations
  •             Tradition druidique en Nouvelle-France
  •             L’occultisme et l’ésotérisme
  •             L’humain et l’Univers; la place de l’humain dans l’Univers
  •             Les liens entre l’humain et l’Univers
  •             Description et définition de l’Énergie Cosmique selon les
  •             différentes traditions :Celtique, Hindouiste, Bouddhiste et Taoiste
  •             Les 5 éléments , leur rôle dans la définition de notre monde
  •            et  dans les rituels.
  •            Les énergies et le Pentacle
  •            Études des symboles et leur rôle dans  l’étude des rituels.
  • -         Histoires et légendes celtiques ,
  • -         Histoire des celtes

 

 clip221.gif

 

Niveau:  Gardienne

 

La gardienne ou guerrière est l’étape suivante de la Novice.   La gardienne veillait à la protection du clan et des prêtresses.

Ces femmes s’entraînaient au maniement des armes et à l’art du combat.

De plus, elles  assistaient les prêtresses et les druidesses dans l’exercice des rituels et des activités de cueillette des plantes en forêt.

Les activités secrètes des prêtresses exigeaient qu’elles tiennent à l’écart les non-initiés. À cause de cela,

la sécurité des druidesses était assurée par des femmes du cercle, les gardiennes-guerrières.

 

Cours, sujets et pratiques

 

1-    Initiation et études du maniement du bâton de combat,

2-    Étude des Divinités celtiques

3-    Regard sur les différentes traditions celtiques :

irlandaise,bretonne, galloise, gauloise,….

4-    Les fêtes celtiques et leur célébration.

5-    Déterminer, dans la forêt,  un lieu propice aux rituels

6-    Étude de la structure  et de la création d’un rituel

7-    Rituels.

  •   Préparation des participants
  •   Création du cercle
  •   Définir l’orientation des points cardinaux
  •   Construire le bûcher
  •   Apporter le feu
  •   Allumer le bûcher
  •   La Circumambulation (3) : Cycle solaire :est-sud-ouest-nord
  •   Ouverture du Rituel
  • ·Invocation du Hérault
  • ·Invocation aux esprits de la forêt
  • ·Invitations aux esprits des ancêtres et aux puissances des 4 points cardinaux.
  • ·Invitation à la Conscience cosmique
  • ·Invocation à la Déesse Bélisama
  • ·Invocation des druidesses ou des druides
  • ·Chant sacré : OAM 9 fois
  • ·Exposé sur le sens de la célébration
  • ·Communion : hydromel et aliments
  • ·Offrantes au feu
  • ·Demande de la communauté
  • ·Méditation sur le feu
  • ·Fin du Rituel
  • ·Sortie du Cercle
  • ·Banquet

8-    Rituels Druidiques et rituels Wiccans

9     Célébrations des rites de passage :

naissance,  enfance, adolescence,   mariage ou union  et rites mortuaires.

10-   Préparer « le Sanctum » dans sa demeure ou le « Néméton » à l’extérieur.

Les rituels peuvent se faire seul ou avec quelques participants.

S’il y a d’autres personnes, comme un cercle de fidèles ,placer les autour

de l’autel  ou à l’extérieur autour du cercle de pierres.

a)    Choisir un emplacement et l’orienter

b)    Monter l’autel
c)     Regrouper les instruments pour le rituels
d)    Consécration de chacun des instruments de rituel
e)    Sélectionner les encens, selon le rituel et la saison
f)     Invocations des forces de la Nature et de la Déesse
g)    Rencontre des  4 éléments
h)    Communion
i)     Demandes de la communauté : faveurs,guérisons, protection
j)     Fin du Rituel

11-   Préparer un livre des rituels :

  • Créer un livre de rituels
  • Définir son format
  • Sélectionner les invocations et les évocations
  • Choisir sa symbolique : couleur,lettrage, musique…ect
  • Rédiger un deuxième livre réservé aux réflexions et à la rédaction des intuitions.

12-    Créer un costume  pour la célébration des rituels

13-    Étude du maniement du sabre ,de la baguette et de la gestuelle

à main nue lors de rituels

14-    Astrologie et rituels

 

 clip221.gif

 

Prêtresse ou Druidesse

                 (Semna)

-Initiation à la tradition celtique ancienne.

-Étude de la Phytothérapie et des mélanges de plantes médicinales

- Sexualité et magie

- Les Mantras

- Les principes thérapeutiques de l’acupuncture

- Massothérapie et  différentes méthodes de traitement.

- Maniement du sabre et du bâton

- Utilisation des points de pression pour immobiliser une personne agressive

ou traiter des douleurs physiologiques

- Invocation et évocation des forces cosmiques

- Grand Rituel

Consécration à la Déesse par un Druide: début d’une nouvelle vie.

- Règles et gestion d’une communauté de Semna.

 

Ce programme est conçu pour une période d’étude de 6 sessions ( 3 ans) totalisant environ 120 semaines à 3 heures semaine: 360 heures.

Entre les périodes de cours, les candidates participeront à des rituels mensuels.

Ce programme n’est qu’une initiation. La candidate à la prêtrise devra  poursuivre ses études. C’est le travail de toute une vie.

Notre programme permet de donner un cadre d’étude bien structuré et guider les élèves dans leur démarche et leurs recherches.

 

Pour plus d’information: enorus@gmail.com

 

 

Les Fêtes Celtiques

Créé par le 27 août 2011 | Dans :

 

 La Roue Gauloise:       Cycles et célébrations annuelles

Les Fêtes Celtiques dans page d'acceuil rouelle-gauloise-finale-copy-300x284
photo-druide1-225x300 dans page d'acceuil

Fêtes et célébrations

 

Artuana Alba 

Solstice d’Hiver (21/12) : Lueurs au Cœur de la Nuit

 

Cette fête marque le début de l’hiver et du temps d’hibernation. Nommée  Artuana Alba  mais aussi Yule, nuit la plus longue, c’est aussi la fête du Soleil invaincu .En son sein, la nuit porte le germe de la Lumière.C’est à partir du Solstice que les jours rallongent. C’est le symbole de la Lumière au cœur des Ténèbres. Le Soleil débute sa grande course cosmique. En fait , ce jour de Lumière est le renouvellement du cycle d’un an, le nouvel An. Dans le Culte Druidique, c’est un véritable appel à la Lumière. Les Rituels sont surtout des rites d’appel au Feu, on y allumait au cœur des cercles de pierres un petit feu, souvent dédiés aux rites solaires, le Feu Sacré à l’image du Soleil naissant dans la Nuit. Au solstice d’Été, alors que le Soleil est dans sa pleine puissance, on allumait un énorme bûcher . On pourrait symboliquement comparer le Solstice d’Hiver à la Vie qui se développe dans la Matrice sombre, le germe qui s’éveille dans la terre ou l’embryon dans l’utérus de la mère. C’est aussi une prise de conscience spirituelle de chacun, qui au cœur de l’hiver porte dans son reclus, dans son isolement, dans son hibernation symbolique, l’espoir du renouveau, une étincelle divine qui commence à embraser l’Être.

Artuana Alba  marque ainsi le temps de l’espoir, le temps d’une régénération de chacun, un temps d’initiation nécessaire à toute évolution .

Dans le mythe celtique, la Déesse donne naissance à un enfant de la Lumière, l’Enfant qui apporte la Lumière au Monde. Le Cycle de la Grande Roue Cosmique est aussi le cycle de vie de cet enfant qui naît au solstice et qui meurt le 1er novembre, plongeant ainsi le monde dans la noirceur.

 

Ambiuolcaia    Imbolc (01/02) : La Lumière Latente

Le 1er février est marqué par Ambiuolcaia C’est une fête de la Lumière, car en plein cœur de l’Hivers elle témoigne du rallongement des jours, et de la venue du printemps. C’est une fête qui marque la latence du Renouveau de la vie au printemps.

Dans le milieu paysan, c’était une période où l’on préparait les activités de l’été et où l’on s’apprête à labourer la Terre. C’est la période de la Nouvelle Année (son renouveau) en quelque sorte, mis en parallèle avec Samonios qui marque la fin de l’année et la période de Latence de la vie qu’est l’hiver.

Dans la tradition, c’est la Grande Déesse Bélisama qui domine cette fête ou Brigit en Irlande.

Chez les Celtes, on fêtait Imbolc , Ambiuolcaia en gaulois , le 1er février. . Ce rite, en l’honneur de la déesse Brigid, célébrait la purification et la fertilité au sortir de l’hiver. Il était coutume pour les paysans de choisir un couple dont l’enfant était né le plus près du solstice d’hiver, de les amener dans les champs avec l’enfant , de disposer en cercle autour de la famille des torches et d’invoquer la Déesse pour qu’elle intercède auprès de son fils  et qu’il apporte aux paysans la chaleur nécessaire aux labours. Les paysans priaient la Déesse de purifier la terre avant les semailles. Nous pouvons voir ici la substitution que fera l’Église du rôle de Marie, celle qui donne naissance à celui qui amène la « Lumière au monde’ et son rôle d’intercession auprès de son fils.

Au Ve siècle, le pape Gélase Ier associe ce rite païen de la « fête des chandelles » avec la présentation de Jésus au Temple et la purification de la Vierge. Le clergé romain, voyant les paysans s’adonner à ces rites païens forcèrent la population à se réunir dans l’église du village et remplacèrent les torches par des cierges. Ainsi  Ambiuolcaia  devient par La Chanteleur.

A la Communauté des Druides du Québec, Ambiuolcaia est la fête des femmes et de la Déesse. Le rituel est pris en charge par la prêtresse qui allume le cierge central de l’ autel, puis passe la lumière aux autres femmes qui à leur tour passent la Lumière à leur conjoint ou conjointe. La femme qui apporte la Lumière au Monde. Elle donne au Monde la Lumière en donnant naissance à l’enfant de la Lumière .

Après la cérémonie, il y a dégustation des crêpes bretonnes.

On dit aussi que les crêpes, par leur forme ronde et dorée, rappellent le disque solaire, chaud et réconfortant , évoquant ainsi  le retour du printemps après l’hiver sombre et froid.

 

Elaris Alba

Équinoxe de printemps (21/03) : Equilibre et Renaissance

Appelé Elaris Alba, cette fête trouve sont équivalent : Pâque dans la tradition judéo chrétienne. Elle marque l’Equilibre entre le jour et la nuit avec la promesse d’une lumière plus grande encore, une lumière Renaissante. Les jours rallongent toujours et prennent le pas sur la nuit.

L’Eau et le Feu sont en équilibre parfait même si le feu va prendre le pas sur l’eau. Ainsi l’Air est l’élément qui prédomine (synthèse du Feu et de l’Eau).La tradition des œufs de Pâques vient de cette symbolique de Renaissance, marquée par la venue au monde de la lumière, de la Vie, tel un œuf qui éclos. L’œuf est aussi le symbole de l’équilibre entre le Dieu et la Déesse, le Soleil et la Lune, avec son jaune et son blanc, qui vont donner la vie.

Dans la Traditions Nordiques, c’est la fête d’Ostara, que l’on retrouve dans l’anglais Easter ou Ostern en allemand (qui signifie les fêtes de pâques) étymologiquement, on y retrouve la Racine du mot « East » , ou bien « Ost » en allemand qui signifient le point cardinal de l’Est, là où justement naît chaque jour le soleil, à l’Aube, Aube qui symbolise cette même fête.

C’est une fête de l’Espoir, le germe de toutes Vies prête à renaître. Ca n’est pas aussi pour rien que Pâques correspond pour les chrétien à la résurrection du Christ, sortant de son tombeau ( symboliquement ,la matrice, la nuit) après une période d’Initiation profonde.

Le Frêne est un symbole de cette fêtes, … Yggdrasil le Frêne cosmique dans la tradition norroise est lui-même un puissant symbole d’initiation, car c’est pendu à ses branche qu’Odin reçoit l’Initiation et la Révélation des Runes.

Dans la démarche évolutive de chacun, c’est une période du cycle annuelle de renaissance de l’énergie positive, qui jaillie après un temps de latence, et qu’il peut être bon de saisir pour soi même renaître et donner de nouvelles impulsion à notre existence, ce sur tous les plans. C’est dans cet esprit que la fêtes de l’Equinoxe était pratiquée chez les druides.

Finalement , c’est la période où l’Enfant de la Lumière atteint l’âge de la raison, le moment où il peut faire la part des choses, ou du moins , il amorce sa vie avec les autres membres de la communauté. Le printemps est la transition de la dépendance vers une maturité individuelle spirituelle et mentale. L’enfant entreprend sa quête  intellectuelle et s’affirme dans la communauté. Plus le Soleil s’approche de la Terre, plus la Vie se déploie avec énergie, plus l’environnement  renaît et se prépare à recevoir les semences.

 

Belotepnia (01/05) :le Feu de la Fertilité

Fête centrale dans le culte Avalonien, Belotepnia est la fêtes de l’Union Sacrée du Dieu Cornu et de la Déesse, Cernunnos et Ceridwen. Elle marque l’ascension de la Lumière. Le Feu est l’élément qui domine Beltane, avec l’air.

Traditionnellement, Les Feux de Beltane y étaient allumés, Deux feux, entre lesquels les participants et plus souvent les couples, passaient. La bétail aussi par ailleurs pour y être béni. Cette cérémonie présidée par les Druides et les Prêtresses était aussi l’occasion d’Oracles et de Bénédiction de la Terre pour que les récoltes soient fructueuses et la saison prospère. C’est aussi en ce sens une fête de fertilité symbole de l’union du Dieu et de la Déesse.

Belotepnia à marqué profondément les légendes. C’est durant cette fêtes que la plupart des héros sont conçus et ceux notamment de la lignée des Pandragon (Mordred notamment) car en effet une prêtresse est choisie pour représentée la déesse, parée d’une couronne de fleurs et notamment d’aubépine, et un homme de sang noble ou royal le plus souvent, ou druide, pour représenter le Dieu Cornu, lui-même portant les bois du Dieu-Cerf. D’une région à l’autres les traditions entourant Beltane ont été très variables. Plus généralement c’est une période où l’on unissait le plus de couples par le mariage ; et aujourd’hui encore par ailleurs.

Des cérémonies en l’honneur du Dieu Bélénos ont aussi lieu, et plus généralement de l’astre du jour à son levé.

Chez les Nordiques, c’est la fête de Balder, le dieu lumineux, de Sol la déesse solaire, mais aussi des Vanes, Frey et Freya, dieux de la fertilité, directement comparables à Ceridwen et Cernunnos.

L’arbre qui domine Beltane est le Bouleau, à l’écorce blanche immaculée, ainsi que l’Aubépine qui symbolise la purification et la protection, suivant des principes féminins.

Dans la continuité du cycle des saisons, Belotepnia marque donc l’Ascension de la Lumière , son Epanouissement après sa renaissance à l’équinoxe, le moment où la Lumière triomphe de la Nuit. Après la léthargie, et la renaissance, on entame une phase d’expansion ( à l’image du feu ), tant sur le plan spirituel et énergétique, que dans la vie quotidienne : la vie agricole reprend, et la floraison de la nature, du feuillage des arbres bat son plein. C’est un temps de croissance sur lequel chacun peut adapter son rythme !

L’Enfant de la Lumière atteint l’adolescence , l’éveil des sens et sa capacité sexuelle.  Ce jeune  homme  est dans une phase de transition qui lui donne la capacité de  perpétuer la Vie et s’éveiller aux plaisirs sensuels. Les fêtes du Mat de Mai témoigne de cette fêtes galante. Voir  notre rubrique  » Nouvelle-France » Ces fêtes étaient dénoncées par le clergé en Nouvelle-France. Ces fêtes celtiques  nous venaient de Bretagne avec la venu de nos ancêtres.

 

Eruina Alba

Solstice d’Eté (21/06) : Apogée du Soleil

Nommée aussi Eruina Alba, le 21 juin est le jour le plus long de l’année. Il marque l’Apogée de la Lumière, la période la plus prospère de l’année et le début de l’été. Mais s’il porte la Lumière en son plus haut point, c’est aussi le jour où cette dernière commence à décliner.

Dans la tradition druidique, les cercle de pierres marquaient ce jours dans leur positionnement jouant ainsi un rôle de « calendrier » (et pas seulement des solstices) c’est en leur sein que se pratiquaient les Cérémonie de Rites de l’Aubes pour célébrer la venue du jour le plus long.

C’est une fête de justice, de bonté et de vérité, d’illumination, de sagesse, de transcendance spirituelle très intime. C’est un jour aussi de bannissement du négatif.

C’est la Triple Illumination de l’Awen, le principe divin supérieur, manifesté dans les Trois rayons du Triban qui dominent cette journée. D’autres cérémonies enfin sont célébrées au Zénith, au paroxysme de l’ascension du Soleil. C’est une fête de Feu sous sa forme la plus pure qu’est la Lumière.

Cette journée marque donc aussi le jour le plus élevé, énergétiquement parlant. C’est une période d’expansion maximale pour chacun et chaque chose en la Nature. On est arrivé au point le plus haut de notre renouveau, de ce cycle précis et annuel d’évolution.

L’enfant de la Lumière est maintenant Roi . Il est à l’apogée de sa vitalité , le Roi de la lumière nourrit la Terre, les récoltes et il nourrit tout ce qui est vivant. Le Soleil est au Zénith de sa puissance. L’individu est  à l’apogée de sa carrière et de sa vie. C’est le guerrier au zénith de sa profession  et  de sa force physique et intellectuelle.

 

Lugnasaissatis  (01/08) : Paix et Prospérité

Littéralement, Lugnasad veut dire « l’Assemblée de Lug » dressée, dans les légendes, en l’honneur de la Terre-Mère pour ses dons aux hommes notamment. Par ailleurs Lug est le Dieu Solaire aux attributs royaux. C’est aussi un dieu Trinitaire dont le Tribann est un des symboles.

On trouve aussi une autre appellation à cette fête : Lammas. C’est une fête paysanne majeur car elle marque le temps de la récolte et des moissons en plein cœur de l’été. Traditionnellement cette fête était présidée par les Rois et Seigneurs.

Elle était très répandue parmi les populations celtiques, de l’Irlande en passant à la Gaule, et même jusque parmi les Germains.

C’est un moment très joyeux où se mêle à la solennité du moment, réjouissance, musique, danses, jeux…

En tant que première fête après le solstice et elle marque les débuts de la descente vers l’Automne. Mais c’est malgré tout un jour lumineux, ou chacun profite du fruit de son travail et de son labeur, où chacun constate l’avancée de son évolution et peut en jouir. C’est la Fête du Don, de la Richesse sur tous les plans, où l’on offre, reçoit, partage …

Lugnasad marque réellement un temps de quiétude, de pérennité de la Vie et de constance.Le Divin de la Lumière est dans sa phase de maturité. Il commence à récolter les fruits de ses efforts. La Terre donne les premier fruits et les légumes. La communauté , sous les conseils des anciens, commence à s’organiser pour les récoltes et les préparatifs engrangement des provisions.

Eluetias Alba
Equinoxe d’Automne (21/09): Recul et Equilibre

Désignée aussi sous le nom d’Eluetias Alba, l’Equinoxe d’automne marque à nouveau un temps d’équilibre et s’oppose dans l’année à l’Equinoxe de printemps. Celui-ci marque l’équilibre des forces du Jour et de la Nuit, avec aussi le début des jours où la nuit domine, ce jusqu’au solstice d’hiver. C’est les derniers rayons dorés du soleil qui éclaire une Nature s’apprêtant à s’endormir…

C’est un temps de recul, de repos, l’automne nous permet de faire un bilan de l’année avant l’hiver qui marquera notre retour à la Terre, notre régénération dans la matrice primordiale, comme les animaux qui hibernent.

C’est un temps où l’on engrange pour la saison froide toutes les vivres, c’est le moment des dernières récolte. Il ne doit pas y avoir de nostalgie, car c’est la promesse d’un renouveau au bout de la nuit dont témoignent ces derniers jours de chaleurs et d’été avant l’automne. Il faut regarder notre cycle qui s’achève avec plénitude et se préparer à entrer dans la phase de latence qu’est l’hiver, temps initiatique pour mieux renaître encore à la saison nouvelle.

L’élément Terre domine cette période de l’année et exprime parfaitement cet esprit de flegme et de calme que représente ce temps.

La forêt (et notamment le Chêne) et ses esprits de la Terre, comme les Gnomes, sont à l’honneur. Cette fête est spécialement dédiée au Dieu-Cerf dont la ramure symbolise autant l’expansion vers le ciel que le centrage de notre être en une unité « germinale » que l’on retrouve pendant l’hiver.

 

Samonios (01/11) : le Retour à la Source

De toutes les fêtes « païenne » Samonios est sûrement une des plus connues et qui persiste le plus sous sa forme originelle avec l’Halloween Anglo-Saxon. Si l’on rattache son symbolisme souvent à celui des morts,  c’est là une interprétation erronée, car Samonios rend honneur aux Ancêtres (tradition que l’on retrouve dans le culte des Saints à la Toussaint), aux esprits de l’autre monde qui jusqu’en cette extrémité de l’année ont accompagné chaque être dans leur périple évolutif tout au long de ce cycle.

D’un point de vu énergétique, Samonios est très élevé, c’est un moment particulièrement mystique, car c’est le moment de l’année où l’au-delà est au plus proche de nous, autrement dit, où le plan physique et le plan éthérique sont le plus en phase. Le portail de la Vie est aligné au portail du Monde des Morts.

C’est donc un moment hors du temps des plus propice pour entrer en contact avec les plans supérieurs. On comprend aussi pourquoi c’est un des meilleurs temps, en opposition annuelle avec Belotepnia pour réaliser les Oracles et autres actes de divination.

Festin et cérémonies étaient orchestrées par les druides. C’était un moment de réunion et de communion entre les incarnés et les esprits de la Nature et les Dieux. Lug et tout particulièrement le Dagda étaient à l’honneur durant cette fête. Dagda, le Dieu-Druide, est aussi maître de la vie et de la mort parmi ses nombreux attributs, ce qui explique sont rattachement à cette fête et plus généralement à cette période. Dans la Tradition gauloise, Dagda n’est autre que le Dieu Esus, du moins pour certains de ses aspects.

Samonios est la fête durant laquelle les Druides cueillaient avec une serpe d’or la plante sacrée , le Gui, et le recueillaient dans un drap blanc tendu

Samonios marque aussi le dernier moi lunaire (du calendrier de treize mois lunaires de 28 jours chacun), la fin de l’année et le début de la nouvelle dans la tradition populaire celtique. Or dans le le cycle diurne , le cycle astronomique débute au Solstice d’hiver.

Samonios, c’est donc pour chacun ce retour à nos origines, dont témoigne le culte des ancêtres dans la tradition celtique. Un retour à la Source Primordiale, l’Awen, après l’expérience de l’année précédente. C’est une sorte de mort initiatique qui durera tout l’hiver, un temps de régénération et de purification, d’apprentissage aussi parfois marqué par la souffrance, mais dont nous pourront jouir de tous les apports, à notre « réincarnation » symbolique, notre renaissance, lors du Retour des Longs Jours, au printemps.

En Nouvelle=France, on plaçait une chandelle à la fenêtre afin de guider les membres de la famille décédés au cours de l’année et guider leur  marche de retours à la résidence des parents vivants. Lors du repas de célébration de Samonios , la mère plaçait un couvert de plus, pour les visiteurs invisibles. À partir du XIXième siècle, cette place à la table sera remplacée par la « place du quêteux » en québécois ou du mendiant du village. Chez ma grand-mère Morin. dans les années 50, on avait maintenue la tradition de la chandelle à la fenêtre et le couvert supplémentaire.

L’Enfant solaire né  au solstice d’hiver, Artuana Alba, termine son cycle de Vie. Le monde est graduellement plongé dans l’obscurité. Les périodes de lumière régressent. Les communautés se regroupent autour des doyens  et écoutent autour du Feu les légendent qui font passer le temps et qui rassurent sur  les événements à venir. On attend  le moment où la Déesse donnera naissance à l’Enfant de la Lumière. 

GENISTOS

 

Merci ¸à :

http://www.luxsanctuary.com/article,4,169,-les-fetes-celtiques.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chandeleur

 

 

mp3 208circleofjoy.mp3         Musique:

Lisa Lynne -  #14 -Circle of Joy

Bouddhisme et druidisme

Créé par le 05 jan 2010

CORRESPONDANCES BOUDDHISTES – DRUIDIQUES Par Boutios et Genistos   Bouddhisme et druidisme h5qdrabzh5qdrabz.jpg Jardin Zen :    lieu de méditation bouddhiste lopjg5w4.jpg Magique forêt de Brocéliande Référence de cette photo: http://blog.locatour.com/mythes-legendes-france/

 

Néméton:   lieu de méditation  druidique A prime abord, le bouddhisme et le druidisme semblent être situés l’un de l’autre aux antipodes géographiques et philosophiques. Or, il n’y a pas d’incompatibilité entre le druidisme antique en général, encore moins avec certaines lignées anciennes druidiques, et le Bouddhisme. N’oublions pas que les deux philosophies sont d’origine indo-européenne et qu’elles sont structurées sur les mêmes bases. Étant donné que le druidisme antique était ouvert, à priori moniste et relativiste, voire à tendance antithéiste par certaines lignées, qu’il n’est pas difficile d’y trouver des points communs. À partir du règne de l’empereur bouddhiste Asoka, l’influence du bouddhisme se fait fortement sentir non seulement aux confins de la péninsule indienne au Ceylan et en Indonésie mais aussi dans les anciennes provinces grecques alexandrines et à une moindre mesure, jusqu’en Europe celtique sous influence hellénique. Le bouddhisme est né à une époque de réformes à l’intérieur des courants philosophiques indo-européens. Le bouddhisme naissant se voulait avant tout une contestation du système des varnas pétrifié dans ses castes héréditaires. N’oublions pas que le prince Siddartha Gautama, dit Bouddha, était le contemporain indo-européen de Zoroastre, d’Homère, d’Héraclite, de Parménide, de Socrates et de Platon et des chinois Lao-tseu et Confucius. « C’est le contact avec l’hellénisme qui fait évoluer le bouddhisme vers des conceptions moins rigides et plus proches des simples réalités humaines. L’art gréco-bouddhique du Gandhâra fournit à la foi bouddhique sous les traits d’un fils d’Apollon le type même du Bouddha qui, s’il reflète la Loi, lui donne sa coloration particulière. » (in Le Bouddha par Henri Arvon, p. 9).   La meilleure source que nous avons sur des contacts possibles entre moines bouddhistes et druides provient d’une inscription du 3e siècle avant notre ère gravée sur une colonne de pierre à la demande de L’empereur indien Asoka. Sous son ordre, les moines allèrent le plus loin possible d’est en ouest dans des régions aussi lointaines que la Macédoine, ils établirent des centres bouddhistes, des hospices pour les voyageurs, creusèrent des puits en plus de cultiver les herbes médicinales. C’est l’écossais Donald Mackenzie, qui dès 1928 (Buddhism in pre-Christian Britain), fut le premier à proposer un contact possible entre druides et bouddhistes. Mackenzie comprit que les moines d’Asoka, présents en Macédoine à cette époque, pouvaient très bien avoir étés en contact avec les druides des proches contrées danubiennes. Aussi, le védantiste David Frawley fit remarquer qu’à une époque reculée la Voie de la Sagesse appelée Vidya en sanscrit et Uidiia en celtique ou Gnose en Grec était maintenue par des sages qui erraient dans toute l’aire eurasienne. Les contemporains sous-estiment les moyens de transport, les réseaux de communications, les routes terrestres et maritimes fréquentées depuis la nuit des temps par les sages errants. La route de soie était déjà ancienne à l’époque de l’Antiquité. L’Aryavarta, l’aire de civilisation des peuples Aryens (dits Indo-européens par nos scientifiques), qui s’étendait sur un territoire allant du pied des Alpes, du Danube à la Mer d’Aral au pied de l’Himalaya (ca. 8000 à 2000 avant notre ère dite ère vulgaire), débordait aussi dans les régions limitrophes, principalement en Baltique, Méditerranée, Plateau Iranien, Sin-Kiang Takla-Makan et vallée de l’Indus. Ces Aryens de la « Ceinture de feutre » (région des mers eurasiennes) se disaient descendre de la déesse Danu et se qualifiaient de Dananéens, soit Danawoi en Grec proto-ionien, Danava en sanskrit et Danuuioi en celtique. La langue Sanskrite distinguait deux sortes de Dananéens, les Danavas et les Sudanavas, c’est-à-dire les Bons Dananéens.   Nous savons par la tradition védique que tous les peuples Aryens de la plus ancienne époque possédaient leur propre version des Veda. Selon le Rig Veda, les cinq peuples des Aryas (Pancha Mànavas) avec les Dasyus comprenaient les Turvashas, Druhyus, Yadus, Purus, et Anus. Les Puranas les décrivent comme les descendants du roi Aryen Yayati, qui descendait à son tour de la dynastie lunaire de Manu par le fils de Nashusha. Ces peuples sont d’ailleurs appelés Nahushas dans le Rig Veda. À l’époque des Veda, on retrouve les Turvashas au sud-ouest, les Druhyus à l’ouest, les Yadus au sud sur l’Indus et plus à l’ouest dans le Gujarat, les Purus au centre sur les rives du fleuve Sarasvati et les Anus se retrouvent au nord. Anu, Druhyu et Puru étaient les fils de Yayati par Sharmishtha la fille Vrishaparvan, roi des Asura, alors que Turvasha et Yadu étaient les fils de Yayati par Devayani, la fille du sage Shukra de la lignée des Bhrigu. Les Asura, comparables aux Ases de la tradition germanique, étaient de race ancienne. Le sage Bhrigu était lui-même fils de Manu, un des sept sages du septentrion et fondateur d’une ancienne lignée de sages. Dhryu, «le ferme» (même sens que le Celtique Druos||Druuos), joue avec Dhruva, alpha du Dragon, l’ancienne étoile polaire. Il devient clair que toutes ces races étaient originaires du nord, c. à d. du pourtour de la Mer d’Aral. Puisque les Veda datent d’au moins 5000 ans, donc d’avant les grandes dispersions, il est invraisemblable que ces gens puissent ignorer les peuples parents de l’Ouest. Les Anus sont peut-être les mêmes que les Toutai Deuas Danunas «qui étaient dans les îles du nord du monde». Les Druhyus sont peut-être les Cimmériens, peuple Proto-Celtique apparenté aux Tochariens. Ces Tochariens, appelés Twyry par les Uighurs, seraient les Turvashas. Les textes védiques les appellent aussi Utara-Kuru, c’est-à-dire « la Race du Nord ». Il devient alors clair que les Purus sont les Aryens des plateaux de l’Iran et que les Yadus sont les Aryens de l’Indus. Les trois Veda les plus importants, dits Trayi-Vidyà, étaient le Rig, Sàma, et Yajur Véda. Connaissant la propension de ces Aryens pour les jeux de mots, il est fort possible que les Tri-Uidiiai deviennent les Dru-Uidiiai des Druuioi (Druhyus) abandonnant ainsi le titre de Beromen (Brahmane) pour celui de Dru-Uis (Druide). Selon le Shrimad Bhagavatan : «le Véda fut divisé en quatre parties pour être disséminé par les hommes. Paila Rishi devint le maître du Rig-véda, Jaimini maître du Sàma-véda, et Vaishampàyana celui du Yajur-véda, qui lui fit d’ailleurs sa gloire propre. Le sage Angirà, Sumantu Muni, à la dévotion fervente, se vit confier l’Arthava-véda». La notion de quatre sages gardiens des textes sacrés se retrouve aussi dans la tradition irlandaise. Ce sont, Arios ou *Uesciatis, Semios ou *Semiatis, Morios Uesos ou Marouesos, et Urios/Uros ou *Esdratis. Donc selon le schéma, Arios devint le maître de l’*Areuidiia (Areuidia = étude des symboles, Livre de Ballymote), semblable à l’Atharva-véda, qui contient chants et rites, Semios de la *Samiauidiia (Sàma-véda, étude des chants), Marouesos de la *Marauidiia (Rig-véda, hymnes) et Urios ou Uros devint maître de l’*Urauidiia ou *Urouidiia, (Yajur-véda, instructions pour exécuter les sacrifices).   Bref, il ne faut pas imaginer les communautés de sages ascètes comme étant désorganisées. Traditionnellement militantes, elles étaient structurées sur le modèle militaire. L’activité première dans les cités fortifiées d’Eurasie du Ve avant notre ère était l’activité guerrière. Ces royaumes se donnaient des armées professionnelles à la manière des cités helléniques. Pensons à Philippe de Macédoine et la ligue de Corinthe, Brennos de Gaule, Darius de Perse,  Ajatashatru de Maghada et Açoka d’Inde. Il n’est donc pas surprenant que ces réformes de la tradition très ritualiste des prêtres aient été opérées par des érudits de la classe guerrière. À l’exemple du guerrier, le religieux militant quittait sa famille et ses occupations au service du maintien de l’ordre universel, du dharma. Comme le religieux, le guerrier se rasait le crâne, portait la tonsure, l’habit, de son ordre et s’entraînait à surmonter les privations et les souffrances physiques. Comme le guerrier, le religieux, par un impérieux devoir, s’abandonnait à toute forme de confort pour la frénésie du combat par la conquête du soi. Il faut dire que le réformateur Gautama est né de la classe des guerriers. Malgré son adresse dans les arts martiaux, suite à une illumination, quitta à 29 ans les conforts de la vie aristocratique pour mener une vie d’ascète errant. Selon la doctrine du Bouddha, toutes choses sont en perpétuel changement, que tout est constitué de vide ou d’irréel à l’exception du Nirvâna, qui apparaît alors comme la plénitude même.   Ainsi, on parle de dharma et en sanscrit, darna en vieux-prussien, et dedma en celtique, termes issus de la racine PIE *derma. Puisque dans la religion celtique, il y avait mobilité des classes, voire possibilité de transcender sa classe héréditaire en poursuivant son dedma selon le mérite, la nécessité de réformer la société ne s’est pas fait sentir comme avec l’hindouisme. Donc, dans le druidisme comme dans le bouddhisme, il y a la notion du vide et du plein qualifiés de Couocanton et de Couiocanton. Aussi est présente la grande roue du temps, la Kalacakra, qui se dit Tarabara en celtique. Certains seraient tentés de faire le rapprochement entre la déesse souveraine Tara bouddhiste et la Tara celtique, elle aussi souveraineté (des lieux). Les auteurs grecs constataient qu’il y avait chez les druides une tendance antithéiste. Est-ce dû à une influence bouddhiste ou est-ce une tendance normale dans l’évolution des philosophies indo-européennes ? Rappelons-nous qu’il y avait dans l’Antiquité dans toute l’aire eurasienne des maîtres errants qui intruisaient disciples et élèves. Il y avait aussi en Grèce depuis l’époque alexandrine une école de pensée bouddhiste. Les anciens concluaient des ententes entre eux dans le but de faire avancer la Gnose (Uidiia chez les druides). « Alexandre, dans son livre sur les symboles pythagoriciens, expose que Pythagore était un élève de Nazaratus l’Assyrien, et il prétend en outre, que Pythagore était un auditeur des [druides] Galates et des Brahmanes (Clément d’Alexandrie, Stromata I, XV). « Parmi les textes extra-canoniques qui exposent la doctrine primitive du Bouddha, une place de choix revient au Milindapañha (les questions de Milinda). Éprouvant une sympathie pour le bouddhisme, le roi Grec Milinda (Méandre), qui régna en Bactriane de 125 à 95 avant notre ère, fit venir à sa cour un moine bouddhiste du nom de Nâgasena. L’ouvrage relate divers entretiens qui permirent au moine de répondre à toutes les questions du roi portant sur le bouddhisme, et la conversion du roi qui en résulta. » (in Le Bouddha par Henri Arvon, p. 31) Que les bouddhistes et les druides purent entrer en contact est chose probable vu la longue et constante présence celtique en Asie-centrale et en Asie-mineure ! N’oublions pas que ceux qui ont fait connaître le bouddhisme au Nord, à l’Est et l’Ouest de l’Inde étaient majoritairement des Proto-celtes Tochariens Cimmériens et Tochariens de la Bactriane et du Basin de Tarim / désert du Takla-Makan. Shambala semble bien une description indienne de ce royaume proto-celtique d’au-delà des Himalayas. « Mère patrie » ne se dit-elle pas Xaimon en vieux-celtique et Bala trouve aussi sont équivalent dans le Balion des Celtes (= «domaine », lieu de résidence) ?

Le bouddhisme Tocharien d’Asie Centrale Les anciens manuscrits turcs désignaient les peuples I.E. distincts des Indo-iraniens habitant l’Asie Centrale par le nom de Twghry. Or ce nom, qui est assez proche du grec Tocharoi, désignait au IIe siècle av. è.v. les peuples de Bactriane (à l’est de Iran et de l’Afghanistan). La langue tocharienne avec ses deux dialectes, attestées par les manuscrits bouddhistes de Qarashahr, Turfan et Kucha, appartenait au même groupe linguistique que l’italique et le celtique anciens. Les Tibétains du Nord les appelaient Tokh et les Chinois les appelaient Yuexhi ou Wsuen, quand ce n’était pas Gimzi ou Hien Yuen. La linguiste et ethnologue Marie Halun, qui a bien étudié les anciens écrits chinois, restitue les dérives phonétiques chinoises dans leurs formes I.E. originelles. Ainsi, Gimzi dérive d’une forme plus ancienne Xiem-Mier, la forme chinoise du tocharien *Kimmior, terme parallèle au grec Kimmeroi. Les Cimmériens, un ancien peuple Pontique proto-celtique, étaient bien connus par les historiens grecs et en ont fait ample mention. Les Cimmériens faisaient donc partie de cette coalition de peuples aryens qui, vers 900 avant notre ère, attaquaient régulièrement les « royaumes combattants » de Chine. Leur plus grande victoire sur les royaumes chinois fut celle de la prise de la citadelle de Hao, capitale de Zhou (l’actuelle Shaanxi), en 771 avant notre ère. Ils forcèrent ainsi le transfert de la résidence royale de Zhou d’Hao à Loyan (Luoyan dans l’actuelle Henan). Kimeri, chez les Kowars du Kouch, proches parents des Kalasha, est le terme pour femme, épouse. Or, ce mot n’apparaît dans aucunes des autres langues I.E. de la région. Ce qui laisse entendre que les femmes des plus anciens Kowars étaient des Cimmériennes, peut-être du clan Kalash. D’après les manuscrits bouddhistes (Tocharien A), les Tochariens se désignaient eux-mêmes par le nom Agni (> Agnoi = « splendides, rapides, ardents, ignés » en proto-celtique). Six cent ans plus tard, on les retrouve dans la région du Kuch où ils se font appeler Kushanas (= « ceux du Kuch »). D’après les Chinois ils se faisaient appeler Wusuen, de la racine tocharienne wes-, « nous » (< I.E. wei- = « nous », « moi », « toi »). Les Tochares de Taklamakan vont finir par se fondre aux Turcs pour se faire appeler Uighurs.   Ces mêmes Tochariens ont joué un rôle majeur dans la dissémination du bouddhisme en Asie Centrale auprès des populations turques mongoles et chinoises. Au départ, ces populations sino-turco-mongoles devaient pratiquer un type de chamanisme proche du taoïsme. Les Tochares, quant à eux, devaient pratiquer une religion pas très différente de celles des autres peuples I.E. proches parents tels les Cimmériens et les Scythes. Ainsi, ces peuples occupaient la vaste région à l’est de la mer d’Aral englobant les vallées des fleuves Syr-Daria et Amou-Daria jusqu’aux pieds des Himalayas (Hindu Kuch) et des Monts Altai dans les bassins du Tarim et de Tourfan dans le désert du Taklamakan. Les présents Kalash du Kuch indien en sont sûrement les descendants directs. Le bouddhisme des Tochariens était de type dualiste, en harmonie avec leur tempérament guerrier. Suite au déclin de l’empire hellénique de Bactriane sous le règne du roi Kanichka au IIe siècle de notre ère, le bouddhisme va se répandre dans toute l’Asie Centrale. (Joseph Monard, 1999)

Les pythagoriciens, les brahmanes et les druides Nous savons d’après les sources classiques que les pythagoriciens entretenaient des relations avec la plupart des sages du monde Antique. Les Druides d’Europe et d’Asie Mineure, les Chamans de Bactriane, les Mages de Perse et les Brahmanes de l’Inde sont explicitement mentionnés.   Ainsi dans :   Hipppolyte, Philosophumena I, XXV : « Les druides des Celtes ont assidûment étudié la philosophie de Pythagore, étant incités à cette étude par Zalmoxis, l’esclave de Pythagore, Thrace de naissance, qui vint dans ces contrées après la mort de Pythagore et leur fournit l’occasion d’étudier le système philosophique. Et les Celtes croient en leurs druides comme voyants et comme prophètes parce qu’ils peuvent prédire certains évènements par le calcul et l’arithmétique des Pythagoriciens. Nous ne passerons pas sous silence les origines de leur doctrine puisque certains ont cru pouvoir distinguer chez ces gens plusieurs écoles de philosophie. En effet les druides pratiquent aussi les arts graphiques ». (J. Zwicker, op. cit., pp. 88-89) A cette époque, Pythagore jouissait d’une très grande renommée et réputation auprès des écoles païennes du monde. Les brahmanes de l’Inde et d’Asie-Centrale l’appelaient affectueusement Pitrguru, c’est-à-dire « grand-père guru (maître) ». Le Thrace Zalmoxis, un des disciples de Pythagore, se rendit dans les contrées celtiques afin de partager les enseignements et la philosophie de son maître avec les druides.   Juste retour des choses car les druides avaient précédemment exercer une influence certaine sur les mêmes Grecs : « La philosophie, qui est une science de la plus haute utilité, a été florissante dans l’antiquité chez les barbares, répandant sa lumière chez les nations. Elle arriva ensuite en Grèce. Au premier rang sont les prophètes des Égyptiens, les Chaldéens chez les Asyriens, et les Druides chez les Gaulois, les Samanéens (Chamans) chez les Bactriens, les (Semnothées = Siludunioi en celtique) philosophes des Celtes et les Mages des Perses ». (J. Zwicker, op. cit., p. 82.)   « Pythagore le Samien, fils de Mnesarchos, disait que la monade est dieu et que rien n’a été amené à être à part cela. Il avait coutume de dire que les sages ne devraient en aucun temps ni sacrifier les animaux aux dieux, ni manger ce qui était vivant, ou de fèves, ou boire de vin. Et il avait coutume de dire que toutes choses, de la Lune en haut au bas, étaient sujettes au changement, alors que tout ce qui était du bas vers la Lune ne l’était pas. Et il disait que l’âme pouvait, à la mort, passer dans d’autres animaux. Et il demanda à ses disciples de garder silence pour une période de cinq ans, pour finalement considérer celui-ci comme un dieu. » (Epiph. Haer. iii. 8; Dox. 390)   Notons au passage que les pythagoriciens, à l’exemple des bouddhistes et des druides, tenaient à l’idée du changement, de l’impermanence des choses et des êtres, à l’idée de l’existence d’une monade et à la survie de l’âme après la mort, donc à l’idée de la métempsychose.

Bouddhisme et druidisme comparés : Les bases métaphysiques du druidisme, du védisme et du bouddhisme sont donc fondamentalement les mêmes. Les enseignements reposent sur les mêmes principes ou conventions pris comme certitudes et non comme dogmes. La tripartition, il va sans dire, joue dans ces traditions, dites aryennes, un rôle structurant. Ces phénomènes sont toujours classées dans l’ordre trinitaire, c’est-à-dire selon la classification par trois : physique, mental, spirituel ou petit moyen et grand, par exemple. Chacune de ces composantes est dépendante de la première ou  de la seconde. Ces phénomènes sont aussi conditionnés par d’autres attributs selon certaines conditions, causes et concepts inhérents au paradigme indo-européen. Curieusement, les manuscrits bardiques (Barddas ou Livre des bardes de l’Île de Bretagne) collectionnés et retranscrits au XVIIIe siècle par le « celtomane » Edward Williams, dit Iolo Morganwg, sont truffés de triades métaphysiques. Williams s’était fait à un jeune âge collectionneur de manuscrits bardiques attribués au barde Llywellyn Sion du XVIe siècle.  Collectionneur maniaque ou habile faussaire ? Jugée frauduleuse, l’œuvre conserve malgré les gloses cette structure en triades propre à la tradition druidique. Trop tôt pour reprendre les bribes de la tradition hindoue ou bouddhiste (pas encore diffusées en éditions) et trop prêt du christianisme pour ne pas en être marqué, les Barddas conservent néanmoins une métaphysique propre au druidisme. Edward Williams était donc le dernier colporteur de la tradition païenne d’Europe. Les traducteurs compétents de la tradition bouddhiste n’apparaîtront qu’au début du siècle dernier avec W.Y. Evans-Wentz et Alexandra David-Neel. En voici un exemple : « Qu’étais-tu avant de devenir homme en Abred? J’étais dans l’Abîme la moindre particule de vie qu’on puisse concevoir, le plus près possible de la mort absolue ; puis, je passai dans chaque forme et à travers toute forme où soit possibles le corps et la vie ; je vins jusqu’à l’état d’homme du cercle d’Abred où fut vide et pénible ma condition à travers les âges, depuis mon dégagement de la mort en l’Abîme, par la grâce de Dieu, de sa grande Bonté et de son amour infini. » (Barddas VII, de la Transmigration) Ainsi, dans ces Barddas on retrouve des notions complètement étrangères au christianisme. Par exemple, la division des éléments en triades qualifiées Gwyar (< uergon = « agissant », « performant » avec idée de changement), Calas (< caletia = la « solidité », « dureté », donc la structure) et Nwyfre (< gneuo = « savoir », la conscience) en Gallois. En termes celtiques anciens le changement se dit Uelio, et la conscience se disait conuidtu. Du côté bouddhiste, on retrouve la même conception de l’âme avec cette progression ou errance dans les différents mondes de l’Au-delà ou éthériques. Voici comment sont décrites les quatre réalisations : 1)    « En surmontant complètement les perceptions de forme, en faisant s’évanouir les images réfléchies, en réduisant toutes les perceptions de multiplicité, l’ascète pense « éther infini » et atteint le monde de l’éther infini. » 2)    « Après le surpassement complet du domaine de l’éther infini, avec la pensée : « infinité de conscience », l’ascète atteint le monde de l’infinité de conscience. » 3)    « Après le surpassement complet du domaine de l’infinité de conscience, avec la pensée : « non-existence », l’ascète atteint le monde de la non-existence. » 4)    « Après le surpassement complet du domaine de la non-existence, l’ascète atteint le monde qui se trouve au-delà de la conscience et de l’inconscience. » 5)    « Après le surpassement complet du domaine qui se trouve au-delà de la conscience et de l’Inconscience, l’ascète parvient à la destruction des déterminations. » « À ce point, est-il dit, la « manie » de l’ascète voyant est détruite, les âsavas (intoxiquants, manies) sont dissous. Ne subsiste plus que de « lien gros ou mince », et la conscience absolue resplendit. » (Julius Evola in La doctrine de l’éveil p. 206) Selon Evans-Wentz, la doctrine ésotérique celte des renaissances n’admet pas l’idée d’une immortalité personnelle. Ce qu’elle admet cependant, c’est une plus grande immortalité, l’immortalité du principe de la monade qui unifie chaque personnalité temporaire qualifiée individualité ou « personnificateur ». Selon la théorisation druidique, la personnalité occupe une position entre le corps humain et la monade d’essence spirituelle. En plus clair, un peu comme la Lune occupe l’espace entre la Terre et le Soleil. La conscience personnelle est au corps humain ce que la lumière réfléchie lunaire est à la terre, c’est-à-dire une pâle réflexion de troisième ordre. La monade spirituelle ou individualité est l’ultime source des deux sortes d’unités.  Le corps physique ou matériel dans son aspect double physique et personnel étant l’entité consciente intégrale. Chaque personne est temporaire alors que l’individualité, comme le Soleil (esprit) en relation avec la Terre (corps) et la Lune (pensée) est capable d’une certaine immortalité. Dans cet ordre, la lumière solaire est à l’origine de celle de la Lune avant même qu’elle ne réfléchisse sur la terre nocturne. Et elle continuera à briller après la désintégration des corps et des consciences individuelles. La nature essentielle de l’énergie solaire ou énergie de vie échappe à l’examen du mental, de même que la nature essentielle de l’énergie ou du principe de vie qui se manifeste dans les individus.   L’énergie prânique, qualifiée de Brigo, « force », « position de force », « valeur », « vertu », « principe actif », « essence », « hauteur », « vitalité », « mérite », « prestige », est sous l’égide de la Déesse Brigindo, « Sublimité » ou Brigantia, « Noblesse », Brixtia, « l’Ensorcelante ». Passons ses autres noms, trop nombreux pour les nommer, mais pour résumer en voici quelques-uns : Cana, l’Accomplissement », Dexsiua, « la Droite Loyale », Marriga, la « Grande Reine », la « Reine des Cailloux (glandes / chacras) »,  et Matrona, la « Matrone », « Rivière Sacrée », et Medua, « l’Ivresse ». La Déesse incarne tout ce qui est d’ordre matériel (Terre) et psychologique (eau), de la forme, Delua, et de la pensée, Mana ou Ménmania. En fait, Ménmania, joue le même rôle que la Çakti indienne dont l’équivalent celtique est Cacto, « Puissance » ;  l’équivalente de la Maya indienne étant chez les Celtes Maia / Maiia (= « Grandeur »). Les trois principes (Canes) de la pensée régis par la Déesse sont :   MÉNMANIA (Mental) BUDA (Buddhi), libre décision, libre consentement, bonne entente, harmonie. OINANTIO (Ahamkara), l’individualité, identité particulière. MANA (Manas), la pensée.   Le Dharma Dharma est la loi sacrée universelle qui régit les êtres. Les hindouistes confondent souvent le terme dharma avec celui de religion. Pris au sens large c’est un peu juste car le dharma règle la vie du croyant, autant les devoirs religieux que les devoirs sociaux, familiaux (svadharmas). Sanatana dharma désigne la plus ancienne Loi Sacrée. En celtique c’est Senotamodedma qui désigne la plus ancienne règle ou tradition religieuse. En bouddhisme, le Dharma désigne la totalité des enseignements du Bouddha alors que le bodhidarma, loi de la félicité, désigne plus précisément le dharma des bouddhistes en opposition à celui des hindous. Dharma, la religion, la loi rituelle se dit Derma < Dedma en Celtique alors qu’Adharma, «manière profane», en dehors de la religion se dit Andedma et Svadharma, les devoirs de l’homme, se dit Suaddedma et a le sens « douce loi ».   Le Karma Le Karma c’est la Loi de la nature selon laquelle toute action matérielle, bonne ou mauvaise, entraîne obligatoirement des conséquences, lesquelles ont pour effet de maintenir l’être enchaînée au cycle des vies, des morts et des renaissances. Le karma est le résultat des actions, bonnes ou mauvaises. Le Karma a le sens de Trodma, poids, fardeau (que l’on porte) en celtique (J. Monard).   Akarma: *Antrodma, «sans poids», libéré de toute contingences, du cycle des renaissances.   Les Margas En bouddhisme, les sentiers, pas ou pistes, sont les voies qui mènent à l’éveil. Prises cosmologiquement, les margas sont les sentiers des étoiles ou des vents. Les margas sont pour l’homme la voie tracée par le Bouddha dans l’espoir d’échapper aux souffrances de l’existence.

Le noble sentier  / Sudharma : le bonDharma Les huit sentiers marécageux / Anomalie : Adharma
1 – La Compréhension juste2 – La pensée juste3 – La parole juste4 – Les actions juste

5- Bon mode de vie

6 – Effort juste

7 – Attention juste

8 – Concentration juste

1 – Mauvaise compréhension2- Mauvaises pensées3- Paroles injustes4- Mauvaises actions

5- Mauvais mode de vie

6- Manque d’effort

7- Mauvaise attention

8 – Manque de concentration

 

Le sentier élevé Les faux sentiers
1 – Foi pure2 – Volonté pure3 – Langage pur4 – Actions pures5- Vie pure6 – Application pure7 – Mémoire pure 8 – Méditation pure 1 – La fausse foi2-  La fausse volonté3- Le faux langage4- Les actions fausses5- La vie fausse

6- Les applications fausses

7- La mémoire fausse

8 – La fausse méditation

Chez les Celtes (Le dialogue des deux sages), nous avons un schéma tout à fait semblable, mais avec neuf voies de la sagesse… huit pour les rayons de la roue solaire et une pour le moyeu. La gante étant Uidiia, la sagesse elle-même.

Uidiia, la voie de la sagesse Anuidiia, la voie de l’ignorance
1. Etana,                  la Poésie2. Apomarcos,         l’Examen3.Ambirateia,    la Méditation

4. Rouidtu,      e Grand Savoir

5.Ambiuritu,     la Recherche

6. Insagia,        l’investigation

7. Connos,  la raison,le Grand Bon Sens

8. Couira,     la Compréhension

9. Uidia / Ueda, Eula,

la Sagesse ou la Science

1. Anmatis Etana,   a mauvaise poésie2. Atredia,          l’imitation3. Camba Ambirateia, la fausse

méditation

4. Mara Anuidiia,   la grande ignorance

5. Dipesla,      l’indifférence

6. Exconnio,     la déraison

7. Anmatis Bratos, le mauvais jugement

8. Anmatis couira,

a mauvaise compréhension

9. Anmato,   l’idiotie,l a  stupidité

L’équivalent celtique des margas est Senton qui a le sens de piste, voie ou allée. En druidisme comme en bouddhisme, le concept de la voie, du cheminement est capital. Au point où ce motif est divinisé par le couple Sentona et Sentonos, « Celle et celui qui va ». C’est aussi le nom de la divinité héroïque Setanta Cuchulain.   L’Aedonios (Aedonia au fém.), c’est le fervent, l’ardent, l’allumé, c’est-à-dire le (ou la) Iugodubnos (Iugodumna) accompli. Evidemment,  avec l’incroyable exagération poétique des bardes, cette chaleur décrite dans les poèmes épiques décrivent comment les héros celtes usaient de celle-ci. Cuchulainn (Cuculantios), entre autres, pouvait littéralement changer d’apparence et accomplir des gestes incroyables. Cette habilité lui valut le surnom gaélique de « Riastarta », c’est-à-dire contorsionniste.  Or, justement, le iugodubnos, le yogin, c’est le Rixtustrctos (Rixtustrcta), de Rixtutrctu, « contorsion ». Rixtutrctuiaxto étant l’art des gymnastiques extrêmes, l’art des positions yogiques. Moksa Le terme Moksa désigne la volonté d’émancipation ou de libération de la condition d’existence. Il s’agit de l’anéantissement de l’égo dans le but de franchir l’obligation des cycles de transmigration et d’incarnation. Dans ce processus, l’âme indivuduée se fond et se dissout dans la monade essentielle. Moksa: qui se dit Dits < Dis en Celtique, a le sens de «dissolution», «destruction», *Diteios, «être accompli», libéré du monde des apparences, des cycles karmiques de vie et de mort. La Monade La Monade est la substance essentielle, l’essence spirituelle active, invisible, qui compose toutes les âmes et êtres incluant la divinité suprême. En bouddhisme le Bodhisattva est rempli de cette essence. Le Bodhisattva est d’essence pure et de parfaite sagesse et connaissance. C’est celui qui a atteint la réalisation spirituelle, celui qui est prêt d’atteindre l’état suprême du Bouddha, puis du Nirvana. Maitreya est le Bodhisattva à venir attendu par les bouddhistes. Dans le concept druidique, la monade, l’essence spirituelle, se dit Oinalio. L’individualité, l’identité spirituelle quant à elle, se dit Oinantio et une entité (physique ou spirituelle), se dit Oinantos. La Divinité Cosmique Suprême, Guton Uxellimon, a ensuite par hypostasie engendrée les autres entités. Ces entités après plusieurs incarnations dans divers séjours en plusieurs mondes seront résorbées dans la Divinité Suprême. Il s’agit d’une fin d’existence considérée comme un renouvellement ou une reconstruction. Areudengto > Aredengto > Erdathe, a le sens précis de restauration, de reconstruction, de renouveau. « Somme toute, dans le cadre de cette vue moniste du druidisme, la pluralité des âmes humaines ou autres constitue « un capital roulant » dans le Grand Tout. Leur « fin dernière » est cette réabsorption dans la Divinité. C’est d’ailleurs une thèse que proposait aussi le chrétien celte et druidisant du IXe  siècle Scot Erigène, puis ce que Theillard de Chardin a désigné comme le « Point Oméga » ; (tous deux tenus en odeur d’hérésie par l’Église Romaine qui pourtant tient Dieu pour « l’alpha et l’oméga ») ». (J. Monard).   Le Samsàra Samsàra a le sens de voyage, de migration, c’est-à-dire de transmigration. Il s’agit en fait, d’un cours ou d’un passage dans les états successifs de vie à trépas. Ce terme Sanskrit est un équivalent du Grec metempsychosis ou métempsychose. Dans la philosophie bouddhiste, le mot est venu à qualifier le cycle des réincarnations et l’empétrissement dans la vie illusoire de souffrance. En celtique, Samsàra peut se traduire par *Abredio, avec l’idée d’affranchissement. *Ancommen traduit l’idée d’oubli tel qu’on le retrouve en filigrane dans le concept général de Màyà. Ahimsa: ataraxie, «absence de désir» proposée comme l’une des conditions d’affranchissement de la Samsarà se traduirait alors par Anneisiau = non-besoin, absence de besoin (J. Monard). Parà prakrti et Aparà prakrti ou Yin et Yang Les prakti établissent une opposition dialectique entre les notions de vide et de plein. En Sanskrit, Shunyata exprime le vide, l’absence de vie, d’existence ou de nature propre. « Le Dhamapada associe « vide » et sans-signe » à viveka, « libération » ou « détachement ». Ce ne sont point là les seuls endroits où le thème du vide – sunna ou sunnata – apparaît, puisqu’on le retrouve déjà dans les textes du bouddhisme des origines. » (J. Evola in Doctrine de l’éveil) Dans le Bouddhisme chinois, la notion védique de l’aparà prakti est qualifiée Yin. Le Yin, principe féminin et passif, représente l’absorption et l’ombre ainsi que la Terre. Le Yang, quant à lui, est d’essence masculine et active et représente la lumière et la pénétration. Dans la conception druidique, Parà prakrti (la vie, les êtres vivants), le Yang devient Couocanton, la plénitude, et Aparà prakrti (les choses inertes, sans vie),le Yin, devient Couiocanton, la vacuité. Termes qui rejoignent le concept des Gunas dans l’idée des contenants avec le jeux de mots de Caneton = > Caneto = «intégralité» et Gandneto > Ganneto = «contenance» (J. Monard).   Sattva Sattva signifie « être », « existence », « entité », « essence », au sens de réalité sous-entendant « existence de l’Être (Suprême). Il s’agit plus précisément d’une qualité d’esprit, du caractère, de la pensée ou d’essence spirituelle. En bouddhisme, ce terme est jumelé à bodhi, bodhisattva et a le sens d’Être Suprême, le Bouddha, le Maitreya dans ce qu’il a de plus transcendant et pur. En druidisme, la notion de Sattva est rendue par le terme Sueoinon qui désigne le Soi, l’Être, l’Existence (être soi) alors que Bituioto exprime l’Immortalité, la vie éternelle.   Équivalences terminologiques

SANSKRIT :Adharma:sans précepte, hors loi.Ahimsa: ataraxie, absence de désir.Anatman: le non-être, sans esprit.Annitya:  changement, impermanence.Asuras:  Ases, Titans ou demi-dieux.Avidya:   ignorance.Bodhi:  contentement, félicité,béatitude.

Buddha:  l’éveillé.

Citta,:  pensée. Devas, les dieux.

Dharma:  précepte, Loi, statut.

Dhyana:   (ch’an, zen), méditation.

Dvesha:   manque, défaut, haine, colère.

Gandharvas:   esprits angéliques musiciens.

Karma:    rétribution suite à une action.

Madhyamaka:   mauvaise logique, hésitation.

Manas:   pensée, intelligence.

Mantra:   chant religieux, sons sacrés.

Mara:  déesse de la Mort,  elle fait obstacle à la réalisation et à   l’illumination spirituelle.

Marga: le sentier, les huit nobles sentiers.

Nagas: serpents ou dragons. Le Roi des Serpents porta assistance au Bouddha pendant une tempête.

Prajña: sagesse.

Prajña:    déesse de la Sagesse. La mère du Bouddha en était l’incarnation.

Puja: cérémonie, rite rituel. Rupa — forme, l’aspect physique.

Samadhi: méditation.

Samsàra: libération, le cycle des vies successives, des morts et des naissances, cause de souffrance.

Sattva: être, existence, entité, essence.

Shrota-appana: « Vainqueur de torrent » (stade d’acquisition vers la libération de cycles du Samsàra).

Shunyata: vacuité, vide inhérent de « nature propre ».

Skandhas: parts, parts de l’être.

Smrti (sati): prévoyance, méditation.

Theravada:, « Tradition des Anciens ».

Tantra: force, puissance, magique.

Taras:     groupe de 21 déesses nées des larmes d’Avalokiteshwara dont les plus connues sont la Tara Verte et la Tara Blanche. Trishna (tanha), désir ardent.

Vedana: sensation, sens.

Vidya: la science, connaissance.

Vijñana: conscience.  \

CELTIQUE :Andedma:   sans  précepte, hors loi.Anneisiau:  non-besoin, absence de besoin.Ananatmon: le non-être, sans esprit.Uelio: changement.Aisues: Esprits divins.Anuidiia:   ignorance.

Budi:  satisfaction, contentement.

Boudios:  le victorieux.

Qeisla /Peisla: pensée.

Deuoi:   les dieux.

Dedma:  précepte, Loi, statut.

Dianna:  (divinité) lumineuse.

Duexbutis:  défaut, manque.

Candaros:  lumineux, parfait.

Trodma: karma,      poids, rétribution.

Beromen: porteur d’offrandes, flamen.

Maro: hésitation, inquiétude, doute.

Mana: pensée, intelligence.

Menmen: esprit, psychisme.

Comuartis / Comuertis: cercle fait autour de quelque chose, circuit.

Iiulu: chant religieux, mantra.

Marriga: déesse, reine de la Mort.

Maruo: Mort.

Oxtusentai:les huit sentiers.

Natris // Nadris: serpent.

Natira: vipère

Rato // Rata: attention, dessein, compréhension, grâce, sagesse.

Rata:   déesse de la Grâce, de la Sagesse.

Gnoto: cérémonie, rite, rituel.

Delba // Delua: forme, apparence, aspect

Ambirateia: méditation.

Abredio: émancipation, libération, le Samsàra.

Sueoinon: le soi, l’être, l’existence.

Andesrutus: le super torrent, d’éloquence, titre de sagesse.

Couiocanton: vacuité, vide.

Partes // Qartes: parties, parts, divisions.

Smert: prévoyance.

Senicatis: la tradition ancienne, antique.

Brixtia // Brictia: puissance magique.

Tara // Tura > Turra > Torra, « Tertre »: résidence mythique des rois d’Irlande, nom de la déesse Tiana Matra (Tea Mhair), épouse du dieu Ariomanos (Eremon).

Aueidos: désir ardent.

Muto: sens, sensation.

Uidia / Uidiia: la science, connaissance. Ambignto, Conuidia: conscience.

Emon: Jumeau,

Emnoi: les Dioscures.

Labaron: enseigne, emblème, image utilisée pour la méditation.

Iugon, joug:   yoga.

Pour Conclure   Vu la mobilité des individus à l’intérieur de la société celtique ainsi que de l’apparente flexibilité des princes confédérés en royaumes autonomes, il ne sera donc pas surprenant d’y trouver les influences les plus diverses. Il est vrai que ces royaumes n’arriveront jamais à se constituer en empire véritable, au sens Grec ou Romain, mais disons que ceux-ci arriveront malgré tout à maintenir une certaine cohésion satellitaire. Cohésion culturelle et cultuelle, s’étendant sur de vaste territoires allant de l’Atlantique à l’Asie mineure. Et le ciment de cette société donc, était l’institution druidique. Bref, il y avait sûrement dans l’Antiquité en Gaule méridionale, dans la région de Marseille principalement, des rencontres entre pythagoriciens, druides et bouddhistes. Et comme ces traditions étaient non dogmatique ou fermées sur elles-mêmes, dans un tel bouillon de culture ou sas de réflexion il n’est donc pas surprenant que la tradition bouddhiste voyait le prochain avatar, le Kalkin, venir de l’Ouest. En fait, c’est le Christianisme qui a tout fait disparaître en laissant un semblant d’homogénéité dans son effort de conversion des « païens ».   mp3 01adaywithoutrain.mp3 Musique: Enya -Album Pilgrim Sources : Arvon, Henri. Le Bouddha. Presse universitaires de France, Paris, 1972.  Le Roux, Françoise et Guyonvarc’h, Christian-J.. Les Druides. Editions Ouest-France Université, Rennes, 1986.

Evans-Wentz, W.Y. The Recorded Fairy-Faith, chap VII, The Celtic Doctrine of Rebirth, textes en ligne : http://www.sacred-texts.com/neu/celt/

Evola, Julius. La Doctrine de l’Éveil – Éssai sur l’ascèse bouddhique. Archè Milano, 1976.

Frawley, David. The Rig Veda and the History of India.Aditya Prakashan, New Delhi, 2001.

Lamirault, Paul. Tradition des Bardes de l’Île de Bretagne, le Livre du Bardisme ou Abrégé du Barddas, Éditions Lire Canada (Québec), Acton, Québec, 1997.

Mackenzie, Donald A.. Buddhism in pre-Christian Britain, pub Blackie and Son Ltd, Glasgow, 1928, préface p. xx

Monard, Joseph. Dictionnaire de Celtique Ancien. Keltia Publications, Edimbourg, 2001.

Monard, Joseph. Tradition celtique et druidisme. Monographie, causerie donnée à Lyon à la Maison des Amis de l’Inde, 1987.  Thurman, Robert A.F. Essential Tibetan Buddhism. Castle Books, Edison, Ne

w Jersey, 1997.

Mackenzie, Donald A.. Buddhism in pre-Christian Britain, pub Blackie and Son Ltd, Glasgow, 1928, Preface p. xx.

Toulson, Shirley. Buddhists and Druids in pre-Christian Britain and Ireland, About Ulverston site :

mp3 09pilgrim.mp3

La communauté des druides du Québec

Créé par le 27 mar 2008 | Dans : page d'acceuil

Print

 

INVOCATION DES DRUIDES

 

Dits Ater,

donne nous Ton appui,

Et avec Ton appui, la force,

Et, avec la force, la compréhension,

Et , avec la compréhension, la science,

Et , avec la science, la Sagesse

Et ,avec la Sagesse ,le pouvoir d’aimer

Et en aimant ,  l’amour de toute chose vivante

Et avec l’amour de toute chose vivante,

L’ Amour de la Vie

Aweentia    

 

Fondée en 2002,la Communauté des Druides du Québec célèbre ses 15 ans d’activité.

Voir le texte au bas ce cette page.

 

INVITATION À LA CÉRÉMONIE DE BELOTEPNIA

 

2017 è.v.En l’an 4591 de l’ère Catus Magos Turetion (Mag Tured)(Bataille de la Plaine des Tours),ou en l’an 4391 de l’ère Celtique de la Renaissance.

 Organisé par la Clairière du Cygne,Partie intégrante la Communauté des druides du Québec

 

Bonjour à tous les Celios et Celiai (compagnons et compagnes) de notre communauté, vous êtes cordialement invité à participer à la cérémonie de à la cérémonie druidique de BELOTEPNIA qui aura  lieu samedi le 6 mai 2017 à 14h30 à Rawdon, dans la région de Lanaudière, au Québec, situé à environ 70km de Montréal.La Clairière du Cygne est reconnaissante de l’hospitalité de Bhashan et Julie d’organiser cette cérémonie sur son site privé à Rawdon, qui tient lieu d’accueil pour l’Alliance des Nations, dont vous pouvez visiter le site internet à l’adresse suivante :

http://alliancedesnations.org/L’Alliance Des Nations

4533 Langlois
Rawdon, Québec
J0K-1S0
Téléphone : (450) 834-1006

 

Pour assister à nos cérémonies, aucune expérience n’est nécessaire, seul l’élan du cœur compte et le désir sincère de participer à une célébration spirituelle en pleine nature, sous l’œil du Soleil, selon les rites de nos ancêtres Celtes, Gaulois et Indo-européens.

Aux dires du Druide Boutios /I\:BELOTEPNIA (< Beltaine) ou la fête Sacerdotale Belotepnia est la fête sacerdotale par excellence dont les traits ont été
largement effacés par la christianisation qui en a fait la fête des travailleurs. Toutefois, nos ancêtres canadiens – français célébraient cette fête de fertilité dans leurs champs par l’érection du mat de mai aux XVII e et XVIII e siècles.« Beltaine, feu de Bel, feu bénéfique, à savoir un feu que les Druides faisaient par leur magie ou leurs grandes incantations; et on amenait les troupeaux pour les protéger contre les épidémies chaque année à ces feux. Ils faisaient passer les troupeaux entre eux. (Glossaire de Cormac) »

 Le sens de la fête est inscrit dans le nom : Belo- tepnia <Belos + tepnia = »Feu lumineux » ou « Feu de Belos ». Beltaine est donc la fête de la chaleur et de la lumière initiant la saison estivale.

Aux dires de Iuos Uedons : «Belotepnia est la dernière fête printanière et la première fête célébrant l’arrivée de l’été; la lumière est de retour et la chaleur également. Cette cérémonie célèbre l’engagement sous toutes ses formes; car elle symbolise l’union du ciel et de la terre permettant la fertilité, l’éclosion de la vie et la promesse de l’abondance. C’est un temps propice aux fiançailles et au mariage, à la célébration de la vie sous toutes ses formes, à l’amour et à la fécondité.»Veuillez prendre note que les photos et vidéos des cérémonies sont interdites, à moins d’autorisations expresses.

DÉROULEMENT- Accueil et visite du site- Recueillement, pouvant inclure asanas (postures de yoga) et pranayama (exercices de respirations)- Bâtir le bûcher sacré, sous forme d’offertoire selon l’adage d’Hermès Trismégiste, selon lequel «ce qui est en haut est comme ce qui est en bas» de façon à représenter dans l’harmonie les principes cosmiques, en utilisant différentes essences d’arbres ainsi que des feuilles de plantes médicinales dans un ordre précis.- Allumer le feu sacré- Procession et recueillement  /|\- Explications de la CérémonieLes différents cercles de Gwenved, Abred et Keugant- Ouverture
– Prières, Invocations / incantations- Offrande au Feu du Sacrifice (Chaque personne qui le désire peut faire une offrande: elle peut être fait par un vœu que l’on écrit et que l’on jette dans le Feu, ou elle peut consister en une offrande matérielle, apporter au choix, céréales, noix, fruits, pain)

- Chaîne d’Union fraternelle

- Communion

- Clôture de la cérémonie
– Festin communautaire et discussion

Banquet fraternel («Pot luck»): Comme toujours, un somptueux festin composé de toutes les bonnes choses de la Terre apportées par les invités viendra clore avec brio cette joyeuse assemblée.

Il s’agit d’apporter un plat à partager (il peut aussi s’agir également de pain, fromage, fruits, desserts); apporter de la nourriture qui se mange froid, tel que salade et légumes; salade de riz; salades tofu, fèves, fromage, fruits, noix, céréales, etc. ainsi  que la boisson (non alcoolisé ou alcoolisé) pour vous-même ou que vous désirez également  partager avec l’ensemble des convives.

Pour ceux désirant venir en co-voiturage, le départ s’effectue à partir de Montréal. Prière de communiquer avec nous à ce sujet. Une participation au coût de transport est appréciée.

/|\ Par Belenos, Lug et Belisama!

Par le souffle de l’Awen! Que cela soit!

Iuos, pour la Clairière du Cygne

cducygne@outlook.com

 

 

Vision du monde  chrétien durant  l’Antiquité
 Nos connaissances actuelles

 

 

Geocentricite-terre-centre-univers-carte-02-800x800

evolution 4

L’humain et la religion.

Tant que l’humain ignorait tout de sa place dans cet univers, il sentit le besoin de se donner un cadre qui donnait un sens à cette immense interrogation. Les communautés humaines se donnèrent des légendes et une mythologie. Delà, s’élabora le mythe nordique, celtique, sumérien, égyptien, maya,…ect. Même le dieu Yaweh, Jéhova ou Adonaï du monothéisme fut créé autour du 7 ième siècle avant notre ère. Les croyants ignorent qu’avant la création du Judaisme, la région de Canaan était habitée par de nombreuses communautés polythéistes. Deux événements importants forceront les tribus de Canaan à s’unifier en un seul peuple, se donner un dieu et un temple commun. Pour comprendre cette page de l’histoire de la naissance du Judaisme je vous invite à lire l’œuvre du Professeur Israël Finkelstein:  » La bible dévoilée » Ceci dit, nous pouvons dire que là où l’humain du passé voyait une divinité, l’homme moderne, armé de ses connaissances en physique, en chimie,en astronomie, en physique quantique est capable d’ y voir un Tissus cosmique d’une extrême complexité et de  prendre sa place dans cet Univers infini. Non seulement nous sommes de la poussière de la terre, mais cette poussière est de la poussière d’étoile. Chacun de nos atomes est le produit du Big Bang. Il est dit «  rien ne se crée, rien ne se perd; tout se transforme. » Nous sommes le produit de l’Univers et l’Univers se perçoit en nous. image LCMD3  

L’humain du troisième millénaire.

L’humain est fondamentalement un animal. Je sais que cette vision va déplaire aux croyants qui se voient régnant au-dessus « de la création » et issu d’un dieu qui fabrique ses créatures à son image. Nous partageons 98% de nos gènes avec les grands singes. Comme nous, ils souffrent, pensent, utilisent des outils, aiment, détestent et vivent en communauté. Notre évolution nous a forcé à développer notre hémisphère gauche et elle nous a placé ainsi dans un univers mental plus structuré et mieux géré que chez nos frères des autres espèces. Ce développement s’est fait aux dépend du développement de l’hémisphère droit. Les autres espèces animales vivent intimement en symbiose avec les forces de l’Univers. Elles perçoivent une dimension de l’Univers qui nous échappe totalement. Cette dimension subtile est le propre  des artistes, des créateurs et des personnes qui cultivent par la méditation une hypersensibilité, une perception intuitive, une activité hors du commun de l’Hémisphère droit. Le druidisme adhère au monde de la science qui nous éclaire sur l’Univers et notre relation avec lui, mais il demeure fidèle à la vision du passé où l’humain est à la fois une conscience individuelle qui est inconsciemment en relation avec cette  immensité cosmique.

L’Univers est matière, énergie , vie et conscience. Nous ne sommes pas isolé de cet Univers mais chacune de nos fibres de matière et notre conscience sont issues de cet Univers. Dans l’histoire de l’humanité, nous voyons apparaître des individus que l’on dit inspirés et qui nous parlent d’un « humain réalisé ». Chez les bouddhistes nous parlons d’un « Bouddha » , l’éveillé , et chez les druides de « Budhios », le glorieux. Cet humain, animal qui réalise son « être global » prend conscience de son état véritable et de son infinité. Accéder à cette vision globale défini un état de connaissance, la Ouidia ou en sanskrit Vidya. La Ouidia ,une expérience spirituelle qui fait basculer une vision archaïque du monde et de l’Univers. Une fois cette expérience vécue, il est impossible de retourner en arrière et de s’attacher à la vision première. A travers la Ouidia, l’humain réalise sa véritable humanité: il devient un Être humain réalisé, éveillé, un Bouddha, un Budhios. L’humain moderne est conscient de sa multi-dimensionnalité et donc incapable de se replonger dans l’état de soumission et de dépendance face à une divinité créatrice et contrôlante. L’humain libéré ne peut retourner à un état d’esclavage. Nous assistons à une croissance continue d’une humanité qui s’assume et qui fait une plus grande place à un humain renouvelé. Les religions monothéistes orthodoxes meurent lentement pour être remplacées par une vision qui répond  aux préoccupations de l’humain moderne. L’humain du futur sera un être qui assume son rôle de protecteur de la Terre Mère, un individu qui équilibre sa dimension spirituelle à sa dimension rationnelle et un être éclairé par une connaissance véritable et non contaminé par des superstitions qui sont responsables du chaos du monde actuel. Le Druidisme est tournée vers la réalisation de l’humain du futur, un véritable « Être humain » un être en devenir et un être réalisé.

 » Bible dévoilée de Israel Finkelstein »  4 vidéos Conférence: https://www.youtube.com/watch?v=4j04JeJYRa8   Genistos   .images Le Druidisme

Pour l’individu occidental, la « spiritualité » présente deux  voies :  le monothéisme créé au Moyen-Orient et importé en Occident  et  le Druidisme un courant de sagesse issue de la psyché indo-européenne et développé sur plus de 3 millénaires. Nous sommes donc  face à  deux  visions aux antipodes :le monothéisme  qui est une religion, alors que le Druidisme insiste sur une approche de Sagesse. Le premier impose des dogmes, des obligations et il exige une soumission à une divinité, et dans l’Église catholique romaine une soumission à l’institution. Le Druidisme propose une démarche intelligente et intuitive sur les grandes questions existentielles. Le succès de la démarche réside sur la volonté et la détermination de l’adepte. Il est seul responsable de son échec ou de son succès.La Sagesse est de se tenir debout et d’assumer son humanité. Le Druidisme est un organisme vivant qui est capable d’assimiler tout ce qui aide à sa croissance et qui parle  le langage de l’homme moderne. Malgré son âge, il n’est pas un cadavre momifié qui est bourré de concepts inutiles. On ne peut pas étudier le chant des oiseaux sur des modèles empaillés.

Mais qu’est-ce que l’éveil? <Être plus, c’est s’unir davantage>  ( Pierre Teilhard de Chardin)  L’éveil est une prise de conscience. Tout individu  conçoit le monde et la Vie à partir des notions et des enseignements de ses parents et de sa communauté. L’enfant n’a pas les outils et la capacité d’évaluer la véracité des valeurs et des principes qui lui sont imposés.Une fois à l’âge adulte, l’individu qui est encadré par l’establishment social et religieux , ne sentira pas le besoin de questionner les valeurs qui dominent sont environnement. Il vivra toute sa vie dans l’illusion et l’ignorance , en vivant dans les valeurs des autres. Vous n’avez qu’à penser aux enseignements religieux qui excluent les non-croyants, qui entretiennent le racisme et le mépris de l’autre qui n’est pas conforme aux valeurs de la communauté. Pour des  millions d’individus, cette attitude méprisante est dans l’ordre des choses et surtout imposée par la divinité; ce qui justifie tout, même l’injustifiable. La première étape dans l’éveil est de sentir intuitivement que nous sommes plus que ce qu’on veut nous faire croire. Sommes-nous seulement l’individu qui porte un nom et qui habite l’Univers ou y’a-t-il une relation entre l’humain et l’Univers? L’expérience spirituelle de l’Éveil peut se définir comme la fusion de la conscience individuelle à la Conscience cosmique. Devenir plus, étreinte l’Univers, devenir l’Univers. Dans la physique Quantique, cette perception n’a rien d’ésotérique mais décrit très bien la relation de l’individu avec l’Univers. Il est dit : « Le sage fusionne  cette énergie avec sa conscience . La conscience individuelle devient énergie cosmique ; et l’énergie cosmique devient la conscience individuelle L’humain est en harmonie, en total unité avec le système cosmique. Dans le Druidisme, l’individu  fait l’expérience de la totalité. On n’est plus dans la théorie académique mais on accède  au ressenti. Le ressenti est  ce qu’on appelle la Connaissance. Qui dit Connaissance dit inévitablement Ignorance. Comme deux diapasons, quand  la conscience de l’individu résonne à la même fréquence qu’à la Conscience Universelle, il n’y a pas deux sons, mais un seul où les diapasons perdent leur identité.Au moment de l’Éveil, il n’y a plus d’individu, l’égo  s’estompe ; il n’y a plus d’Univers, il n’y a plus d’individualité; il n’y a que le son! L’objectif du Druidisme est de dissoudre l’Ignorance. Ce qu’on appelle ignorance n’est pas l’absence de connaissance ou de notions académiques, mais le trop plein de notions et de prétendues vérités.  L’esprit de l’individu est comme une pièce remplie de détritus et de débris académiques, intellectuels et religieux et dans laquelle la lumière du soleil ne peut pas pénétrer. Le coeur de cette Ignorance est la perception de la Vie et de la Mort. L’existence de la Mort crée une angoisse qui trouble le quotidien. Les religions monothéistes ont tenté de libérer l’humain de cette souffrance en lui donnant une mythologie divine. Le Druidisme s’est attaqué au problème en poursuivant une démarche qui s’appuie sur l’intelligence, la lucidité et l’intuition.. Le Maître de sabre du 17e siécle ,Miyamoto Musashi  disait qu’il faut respecter  et honorer les dieux ( les kami) mais qu’on ne doit pas dépendre d’eux. Le programme du Druidisme est simple : le Bonheur  est ce qui perpétue la Vie et c’est le résultat d’un équilibre et d’un sentiment d’harmonie. Tant et aussi longtemps que la peur de la Mort habite l’individu l’équilibre est rompu et l’harmonie intérieure ne peut pas se positionner. La majorité des individus s’accommodent de l’anxiété morbide. Ils essaient de ne pas y penser ou ils compensent avec les théologies religieuses. Le sage est celui qui mets tout en œuvre pour résoudre cette énigme. Aucun enseignement ne peut apporter de réponse.Comme pour connaître  le vin ,son bouquet et ses qualités gustatives  et olfactives., il faut y goûter ! Tout le reste n’est que verbiage oiseux. Notre manière de percevoir est  à partir de points de références; Mort ou Vie, réalité ou illusion, l’Univers ou l’individu,etc. Nous vivons dans un Univers dualiste créé par la dualité de notre cerveau : hémisphère gauche et hémisphère droit. La vérité n’est pas dans l’un ou dans l’autre, mais au de-là des deux extrêmes. Harmoniser les opposés et retrouver un équilibre. Voilà le terme la démarche du Druidisme. Cette vérité n’est pas  par un processus de logique ou d’analyse. Le Triban,  /I\ symbolise  les trois phases de l’Éveil. Perception vulgaire, ordinaire,  puis l’instant de la fusion totale et de la perte d’identification individuelle et finalement le regard  renouvelé par l’expérience de fusion. Cette prise de conscience  intuitive surgit de l’hémisphère droit dans une action spontanée. Finalement, quand cet instant éclatant s’atténue l’individu revient  à un état  « normal ». L’individu constate que sa perception  a  changé, les  oeillières sont tombées et le regard embrasse une plus grande perspective de la Vie et de  la Conscience.  La conscience qui a goûté  au bien être de la Lumière ne peut plus se réfugier dans l’obscurité. Genistos  2013

 

La communauté des druides du Québec dans page d'acceuil images-1             

Druidisme:     relation de l’humain et de  l’Univers    Nous  ne pouvons exister hors de l’Univers. Le père Teilhard de Chardin  positionne ainsi l’humain : « L’Homme ne saurait se voir complètement en dehors de l’Humanité ; ni l’Humanité en dehors de la Vie, ni la Vie en dehors de l’Univers. »  L’Univers ne peut pas être réduit à de la matière. À partir du Big Bang, la matière a suivi un cheminement qui la rendait de plus en plus complexe. Les particules se regroupaient pour former des éléments, les éléments pour former des structures, des structures définissaient les nouvelles formes,etc. Ce regroupement alla jusqu’à ce que la matière ait atteint une telle complexité qu’elle devait  s’ouvrir à un autre stage de l’évolution. Poursuivant son évolution, la matière monopolisa toute sa complexité et engendra la Vie. Cette vie se manifesta en premier dans les monos cellulaires et sur des millions d’années se complexifia au point d’en arriver à une forme de vie hautement raffinée, les primates. Déjà dans ces créatures la Vie  n’est plus qu’une action programmées mais  elle témoigne d’une certaine indépendance d’activités , d’individualisation , se manifeste et imprègne dans  la mémoire l’expérience de vie. Puis , un nouvel animal, fit l’expérience de l’existence : l’humain.  Cette nouvelle espèce animale allait pousser la Vie à un autre niveau, celui de la créativité, de l’imaginaire et de la conscience de soi. Le vivant devenait conscience. La conscience devint humaine. Mais toute cette trame de complexification est traversée par une constante énergie qui retient et vitalise chacune de ces particules. Cette trame se déroule premièrement dans l’Univers, puis elle crée  une trame similaire qui favorise le même développement au niveau de la Géosphère, de la Biosphère et de la Noosphère. La conscience humaine est en somme un reflet de la Conscience Cosmique. Nous pouvons dire que l’humain et toutes les autres formes intelligentes dans l’Univers sont des miroirs de l’Univers. L’Univers pousse plus avant sa Conscientisation à travers l’activité des intelligences qui peuples l’Univers. L’Univers prend conscience de lui même par le truchement des consciences individuelles, et les consciences individuelles prennent conscience de leur globalité en se fusionnant à la Conscience Cosmique. La véritable démarche spirituelle n ‘est autre chose que l’Éveil de la conscience individuelle à sa véritable nature. Cette nature est habituellement défigurée par l’idée que l’individu est une créature dépendante d’un divin, qu’elle  est incapable de survivre par elle-même et qu’elle est une quantité négligeable et dérisoire dans un univers infini. Les religions ont entretenu ce mythe afin de maintenir les nations sous leur joug. Le Druidisme, s’appuyant sur les dernières connaissances scientifiques,  reformule le rôle de l’humain dans cet Univers. L’humain n’est pas au-dessus des autres formes de vie, il est parmi ces formes et en tant qu’être conscient de son privilège  de sapience, il doit exercer ses responsabilités de protecteur du Grand Jardin qu’est la  Terre. L’humain ainsi que toutes les formes vivantes et matérielles sont des fibres du Tissus cosmique. Notre vision  archaïque de l’humain dominant et privilégié des dieux, nous a conduit directement dans la fosse où s’agite actuellement l’humanité et qui sera notre nécropole, si nous ne prenons pas conscience de notre ignorance et notre arrogance  démesurée. Spiritualité  Au cours des siècles nous avons totalement dénaturé le mot « spiritualité ». Les religions monothéistes en particulier se sont servies grassement dans le buffet de la spiritualité. Soyons clairs sur le sujet; il n’y a pas de spiritualité dans les systèmes religieux. Spiritualité et système sont des antagonistes. Les religions sont des systèmes. Ces systèmes utilisent des textes que l’on dit inspirés. On y impose des dogmes dont la compréhension défit les bases de  la logique et on appelle « spiritualité »  la démarche qui tente d’imposer une vision dont les objectifs est de s’assurer la soumission  des adeptes et leur adhésion totale. Afin de renforcer la diffusion de cette doctrine, les leaders ont recours à des rituels . Ici les rites ont pour fonction de  percuter l’imagination du fidèle, d’encrer dans l’inconscient, à la manière du chien de Pavlov le message que ce groupe possède la Vérité et que de s’en éloigner attire sur soi toutes les malédictions divines. Cette portion de l’endoctrinement est efficace à deux périodes; chez l’enfant où l’esprit est incapable de faire la part des choses et remettre en question les concepts qu’on lui impose et souvent quand l’individu  est dans une phase très vulnérable, que tout dérape dans sa vie ou qu’il  est en période de désintoxication de drogue ou d’alcool. Ici l’individu laisse une béquille pour une autre. L’histoire des religions montre clairement que la soumission des peuples et des nations passe par trois étapes : créer un mythe afin de forcer la cohésion de tribus disparates, imposer  une fiction sous le couvert  d’une révélation et encadrer les comportements des groupes sociaux par des règles strictes, réductrices et qui exigent un complet abandon et une totale soumission. À cela s’ajoute les rétributions et les châtiments corporels, pouvant aller jusqu’au meurtre. L’histoire des religions est exemplaire à ce chapitre. Ceci dit, on doit souligner que ces systèmes artificiels ont donné certains grands personnages dans l’histoire. Ce résultat n’est pas dû au système de valeurs et de croyances, mais à une démarche personnelle du personnage. Tous et toutes furent des marginaux dans leur communauté. Certains furent persécutés et mêmes brûlé par leur propre autorité religieuse. Encore aujourd’hui, les prêtres, les imans ou les rabbins qui  dénoncent les abus de leur système religieux sont persécutés et intimidés par l’establishment religieux. Alors qu’est-ce la spiritualité? La Vie est spiritualité.  Le spirituel est l’état originel et primordial de la conscience humaine. On ne pratique pas la spiritualité, on ne développe pas sa spiritualité et  on ne devient pas spirituel. La spiritualité, esprit, spiritus, est un état , non une acquisition. La connaissance véritable, la Vidya ou Ouidia en  druidisme, est au cœur de notre conscience, comme l’électron est au cœur de la matière. Or cette connaissance est ensevelie sous un ramassis de détritus accumulé par notre éducation académique, sociale et religieuse. Nous vivons dans l’ obscurité alors que sur le sol, sous  cet amoncellement de faussetés ,la lumière brille de tous ses éclats. Avant, les années 60, au Québec,   la « spiritualité » était associée aux pratiques religieuses de l’époque. Le catholicisme dominait la scène et le clergé était omni présent. Puis vint une bourrasque qui balaya  le religieux et laissa un vide. Dans les années 70, la nouvelle génération  découvrit avec le reste du monde les traditions asiatiques, orientales et le mouvement Nouvel-Âge  issu des communautés hippies. Le New Age (ou nouvel-âge) est un courant spirituel occidental des XXe siècle et XXIe siècle, caractérisé par une approche individuelle et éclectique de la « spiritualité ». Défini par certains sociologues comme un « bricolage » syncrétique de pratiques et de croyances, ce courant sert de catégorie pour un ensemble hétéroclite d’auteurs indépendants et de mouvements dont la vocation commune est de transformer les individus par l’éveil spirituel et par voie de conséquence changer l’humanité.  Ceci dit, le mouvement s’est transformé en  une sorte de marché des cristaux, de poudres magiques, de bling-bling de symboles de toutes sortes et de métissage de paganisme de surface et de monothéiste décadent. On remarque que les adeptes pratiquent une démarche naïve et parfumée d’encens. La spiritualité authentique  nous est rappelée par cette phrase : « Nous nous déplaçons dans l’obscurité,  une chandelle à la main, alors que le soleil, à nos pieds explose de tous ses feux. » Tout dans l’Univers est spirituel. De l’Énergie universelle des cordes quantiques,  au regroupement de plus en plus complexe des particules, aux  formes  vivantes, aux systèmes solaires jusqu’aux galaxies, une spiritualité que seule peux ressentir l’humain émane de ce grand Tout. Le Tissus cosmique est à la fois matière et Vie, Vie et Conscience. Notre conscience, au moment où elle désintègre  le tas de détritus encombrants, libère la place et  le  spirituel, la lumière de la connaissance intuitive, la prise de conscience de la réalité se manifeste, nous réalisons notre véritable nature.  Il est dit : «  la conscience  sommeille dans la pierre, s’active dans la plante, rêve dans l’animal et s’éveille dans l’Humain. » L’instant de l’éveil, nous révèle notre état  d’osmose avec l’Univers. La spiritualité  nécessite que l’individu livre un combat  avec toute son intelligence s’il veut  se libérer de sa prison.  La première condition est de s’affirmer. L’acte de se soumettre à une divinité est dévitalisant pour la conscience et rien de bon ne peut sortir de cet état de torpeur et de dépendance. Il est aussi ridicule de parler de spiritualité dans les religions que d’étudier le chant des oiseaux sur des modèles empaillés. Le Druidisme du 21e siècle s’est épuré d’une certaine façon. Dans sa forme primitive d’il y a 2000 ans , il ne correspondrait plus aux préoccupations de l’homme moderne. Mis à part qu’il serait une fascinante curiosité archéologique, il serait lourdement hypothéqué  par son manque de modernisme.  En tant qu’institution,  nous avons conservé les éléments intemporels et un héritage culturel  du passé . Dans le Druidisme moderne, la préoccupation de la relation de l’humain avec son environnement et la Nature redevient un sujet de réflexion et d’hygiène morale. Le druidisme insiste sur  la nécessité de rétablir un contact et une harmonie avec les forces de la vie, avec la Nature. Durant l’antiquité, le druide était avant tout un savant, un philosophe, un chercheur de vérité. Aujourd’hui, cette poursuite  occupe toute la place. La vérité ,dans le quotidien est en mouvement perpétuelle. Le sage sait qu’il faut toujours tout remettre en question, toujours questionner ses convictions. La Vérité comme l’Univers est en perpétuel changement. Le monde fixe d’Aristote et des religions est une hérésie. La Sagesse doit être vivante, surtout pas  être emprisonnée dans des textes poussiéreux. Finalement , disons que le druide n’impose rien, ne prétend pas posséder la Vérité, mais il  questionne, il questionne et écoute les réponses de son intuition. A titre de leader, il  est le gardien du Grand Jardin. Géosphère :

  • Partie minérale, non vivante, de la Terre, qui sert de support à l’ensemble des êtres vivants. (Elle comprend l’atmosphère, l’hydrosphère et la partie externe de la lithosphère.)

Biosphère :

  • Système planétaire incluant l’ensemble des organismes vivants

et des milieux où  ils vivent. Noosphère : * Pierre Teilhard de Chardin dans Le Phénomène humain7, C’est la représentation d’une couche de faible épaisseur entourant la Terre (qu’on comparerait presque aujourd’hui à un biofilm) qui matérialiserait à la fois toutes les consciences de l’humanité et toute la capacité de cette dernière à penser. Genistos 2012

 

 

soleil-lune1 dans page d'acceuil

 Hémisphère gauche

Hémisphère droit

Pour débuter, je vous invite à lire le livre du Dre Jill Bolte  Taylor . Dre. J.B.Taylor  est une neuroanatomistede l’Université de  Havard.dans son  livre « Voyage au-delà de mon cerveau » elle raconte les événements où elle fut victime d’un AVC—accident vasculaire cérébral– dans l’hémisphère gauche et comment elle a expérimenté l’hémisphère droit. Comprenez  que ce n’est pas un exposé scientifique sur les théories neurologiques  qui font frémir de plaisir les académiciens, mais une académicienne en neurologie qui décrit son expérience : la perte de l’hémisphère gauche et les conclusions de vie qu’elle en a tirées.                                                                                                                                                                                                              Ceci dit, les septiques intégristes sont priés d’aller vomir ailleurs. Il faut comprendre qu’en général nous n’avons pas accès directement à notre Hémisphère Droit (HD). Son accès doit se faire d’une manière  indirect : visualiser des symboles, des images, associer des symboles ou des images à une action volontaire ou en utilisant  des moyens virtuels. Les méthodes de méditation et de relaxation accordent une très grande place   aux  techniques qui permettent  à l’Hémisphère droit de se manifester consciemment sous forme d’intuitions. La démarche vise à « fermer la gueule »  à l’hémisphère gauche qui crie à tue-tête et écrase la petite voix de l’intuition. Dans le « silence » l’hémisphère droit est à l’écoute de l’environnement et de  l’Univers. Screen-shot-2010-10-16-at-6.06.27-AM     Dans un exposé médiatisé en vidéo, Dre. Jill Bolte Taylor  présente le sujet de l’asymétrie cérébrale.Elle affirme que les deux hémisphères cérébraux sont complètement séparés physiquement (mais reliés par un pont, le corps calleux), et qu’ils traitent différents sujets de différentes manières, de sorte qu’ils auraient des « personnalités » distinctes : http://www.dailymotion.com/video/x8agq2_jill-bolte-taylor-sous-titre-franca_tech

  • Le « cerveau droit » fonctionnerait comme un processeur parallèle (qui traite toutes les informations simultanément), fonctionnant dans l’« ici et maintenant ». Il transposerait en images (voir aussi pensée visuelle), et apprendrait « par kinesthésie » à travers les mouvements du corps. Il gérerait et associerait dans l’instant le ressenti global des sens : bruits, odeurs, images, état du corps dans l’espace, etc.

Fonctions de l’hémisphère droit:

  • Féminin
  • Intuition
  • Inconscient
  • Esprit de synthèse
  • Créativité
  • utilise les émotions
  • Les énergies  activées par les énergies
  • orienté vers le tableau général
  • l’imagination a préséance
  • symboles et images
  • le moment présent
  • philosophie et religion
  • spontanéité
  • Ici et maintenant
  • croit
  • connaît la fonction des objets
  • impétueux
  • goût du risque
  • Ressenti des sens

 

  • Le « cerveau gauche » fonctionnerait comme un processeur série (qui traite les informations de manière séquentielle). Il penserait de façon linéaire et comparative, notamment dans le temps. Il serait destiné à extraire les détails du moment présent pour les catégoriser et les organiser, les comparer aux événements passés afin de projeter les possibilités futures (voir aussi abstraction). Il transposerait en langage et gérerait la séparation et la distinction des choses. Il serait à l’origine du ressenti d’être ce que l’on est, distinct des autres, ce qui selon elle est le plus important de ce qu’elle a perdu au moment de son AVC (qui touchait la partie gauche du cerveau).

Fonctions de l’hémisphère gauche:

  • Masculin
  • utilise la logique
  • Conscient
  • mémorisation
  • orienté vers les details
  • esprit d’analyse
  • esprit qui a tendance à structurer
  • le temps est linéaire
  • les faits ont préséance
  • mots et langages
  • présent et passé
  • mathématiques et sciences
  • sait
  • connaît le nom des objets
  • basé sur les réalités
  • pratique
  • sécurité

Le concept de HG et HD ne se présente pas comme une vérité scientifique absolue. Il semblerait que cette vision donne des vers solitaires aux académiciens intégristes.  Selon ces Imans, ce qui n’est pas dans les textes sacrés de la science n’a pas le droit de citer. Le vécu n’est d’aucun intérêt! Ce  concept  n’est qu’un outil  facilitant la compréhension  des mécanismes du ressenti et de la  connaissance intellectuelle.. C’est comme déguster du vin : je peux prendre quelques gouttes de vin, les déposer dans un appareil qui analysera le précieux liquide et qui imprimera une longue liste de molécules et de substances chimiques. Ici la science sera bien servi. Or « On n’a pas d’avis tant qu’on n’a pas goûté » Max Léglise.  L’essentiel du vin, se révèle au moment où le nectar entre dans la bouche. A ce moment-là , seulement, vous faites connaissance avec les odeurs, les arômes et les sensations gustatives. N’en déplaise aux intégristes septiques, il y a des dimensions de la vie qui échappent aux éprouvettes et aux instruments de laboratoire.C’est très bien ainsi et c’est ce qui donne une saveur à la Vie. Oh,pardon! C’est vrai….. ( : «  Illogique, la vie n’a pas de saveur! ( Spock) Je n’ai pas besoin de connaître la composition des éléments qui forment la construction d’un instrument de musique.La raison d’être d’une guitare est de résonner sous les doigts de l’artiste et de transmettre des émotions. L’essentiel n’est pas dans la fabrication de l’instrument mais  la sensation, le rythme et la sensibilité  qui guident le toucher de l’artiste. Un acteur sur la scène est un mélange des deux activités des hémisphères. Il prend possession de son rôle en étudiant l’histoire et le comportement du personnage.  Tout ce qui est mémorisation du texte, relève de HG. Si le comédien est un véritable  acteur, il  va créer son personnage . Plus l’égo du comédien a tendance à s’évanouir, plus le personnage prend forme, plus le personnage créé est crédible. On est dans un HD. Quand le personnage prend  vie et qu’un courant d’énergie  circule entre les  comédiens et les spectateurs on est  aussi  dans HD. Si je regarde un tableau de Vincent Van Gogh, je peux analyser la technique de l’artiste et  tout connaître sur l’histoire du tableau, mais si je me contente d’un regard logique et rationnel, je viens de passer complètement à côté de la dimension humaine de l’oeuvre.  Pour apprécier l’oeuvre, on doit contempler, s’imprégner et ressentir. On doit laisser l’hémisphère droit faire son travail.                        Finalement,  si vous assistez à un concert de musique  classique, pour bien profiter  de cette période vous devez décrocher votre gros cerveau gauche et devenir réceptif  (HD) aux vibrations émises par les musiciens . Si vous ne comprenez pas ces simples exemples alors retourner faire la conversation avec votre ordinateur! Quand on aborde la spiritualité nous  centrons l’expérience spirituelle sur Hémisphère droit. Dans le Zen, l’expérience du « satori »  relève de HD. Les techniques et les méthodes d’entraînement  visent à favoriser une prise de conscience qui est déclenchée dans HD. Saisir la réalité dans  le moment présent, sans le processus analytique. Si je marche sur la rue, et que j’ai l’impression d’être suivi par un individu, ce sentiment ou ce ressenti est  déclenché dans HD. Il en va de même quand je dois imaginer ou visualiser une scène,une situation ou un rituel Pour comprendre et juger de la pertinence  de la célébration de rituels de magie ou religieux, il faut tenir compte des rôles des hémisphères, droit et gauche, et des mécanismes qui s’activent  lors du déroulement des célébrations. ****Attention.      Certains éléments de cet article furent empruntés à: http://fr.wikipedia.org/wiki/Jill_Bolte_Taylor Awentia     brigit111-240x300

Déesse Bélisama    » Tout homme qui  méprise  les femmes, de ce fait rejette  sa mère, ses soeurs et ses filles. Un tel homme n’est pas digne de partager cette vie avec  d’autres hommes. Même le chien respecte et protège sa femelle! »

Genistos enorus@gmail.com

 

La fondation  de «  La Communauté des Druides du Québec »   Un appel solennel   La Communauté des Druides du Québec a été fondée par un appel public solennel lors de la célébration de Belotepnia (01/05) :le Feu de la Fertilité en mai 2002, organisé par la Communauté païenne de Montréal au Parc Maisonneuve de Montréal, appel prenant effet l’année suivante. En effet, l’union de trois forces vives, réunissant Boutios, un druidisant de plus de 30 ans d’expérience, Genistos et Iuos, a permis de concrétiser cet appel, lors de la célébration du solstice d’été 2003, fondant ainsi ladite Communauté. Notre calendrier sacré est à l’image de la Grande Roue Cosmique, à savoir 8 cérémonies de nature solaire et lunaire sous l’œil du Soleil, selon l’adage druidique : La Vérité à la face du Monde! Reprenant ainsi sur une base annuelle, la Grande Roue des cycles de la Vie. Les membres de notre Communauté entretiennent des liens fraternels avec  plusieurs associations celto-druidiques du Québec et de l’étranger. Le 11 novembre 2004,  La Communauté des Druides du Québec, obtenait un status officiel du Gouvernement du Québec, à titre d’ordre religieux de tradition païenne, avec privilège de célébrer les baptêmes, les mariages et les funérailles de ses membres.  Selon  le Régime constitutif sur la Loi sur les corporations religieuses et le Régime courant,  Loi sur les corporations religieuses ,La Communauté des Druides du Québec et l’Ordre des Druides du Québec furent la première entité religieuse païenne reconnue officiellement en Occident par un gouvernement démocratique.  

https://www.registreentreprises.gouv.qc.ca/RQAnonymeGR/GR/GR03/GR03A2_19A_PIU_RechEnt_PC/PageEtatRens.aspx?T1.JetonStatic=0b6bb2cc-ba9d-4459-a7ea-209ce6c5377f&T1.CodeService=S00436

Nos racines Celtiques La plupart des québécois  ignorent  tout de leurs racines celtiques  et de la mystique qui les relie  à  l’Univers et  à  la Nature. En effet, le druidisme appartient à la tradition Indo-Européenne, basée sur la Tripartition de la société civile. Elle provient de l’enseignement des Sages du Septentrion, ultime sagesse appelée Dru Uidia. Cette démarche spirituelle, plusieurs fois millénaire définissait l’âme et la culture de nos ancêtres. Puis vinrent les bandes prosélytes de la  chrétienté romaine et avec elles les persécutions. Mais voici que le temps a démontré que l’on ne pouvait pas greffer une religion  étrangère  sur l’âme d’un Celte.  Tôt ou tard il la rejette. Des centaines de milliers de nos ancêtres Gaulois et Bretons sont morts dans la torture et les feux des bûchers  parce qu’ils  refusaient de vendre leur âme à des mythologies importées du Moyen Orient. Depuis une centaine d’année nous assistons à un retour en force de notre culture celtique et des valeurs spirituelles  qui nous sont propres. Les anciens druides ont disparu mais la tradition a continuées sa marche à travers les siècles, par le biais de la culture et des traditions orales, les coutumes ancestrales, les traditions familiales, des écrits reproduits par les clercs, les pratiques ésotériques, la maçonnerie, les arts et la musique celtique.

Participer en toute égalité

Pour découvrir votre âme véritable, votre spiritualité et la démarche qui  vous convient, communiquez avec nous, venez  participer à nos cérémonies celtiques qui se déroulent en pleine nature. Venez célébrer les forces divines, cosmiques et telluriques que chantaient et priaient nos ancêtres. Nos ancêtres véhiculaient une religion cosmique de l’environnement sacré. Chez nous, contrairement  aux  religions du désert, les femmes  participent  en toute égalité à la vie et aux rites religieux de  la Communauté. La femme est reconnue l’égale de l’homme et de ce fait peut officier aux différentes cérémonies en tant que Druidesse. Nos cercles de rencontres sont une occasion unique de célébrer le vivre ensemble. Il s’agit d’un lieu de formation personnel et de développement du Soi véritable. La tradition primordiale druidique est aux antipodes de l’individualisme, du sectarisme et du dogmatisme. Par la recherche de la Transcendance et de l’Immanence, elle favorise la fraternité et l’entraide mutuelle.

Aimer, créer et apprendre

Les membres de notre Nemeton souscrivent à l’adage druidique suivant :              Fais le bien et pratique l’honneur, la vérité et le courage ! Notre méthode, outre l’observation et la participation aux cérémonies, consiste en des lectures dirigées, du tutorat, de la recherche personnelle, des travaux, des ateliers et séminaires, une ascèse personnelle, (yoga, méditation et arts martiaux celtiques) et une alimentation équilibrée, de préférence végétarienne. Pour participer, aucune expérience ou connaissance requise en matière de celto-druidisme, seul compte l’élan du cœur et le désir sincère de partager et d’approfondir cette expérience spirituelle en lien avec les forces divines de la Nature. La Communauté est sans but lucratif; il n’y a pas de frais annuels, seulement des frais à la carte servant à défrayer les coûts des activités.à La Communauté des Druides du Québec ne fait pas de recrutement . Notre Mission est de faire découvrir les racines celtiques à notre peuple. Nous célébrons les rites celtiques afin de faire découvrir  les liens entre l’humain et l’Univers. Pour le reste l’individu doit faire lui même sa quête. Il n’y a pas de Vérité à conquérir seulement une Voie à découvrir. ( Genistos) Bienvenue à notre Nemeton. Pour communiquer avec nous : Communauté des druides du Québec

 

Enregistrer

l'etendard de la foi |
land-israel |
ESPACE MOUFLIH |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ochou
| judaica/shabbat/Produits juif
| Jésus, j'ai confiance en Toi