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Nouvelle-France

Créé par le 15 avr 2012

Nouvelle-France sourcier

Pour la défense de la tradition orale et du mysticisme naturel ancestral québécois

 

Michel-Gérald Boutet

 

Selon le préjugé courant, à part le Catholicisme, il n’y a pas d’autre voie spirituelle traditionnelle pour le Québécois, voire le Canadien français. Suivant ce constat, plusieurs se tournent vers le chamanisme, les voies alternatives du Nouvel-Âge ou se convertissent à d’autres religions. Or, ces détours ne sont pas nécessaires car il existe bel et bien une voie spirituelle ancestrale québécoise mais malheureusement celle-ci a trop longtemps été occultée. Dans notre société postmoderne, le retour en force du conte et du légendaire contredit cette affirmation.

 

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« Que les Canadiens soient fidèles à eux-mêmes ; qu’ils soient sages et persévérants, qu’ils ne se laissent point séduire par le brillant des nouveautés sociales et politiques! ».

(François-Xavier Garneau dans la Conclusion de son Histoire du Canada)

Commémorant le mât du mai, cette fête était appelée autrefois Belotepnia, i.e., “Feux de Belos”. Anciennement, au Canada, pour le 1er jour de mai on plantait un mât devant la maison du seigneur et autour duquel les jeunes gens dansaient. C’était en fait une vieille fête de la fertilité. On l’appelait aussi fête des fiançailles. Ces fêtes étaient en tout point semblables à celles de la vieille France, en particulier du Poitou comme le rapporte Émilien Traver :

« À la venue du printemps correspondaient des fêtes charmantes caractérisées par la plantation d’un mai, c’est-à-dire d’un petit arbre orné de rubans et leur mie ou que les jeunes gens dressaient sur la place du village ou devant la porte du château et autour duquel ils se livraient à des danses et à des rondes interminables. »

Il est souvent considéré qu’à part le Catholicisme, qu’il n’y pas d’autre voie spirituelle traditionnelle pour le Canadien-français, voire le Québécois. Cette affirmation fait une complète occultation de la très riche tradition orale, fille du paganisme ancestral. Lui même issue du plus vieux fond gallo-romain ou gaulois, donc celtique.

Il ne s’agit pas d’un nouveau courant religieux ou d’une néo-secte issue du nouvel-âge mais plutôt d’une réappropriation ou d’une réactualisation, si vous voulez, d’un très ancien système de valeurs et de croyances traditionnels issu du peuple.

 Cette tradition a bel et bien maintenu ses structures tout au long des siècles depuis la chute de l’Antiquité jusqu’à la période moderne et ce, sous le couvert d’un catholicisme populaire qui tenait plus de l’oralité indo-européenne que de la culture savante du livre judéo-chrétienne.

Contrairement au christianisme, qui s’inscrit dans un temps précis et qui par sa mission, se veut historique, le paganisme, quant-à-lui, est cosmique et se situe dans une non temporalité avec un temps cyclique aux perpétuels retours et une absence de temps en dehors du temps.

Tout peuple ou nation a ses mythes primordiaux et fondateurs. Le Canada français a aussi les siens.

Un peuple qui vit par les mythes des autres est un peuple soumis et appelé à disparaitre dans l’ombre de l’autre.

Si le soleil du désert est implacable, aveuglant et desséchant, à l’ombre des forêts froides du Nord, tout est moins tranchant, plus nuancé, et se devine plus mystérieusement.  Enfouies en nous, sont ces forces naturelles dormantes, aux murmures d’une source en forêt. Elles ressurgissent maintenant dans notre paysage culturel comme torrent ou débâcle au printemps. Nous avons connus les réprimandes au verbe autoritaire et au sombre dessein du pèlerin au bâton, libérés de celui-ci, nous ne désirons plus devoir en servir un autre.

Si on ne veut qu’elle ne s’éteigne, cette tradition, qui est complète en soi, a besoin d’un nouveau souffle vivifiant. Si la devise du Québec est « je me souviens », il ne faudrait surtout pas, comme le feraient les cyniques, ajouter « … de rien ».

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Maurice Boutet, fils de Joseph Boutet et d’Eulalie Hébert et peintre. Andrien Hébert, fils de Louis-Philippe Hébert, peintre et professeur à l’École des Beaux-Arts de Montréal.

Mon grand-père, Maurice Boutet  « dit Lebeuf », fut mon premier initiateur et informateur du domaine du conte et de la parole vivante. Et c’est lui qui m’a mis sur la piste du calendrier des cartes ; et c’est de lui que j’ai pu connaître les Ti-Jean, sorcier Dalbec et autres personnages dans toutes leurs péripéties les plus fantasmagoriques. La famille de mon grand-père, issue d’une vieille famille originaire de l’Ancienne Lorette réinstallée dans les Bois-francs et qui exploitait un grand verger à Sainte-Victoire de Victoriaville, n’appartenait pas au clan des lettrés. Maurice, un peintre autodidacte et petit-neveu de Louis-Philippe Hébert, s’était même illustré à l’émission de télévision « la Soirée Canadienne » en chantant une de ses vieilles chansons inédites du folklore canadien-français. Le cousin de sa mère, Adrien Hébert, ne lui avait pas t-il dit que s’il faisait les beaux-arts, il perdrait sa belle naïveté ?

« Les fées ont soif » comme l’écrivait Denise Boucher la poétesse dramaturge de Victoriaville.

Pierre Lambert a vu juste lorsqu’il a écrit ceci au sujet de la croyance aux fées dans la région du Richelieu :

« La croyance aux fées se développe à une époque où il n’y a pas de prêtres ou d’église dans la région. Au XVIIIe siècle, les paysans se rendent peu à l’église : il leur faudrait aller à l’église de Chambly ou de Saint-Charles pour les offices religieux. Seule une minorité le fait. La chapelle de Belœil n’est ouverte qu’en 1772 et celle de Saint-Hilaire en 1799. »1

 Pierre Perrault, dans son ouvrage intitulé Discours sur la condition sauvage et québécoise, avait bien pressenti la nature de la « condition sauvage » que partagent « Canayens » et soit-disant « Sauvages ».

«  Écoute ben! J’étais point avocat! Je lisais ben juste!

Je signais mon nom par en arrière! J’savais pas d’grammaire!

Mais je me travaillais pour trouver dans le raisonnement naturel

Toutes les lois

Sont faites par la tête d’un homme. » (…)

J’étais pas un homme !!! J’étais un démon!!!

(Alexis Tremblay de l’Île-aux-Coudres cité par Pierre Perrault)

Alexis Temblay, Pour la suite du monde (1963), documentaire réalisé par Pierre Perrault et Michel Brault, évoque les souvenirs de quelques insulaires de l’Isle aux Coudres. Photo Pierre Perrault publiée en 1976.

 Au Canada français, dans Charlevoix,  la chouennerie est généralement considérée comme l’ensemble de la tradition orale, la matière du conte et de la sorcellerie. Ou encore, selon la tradition populaire, le terme chouenner veut dire raconter des merveilles, la chouenne ou chaouine étant la parole. La Chouennerie est aussi le lieu où la parole l’exprime, en général un lieu isolé, hiérophanique, une île, un enclos, une clairière ou un bord de l’eau protégé, l’anse adossée d’une falaise, voire la forge ou le moulin de l’habitant. La nature apparaît alors comme un monde merveilleux ordonné par des puissances régulatrices merveilleuses.

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Fête de la Terre, Rimouski, Québec, juin 2010.

 Un vieil adage des pays nordiques typiquement scandinave exprime bien la croyance immédiate païenne en la nature : « Le divin dort dans la pierre, respire dans la plante, rêve dans l’animal et s’éveille dans l’homme. »

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Détail du monument des Tarasques de Noves, art gaulois.

Le mythe c’est l’histoire qui défie la mémoire de l’homme, celle qui appartient aux dieux et aux esprits des ancêtres. « Il était une fois », comme on dit dans les contes populaires. Les mythes sont des histoires « vraies » alors que les contes sont des « menteries ». Selon la thèse du mythologue Joseph Campbell intitulée Bios et Mythos, les mythes, tout aussi une fonction de la nature que de la culture, sont autant nécessaires pour la maturation de la psyché humaine que la nourriture l’est au corps.

Les frères Jacob (1785 – 1863) et Wilhelm (1786 – 1859) et Grimm seront les premiers à comprendre que les contes populaires allemands sont les restes de la vieille croyance germanique, que les mythes des temps anciens se sont transformés, dans un premier temps, en légendes romantiques et héroïques, puis, dans un deuxième temps, en contes de fées. En comparant les diverses collections de contes d’Europe, celle de Perrault entre autres, les frères Grimm y décèlent une grande homogénéité de style et de contenu témoignant d’un vieux fond païen commun. Avec les frères Grimm, le monde pré-chrétien venait de faire irruption dans le monde moderne déchristianisant.

Viendront ensuite, en Finlande, Elias Lönnrot (1802 – 1884) avec sa transcription du Kalevala, Terre des Héros et en France, Théodore Hersart de la Villemarqué, avec sa compilation du Barzaz Breiz, Chants populaires de Bretagne.

 

 

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Philippe Aubert de Gaspé, fils, auteur de L’influence d’un livre.

Philippe Aubert de Gaspé, père, auteur des Anciens Canadiens.

 

Du côté canadien les hommes de lettres, Aubert de Gaspé, père et fils, puis Ernest Gagnon, folkloriste, historien, relateront dans leurs écrits des faits de la tradition orale qui, sans leurs témoignages, seraient tombés dans l’oubli.

L’Anthropologue germano-américain Franz Boas ne s’était pas trompé lorsqu’il a cru déceler des éléments de mythologie celto-européenne dans les mythes amérindiens. Les Hurons de Lorette près de Québec, par exemple, conservèrent dans leur tradition orale de nombreux thèmes et motifs empruntés à leurs voisins canayens.

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L’Anthropologue germano-américain Franz Boas de la Smithsonian Insttute.

Marius Barbeau transcrivant une mélodie enregistrée sur un cylindre de cire.  Photo © Musée canadien des civilisations, Marius Barbeau Collection, photo C. Lund, 1956, image E2005-02723.

L’ethnologue québécois Marius Barbeau (1883 – 1969), originaire de Sainte-Marie de Beauce, lieu de tradition, collectionnera pour le compte de la prestigieuse Smithsonian Institute américaine plus de 400 contes et 7000 chansons du répertoire oral des Canadiens-français. Marius Barbeau classa les contes canadiens en cinq catégories bien définies, à savoir :

1.   les mythes et les contes où le merveilleux domine;

2.   les fables où les animaux parlent et agissent comme des êtres humains;

3.   les contes héroïques-comiques où les personnages légendaires imitent le merveilleux en le parodiant et jouant des tours;

4.   les légendes à caractère semi-chrétien où les personnages sont des revenants, le Christ, les Apôtres et le Diable, dont les ruses sont ordinairement déjouées;

5.   les récits romanesques et les facéties du Moyen-âge ou des Temps modernes.

Rares sont ceux,  à part de rares spécialistes comme Jean-Claude Dupont,  qui ont saisi le caractère essentiellement indo-européen du corpus légendaire québécois. Au sujet du retour ou renouveau des légendes du Québec, on peut lire dans le quotidien montréalais La Presse:

« La légende québécoise étant majoritairement construite sur un cadre judéo-chrétien, peut-elle toutefois reprendre une place au sein de notre collectivité contemporaine sans être reléguée au statut de relique folklorique ? »2

L’affirmation selon laquelle la légende québécoise est « majoritairement construite sur un cadre judéo-chrétien » est évidemment fausse et gratuite. Suivant l’expression de l’historien français Lucien Fèbvre (1878 – 1956), il s’agit d’une « conviction à priori ». Bien au contraire, les traditions orales du Canada français et acadien puisent largement dans le vieux fond gallo-roman dont le cadre est évidemment indo-européen. Le légendaire québécois, tout comme celui des autres Canadiens-français et Acadiens, n’est que superficiellement chrétien. Pire encore, son contenu est en totale contradiction avec la culture judéo-chrétienne! Ces légendes sont structurées selon les concepts du doublement et du tripartisme mis à jour par Georges Dumézil.

Et comme il l’écrit lui-même dans Heur et malheur du guerrier (p. 15) :

« Un pays qui n’a plus de légendes, dit le poète, est condamné à mourir de froid. C’est bien possible. Mais un peuple qui n’aurait pas de mythes serait déjà mort. La fonction de la classe particulière de récits que sont les mythes est en effet d’exprimer dramatiquement l’idéologie dont vit la société, de maintenir devant sa conscience non seulement les valeurs qu’elle reconnaît et les idéaux qu’elle poursuit de génération en génération, mais d’abord son être et sa structure mêmes, les éléments, les liaisons, les équilibres, les tensions qui la constituent, de justifier enfin les règles et les pratiques traditionnelles sans quoi tout en elle se disperserait. »3

Et c’est justement grâce à cette grande cohésion interne qu’au cours des siècles, la tradition ancestrale a évité la dispersion totale.

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Réal Genest et Michel Boutet, Rawdon, Québec, automne 2010.

 Colportée par la tradition orale, la sorcellerie canadienne française ne saurait être comparée à d’autres formes de sorcellerie synthétiques et syncrétiques comme le néo-paganisme ou comme la Wicca, créée par Gerald Brousseau Gardner en 1957, puisqu’elle n’a ni créateur, ni fondateur, ni gourou autoproclamé.

Il est vrai que la sorcellerie canadienne a subi une certaine influence du christianisme et de son dérivé la Cabale. Cette influence, cependant, ne devrait pas nous distraire du reste de la tradition qui demeure fondamentalement païenne et l’apport chamaniste amérindien est aussi à considérer. Il s’agit, en fait, d’une véritable affiliation initiatique telle que la comprenaient les anciens sages. D’ailleurs, le sorcier canayen, comme dans les autres ordres de troisième fonction, ne portait-il pas un cordon bleu? Si la chouennerie est la parole, la voidie (du vieux français voisdie = « finesse ») est la sagesse. Voilà un terme sorti d’usage qu’il faut réhabiliter car il est bel et bien de la vieille langue française. Vieux mot d’origine francienne, il a comme parallèle l’anglais wisdom et l’irlandais fidh. Les Gaulois appelaient Dru-uidia la sagesse des druides; uidia (celtique ancien uidtu), qui littéralement signifie « vision », « conception », désignant ainsi la sagesse, la science et savoir.  Il faut donc dire voidie, « sagesse »,  « finesse », au lieu de sorcellerie ou de paganisme qui ne sont que des termes approximatifs et péjoratifs. Mais ce n’est pas le seul élément hérité de la Sagesse antique. Il ne peut y avoir de religion (au sens de pratique) s’il n’y a pas de règle ou d’observance. Or, il en a un justement : la Roule. La roule, justement, est cette règle qui régit la pratique de la chouennerie. Et son symbole est la rouelle, le labarum ou labaron sacré des gaulois.

Robert-Lionel Séguin, comme d’autres, ne croit pas que la sorcellerie ait survécu au XIXe siècle. Comme il l’écrit :

« À partir du XIXe siècle, nos manuscrits et nos imprimés ne parlent guère de sciences occultes. D’ores et déjà, la sorcellerie et la magie n’appartiennent plus qu’au folklore, où elles serviront de thèmes aux contes, légendes ou chansons du terroir. »

Ce qui ne l’empêche pas d’ajouter cette curieuse anecdote passant pour un fait vécu :

« La tradition nous rapporte d’autres cas de pseudo-sorcellerie, qui surviennent durant tout le XIXe siècle. Pour sa part, M. Ovide Voghel, ancien cultivateur de Saint-Marc-sur-Richelieu nous communique le fait suivant. Vers 1882, son père, Isidore, fait construire une maison dans le Brûlé ou 3e Rang de Saint-Hilaire. Il retient alors les services d’un nommé Bréhaut, peintre de l’endroit, qui sait décorer les murs de plâtre de jolis tableaux champêtres. Ce travail dure un mois et demi. Bréhaut loge chez la famille Voghel. Or, chaque soir vers neuf heures, le peintre quitte la maison pour n’y rentrer que le lendemain à cinq heures du matin. Ce curieux personnage a deux blessures à la jambe, qui ne se cicatrisent jamais. Comme on l’imagine, il n’en faut pas plus pour faire gorge chaude sur les absences régulières de ce singulier ouvrier. On prétend qu’il « courait » le loup-garou et qu’il s’était infligé ces blessures durant son « sabbat ». (Communication de M. Ovide Voghel, 17 octobre 1957.) »4

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L’anthropologue, folkloriste et peintre Jean-Claude Dupont.

 Jean-Claude Dupont, quant-à lui, ne nie pas que la sorcellerie ait pu être pratiquée :

« Cependant, il semble bien que les gens de Beauce ont essayé de jouer à la sorcellerie, il n’y a pas plus de cinquante à soixante ans. Si nous disons « il semble bien », c’est que nous ne pouvons prouver que des Beaucerons aient exercé des sortilèges ; d’autre part, nous avons découvert qu’ils possédaient certains instruments de sorcellerie. Il nous a été donné de photographier quelques-uns de ces instruments, par exemple, ceux qui devaient servir à nouer l’aiguillette ; mais il fut impossible de savoir si on les avait utilisés. D’ailleurs, des grimoires de toutes sortes ont circulé en Beauce, et de nombreux informateurs nous en ont donné, de mémoire, les titres exacts. (…)

 La plupart des ethnographes et des folkloristes qui ont fait des recherches au Canada français ont rattaché la sorcellerie à la légende, à des croyances traditionnelles qui font partie de la littérature orale. Au débout de nos recherches sur le terrain, devant l’affirmation catégorique de la part de nos informateurs qui nous disaient avoir vu tel ou tel sorcier dans l’exercice de son travail, il apparaissait  évident que la sorcellerie avait existé en Beauce. »5 

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Le Pape Giroux, sa femme, et leurs vingt et un enfants, qui vécurent à la fin du siècle au Village de la Punaise à Beauceville, sont entrés dans la légende beauceronne. Cette photographie du Pape et de la Papesse (on parle aussi des petits Papes) m’a été fournie par madame Antonio Bolduc de Beauceville. Jean-Claude Dupont, Le légendaire de la Beauce (p.72).

Déjà au milieu du XIXe siècle à l’époque d’Aubert de Gaspé, les gens éduqués de la ville ignoraient l’existence de telles pratiques à la campagne.

C’est suite à la parution du roman de Philippe-Ignace Aubert de Gaspé titré L’influence d’un livre, histoire relatant de l’influence du Petit Albert sur un campagnard épris d’alchimie, de sorcellerie, de magie et de cabale, qu’il s’ensuivit dans les journaux, surtout de Montréal, une vive polémique. Par ce roman, l’auteur voulait brosser un portrait social non seulement de la petite histoire du Canada français mais aussi dresser un compte rendu fidèle du psychisme, des croyances et des traditions orales des gens d’alors. En ce sens, il a fait là un véritable travail d’ethnologue. C’est ce qui explique pourquoi il classe son roman d’« historique » alors qu’il pourrait bien s’agir d’un récit décrivant les croyances populaires. On comprend alors pourquoi il a écrit ceci :

« J’ai décrit les évènements tels qu’ils sont arrivés, m’en tenant presque toujours à la réalité, persuadé qu’elle doit toujours remporter l’avantage sur la sur la fiction la mieux ourdie. »

 

Philippe Aubert de Gaspé, fils, se porte à la défense de la tradition ésotérique du terroir :

 

« Je voudrais bien savoir, par exemple, où il a pris que je voulais représenter tous nos cultivateurs comme des alchimistes parce que j’ai choisi un alchimiste pour mon héros. Et comment s’y prendre pour prouver une négative semblable à celle qu’il avance hardiment, savoir qu’il n’y en a pas en Canada. Je connais, moi personnellement, dans le petit espace de deux lieues, trois personnes qui cherchent la pierre philosophale. Amand, qui réside à deux milles de chez moi, a travaillé sous mes yeux l’espace de neuf mois pour changer de l’étain en argent, et de plus, il m’a dit, il y a quelques jours, que je pouvais rire de lui dans mon ouvrage, mais qu’il avait enfin réussi et qu’il était riche pour la vie. »

Cherrier, qui décrit les cultivateurs comme étant des paysans ayant peu d’instruction, « qui se réduit souvent à savoir lire », passe sous silence leur obsession pour les grimoires tels que le Petit Albert.

Sur les habitants et le Petit Albert, Aubert de Gaspé écrit (L’influence d’un livre, p. 32) :

« Beaucoup de Canadiens ont cette croyance : qu’un homme peut posséder tous les livres du monde, excepté un. »

Son plus virulent critique, le journaliste André-Romuald Cherrier, écrivant sous le pseudonyme de Pierre-André, décortiquât chapitre par chapitre le roman, qu’il traitât de pamphlet, en y arguant l’invraisemblance des histoires de sorcellerie dans la région de Québec qui y sont décrites.

Selon lui, la science hermétique pratiquée par certains hommes « de cabinet » instruits (gens de l’art, médecins, chimistes etc.) ne saurait l’être par un « cultivateur privé d’éducation ». (André-Romuald Cherrier, Le Populaire, I no 94, 15 novembre 1837.)

Qu’elle n’existait que dans l’imagination des superstitieux ou qu’elle ait été pratiquée par certains dans le secret laisse deviner que la sorcellerie faisait bien partie de la culture populaire du Québec. Il a donc existé une filiation initiatique orale au Canada français et la trace de celle-ci s’est embrouillée à partir du début du XXe siècle. Bien plus que par les lueurs de cierges bénits de la culture savante Catholique, c’est par le monde de la modernité avec ses mirages électrisants de verre, de chrome et de néon, que le « pays de la chouennerie » a été occulté.

Bertrand Bergeron, spécialiste des contes et légendes du Québec,  sur la pérennité des personnages fantastiques, écrivait ceci :

« La baisse dramatique de la pratique religieuse a sonné le glas des loups garous : leur confrérie ne se renouvelle plus, car plus personne ne s’inquiète des conséquences d’omettre de faire ses Pâques pendant sept années consécutives. »6

Au contraire, puisque presque plus personne ne fait ses pâques, la confrérie des loups-garous ne s’en est jamais mieux portée! Les menaces des curés du haut de leurs chaires, des évêques esseulés en manque d’attention médiatique, ne font plus peur à personne. Le joug de leur pouvoir s’est rompu laissant cours aux puissances trop longtemps retenues de l’imaginaire et du rêve. Le monde du conte n’est pas mort car les lettres restent mortes et le verbe demeure vivant.

Il y a aussi un temps et une place pour chaque chose. Malgré leur côté narratif et en apparence anecdotique, les contes livrent un contenu mytho-cosmique intéressant qu’il est encore possible de sauver. Curieux phénomène que cette actuelle résurgence en force de la tradition du conte au Québec. N’est-il pas encourageant de voir ces universitaires aguerris et des écrivains tels Jean-Claude Dupont, Bertrand Bergeron et Bryan Perro, reprendre le flambeau des derniers conteurs?

En comparant les diverses traditions de l’Europe occidentale et leur apport à la tradition canadienne, il est tentant de conclure à un emprunt massif, soit du côté Breton, soit du côté Irlandais ou encore, du côté écossais. Le préjugé est tenace : les Canadiens français ne sont pas de vrais Celtes mais bien des Latins. Faux! Les Canadiens français sont avant tout issus des provinces gallo-romaines, normandes et bretonnes de France, donc tout sauf des latins méridionaux.

À César ce qui est à César… Perdez votre latin et laissez-le aux curés!

 

L’homme n’a plus le temps de rien et ne respecte plus rien;
parce qu’il ne comprend plus rien.

Avec la disparition des anciens druides,
le respect de la vie,
de l’harmonie avec les lois de l’univers ont aussi disparu.

Mais, bien que paraissant aberrant,
difficile à accepter,
cela est – dans l’absolu – du domaine du normal :
c’est d’ailleurs pourquoi les sacerdotes celtes de l’antiquité ont,
finalement, accepté d’être occultés;
comme la nuit succède inéluctablement au jour,
l’hiver à l’été, la mort à la vie,
le désastre à la prospérité,
la bêtise et l’ignorance à l’intelligence et à la connaissance,
…c’est une nécessité pour le maintien de la vie.

Le druidisme reprend, de nos jours,
une marche qu’il a entamé voici bien des siècles :
il a subi la nuit du christianisme;
maintenant que ce dernier s’étiole,
il va reprendre sa place, et c’est une aube nouvelle :
le Grand Futur est à nous,
le Sombre Passé aux tristes monothéismes.

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Le druide breton Alain Le Goff

 «La morale n’est pas une loi naturelle. Elle a été créée par les hommes et pour les hommes. Être en accord avec les lois de la nature n’est pas absolument moral. Le chien est un loup domestiqué. Le porc est un sanglier dégénéré et l’homme urbanisé n’est aussi qu’un être dénaturé». (Alain Le Goff, Regards, in Ordos, No 2 – août 1994.)

«Il s’agit de savoir comprendre avant de croire sans comprendre.»

«Plus proches du divin et primordial Ancêtre, moins polluée d’humaines imprégnations, souvent moins éloignés des temps nouveaux que leurs enfants sur la grande roue des ères, les aïeux sont des guides évoqués ou invoqués constamment : d’où la nécessité absolue de connaître leur nom, l’histoire et la généalogie – ce qu’en un mot l’on appelle l’extraction – de la souche.»

Propos d’Alain Le Goff – 2003

 

Vocabulaire :

 

Adocter : Initier à une doctrine, à un enseignement (ésotérique); à la sorcellerie, enseigner une croyance païenne, amérindienne, non-chrétienne.

 

Albert, le Grand et le Petit : Célèbres grimoires post-médiévaux de la Renaissance fortement inspirés de l’œuvre d’Avicenne et faussement attribués à l’alchimiste cabaliste dominicain Albert de Groot, dit saint Albertus Magnus. Il s’agit, en fait, de l’œuvre d’auteurs anonymes citant saint Albert le Grand et Paracelse. Le Petit Albert n’est ni un résumé ni, un condensé, du Grand mais une œuvre complètement distincte. Au Canada français et en Acadie, où de nombreuses copies et extraits manuscrits circulaient dans les campagnes, le Petit Albert était, jusqu’à la fin du XIXe siècle, un des livres les plus connus et craints. D’après Philippe Aubert de Gaspé, les curés canadiens devaient en avoir une copie afin de contrer les sorts et de chasser ou de conjurer le Démon. Ce petit livre de colportage vendu sous le manteau était populaire parce qu’on y trouvait des recettes faciles en réponse à tous les problèmes quotidiens. On y retrouve, en plus de formules et de procédés, le mode d’emploi pour la fabrication d’objets magiques, de talismans, d’amulettes, de philtres d’amour ainsi que l’interprétation des rêves et la divination. Ce n’est pas pour rien qu’on le surnommât « trésor du peuple ».

 

Amorphoser : D’enmorphoser = « prendre forme », métamorphoser, transformer (par opération magique), changer de forme (humaine à animale); i.e. : s’enmorphoser en loup-garou, autres formes animales, cochon, chien  ou en oiseau. Aux temps païens, l’enmorphose ou lycanthropie dans le cas du loup-garou ne touchait jamais les animaux du zodiac. Par exemple, Lupus pour le loup, chien pour le petit et grand chien (Sirius) sont des constellations en dessous du zodiac. À cette liste, l’interprétation chrétienne va y ajouter l’âne (qui n’est pas une constellation classique) avec le Taureau. Dans le même ordre, avec les chrétiens, la constellation de la Chèvre (Capricorne) va connaitre une perte de prestige et sera marquée par le signe du Diable. De là, la garache, une femme transformée en bique.

 

Bijouteries : Au Canada, euphémisme pour amulettes.

Chouennerie : Du patois normand, chouannerie en Berry – Poitou – Haute Bretagne, du gaulois cauannaria, relatif au chat-huant ; cauannarion, lieu à chat-huants. Tradition orale de Charlevoix; l’art du parler merveilleux et fantastique; lieu fabuleux, espace magique; lieu où se rencontrent les sorciers.

 

Cordon ou ruban bleu : Cordon magique porté autour du corps du sorcier ou magicien prodiguant pouvoir et force. Il s’agit d’un vieil héritage des trois ordres celtiques : le cordon de lin blanc pour les prêtres; le cordon de chanvre rouge pour les guerriers et le cordon de laine bleue pour les artisans, commerçants et paysans. Le tricolore du drapeau français est aussi un souvenir de cette ancienne conception indo-européenne.

 

Chouenner : Du gaulois cauano < cauo = « hululer », « chouer », veut dire : dire des merveilles, transmettre la tradition orale, raconter un conte fantastique.

 

Chouenneux : De chouenneur, gaulois cauanarios = « homme chouette ». Le chouenneux est soit un palabreur, un conteur, un détenteur de la tradition orale, un fabulateur ou un sorcier. Ou encore, quelqu’un qui maintient les hauts faits d’un passé lointain et oublié.

 

Médrole : Du gaulois madara / madaris / mataris = « pieu », « bois en pic »; baguette magique ou bâton divinatoire avec laquelle on cherche des trésors. La médrole était confectionnée de bois de coudrier.

 

Vieille Nollet / Nolet, la: Morte en 1819, elle est sans aucun doute, après la Corriveau, la plus célèbre des sorcières canadiennes. Elle habitait une modeste maison sur la Côte de Beaumont. Le coteau de la Côte-à-Nollet portait son nom. Elle apparaît dans L’influence d’un livre, le roman de Philippe Aubert de Gaspé fils. Philippe Aubert de Gaspé père en aurait partagé le souvenir lors d’une rencontre de 1806 à son fils. La famille Nolet de Beamont Bellechasse est originaire Sainte Pexine, diocèse de Luçon, en Poitou et descend de Sébastien Nolet né vers 1644. La sorcière Nollet ne pouvait donc pas être une Abénakise de la famille Wawanolet dit Nolet comme il serait permit se supposer vu ses talents de sorcière-guérisseuse. Le diocèse de Luçon, comme ailleurs en Vendée-Poitou, était connu pour ses procès en sorcellerie.

 

Voidie / Voydie : Terme archaïque issu du vieux français voisdie = « sagesse », « finesse », « ruse », du germanique wistuom; c.f. anglais wisdom, allemand weistum; sanskrit vidya, gaulois uidia, celtique ancien uidtu; termes issus de la racine indo-européenne *woid- / *weid- / *wid- = « vision », « conception », au sens de sagesse, science, savoir. La voidise signifiait autrefois l’habilité, la ruse, la malice. Cette dérivation de sens indique le mépris que les chrétiens portaient à la vieille sagesse païenne. Ce terme serait donc préférable à « sorcellerie » ou « paganisme » pour désigner les croyances de la tradition canadienne française.

 

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Notes :

 

1.     Pierre Lambert, Contes et légendes du mont Saint-Hilaire, p. 14.

  1. Jade Bérubé, collaboration spéciale. La deuxième vie du conte. La Presse, Montréal, 2 décembre, 2007.
  2. Dumézil, Georges. Heur et malheur du guerrier, p. 15.

4.     Robert-Lionel Séguin, La sorcellerie au Québec,  pp. 111 – 112.

5.     Jean-Claude Dupont, Le légendaire de la Beauce, p. 12.

6.     Bertrand Bergeron, Contes, légendes et récits du Saguenay-Lac-Saint-Jean, p. lxxvi.

 

 

Cours et formation

Créé par le 31 jan 2012

 

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Genistos

 

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Collège des Semnas du Québec

Programme d’études au rôle de

** Les prêtresses  ou religieuses étaient qualifiées de semnitai, en variante de semnai ou au singulier respectivement : semnita, semna.

Ce nom au sens de « révérende, vénérable », vient du celtique sebnos / semnos.

 

Prêtresse et de Druidessse

Le programme de formation sacerdotale

pour les femmes  a pour   objectifs :

 

a)   Offrir un programme académique et pratique

       pour la formation de prêtresses et de druidesses.

 b)   Initier et entraîner les candidates à l’organisation et

       la gestion de rituels de magie ou la  célébration,

      des  fêtes celtiques, des rites  de  naissance ,   

      d’adolescence , de mariage , de rites funéraires..ect

 c)    Inciter les candidates à poursuivre leurs études dans

        des champs d’intérêts ; phytothérapie, anthropologie,

        médecines alternatives  ou traditionnelles, etc.

d)   Transmettre un enseignement ésotérique traditionnel

 

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Niveau :    NOVICE

Le premier niveau est défini comme « novice »du latin ‘novus’ (‘nouveau’).

 Les candidates doivent être interrogées sur leurs motifs et intérêts .

Cette formation requière une grande discrétion de la part des novices.

Un fois  acceptée  et autorisée à suivre la formation, la Novice participera

à une cérémonie  « introduction à la communauté  spirituelle» .

Les autres  novices seront ses sœurs spirituelles.

Elles devront former une entité spirituelle et physique dévouées aux bien-être de leur communauté: » Les filles de la Déesse »

Cours et sujets

 

  •             Initiation aux mécanismes Hémisphère gauche/ Hémisphère droit
  •             Initiation à la méditation : différentes techniques
  •             Initiation à la tradition  du paganisme occidental.
  •             Vision  comparée du Paganisme polythéiste  et du monothéisme
  •             Techniques de respiration
  •             Visualisation
  • -           Les Prêtresses et les Druidesses : rôle, devoir et obligations
  •             Tradition druidique en Nouvelle-France
  •             L’occultisme et l’ésotérisme
  •             L’humain et l’Univers; la place de l’humain dans l’Univers
  •             Les liens entre l’humain et l’Univers
  •             Description et définition de l’Énergie Cosmique selon les
  •             différentes traditions :Celtique, Hindouiste, Bouddhiste et Taoiste
  •             Les 5 éléments , leur rôle dans la définition de notre monde
  •            et  dans les rituels.
  •            Les énergies et le Pentacle
  •            Études des symboles et leur rôle dans  l’étude des rituels.
  • -         Histoires et légendes celtiques ,
  • -         Histoire des celtes

 

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Niveau:  Gardienne

 

La gardienne ou guerrière est l’étape suivante de la Novice.   La gardienne veillait à la protection du clan et des prêtresses.

Ces femmes s’entraînaient au maniement des armes et à l’art du combat.

De plus, elles  assistaient les prêtresses et les druidesses dans l’exercice des rituels et des activités de cueillette des plantes en forêt.

Les activités secrètes des prêtresses exigeaient qu’elles tiennent à l’écart les non-initiés. À cause de cela,

la sécurité des druidesses était assurée par des femmes du cercle, les gardiennes-guerrières.

 

Cours, sujets et pratiques

 

1-    Initiation et études du maniement du bâton de combat,

2-    Étude des Divinités celtiques

3-    Regard sur les différentes traditions celtiques :

irlandaise,bretonne, galloise, gauloise,….

4-    Les fêtes celtiques et leur célébration.

5-    Déterminer, dans la forêt,  un lieu propice aux rituels

6-    Étude de la structure  et de la création d’un rituel

7-    Rituels.

  •   Préparation des participants
  •   Création du cercle
  •   Définir l’orientation des points cardinaux
  •   Construire le bûcher
  •   Apporter le feu
  •   Allumer le bûcher
  •   La Circumambulation (3) : Cycle solaire :est-sud-ouest-nord
  •   Ouverture du Rituel
  • ·Invocation du Hérault
  • ·Invocation aux esprits de la forêt
  • ·Invitations aux esprits des ancêtres et aux puissances des 4 points cardinaux.
  • ·Invitation à la Conscience cosmique
  • ·Invocation à la Déesse Bélisama
  • ·Invocation des druidesses ou des druides
  • ·Chant sacré : OAM 9 fois
  • ·Exposé sur le sens de la célébration
  • ·Communion : hydromel et aliments
  • ·Offrantes au feu
  • ·Demande de la communauté
  • ·Méditation sur le feu
  • ·Fin du Rituel
  • ·Sortie du Cercle
  • ·Banquet

8-    Rituels Druidiques et rituels Wiccans

9     Célébrations des rites de passage :

naissance,  enfance, adolescence,   mariage ou union  et rites mortuaires.

10-   Préparer « le Sanctum » dans sa demeure ou le « Néméton » à l’extérieur.

Les rituels peuvent se faire seul ou avec quelques participants.

S’il y a d’autres personnes, comme un cercle de fidèles ,placer les autour

de l’autel  ou à l’extérieur autour du cercle de pierres.

a)    Choisir un emplacement et l’orienter

b)    Monter l’autel
c)     Regrouper les instruments pour le rituels
d)    Consécration de chacun des instruments de rituel
e)    Sélectionner les encens, selon le rituel et la saison
f)     Invocations des forces de la Nature et de la Déesse
g)    Rencontre des  4 éléments
h)    Communion
i)     Demandes de la communauté : faveurs,guérisons, protection
j)     Fin du Rituel

11-   Préparer un livre des rituels :

  • Créer un livre de rituels
  • Définir son format
  • Sélectionner les invocations et les évocations
  • Choisir sa symbolique : couleur,lettrage, musique…ect
  • Rédiger un deuxième livre réservé aux réflexions et à la rédaction des intuitions.

12-    Créer un costume  pour la célébration des rituels

13-    Étude du maniement du sabre ,de la baguette et de la gestuelle

à main nue lors de rituels

14-    Astrologie et rituels

 

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Prêtresse ou Druidesse

                 (Semna)

-Initiation à la tradition celtique ancienne.

-Étude de la Phytothérapie et des mélanges de plantes médicinales

- Sexualité et magie

- Les Mantras

- Les principes thérapeutiques de l’acupuncture

- Massothérapie et  différentes méthodes de traitement.

- Maniement du sabre et du bâton

- Utilisation des points de pression pour immobiliser une personne agressive

ou traiter des douleurs physiologiques

- Invocation et évocation des forces cosmiques

- Grand Rituel

Consécration à la Déesse par un Druide: début d’une nouvelle vie.

- Règles et gestion d’une communauté de Semna.

 

Ce programme est conçu pour une période d’étude de 6 sessions ( 3 ans) totalisant environ 120 semaines à 3 heures semaine: 360 heures.

Entre les périodes de cours, les candidates participeront à des rituels mensuels.

Ce programme n’est qu’une initiation. La candidate à la prêtrise devra  poursuivre ses études. C’est le travail de toute une vie.

Notre programme permet de donner un cadre d’étude bien structuré et guider les élèves dans leur démarche et leurs recherches.

 

Pour plus d’information: enorus@gmail.com

 

 

Les Fêtes Celtiques

Créé par le 27 août 2011 | Dans :

 

 La Roue Gauloise:       Cycles et célébrations annuelles

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Fêtes et célébrations

 

Artuana Alba 

Solstice d’Hiver (21/12) : Lueurs au Cœur de la Nuit

 

Cette fête marque le début de l’hiver et du temps d’hibernation. Nommée  Artuana Alba  mais aussi Yule, nuit la plus longue, c’est aussi la fête du Soleil invaincu .En son sein, la nuit porte le germe de la Lumière.C’est à partir du Solstice que les jours rallongent. C’est le symbole de la Lumière au cœur des Ténèbres. Le Soleil débute sa grande course cosmique. En fait , ce jour de Lumière est le renouvellement du cycle d’un an, le nouvel An. Dans le Culte Druidique, c’est un véritable appel à la Lumière. Les Rituels sont surtout des rites d’appel au Feu, on y allumait au cœur des cercles de pierres un petit feu, souvent dédiés aux rites solaires, le Feu Sacré à l’image du Soleil naissant dans la Nuit. Au solstice d’Été, alors que le Soleil est dans sa pleine puissance, on allumait un énorme bûcher . On pourrait symboliquement comparer le Solstice d’Hiver à la Vie qui se développe dans la Matrice sombre, le germe qui s’éveille dans la terre ou l’embryon dans l’utérus de la mère. C’est aussi une prise de conscience spirituelle de chacun, qui au cœur de l’hiver porte dans son reclus, dans son isolement, dans son hibernation symbolique, l’espoir du renouveau, une étincelle divine qui commence à embraser l’Être.

Artuana Alba  marque ainsi le temps de l’espoir, le temps d’une régénération de chacun, un temps d’initiation nécessaire à toute évolution .

Dans le mythe celtique, la Déesse donne naissance à un enfant de la Lumière, l’Enfant qui apporte la Lumière au Monde. Le Cycle de la Grande Roue Cosmique est aussi le cycle de vie de cet enfant qui naît au solstice et qui meurt le 1er novembre, plongeant ainsi le monde dans la noirceur.

 

Ambiuolcaia    Imbolc (01/02) : La Lumière Latente

Le 1er février est marqué par Ambiuolcaia C’est une fête de la Lumière, car en plein cœur de l’Hivers elle témoigne du rallongement des jours, et de la venue du printemps. C’est une fête qui marque la latence du Renouveau de la vie au printemps.

Dans le milieu paysan, c’était une période où l’on préparait les activités de l’été et où l’on s’apprête à labourer la Terre. C’est la période de la Nouvelle Année (son renouveau) en quelque sorte, mis en parallèle avec Samonios qui marque la fin de l’année et la période de Latence de la vie qu’est l’hiver.

Dans la tradition, c’est la Grande Déesse Bélisama qui domine cette fête ou Brigit en Irlande.

Chez les Celtes, on fêtait Imbolc , Ambiuolcaia en gaulois , le 1er février. . Ce rite, en l’honneur de la déesse Brigid, célébrait la purification et la fertilité au sortir de l’hiver. Il était coutume pour les paysans de choisir un couple dont l’enfant était né le plus près du solstice d’hiver, de les amener dans les champs avec l’enfant , de disposer en cercle autour de la famille des torches et d’invoquer la Déesse pour qu’elle intercède auprès de son fils  et qu’il apporte aux paysans la chaleur nécessaire aux labours. Les paysans priaient la Déesse de purifier la terre avant les semailles. Nous pouvons voir ici la substitution que fera l’Église du rôle de Marie, celle qui donne naissance à celui qui amène la « Lumière au monde’ et son rôle d’intercession auprès de son fils.

Au Ve siècle, le pape Gélase Ier associe ce rite païen de la « fête des chandelles » avec la présentation de Jésus au Temple et la purification de la Vierge. Le clergé romain, voyant les paysans s’adonner à ces rites païens forcèrent la population à se réunir dans l’église du village et remplacèrent les torches par des cierges. Ainsi  Ambiuolcaia  devient par La Chanteleur.

A la Communauté des Druides du Québec, Ambiuolcaia est la fête des femmes et de la Déesse. Le rituel est pris en charge par la prêtresse qui allume le cierge central de l’ autel, puis passe la lumière aux autres femmes qui à leur tour passent la Lumière à leur conjoint ou conjointe. La femme qui apporte la Lumière au Monde. Elle donne au Monde la Lumière en donnant naissance à l’enfant de la Lumière .

Après la cérémonie, il y a dégustation des crêpes bretonnes.

On dit aussi que les crêpes, par leur forme ronde et dorée, rappellent le disque solaire, chaud et réconfortant , évoquant ainsi  le retour du printemps après l’hiver sombre et froid.

 

Elaris Alba

Équinoxe de printemps (21/03) : Equilibre et Renaissance

Appelé Elaris Alba, cette fête trouve sont équivalent : Pâque dans la tradition judéo chrétienne. Elle marque l’Equilibre entre le jour et la nuit avec la promesse d’une lumière plus grande encore, une lumière Renaissante. Les jours rallongent toujours et prennent le pas sur la nuit.

L’Eau et le Feu sont en équilibre parfait même si le feu va prendre le pas sur l’eau. Ainsi l’Air est l’élément qui prédomine (synthèse du Feu et de l’Eau).La tradition des œufs de Pâques vient de cette symbolique de Renaissance, marquée par la venue au monde de la lumière, de la Vie, tel un œuf qui éclos. L’œuf est aussi le symbole de l’équilibre entre le Dieu et la Déesse, le Soleil et la Lune, avec son jaune et son blanc, qui vont donner la vie.

Dans la Traditions Nordiques, c’est la fête d’Ostara, que l’on retrouve dans l’anglais Easter ou Ostern en allemand (qui signifie les fêtes de pâques) étymologiquement, on y retrouve la Racine du mot « East » , ou bien « Ost » en allemand qui signifient le point cardinal de l’Est, là où justement naît chaque jour le soleil, à l’Aube, Aube qui symbolise cette même fête.

C’est une fête de l’Espoir, le germe de toutes Vies prête à renaître. Ca n’est pas aussi pour rien que Pâques correspond pour les chrétien à la résurrection du Christ, sortant de son tombeau ( symboliquement ,la matrice, la nuit) après une période d’Initiation profonde.

Le Frêne est un symbole de cette fêtes, … Yggdrasil le Frêne cosmique dans la tradition norroise est lui-même un puissant symbole d’initiation, car c’est pendu à ses branche qu’Odin reçoit l’Initiation et la Révélation des Runes.

Dans la démarche évolutive de chacun, c’est une période du cycle annuelle de renaissance de l’énergie positive, qui jaillie après un temps de latence, et qu’il peut être bon de saisir pour soi même renaître et donner de nouvelles impulsion à notre existence, ce sur tous les plans. C’est dans cet esprit que la fêtes de l’Equinoxe était pratiquée chez les druides.

Finalement , c’est la période où l’Enfant de la Lumière atteint l’âge de la raison, le moment où il peut faire la part des choses, ou du moins , il amorce sa vie avec les autres membres de la communauté. Le printemps est la transition de la dépendance vers une maturité individuelle spirituelle et mentale. L’enfant entreprend sa quête  intellectuelle et s’affirme dans la communauté. Plus le Soleil s’approche de la Terre, plus la Vie se déploie avec énergie, plus l’environnement  renaît et se prépare à recevoir les semences.

 

Belotepnia (01/05) :le Feu de la Fertilité

Fête centrale dans le culte Avalonien, Belotepnia est la fêtes de l’Union Sacrée du Dieu Cornu et de la Déesse, Cernunnos et Ceridwen. Elle marque l’ascension de la Lumière. Le Feu est l’élément qui domine Beltane, avec l’air.

Traditionnellement, Les Feux de Beltane y étaient allumés, Deux feux, entre lesquels les participants et plus souvent les couples, passaient. La bétail aussi par ailleurs pour y être béni. Cette cérémonie présidée par les Druides et les Prêtresses était aussi l’occasion d’Oracles et de Bénédiction de la Terre pour que les récoltes soient fructueuses et la saison prospère. C’est aussi en ce sens une fête de fertilité symbole de l’union du Dieu et de la Déesse.

Belotepnia à marqué profondément les légendes. C’est durant cette fêtes que la plupart des héros sont conçus et ceux notamment de la lignée des Pandragon (Mordred notamment) car en effet une prêtresse est choisie pour représentée la déesse, parée d’une couronne de fleurs et notamment d’aubépine, et un homme de sang noble ou royal le plus souvent, ou druide, pour représenter le Dieu Cornu, lui-même portant les bois du Dieu-Cerf. D’une région à l’autres les traditions entourant Beltane ont été très variables. Plus généralement c’est une période où l’on unissait le plus de couples par le mariage ; et aujourd’hui encore par ailleurs.

Des cérémonies en l’honneur du Dieu Bélénos ont aussi lieu, et plus généralement de l’astre du jour à son levé.

Chez les Nordiques, c’est la fête de Balder, le dieu lumineux, de Sol la déesse solaire, mais aussi des Vanes, Frey et Freya, dieux de la fertilité, directement comparables à Ceridwen et Cernunnos.

L’arbre qui domine Beltane est le Bouleau, à l’écorce blanche immaculée, ainsi que l’Aubépine qui symbolise la purification et la protection, suivant des principes féminins.

Dans la continuité du cycle des saisons, Belotepnia marque donc l’Ascension de la Lumière , son Epanouissement après sa renaissance à l’équinoxe, le moment où la Lumière triomphe de la Nuit. Après la léthargie, et la renaissance, on entame une phase d’expansion ( à l’image du feu ), tant sur le plan spirituel et énergétique, que dans la vie quotidienne : la vie agricole reprend, et la floraison de la nature, du feuillage des arbres bat son plein. C’est un temps de croissance sur lequel chacun peut adapter son rythme !

L’Enfant de la Lumière atteint l’adolescence , l’éveil des sens et sa capacité sexuelle.  Ce jeune  homme  est dans une phase de transition qui lui donne la capacité de  perpétuer la Vie et s’éveiller aux plaisirs sensuels. Les fêtes du Mat de Mai témoigne de cette fêtes galante. Voir  notre rubrique  » Nouvelle-France » Ces fêtes étaient dénoncées par le clergé en Nouvelle-France. Ces fêtes celtiques  nous venaient de Bretagne avec la venu de nos ancêtres.

 

Eruina Alba

Solstice d’Eté (21/06) : Apogée du Soleil

Nommée aussi Eruina Alba, le 21 juin est le jour le plus long de l’année. Il marque l’Apogée de la Lumière, la période la plus prospère de l’année et le début de l’été. Mais s’il porte la Lumière en son plus haut point, c’est aussi le jour où cette dernière commence à décliner.

Dans la tradition druidique, les cercle de pierres marquaient ce jours dans leur positionnement jouant ainsi un rôle de « calendrier » (et pas seulement des solstices) c’est en leur sein que se pratiquaient les Cérémonie de Rites de l’Aubes pour célébrer la venue du jour le plus long.

C’est une fête de justice, de bonté et de vérité, d’illumination, de sagesse, de transcendance spirituelle très intime. C’est un jour aussi de bannissement du négatif.

C’est la Triple Illumination de l’Awen, le principe divin supérieur, manifesté dans les Trois rayons du Triban qui dominent cette journée. D’autres cérémonies enfin sont célébrées au Zénith, au paroxysme de l’ascension du Soleil. C’est une fête de Feu sous sa forme la plus pure qu’est la Lumière.

Cette journée marque donc aussi le jour le plus élevé, énergétiquement parlant. C’est une période d’expansion maximale pour chacun et chaque chose en la Nature. On est arrivé au point le plus haut de notre renouveau, de ce cycle précis et annuel d’évolution.

L’enfant de la Lumière est maintenant Roi . Il est à l’apogée de sa vitalité , le Roi de la lumière nourrit la Terre, les récoltes et il nourrit tout ce qui est vivant. Le Soleil est au Zénith de sa puissance. L’individu est  à l’apogée de sa carrière et de sa vie. C’est le guerrier au zénith de sa profession  et  de sa force physique et intellectuelle.

 

Lugnasaissatis  (01/08) : Paix et Prospérité

Littéralement, Lugnasad veut dire « l’Assemblée de Lug » dressée, dans les légendes, en l’honneur de la Terre-Mère pour ses dons aux hommes notamment. Par ailleurs Lug est le Dieu Solaire aux attributs royaux. C’est aussi un dieu Trinitaire dont le Tribann est un des symboles.

On trouve aussi une autre appellation à cette fête : Lammas. C’est une fête paysanne majeur car elle marque le temps de la récolte et des moissons en plein cœur de l’été. Traditionnellement cette fête était présidée par les Rois et Seigneurs.

Elle était très répandue parmi les populations celtiques, de l’Irlande en passant à la Gaule, et même jusque parmi les Germains.

C’est un moment très joyeux où se mêle à la solennité du moment, réjouissance, musique, danses, jeux…

En tant que première fête après le solstice et elle marque les débuts de la descente vers l’Automne. Mais c’est malgré tout un jour lumineux, ou chacun profite du fruit de son travail et de son labeur, où chacun constate l’avancée de son évolution et peut en jouir. C’est la Fête du Don, de la Richesse sur tous les plans, où l’on offre, reçoit, partage …

Lugnasad marque réellement un temps de quiétude, de pérennité de la Vie et de constance.Le Divin de la Lumière est dans sa phase de maturité. Il commence à récolter les fruits de ses efforts. La Terre donne les premier fruits et les légumes. La communauté , sous les conseils des anciens, commence à s’organiser pour les récoltes et les préparatifs engrangement des provisions.

Eluetias Alba
Equinoxe d’Automne (21/09): Recul et Equilibre

Désignée aussi sous le nom d’Eluetias Alba, l’Equinoxe d’automne marque à nouveau un temps d’équilibre et s’oppose dans l’année à l’Equinoxe de printemps. Celui-ci marque l’équilibre des forces du Jour et de la Nuit, avec aussi le début des jours où la nuit domine, ce jusqu’au solstice d’hiver. C’est les derniers rayons dorés du soleil qui éclaire une Nature s’apprêtant à s’endormir…

C’est un temps de recul, de repos, l’automne nous permet de faire un bilan de l’année avant l’hiver qui marquera notre retour à la Terre, notre régénération dans la matrice primordiale, comme les animaux qui hibernent.

C’est un temps où l’on engrange pour la saison froide toutes les vivres, c’est le moment des dernières récolte. Il ne doit pas y avoir de nostalgie, car c’est la promesse d’un renouveau au bout de la nuit dont témoignent ces derniers jours de chaleurs et d’été avant l’automne. Il faut regarder notre cycle qui s’achève avec plénitude et se préparer à entrer dans la phase de latence qu’est l’hiver, temps initiatique pour mieux renaître encore à la saison nouvelle.

L’élément Terre domine cette période de l’année et exprime parfaitement cet esprit de flegme et de calme que représente ce temps.

La forêt (et notamment le Chêne) et ses esprits de la Terre, comme les Gnomes, sont à l’honneur. Cette fête est spécialement dédiée au Dieu-Cerf dont la ramure symbolise autant l’expansion vers le ciel que le centrage de notre être en une unité « germinale » que l’on retrouve pendant l’hiver.

 

Samonios (01/11) : le Retour à la Source

De toutes les fêtes « païenne » Samonios est sûrement une des plus connues et qui persiste le plus sous sa forme originelle avec l’Halloween Anglo-Saxon. Si l’on rattache son symbolisme souvent à celui des morts,  c’est là une interprétation erronée, car Samonios rend honneur aux Ancêtres (tradition que l’on retrouve dans le culte des Saints à la Toussaint), aux esprits de l’autre monde qui jusqu’en cette extrémité de l’année ont accompagné chaque être dans leur périple évolutif tout au long de ce cycle.

D’un point de vu énergétique, Samonios est très élevé, c’est un moment particulièrement mystique, car c’est le moment de l’année où l’au-delà est au plus proche de nous, autrement dit, où le plan physique et le plan éthérique sont le plus en phase. Le portail de la Vie est aligné au portail du Monde des Morts.

C’est donc un moment hors du temps des plus propice pour entrer en contact avec les plans supérieurs. On comprend aussi pourquoi c’est un des meilleurs temps, en opposition annuelle avec Belotepnia pour réaliser les Oracles et autres actes de divination.

Festin et cérémonies étaient orchestrées par les druides. C’était un moment de réunion et de communion entre les incarnés et les esprits de la Nature et les Dieux. Lug et tout particulièrement le Dagda étaient à l’honneur durant cette fête. Dagda, le Dieu-Druide, est aussi maître de la vie et de la mort parmi ses nombreux attributs, ce qui explique sont rattachement à cette fête et plus généralement à cette période. Dans la Tradition gauloise, Dagda n’est autre que le Dieu Esus, du moins pour certains de ses aspects.

Samonios est la fête durant laquelle les Druides cueillaient avec une serpe d’or la plante sacrée , le Gui, et le recueillaient dans un drap blanc tendu

Samonios marque aussi le dernier moi lunaire (du calendrier de treize mois lunaires de 28 jours chacun), la fin de l’année et le début de la nouvelle dans la tradition populaire celtique. Or dans le le cycle diurne , le cycle astronomique débute au Solstice d’hiver.

Samonios, c’est donc pour chacun ce retour à nos origines, dont témoigne le culte des ancêtres dans la tradition celtique. Un retour à la Source Primordiale, l’Awen, après l’expérience de l’année précédente. C’est une sorte de mort initiatique qui durera tout l’hiver, un temps de régénération et de purification, d’apprentissage aussi parfois marqué par la souffrance, mais dont nous pourront jouir de tous les apports, à notre « réincarnation » symbolique, notre renaissance, lors du Retour des Longs Jours, au printemps.

En Nouvelle=France, on plaçait une chandelle à la fenêtre afin de guider les membres de la famille décédés au cours de l’année et guider leur  marche de retours à la résidence des parents vivants. Lors du repas de célébration de Samonios , la mère plaçait un couvert de plus, pour les visiteurs invisibles. À partir du XIXième siècle, cette place à la table sera remplacée par la « place du quêteux » en québécois ou du mendiant du village. Chez ma grand-mère Morin. dans les années 50, on avait maintenue la tradition de la chandelle à la fenêtre et le couvert supplémentaire.

L’Enfant solaire né  au solstice d’hiver, Artuana Alba, termine son cycle de Vie. Le monde est graduellement plongé dans l’obscurité. Les périodes de lumière régressent. Les communautés se regroupent autour des doyens  et écoutent autour du Feu les légendent qui font passer le temps et qui rassurent sur  les événements à venir. On attend  le moment où la Déesse donnera naissance à l’Enfant de la Lumière. 

GENISTOS

 

Merci ¸à :

http://www.luxsanctuary.com/article,4,169,-les-fetes-celtiques.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chandeleur

 

 

mp3 208circleofjoy.mp3         Musique:

Lisa Lynne -  #14 -Circle of Joy

Bouddhisme et druidisme

Créé par le 05 jan 2010

CORRESPONDANCES BOUDDHISTES – DRUIDIQUES Par Boutios et Genistos   Bouddhisme et druidisme h5qdrabzh5qdrabz.jpg Jardin Zen :    lieu de méditation bouddhiste lopjg5w4.jpg Magique forêt de Brocéliande Référence de cette photo: http://blog.locatour.com/mythes-legendes-france/

 

Néméton:   lieu de méditation  druidique A prime abord, le bouddhisme et le druidisme semblent être situés l’un de l’autre aux antipodes géographiques et philosophiques. Or, il n’y a pas d’incompatibilité entre le druidisme antique en général, encore moins avec certaines lignées anciennes druidiques, et le Bouddhisme. N’oublions pas que les deux philosophies sont d’origine indo-européenne et qu’elles sont structurées sur les mêmes bases. Étant donné que le druidisme antique était ouvert, à priori moniste et relativiste, voire à tendance antithéiste par certaines lignées, qu’il n’est pas difficile d’y trouver des points communs. À partir du règne de l’empereur bouddhiste Asoka, l’influence du bouddhisme se fait fortement sentir non seulement aux confins de la péninsule indienne au Ceylan et en Indonésie mais aussi dans les anciennes provinces grecques alexandrines et à une moindre mesure, jusqu’en Europe celtique sous influence hellénique. Le bouddhisme est né à une époque de réformes à l’intérieur des courants philosophiques indo-européens. Le bouddhisme naissant se voulait avant tout une contestation du système des varnas pétrifié dans ses castes héréditaires. N’oublions pas que le prince Siddartha Gautama, dit Bouddha, était le contemporain indo-européen de Zoroastre, d’Homère, d’Héraclite, de Parménide, de Socrates et de Platon et des chinois Lao-tseu et Confucius. « C’est le contact avec l’hellénisme qui fait évoluer le bouddhisme vers des conceptions moins rigides et plus proches des simples réalités humaines. L’art gréco-bouddhique du Gandhâra fournit à la foi bouddhique sous les traits d’un fils d’Apollon le type même du Bouddha qui, s’il reflète la Loi, lui donne sa coloration particulière. » (in Le Bouddha par Henri Arvon, p. 9).   La meilleure source que nous avons sur des contacts possibles entre moines bouddhistes et druides provient d’une inscription du 3e siècle avant notre ère gravée sur une colonne de pierre à la demande de L’empereur indien Asoka. Sous son ordre, les moines allèrent le plus loin possible d’est en ouest dans des régions aussi lointaines que la Macédoine, ils établirent des centres bouddhistes, des hospices pour les voyageurs, creusèrent des puits en plus de cultiver les herbes médicinales. C’est l’écossais Donald Mackenzie, qui dès 1928 (Buddhism in pre-Christian Britain), fut le premier à proposer un contact possible entre druides et bouddhistes. Mackenzie comprit que les moines d’Asoka, présents en Macédoine à cette époque, pouvaient très bien avoir étés en contact avec les druides des proches contrées danubiennes. Aussi, le védantiste David Frawley fit remarquer qu’à une époque reculée la Voie de la Sagesse appelée Vidya en sanscrit et Uidiia en celtique ou Gnose en Grec était maintenue par des sages qui erraient dans toute l’aire eurasienne. Les contemporains sous-estiment les moyens de transport, les réseaux de communications, les routes terrestres et maritimes fréquentées depuis la nuit des temps par les sages errants. La route de soie était déjà ancienne à l’époque de l’Antiquité. L’Aryavarta, l’aire de civilisation des peuples Aryens (dits Indo-européens par nos scientifiques), qui s’étendait sur un territoire allant du pied des Alpes, du Danube à la Mer d’Aral au pied de l’Himalaya (ca. 8000 à 2000 avant notre ère dite ère vulgaire), débordait aussi dans les régions limitrophes, principalement en Baltique, Méditerranée, Plateau Iranien, Sin-Kiang Takla-Makan et vallée de l’Indus. Ces Aryens de la « Ceinture de feutre » (région des mers eurasiennes) se disaient descendre de la déesse Danu et se qualifiaient de Dananéens, soit Danawoi en Grec proto-ionien, Danava en sanskrit et Danuuioi en celtique. La langue Sanskrite distinguait deux sortes de Dananéens, les Danavas et les Sudanavas, c’est-à-dire les Bons Dananéens.   Nous savons par la tradition védique que tous les peuples Aryens de la plus ancienne époque possédaient leur propre version des Veda. Selon le Rig Veda, les cinq peuples des Aryas (Pancha Mànavas) avec les Dasyus comprenaient les Turvashas, Druhyus, Yadus, Purus, et Anus. Les Puranas les décrivent comme les descendants du roi Aryen Yayati, qui descendait à son tour de la dynastie lunaire de Manu par le fils de Nashusha. Ces peuples sont d’ailleurs appelés Nahushas dans le Rig Veda. À l’époque des Veda, on retrouve les Turvashas au sud-ouest, les Druhyus à l’ouest, les Yadus au sud sur l’Indus et plus à l’ouest dans le Gujarat, les Purus au centre sur les rives du fleuve Sarasvati et les Anus se retrouvent au nord. Anu, Druhyu et Puru étaient les fils de Yayati par Sharmishtha la fille Vrishaparvan, roi des Asura, alors que Turvasha et Yadu étaient les fils de Yayati par Devayani, la fille du sage Shukra de la lignée des Bhrigu. Les Asura, comparables aux Ases de la tradition germanique, étaient de race ancienne. Le sage Bhrigu était lui-même fils de Manu, un des sept sages du septentrion et fondateur d’une ancienne lignée de sages. Dhryu, «le ferme» (même sens que le Celtique Druos||Druuos), joue avec Dhruva, alpha du Dragon, l’ancienne étoile polaire. Il devient clair que toutes ces races étaient originaires du nord, c. à d. du pourtour de la Mer d’Aral. Puisque les Veda datent d’au moins 5000 ans, donc d’avant les grandes dispersions, il est invraisemblable que ces gens puissent ignorer les peuples parents de l’Ouest. Les Anus sont peut-être les mêmes que les Toutai Deuas Danunas «qui étaient dans les îles du nord du monde». Les Druhyus sont peut-être les Cimmériens, peuple Proto-Celtique apparenté aux Tochariens. Ces Tochariens, appelés Twyry par les Uighurs, seraient les Turvashas. Les textes védiques les appellent aussi Utara-Kuru, c’est-à-dire « la Race du Nord ». Il devient alors clair que les Purus sont les Aryens des plateaux de l’Iran et que les Yadus sont les Aryens de l’Indus. Les trois Veda les plus importants, dits Trayi-Vidyà, étaient le Rig, Sàma, et Yajur Véda. Connaissant la propension de ces Aryens pour les jeux de mots, il est fort possible que les Tri-Uidiiai deviennent les Dru-Uidiiai des Druuioi (Druhyus) abandonnant ainsi le titre de Beromen (Brahmane) pour celui de Dru-Uis (Druide). Selon le Shrimad Bhagavatan : «le Véda fut divisé en quatre parties pour être disséminé par les hommes. Paila Rishi devint le maître du Rig-véda, Jaimini maître du Sàma-véda, et Vaishampàyana celui du Yajur-véda, qui lui fit d’ailleurs sa gloire propre. Le sage Angirà, Sumantu Muni, à la dévotion fervente, se vit confier l’Arthava-véda». La notion de quatre sages gardiens des textes sacrés se retrouve aussi dans la tradition irlandaise. Ce sont, Arios ou *Uesciatis, Semios ou *Semiatis, Morios Uesos ou Marouesos, et Urios/Uros ou *Esdratis. Donc selon le schéma, Arios devint le maître de l’*Areuidiia (Areuidia = étude des symboles, Livre de Ballymote), semblable à l’Atharva-véda, qui contient chants et rites, Semios de la *Samiauidiia (Sàma-véda, étude des chants), Marouesos de la *Marauidiia (Rig-véda, hymnes) et Urios ou Uros devint maître de l’*Urauidiia ou *Urouidiia, (Yajur-véda, instructions pour exécuter les sacrifices).   Bref, il ne faut pas imaginer les communautés de sages ascètes comme étant désorganisées. Traditionnellement militantes, elles étaient structurées sur le modèle militaire. L’activité première dans les cités fortifiées d’Eurasie du Ve avant notre ère était l’activité guerrière. Ces royaumes se donnaient des armées professionnelles à la manière des cités helléniques. Pensons à Philippe de Macédoine et la ligue de Corinthe, Brennos de Gaule, Darius de Perse,  Ajatashatru de Maghada et Açoka d’Inde. Il n’est donc pas surprenant que ces réformes de la tradition très ritualiste des prêtres aient été opérées par des érudits de la classe guerrière. À l’exemple du guerrier, le religieux militant quittait sa famille et ses occupations au service du maintien de l’ordre universel, du dharma. Comme le religieux, le guerrier se rasait le crâne, portait la tonsure, l’habit, de son ordre et s’entraînait à surmonter les privations et les souffrances physiques. Comme le guerrier, le religieux, par un impérieux devoir, s’abandonnait à toute forme de confort pour la frénésie du combat par la conquête du soi. Il faut dire que le réformateur Gautama est né de la classe des guerriers. Malgré son adresse dans les arts martiaux, suite à une illumination, quitta à 29 ans les conforts de la vie aristocratique pour mener une vie d’ascète errant. Selon la doctrine du Bouddha, toutes choses sont en perpétuel changement, que tout est constitué de vide ou d’irréel à l’exception du Nirvâna, qui apparaît alors comme la plénitude même.   Ainsi, on parle de dharma et en sanscrit, darna en vieux-prussien, et dedma en celtique, termes issus de la racine PIE *derma. Puisque dans la religion celtique, il y avait mobilité des classes, voire possibilité de transcender sa classe héréditaire en poursuivant son dedma selon le mérite, la nécessité de réformer la société ne s’est pas fait sentir comme avec l’hindouisme. Donc, dans le druidisme comme dans le bouddhisme, il y a la notion du vide et du plein qualifiés de Couocanton et de Couiocanton. Aussi est présente la grande roue du temps, la Kalacakra, qui se dit Tarabara en celtique. Certains seraient tentés de faire le rapprochement entre la déesse souveraine Tara bouddhiste et la Tara celtique, elle aussi souveraineté (des lieux). Les auteurs grecs constataient qu’il y avait chez les druides une tendance antithéiste. Est-ce dû à une influence bouddhiste ou est-ce une tendance normale dans l’évolution des philosophies indo-européennes ? Rappelons-nous qu’il y avait dans l’Antiquité dans toute l’aire eurasienne des maîtres errants qui intruisaient disciples et élèves. Il y avait aussi en Grèce depuis l’époque alexandrine une école de pensée bouddhiste. Les anciens concluaient des ententes entre eux dans le but de faire avancer la Gnose (Uidiia chez les druides). « Alexandre, dans son livre sur les symboles pythagoriciens, expose que Pythagore était un élève de Nazaratus l’Assyrien, et il prétend en outre, que Pythagore était un auditeur des [druides] Galates et des Brahmanes (Clément d’Alexandrie, Stromata I, XV). « Parmi les textes extra-canoniques qui exposent la doctrine primitive du Bouddha, une place de choix revient au Milindapañha (les questions de Milinda). Éprouvant une sympathie pour le bouddhisme, le roi Grec Milinda (Méandre), qui régna en Bactriane de 125 à 95 avant notre ère, fit venir à sa cour un moine bouddhiste du nom de Nâgasena. L’ouvrage relate divers entretiens qui permirent au moine de répondre à toutes les questions du roi portant sur le bouddhisme, et la conversion du roi qui en résulta. » (in Le Bouddha par Henri Arvon, p. 31) Que les bouddhistes et les druides purent entrer en contact est chose probable vu la longue et constante présence celtique en Asie-centrale et en Asie-mineure ! N’oublions pas que ceux qui ont fait connaître le bouddhisme au Nord, à l’Est et l’Ouest de l’Inde étaient majoritairement des Proto-celtes Tochariens Cimmériens et Tochariens de la Bactriane et du Basin de Tarim / désert du Takla-Makan. Shambala semble bien une description indienne de ce royaume proto-celtique d’au-delà des Himalayas. « Mère patrie » ne se dit-elle pas Xaimon en vieux-celtique et Bala trouve aussi sont équivalent dans le Balion des Celtes (= «domaine », lieu de résidence) ?

Le bouddhisme Tocharien d’Asie Centrale Les anciens manuscrits turcs désignaient les peuples I.E. distincts des Indo-iraniens habitant l’Asie Centrale par le nom de Twghry. Or ce nom, qui est assez proche du grec Tocharoi, désignait au IIe siècle av. è.v. les peuples de Bactriane (à l’est de Iran et de l’Afghanistan). La langue tocharienne avec ses deux dialectes, attestées par les manuscrits bouddhistes de Qarashahr, Turfan et Kucha, appartenait au même groupe linguistique que l’italique et le celtique anciens. Les Tibétains du Nord les appelaient Tokh et les Chinois les appelaient Yuexhi ou Wsuen, quand ce n’était pas Gimzi ou Hien Yuen. La linguiste et ethnologue Marie Halun, qui a bien étudié les anciens écrits chinois, restitue les dérives phonétiques chinoises dans leurs formes I.E. originelles. Ainsi, Gimzi dérive d’une forme plus ancienne Xiem-Mier, la forme chinoise du tocharien *Kimmior, terme parallèle au grec Kimmeroi. Les Cimmériens, un ancien peuple Pontique proto-celtique, étaient bien connus par les historiens grecs et en ont fait ample mention. Les Cimmériens faisaient donc partie de cette coalition de peuples aryens qui, vers 900 avant notre ère, attaquaient régulièrement les « royaumes combattants » de Chine. Leur plus grande victoire sur les royaumes chinois fut celle de la prise de la citadelle de Hao, capitale de Zhou (l’actuelle Shaanxi), en 771 avant notre ère. Ils forcèrent ainsi le transfert de la résidence royale de Zhou d’Hao à Loyan (Luoyan dans l’actuelle Henan). Kimeri, chez les Kowars du Kouch, proches parents des Kalasha, est le terme pour femme, épouse. Or, ce mot n’apparaît dans aucunes des autres langues I.E. de la région. Ce qui laisse entendre que les femmes des plus anciens Kowars étaient des Cimmériennes, peut-être du clan Kalash. D’après les manuscrits bouddhistes (Tocharien A), les Tochariens se désignaient eux-mêmes par le nom Agni (> Agnoi = « splendides, rapides, ardents, ignés » en proto-celtique). Six cent ans plus tard, on les retrouve dans la région du Kuch où ils se font appeler Kushanas (= « ceux du Kuch »). D’après les Chinois ils se faisaient appeler Wusuen, de la racine tocharienne wes-, « nous » (< I.E. wei- = « nous », « moi », « toi »). Les Tochares de Taklamakan vont finir par se fondre aux Turcs pour se faire appeler Uighurs.   Ces mêmes Tochariens ont joué un rôle majeur dans la dissémination du bouddhisme en Asie Centrale auprès des populations turques mongoles et chinoises. Au départ, ces populations sino-turco-mongoles devaient pratiquer un type de chamanisme proche du taoïsme. Les Tochares, quant à eux, devaient pratiquer une religion pas très différente de celles des autres peuples I.E. proches parents tels les Cimmériens et les Scythes. Ainsi, ces peuples occupaient la vaste région à l’est de la mer d’Aral englobant les vallées des fleuves Syr-Daria et Amou-Daria jusqu’aux pieds des Himalayas (Hindu Kuch) et des Monts Altai dans les bassins du Tarim et de Tourfan dans le désert du Taklamakan. Les présents Kalash du Kuch indien en sont sûrement les descendants directs. Le bouddhisme des Tochariens était de type dualiste, en harmonie avec leur tempérament guerrier. Suite au déclin de l’empire hellénique de Bactriane sous le règne du roi Kanichka au IIe siècle de notre ère, le bouddhisme va se répandre dans toute l’Asie Centrale. (Joseph Monard, 1999)

Les pythagoriciens, les brahmanes et les druides Nous savons d’après les sources classiques que les pythagoriciens entretenaient des relations avec la plupart des sages du monde Antique. Les Druides d’Europe et d’Asie Mineure, les Chamans de Bactriane, les Mages de Perse et les Brahmanes de l’Inde sont explicitement mentionnés.   Ainsi dans :   Hipppolyte, Philosophumena I, XXV : « Les druides des Celtes ont assidûment étudié la philosophie de Pythagore, étant incités à cette étude par Zalmoxis, l’esclave de Pythagore, Thrace de naissance, qui vint dans ces contrées après la mort de Pythagore et leur fournit l’occasion d’étudier le système philosophique. Et les Celtes croient en leurs druides comme voyants et comme prophètes parce qu’ils peuvent prédire certains évènements par le calcul et l’arithmétique des Pythagoriciens. Nous ne passerons pas sous silence les origines de leur doctrine puisque certains ont cru pouvoir distinguer chez ces gens plusieurs écoles de philosophie. En effet les druides pratiquent aussi les arts graphiques ». (J. Zwicker, op. cit., pp. 88-89) A cette époque, Pythagore jouissait d’une très grande renommée et réputation auprès des écoles païennes du monde. Les brahmanes de l’Inde et d’Asie-Centrale l’appelaient affectueusement Pitrguru, c’est-à-dire « grand-père guru (maître) ». Le Thrace Zalmoxis, un des disciples de Pythagore, se rendit dans les contrées celtiques afin de partager les enseignements et la philosophie de son maître avec les druides.   Juste retour des choses car les druides avaient précédemment exercer une influence certaine sur les mêmes Grecs : « La philosophie, qui est une science de la plus haute utilité, a été florissante dans l’antiquité chez les barbares, répandant sa lumière chez les nations. Elle arriva ensuite en Grèce. Au premier rang sont les prophètes des Égyptiens, les Chaldéens chez les Asyriens, et les Druides chez les Gaulois, les Samanéens (Chamans) chez les Bactriens, les (Semnothées = Siludunioi en celtique) philosophes des Celtes et les Mages des Perses ». (J. Zwicker, op. cit., p. 82.)   « Pythagore le Samien, fils de Mnesarchos, disait que la monade est dieu et que rien n’a été amené à être à part cela. Il avait coutume de dire que les sages ne devraient en aucun temps ni sacrifier les animaux aux dieux, ni manger ce qui était vivant, ou de fèves, ou boire de vin. Et il avait coutume de dire que toutes choses, de la Lune en haut au bas, étaient sujettes au changement, alors que tout ce qui était du bas vers la Lune ne l’était pas. Et il disait que l’âme pouvait, à la mort, passer dans d’autres animaux. Et il demanda à ses disciples de garder silence pour une période de cinq ans, pour finalement considérer celui-ci comme un dieu. » (Epiph. Haer. iii. 8; Dox. 390)   Notons au passage que les pythagoriciens, à l’exemple des bouddhistes et des druides, tenaient à l’idée du changement, de l’impermanence des choses et des êtres, à l’idée de l’existence d’une monade et à la survie de l’âme après la mort, donc à l’idée de la métempsychose.

Bouddhisme et druidisme comparés : Les bases métaphysiques du druidisme, du védisme et du bouddhisme sont donc fondamentalement les mêmes. Les enseignements reposent sur les mêmes principes ou conventions pris comme certitudes et non comme dogmes. La tripartition, il va sans dire, joue dans ces traditions, dites aryennes, un rôle structurant. Ces phénomènes sont toujours classées dans l’ordre trinitaire, c’est-à-dire selon la classification par trois : physique, mental, spirituel ou petit moyen et grand, par exemple. Chacune de ces composantes est dépendante de la première ou  de la seconde. Ces phénomènes sont aussi conditionnés par d’autres attributs selon certaines conditions, causes et concepts inhérents au paradigme indo-européen. Curieusement, les manuscrits bardiques (Barddas ou Livre des bardes de l’Île de Bretagne) collectionnés et retranscrits au XVIIIe siècle par le « celtomane » Edward Williams, dit Iolo Morganwg, sont truffés de triades métaphysiques. Williams s’était fait à un jeune âge collectionneur de manuscrits bardiques attribués au barde Llywellyn Sion du XVIe siècle.  Collectionneur maniaque ou habile faussaire ? Jugée frauduleuse, l’œuvre conserve malgré les gloses cette structure en triades propre à la tradition druidique. Trop tôt pour reprendre les bribes de la tradition hindoue ou bouddhiste (pas encore diffusées en éditions) et trop prêt du christianisme pour ne pas en être marqué, les Barddas conservent néanmoins une métaphysique propre au druidisme. Edward Williams était donc le dernier colporteur de la tradition païenne d’Europe. Les traducteurs compétents de la tradition bouddhiste n’apparaîtront qu’au début du siècle dernier avec W.Y. Evans-Wentz et Alexandra David-Neel. En voici un exemple : « Qu’étais-tu avant de devenir homme en Abred? J’étais dans l’Abîme la moindre particule de vie qu’on puisse concevoir, le plus près possible de la mort absolue ; puis, je passai dans chaque forme et à travers toute forme où soit possibles le corps et la vie ; je vins jusqu’à l’état d’homme du cercle d’Abred où fut vide et pénible ma condition à travers les âges, depuis mon dégagement de la mort en l’Abîme, par la grâce de Dieu, de sa grande Bonté et de son amour infini. » (Barddas VII, de la Transmigration) Ainsi, dans ces Barddas on retrouve des notions complètement étrangères au christianisme. Par exemple, la division des éléments en triades qualifiées Gwyar (< uergon = « agissant », « performant » avec idée de changement), Calas (< caletia = la « solidité », « dureté », donc la structure) et Nwyfre (< gneuo = « savoir », la conscience) en Gallois. En termes celtiques anciens le changement se dit Uelio, et la conscience se disait conuidtu. Du côté bouddhiste, on retrouve la même conception de l’âme avec cette progression ou errance dans les différents mondes de l’Au-delà ou éthériques. Voici comment sont décrites les quatre réalisations : 1)    « En surmontant complètement les perceptions de forme, en faisant s’évanouir les images réfléchies, en réduisant toutes les perceptions de multiplicité, l’ascète pense « éther infini » et atteint le monde de l’éther infini. » 2)    « Après le surpassement complet du domaine de l’éther infini, avec la pensée : « infinité de conscience », l’ascète atteint le monde de l’infinité de conscience. » 3)    « Après le surpassement complet du domaine de l’infinité de conscience, avec la pensée : « non-existence », l’ascète atteint le monde de la non-existence. » 4)    « Après le surpassement complet du domaine de la non-existence, l’ascète atteint le monde qui se trouve au-delà de la conscience et de l’inconscience. » 5)    « Après le surpassement complet du domaine qui se trouve au-delà de la conscience et de l’Inconscience, l’ascète parvient à la destruction des déterminations. » « À ce point, est-il dit, la « manie » de l’ascète voyant est détruite, les âsavas (intoxiquants, manies) sont dissous. Ne subsiste plus que de « lien gros ou mince », et la conscience absolue resplendit. » (Julius Evola in La doctrine de l’éveil p. 206) Selon Evans-Wentz, la doctrine ésotérique celte des renaissances n’admet pas l’idée d’une immortalité personnelle. Ce qu’elle admet cependant, c’est une plus grande immortalité, l’immortalité du principe de la monade qui unifie chaque personnalité temporaire qualifiée individualité ou « personnificateur ». Selon la théorisation druidique, la personnalité occupe une position entre le corps humain et la monade d’essence spirituelle. En plus clair, un peu comme la Lune occupe l’espace entre la Terre et le Soleil. La conscience personnelle est au corps humain ce que la lumière réfléchie lunaire est à la terre, c’est-à-dire une pâle réflexion de troisième ordre. La monade spirituelle ou individualité est l’ultime source des deux sortes d’unités.  Le corps physique ou matériel dans son aspect double physique et personnel étant l’entité consciente intégrale. Chaque personne est temporaire alors que l’individualité, comme le Soleil (esprit) en relation avec la Terre (corps) et la Lune (pensée) est capable d’une certaine immortalité. Dans cet ordre, la lumière solaire est à l’origine de celle de la Lune avant même qu’elle ne réfléchisse sur la terre nocturne. Et elle continuera à briller après la désintégration des corps et des consciences individuelles. La nature essentielle de l’énergie solaire ou énergie de vie échappe à l’examen du mental, de même que la nature essentielle de l’énergie ou du principe de vie qui se manifeste dans les individus.   L’énergie prânique, qualifiée de Brigo, « force », « position de force », « valeur », « vertu », « principe actif », « essence », « hauteur », « vitalité », « mérite », « prestige », est sous l’égide de la Déesse Brigindo, « Sublimité » ou Brigantia, « Noblesse », Brixtia, « l’Ensorcelante ». Passons ses autres noms, trop nombreux pour les nommer, mais pour résumer en voici quelques-uns : Cana, l’Accomplissement », Dexsiua, « la Droite Loyale », Marriga, la « Grande Reine », la « Reine des Cailloux (glandes / chacras) »,  et Matrona, la « Matrone », « Rivière Sacrée », et Medua, « l’Ivresse ». La Déesse incarne tout ce qui est d’ordre matériel (Terre) et psychologique (eau), de la forme, Delua, et de la pensée, Mana ou Ménmania. En fait, Ménmania, joue le même rôle que la Çakti indienne dont l’équivalent celtique est Cacto, « Puissance » ;  l’équivalente de la Maya indienne étant chez les Celtes Maia / Maiia (= « Grandeur »). Les trois principes (Canes) de la pensée régis par la Déesse sont :   MÉNMANIA (Mental) BUDA (Buddhi), libre décision, libre consentement, bonne entente, harmonie. OINANTIO (Ahamkara), l’individualité, identité particulière. MANA (Manas), la pensée.   Le Dharma Dharma est la loi sacrée universelle qui régit les êtres. Les hindouistes confondent souvent le terme dharma avec celui de religion. Pris au sens large c’est un peu juste car le dharma règle la vie du croyant, autant les devoirs religieux que les devoirs sociaux, familiaux (svadharmas). Sanatana dharma désigne la plus ancienne Loi Sacrée. En celtique c’est Senotamodedma qui désigne la plus ancienne règle ou tradition religieuse. En bouddhisme, le Dharma désigne la totalité des enseignements du Bouddha alors que le bodhidarma, loi de la félicité, désigne plus précisément le dharma des bouddhistes en opposition à celui des hindous. Dharma, la religion, la loi rituelle se dit Derma < Dedma en Celtique alors qu’Adharma, «manière profane», en dehors de la religion se dit Andedma et Svadharma, les devoirs de l’homme, se dit Suaddedma et a le sens « douce loi ».   Le Karma Le Karma c’est la Loi de la nature selon laquelle toute action matérielle, bonne ou mauvaise, entraîne obligatoirement des conséquences, lesquelles ont pour effet de maintenir l’être enchaînée au cycle des vies, des morts et des renaissances. Le karma est le résultat des actions, bonnes ou mauvaises. Le Karma a le sens de Trodma, poids, fardeau (que l’on porte) en celtique (J. Monard).   Akarma: *Antrodma, «sans poids», libéré de toute contingences, du cycle des renaissances.   Les Margas En bouddhisme, les sentiers, pas ou pistes, sont les voies qui mènent à l’éveil. Prises cosmologiquement, les margas sont les sentiers des étoiles ou des vents. Les margas sont pour l’homme la voie tracée par le Bouddha dans l’espoir d’échapper aux souffrances de l’existence.

Le noble sentier  / Sudharma : le bonDharma Les huit sentiers marécageux / Anomalie : Adharma
1 – La Compréhension juste2 – La pensée juste3 – La parole juste4 – Les actions juste

5- Bon mode de vie

6 – Effort juste

7 – Attention juste

8 – Concentration juste

1 – Mauvaise compréhension2- Mauvaises pensées3- Paroles injustes4- Mauvaises actions

5- Mauvais mode de vie

6- Manque d’effort

7- Mauvaise attention

8 – Manque de concentration

 

Le sentier élevé Les faux sentiers
1 – Foi pure2 – Volonté pure3 – Langage pur4 – Actions pures5- Vie pure6 – Application pure7 – Mémoire pure 8 – Méditation pure 1 – La fausse foi2-  La fausse volonté3- Le faux langage4- Les actions fausses5- La vie fausse

6- Les applications fausses

7- La mémoire fausse

8 – La fausse méditation

Chez les Celtes (Le dialogue des deux sages), nous avons un schéma tout à fait semblable, mais avec neuf voies de la sagesse… huit pour les rayons de la roue solaire et une pour le moyeu. La gante étant Uidiia, la sagesse elle-même.

Uidiia, la voie de la sagesse Anuidiia, la voie de l’ignorance
1. Etana,                  la Poésie2. Apomarcos,         l’Examen3.Ambirateia,    la Méditation

4. Rouidtu,      e Grand Savoir

5.Ambiuritu,     la Recherche

6. Insagia,        l’investigation

7. Connos,  la raison,le Grand Bon Sens

8. Couira,     la Compréhension

9. Uidia / Ueda, Eula,

la Sagesse ou la Science

1. Anmatis Etana,   a mauvaise poésie2. Atredia,          l’imitation3. Camba Ambirateia, la fausse

méditation

4. Mara Anuidiia,   la grande ignorance

5. Dipesla,      l’indifférence

6. Exconnio,     la déraison

7. Anmatis Bratos, le mauvais jugement

8. Anmatis couira,

a mauvaise compréhension

9. Anmato,   l’idiotie,l a  stupidité

L’équivalent celtique des margas est Senton qui a le sens de piste, voie ou allée. En druidisme comme en bouddhisme, le concept de la voie, du cheminement est capital. Au point où ce motif est divinisé par le couple Sentona et Sentonos, « Celle et celui qui va ». C’est aussi le nom de la divinité héroïque Setanta Cuchulain.   L’Aedonios (Aedonia au fém.), c’est le fervent, l’ardent, l’allumé, c’est-à-dire le (ou la) Iugodubnos (Iugodumna) accompli. Evidemment,  avec l’incroyable exagération poétique des bardes, cette chaleur décrite dans les poèmes épiques décrivent comment les héros celtes usaient de celle-ci. Cuchulainn (Cuculantios), entre autres, pouvait littéralement changer d’apparence et accomplir des gestes incroyables. Cette habilité lui valut le surnom gaélique de « Riastarta », c’est-à-dire contorsionniste.  Or, justement, le iugodubnos, le yogin, c’est le Rixtustrctos (Rixtustrcta), de Rixtutrctu, « contorsion ». Rixtutrctuiaxto étant l’art des gymnastiques extrêmes, l’art des positions yogiques. Moksa Le terme Moksa désigne la volonté d’émancipation ou de libération de la condition d’existence. Il s’agit de l’anéantissement de l’égo dans le but de franchir l’obligation des cycles de transmigration et d’incarnation. Dans ce processus, l’âme indivuduée se fond et se dissout dans la monade essentielle. Moksa: qui se dit Dits < Dis en Celtique, a le sens de «dissolution», «destruction», *Diteios, «être accompli», libéré du monde des apparences, des cycles karmiques de vie et de mort. La Monade La Monade est la substance essentielle, l’essence spirituelle active, invisible, qui compose toutes les âmes et êtres incluant la divinité suprême. En bouddhisme le Bodhisattva est rempli de cette essence. Le Bodhisattva est d’essence pure et de parfaite sagesse et connaissance. C’est celui qui a atteint la réalisation spirituelle, celui qui est prêt d’atteindre l’état suprême du Bouddha, puis du Nirvana. Maitreya est le Bodhisattva à venir attendu par les bouddhistes. Dans le concept druidique, la monade, l’essence spirituelle, se dit Oinalio. L’individualité, l’identité spirituelle quant à elle, se dit Oinantio et une entité (physique ou spirituelle), se dit Oinantos. La Divinité Cosmique Suprême, Guton Uxellimon, a ensuite par hypostasie engendrée les autres entités. Ces entités après plusieurs incarnations dans divers séjours en plusieurs mondes seront résorbées dans la Divinité Suprême. Il s’agit d’une fin d’existence considérée comme un renouvellement ou une reconstruction. Areudengto > Aredengto > Erdathe, a le sens précis de restauration, de reconstruction, de renouveau. « Somme toute, dans le cadre de cette vue moniste du druidisme, la pluralité des âmes humaines ou autres constitue « un capital roulant » dans le Grand Tout. Leur « fin dernière » est cette réabsorption dans la Divinité. C’est d’ailleurs une thèse que proposait aussi le chrétien celte et druidisant du IXe  siècle Scot Erigène, puis ce que Theillard de Chardin a désigné comme le « Point Oméga » ; (tous deux tenus en odeur d’hérésie par l’Église Romaine qui pourtant tient Dieu pour « l’alpha et l’oméga ») ». (J. Monard).   Le Samsàra Samsàra a le sens de voyage, de migration, c’est-à-dire de transmigration. Il s’agit en fait, d’un cours ou d’un passage dans les états successifs de vie à trépas. Ce terme Sanskrit est un équivalent du Grec metempsychosis ou métempsychose. Dans la philosophie bouddhiste, le mot est venu à qualifier le cycle des réincarnations et l’empétrissement dans la vie illusoire de souffrance. En celtique, Samsàra peut se traduire par *Abredio, avec l’idée d’affranchissement. *Ancommen traduit l’idée d’oubli tel qu’on le retrouve en filigrane dans le concept général de Màyà. Ahimsa: ataraxie, «absence de désir» proposée comme l’une des conditions d’affranchissement de la Samsarà se traduirait alors par Anneisiau = non-besoin, absence de besoin (J. Monard). Parà prakrti et Aparà prakrti ou Yin et Yang Les prakti établissent une opposition dialectique entre les notions de vide et de plein. En Sanskrit, Shunyata exprime le vide, l’absence de vie, d’existence ou de nature propre. « Le Dhamapada associe « vide » et sans-signe » à viveka, « libération » ou « détachement ». Ce ne sont point là les seuls endroits où le thème du vide – sunna ou sunnata – apparaît, puisqu’on le retrouve déjà dans les textes du bouddhisme des origines. » (J. Evola in Doctrine de l’éveil) Dans le Bouddhisme chinois, la notion védique de l’aparà prakti est qualifiée Yin. Le Yin, principe féminin et passif, représente l’absorption et l’ombre ainsi que la Terre. Le Yang, quant à lui, est d’essence masculine et active et représente la lumière et la pénétration. Dans la conception druidique, Parà prakrti (la vie, les êtres vivants), le Yang devient Couocanton, la plénitude, et Aparà prakrti (les choses inertes, sans vie),le Yin, devient Couiocanton, la vacuité. Termes qui rejoignent le concept des Gunas dans l’idée des contenants avec le jeux de mots de Caneton = > Caneto = «intégralité» et Gandneto > Ganneto = «contenance» (J. Monard).   Sattva Sattva signifie « être », « existence », « entité », « essence », au sens de réalité sous-entendant « existence de l’Être (Suprême). Il s’agit plus précisément d’une qualité d’esprit, du caractère, de la pensée ou d’essence spirituelle. En bouddhisme, ce terme est jumelé à bodhi, bodhisattva et a le sens d’Être Suprême, le Bouddha, le Maitreya dans ce qu’il a de plus transcendant et pur. En druidisme, la notion de Sattva est rendue par le terme Sueoinon qui désigne le Soi, l’Être, l’Existence (être soi) alors que Bituioto exprime l’Immortalité, la vie éternelle.   Équivalences terminologiques

SANSKRIT :Adharma:sans précepte, hors loi.Ahimsa: ataraxie, absence de désir.Anatman: le non-être, sans esprit.Annitya:  changement, impermanence.Asuras:  Ases, Titans ou demi-dieux.Avidya:   ignorance.Bodhi:  contentement, félicité,béatitude.

Buddha:  l’éveillé.

Citta,:  pensée. Devas, les dieux.

Dharma:  précepte, Loi, statut.

Dhyana:   (ch’an, zen), méditation.

Dvesha:   manque, défaut, haine, colère.

Gandharvas:   esprits angéliques musiciens.

Karma:    rétribution suite à une action.

Madhyamaka:   mauvaise logique, hésitation.

Manas:   pensée, intelligence.

Mantra:   chant religieux, sons sacrés.

Mara:  déesse de la Mort,  elle fait obstacle à la réalisation et à   l’illumination spirituelle.

Marga: le sentier, les huit nobles sentiers.

Nagas: serpents ou dragons. Le Roi des Serpents porta assistance au Bouddha pendant une tempête.

Prajña: sagesse.

Prajña:    déesse de la Sagesse. La mère du Bouddha en était l’incarnation.

Puja: cérémonie, rite rituel. Rupa — forme, l’aspect physique.

Samadhi: méditation.

Samsàra: libération, le cycle des vies successives, des morts et des naissances, cause de souffrance.

Sattva: être, existence, entité, essence.

Shrota-appana: « Vainqueur de torrent » (stade d’acquisition vers la libération de cycles du Samsàra).

Shunyata: vacuité, vide inhérent de « nature propre ».

Skandhas: parts, parts de l’être.

Smrti (sati): prévoyance, méditation.

Theravada:, « Tradition des Anciens ».

Tantra: force, puissance, magique.

Taras:     groupe de 21 déesses nées des larmes d’Avalokiteshwara dont les plus connues sont la Tara Verte et la Tara Blanche. Trishna (tanha), désir ardent.

Vedana: sensation, sens.

Vidya: la science, connaissance.

Vijñana: conscience.  \

CELTIQUE :Andedma:   sans  précepte, hors loi.Anneisiau:  non-besoin, absence de besoin.Ananatmon: le non-être, sans esprit.Uelio: changement.Aisues: Esprits divins.Anuidiia:   ignorance.

Budi:  satisfaction, contentement.

Boudios:  le victorieux.

Qeisla /Peisla: pensée.

Deuoi:   les dieux.

Dedma:  précepte, Loi, statut.

Dianna:  (divinité) lumineuse.

Duexbutis:  défaut, manque.

Candaros:  lumineux, parfait.

Trodma: karma,      poids, rétribution.

Beromen: porteur d’offrandes, flamen.

Maro: hésitation, inquiétude, doute.

Mana: pensée, intelligence.

Menmen: esprit, psychisme.

Comuartis / Comuertis: cercle fait autour de quelque chose, circuit.

Iiulu: chant religieux, mantra.

Marriga: déesse, reine de la Mort.

Maruo: Mort.

Oxtusentai:les huit sentiers.

Natris // Nadris: serpent.

Natira: vipère

Rato // Rata: attention, dessein, compréhension, grâce, sagesse.

Rata:   déesse de la Grâce, de la Sagesse.

Gnoto: cérémonie, rite, rituel.

Delba // Delua: forme, apparence, aspect

Ambirateia: méditation.

Abredio: émancipation, libération, le Samsàra.

Sueoinon: le soi, l’être, l’existence.

Andesrutus: le super torrent, d’éloquence, titre de sagesse.

Couiocanton: vacuité, vide.

Partes // Qartes: parties, parts, divisions.

Smert: prévoyance.

Senicatis: la tradition ancienne, antique.

Brixtia // Brictia: puissance magique.

Tara // Tura > Turra > Torra, « Tertre »: résidence mythique des rois d’Irlande, nom de la déesse Tiana Matra (Tea Mhair), épouse du dieu Ariomanos (Eremon).

Aueidos: désir ardent.

Muto: sens, sensation.

Uidia / Uidiia: la science, connaissance. Ambignto, Conuidia: conscience.

Emon: Jumeau,

Emnoi: les Dioscures.

Labaron: enseigne, emblème, image utilisée pour la méditation.

Iugon, joug:   yoga.

Pour Conclure   Vu la mobilité des individus à l’intérieur de la société celtique ainsi que de l’apparente flexibilité des princes confédérés en royaumes autonomes, il ne sera donc pas surprenant d’y trouver les influences les plus diverses. Il est vrai que ces royaumes n’arriveront jamais à se constituer en empire véritable, au sens Grec ou Romain, mais disons que ceux-ci arriveront malgré tout à maintenir une certaine cohésion satellitaire. Cohésion culturelle et cultuelle, s’étendant sur de vaste territoires allant de l’Atlantique à l’Asie mineure. Et le ciment de cette société donc, était l’institution druidique. Bref, il y avait sûrement dans l’Antiquité en Gaule méridionale, dans la région de Marseille principalement, des rencontres entre pythagoriciens, druides et bouddhistes. Et comme ces traditions étaient non dogmatique ou fermées sur elles-mêmes, dans un tel bouillon de culture ou sas de réflexion il n’est donc pas surprenant que la tradition bouddhiste voyait le prochain avatar, le Kalkin, venir de l’Ouest. En fait, c’est le Christianisme qui a tout fait disparaître en laissant un semblant d’homogénéité dans son effort de conversion des « païens ».   mp3 01adaywithoutrain.mp3 Musique: Enya -Album Pilgrim Sources : Arvon, Henri. Le Bouddha. Presse universitaires de France, Paris, 1972.  Le Roux, Françoise et Guyonvarc’h, Christian-J.. Les Druides. Editions Ouest-France Université, Rennes, 1986.

Evans-Wentz, W.Y. The Recorded Fairy-Faith, chap VII, The Celtic Doctrine of Rebirth, textes en ligne : http://www.sacred-texts.com/neu/celt/

Evola, Julius. La Doctrine de l’Éveil – Éssai sur l’ascèse bouddhique. Archè Milano, 1976.

Frawley, David. The Rig Veda and the History of India.Aditya Prakashan, New Delhi, 2001.

Lamirault, Paul. Tradition des Bardes de l’Île de Bretagne, le Livre du Bardisme ou Abrégé du Barddas, Éditions Lire Canada (Québec), Acton, Québec, 1997.

Mackenzie, Donald A.. Buddhism in pre-Christian Britain, pub Blackie and Son Ltd, Glasgow, 1928, préface p. xx

Monard, Joseph. Dictionnaire de Celtique Ancien. Keltia Publications, Edimbourg, 2001.

Monard, Joseph. Tradition celtique et druidisme. Monographie, causerie donnée à Lyon à la Maison des Amis de l’Inde, 1987.  Thurman, Robert A.F. Essential Tibetan Buddhism. Castle Books, Edison, Ne

w Jersey, 1997.

Mackenzie, Donald A.. Buddhism in pre-Christian Britain, pub Blackie and Son Ltd, Glasgow, 1928, Preface p. xx.

Toulson, Shirley. Buddhists and Druids in pre-Christian Britain and Ireland, About Ulverston site :

mp3 09pilgrim.mp3

Actualité

Créé par le 20 juin 2009

 

 Invitation aux nations autochtones

 

Depuis ses débuts, La Communauté des Druides du Québec a tissé des liens avec de nombreux visiteurs des nations autochtones. Ces personnes viennent célébrer avec nous les équinoxes et les solstices.  Après la célébration autour du Feu sacré, nous échangeons et discutons autour d’une table bien garnie. Plusieurs jeunes gens nous ont fait la remarque que nous partagions un même idéal: retrouver notre tradition ancestrale.  La culture et l’âme ne nos deux nations furent  saccagées par une tentative systématique  d’éradication.

 Pour les celtes et leur tradition druidique les répressions débutent en -12 : 1er août –12 : Rassemblement des Gaules sur l’Autel de Rome et d’Auguste au Confluent à Lyon sous la direction du prêtre gallo-romain C. Julius Vercondaridubnus. Rome tente déjà de remplacer les druides dans les grandes cérémonies celtiques. Recensement de la Gaule par Drusus. Doublement du tribut de la Gaule. Irritation en Gaule. C’est le début des persécutions qui se poursuivront avec l’arrivée au pouvoir romain des catholiques. Voir « répressions religieuses »

Il est intéressant de voir que le gouvernement Chinois utilisera la même stratégie contre nos frères Tibétains:  les pontifs du communisme chinois s’arrogeront le droit de choisir le prochain Dalai lama. L’ arrogance des communistes chinois n’a d’égale que leur manque de civilité; et c’est très peu dire!

Pour  nos frères amérindiens , la contaminations va s’installer avec l’arrivée des premiers jésuites. Or, beaucoup de nos ancêtres  bretons  fuyaient la tyrannie du Vatican et de ses serviteurs, l’aristocratie et la bourgeoisie française. Ces nouveaux arrivants pratiquaient une vieille spiritualité qui  s’était transmise dans la clandestinité et loin des regard des curés. Or, il est tout  à fait imaginable que ces bretons retrouvèrent chez les nations amérindiennes  des rites et des éléments de leur culture païenne et ancestrale. Partager une  même  vision spirituelle à dû faciliter le  rapprochement des deux peuples.

Nous voulons établir des liens durables entre les celtes du Québec et les premières Nations.  Nous voulons mieux connaître vos traditions et vous faire connaître la nôtre. Les celtes du Québec   ne rendent aucun culte au dieu des monothéistes. Nos rituels sont un hommage à la Conscience cosmique et aux  forces qui animent  la Nature. Nous sommes de tradition païenne  et nous ne recrutons personnes.

La Communauté des Druides du Québec est une tradition de Sagesse ancestrale. Notre Livre sacré est la Nature et l’Univers.

 

« Le divin dort dans la pierre,

respire dans la plante,

rêve dans l’animal et s’éveille dans l’humain»

Genistos

enorus@gmai.com.

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La Voie initiatique

Créé par le 02 jan 2009

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Caverne sur l’ Ile d’Anticosti, Québec

Pourquoi les Druides n’ont-ils pas codifiés par écrit  leur enseignement? 

Je ne suis qu’un étudiant Québécois. J’ai découvert les racines de ma culture que depuis une dizaine d’années. Pour moi le Druidisme est à l’Occident ce qu’est le  Bouddhisme à l’Orient, soit une Sagesse, une Lumière.   

 Dans l’étude du Druidisme et des traditions celtiques, deux écoles s’affrontent : l’école académique qui déclare que la tradition des druides est morte au Ve siècle avec  les persécutions et l’autre qui proclame qu’une grande partie de l’héritage des druides  et des druidesses est encore vivant. Cet héritage culturel se serait transmis  à  travers les siècles via de nombreux canaux dont nous parlerons.

Pour les besoins de cet article, je suis allé piger dans mon expérience personnelle .

Depuis trente ans, j’étudie le bouddhisme, les voies martiales traditionnelles japonaises (kobudo) et la culture japonaise.Au Japon, dans les écoles traditionnelles, il y a un enseignement ouvert à tous ( exotérique) et un enseignement réservé  aux élèves( ésotérique) qui deviendront professeur et  qui transmettront la tradition (ryu). Je ne parle pas de l’étude dans les fédérations qui sont des institutions impersonnelles , artificielles et très limitées dans leur corpus d’enseignement.  

 On appelle école traditionnelle la méthode d’enseignement et la passation des pouvoirs. Dans un ryu, l’enseignement est donné directement du maître aux élèves. Cette façon de faire rappelle  la relation du maître –apprenti  que l’on retrouve dans l’étude de diverses disciplines en Europe, au Moyen-âge.

Dans le Koryu, le professeur enseigne les techniques, la  vision du fondateur du ryu  , sa vision personnelle qui réactualise cette tradition  et il guide l’élève dans sa démarche spirituelle. Dans certaines traditions martiales, l’individu qui est accepté comme élève, fait serment sur son honneur et par le sang ( keppa) de ne jamais révéler les secrets de sa tradition.

Pour avoir fréquenté de nombreux académiciens japonais et des historiens, je peux vous assurer que ces gens n’ont jamais accès aux archives des  ryu,  à  moins d’être eux-mêmes étudiant en kobudo

Lors de mes études , au département des Études-est-asiatiques, de l’Université de Montréal, aucun professeur  ne pouvait  nous parler des Voies Martiales traditionnelles japonaises, si ce n’est que de quelques éléments que l’on retrouve dans des publications grand public. Ceci dit, lors de mes études ,le chargé de cours , connaissant ma formation dans deux ryu  traditionnels , il m’invita  à parler aux élèves de la classe  du système d’enseignement marginal et traditionnel des ryu.   Malgré toutes les connaissances de l’élite académique, une large part de la culture japonaise demeure cachée au grand public. Les écoles traditionnelles ou  ryu ont des archives ( makimono) qui ont entre 500 et 1000 années d’histoire.  Ces makimono sont des rouleaux sur lesquels sont rédigés  les secrets des ryu et leur lecture encodée est réservée à celui qui deviendra le Maître de la Tradition, le Soke.

Aucun historien n’a accès à ces archives. Ces documents  véhiculent des erreurs volontaires dans la description des techniques d’arme et de la stratégie de combat. Ces erreurs visent à préserver le secret du ryu, si par  malheur le makimono tombait entre les mains ennemies. Les clés du codage sont transmises verbalement du Soke à son Deshi, son successeur.La transmission se fait dans le secret et en privé, de  le principe d’initiation.

Il est interdit  au disciple de mettre par écrit les secrets du makimono. Encore aujourd’hui, si le Maître meurt subitement, sans avoir transmis  les secrets  du Ryu, la lignée de la transmission s’éteint  avec la disparition du maître . 

Ceci veut dire  que le Ryu n’aura plus de Soke: Maître en ligne directe avec le fondateur de la Tradition.

Par la suite, la discipline se transmettra  via les  élèves les plus compétents, les plus anciens. Chacun des élèves qui perpétuent la tradition  comblera   le vide  laissés par l’enseignement du  Maître avec des éléments  stratégiques, psychologiques ou spirituels puisés dans son expérience personnelle et ses cogitations.

Cette  nouvelle orientation , donnera une couleur personnelle à cette  branche du Ryu.  À  l’origine la discipline était un art martial (bujutsu) une discipline guerrière , alors  qu’aujourd’hui  elle devient pour l’homme moderne une discipline, une Voie martiale qui vise à faire épanouir chez l’individu la Sagesse.

 Ceci dit, il est possible que le professeur qui a consacré plusieurs décennies à l’étude d’une discipline, ait sûrement les compétences pour enrichir sa tradition de ses réflexions et de ses intuitions spirituelles. Un Ryu est une entité vivante qui a une croissance et qui a  tendance à s’ajuster aux époques et aux individus. Les traditions  doivent se réactualiser (keikoshokon) si non , elles meurent dans la solitude ;elles n’intéressent personne.

 Eh bien, nous pouvons nous rendre compte qu’une importante partie de la culture japonaise  s’est transmise à  l’extérieur des canaux académiques formels. Cette transmission me rappelle  celle des Ordres et des Sociétés secrètes d’Occident. Ces organismes marginaux ont suivi une démarche parallèle  à  celle de la société, tout en préservant  un enseignement réservé à des élèves choisis.  L’enseignement de la sagesse druidique en Occident a été  victime des persécutions religieuses et de  la sauvagerie de l’Inquisition romaine. Mais elle a survécu.

 Oui, les Druides, refusaient de mettre par écrit leurs enseignements, pour les raisons mentionnées ci-dessus, mais également parce que la tradition étant vivante, le savoir se devait de l’être également, par les disciples, qui devaient connaître par cœur le vaste enseignement, et ils pouvaient s’aider pour cela de certaines techniques mnémoniques. Pour chaque initié druide, c’est le savoir qui se transmet et se réincarne, comme la vie.   Les Celtes connaissaient l’écriture, il existait différents dialectes, notamment en Gaule. Les celtes utilisaient également la langue Grecque pour rédiger la chronologie de leurs batailles et les grands événements sociaux.  

 Comme dans les ryu japonais, il y avait chez les  druides un enseignement public, contenu dans les rituels des célébrations et un enseignement  secret réservé aux disciples, un enseignement initiatique .  Or, une large partie de la culture celte nous est parvenue à travers les rites, les rituels, la musique, la mythologie irlandaise, écossaise, galloise et bretonne et les écrits d’historiens. Par ailleurs, l’enseignement initiatique s’est perpétué, notamment, par la croix initiatique, les triades bardiques et philosophiques, le Bardas, et l’enseignement de maîtres à disciples. 

 Ici au Québec, la tradition celtique a trouvé un terrain fertile et un environnement favorable à son épanouissement. En 1665, le roi de France accorde une aide importante à la défense de sa colonie et envoie 1300 soldats appartenant au Régiment de  Carignan-Salières pour mater l’Iroquois. Le 18 juin 1665, le premier contingent du Régiment de Carignan-Salières (ainsi nommé parce qu’il est commandé par le colonel Salières) débarque à Québec.L’arrivée du Régiment de Carignan met fin à la menace iroquoise, et les efforts de Colbert et de l’intendant Talon font passer, en quelques mois, la population québécoise de 4000 à 6300personnes. Une large partie de notre population est  descendante de ces gens parti de Larochelle dont la plus part étaient d’origine bretonne et gauloise.

Il y a en nous, québécois,  de très puissantes racines celtiques. De plus, nos frères amérindiens pratiquaient des rites et des rituels qui sont très près  des rites celtiques. Les peuples de la terre ont une façon de s’exprimer qui leur est commune.  D’ailleurs, au Japon dans le Shintoisme et le bouddhisme Shingonshu (ésotérique-Mikkyo) on retrouve là encore des rituels tournant autours de l’usage des 5 éléments et des forces de la Nature. Tous ces peuples célèbrent les grands cycles de la Vie et de l’évolution.. 

Les rites varient  selon la culture. Cette démarche spirituelle, des traditions ancestrales, est en train de renaître. L’homme occidental, être raisonnable qui questionne tout, n’accepte plus de se plier aux mythes d’une religion étrangère, d’un monothéisme exclusif , jaloux qui va  à l’encontre des valeurs morales de l’homme moderne. Le druidisme est une Sagesse comme le bouddhisme, il ne donne pas de réponse,  seulement des outils qui aident à trouver les grandes réponses existentielles.

Dans la tradition druidique, il y a des éléments traditionnels transmis à travers la culture, des éléments rassemblés et regroupés grâce à des hommes érudits comme Philéas Lebesque et une réactualisation de rituel qui correspondent mieux à la psyché de l’homme d’aujourd’hui.  Rien ne traverse le temps sans subir des modifications.     La tradition inchangée est un mythe et va contre tous les principes de l’évolution. 

Le druidisme est en train d’évoluer et de s’ajuster aux attentes de l’homme moderne. Nous verrons l’homme dans un avenir rapproché découvrir qu’il  n’est pas un élément isolé de la nature, ni un pion dans une création mythique mais une fibre  d’un Tissus cosmique et qu’il est aussi cet Univers.  Cet individu cherchera à explorer la voie de la symbiose avec les forces de la Nature, au lieu de percevoir cette dernière comme une entité à être dominée . Pour plus de renseignement sur la tradition druidique, vous pouvez communiquer avec «Les Druides du Québec» et poser votre question sur le Forum. 

GENISTOS
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Musique: The celtic circle

 

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Répressions religieuses

Créé par le 26 déc 2008

Répressions  religieuses

Luc Ferry (né le 3 janvier 1951 à Colombes dans le département des Hauts-de-Seine en France) est un philosophe français et ancien ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche des premier et deuxième gouvernements Jean-Pierre Raffarin. C’est l’arrière-petit-neveu de Jules Ferry1.(Wikipédia)

INTOLERANCE ET RELIGION

Texte paru dans « La Nouvelle Revue d’histoire »

Dans son livre intitulé < Qu’est-ce qu’une vie réussie > ?, Luc Ferry écrit : « A ceux qui déplorent le reflux des religions, il faut redire combien, sous leurs formes traditionnelles au moins, elles continuent encore aujourd’hui d’être l’origine de la quasi-totalité des guerres et des conflits qui ensanglantent la planète ». Dans la bouche du ministre de l’Education nationale, de tels propos surprennent pour au moins deux raisons. La première est que la vaste majorité  des guerres —à commencer par les deux guerres mondiales qu’a connues le XXe siècle-n’ont pas eu des causes religieuses. La seconde est que Luc Ferry regroupe visiblement sous le terme générique de « religions »des croyances de nature bien différente, voire opposée.Ce qui frappe en effet, lorsque l’on étudie les plus anciennes religions de l’Europe — les religions païennes c’est précisément qu’elles ignorent toute forme d’intolérance proprement religieuse. Ce sont des religions polythéistes, auxquelles adhèrent des peuples qui n’imaginent pas un instant devoir reprocher aux autres peuples de sacrifier à d’autres divinités. Ces religions sont étrangères au fanatisme. Elles ignorent la persécution religieuse, la croisade contre les « infidèles » ou les « mécréants », la guerre au nom de Dieu. Orthopraxies plus qu’orthodoxies, elles ignorent également les notions de dogme, de schisme ou d’hérésie.L’empire romain a toujours respecté les croyances locales, au même titre que les usages juridiques des peuples soumis. S’il s’est opposé aux druides,lors de la conquête romaine, et par la suite aux chrétiens, c’était pour des raisons strictement politiques : aux premiers, les Romains reprochaient de galvaniser la résistance gauloise, aux seconds d’être mauvais citoyens. Les Grecs, quant à eux, allaient jusqu’à entretenir un culte au « dieu inconnu ».

 

 

La même tolérance se retrouve dans des religions à portée universelle,comme les religions asiatiques. Au cours de son histoire, le bouddhisme n’aguère été missionnaire. L’hindouisme traditionnel ignore pareillement le prosélytisme. Professant que Dieu est présent dans chaque forme de l’univers, il fait de la tolérance envers l’Autre un devoir, et non une concession.

 

Les Japonais n’ont jamais cherché non plus à exporter le shintoïsme, pas plusqu’Athènes n’a cherché à imposer à Sparte le culte d’Athéna.L’intolérance religieuse, génératrice de guerres menées au nom de la foi,n’apparaît en fait dans l’histoire de l’humanité que dans un contexte bien précis: avec la naissance du monothéisme.

A l’origine, le monothéisme n’est qu’une monolâtrie : pour les premiers Hébreux, Yahvé n’est qu’un dieu national, au côté des dieux protecteurs des peuples voisins. Dans les couches les plus anciennes de la Thora, rédigées auVIIIe siècle av. notre ère, élohim est un pluriel : Yahvé n’est que l’el ou l’éloahdes Israélites, un el que ces derniers placent au-dessus des autres.C’est ce qu’affirme Moïse : « Qui est comme toi parmi les dieux, Yahvé ? Qui est comme toi illustre en sainteté ? » (Exode 15,11). Yahvé lui-même ne nie pas l’existence des autres dieux. Il interdit seulement que l’on se prosterne devant eux, car il est un dieu « jaloux » (qana) (Deut. 5,9 et 6,14-15, Exode 20,5) Son nom même est Jaloux (Exode 34,14) L’idée proprement monothéiste ne commence à percer qu’à la fin de l’Exil,chez un prophète inconnu qu’on a dénommé le Second Isaïe. Formulée dans sa plénitude, cette idée implique l’existence d’un Dieu universel, d’un Dieu unique au double sens du terme : à la fois sans rival et Tout Autre.Dès lors, la règle est claire : « Hors du monothéisme, point de salut ».La plus célèbre des « Dix Paroles » (ou « Dix commandements »), « Tu ne tueras pas », n’est nullement un impératif moral absolu, qui proclamerait que toute vie humaine est sacrée. Seule est sacrée la vie du croyant orthodoxe. La preuve en est que Moïse, à peine redescendu de la montagne où Dieu lui aconfié le Décalogue, s’empresse de faire mettre à mort 3 000 idolâtres (Exode 32,28). « Tu ne tueras pas » n’arrive d’ailleurs qu’en septième position sur les tables de la Loi. La première prescription, celle qui commande toutes les autres, est : « Tu n’auras pas d’autres dieux (élohim) en face de moi » (Exode20,3).Ce premier commandement fonde une Alliance (B’rith), un contrat d’exclusivité entre Yahvé et son peuple. L’espace sacré des Hébreux étant avant tout structuré selon le haut et le bas, cette alliance élève le peuple juif. Par rapport aux autres peuples, elle l’astreint à des devoirs, mais elle lui donne aussi des droits. Elle en fait une « nation de prêtres » destinée à guider l’humanité vers un monde plus « juste ». L’ethnocentrisme s’épanouit ici en universalisme.

 

Les peuples idolâtres sont alors voués au « hérem », terme qui désigne à la fois l’exclusion, la mise à l’écart et l’éradication. Dieu demande auxHébreux d’exterminer les idolâtres (Deut ; 7,1-6 et 20,10-13), les Hébreux demandent à Dieu de faire périr leurs adversaires. Les impies, désormais, peuvent et doivent être tués. Yahvé déclare à son peuple : « Nul ne tiendra devant toi, jusqu’à ce que tu les aies exterminés » (Deut. 7, 24). « Les (autres) nations, les goyim, écrit Jean Soler, représentent le mal pour la seule raison qu’elles sont autres » (1) On a là la racine de l’altérophobie, liée à la hantise des mélanges (à commencer par les mariages mixtes, cf. Esdras10) : l’Autre est « impur ». Qu’il soit étranger ou simplement déviant, le mal, c’est l’altérité. Et le seul moyen de triompher du mal, c’est d’en extirper jusqu’aux racines.

 

 Après avoir ordonné le massacre des Madiânites, Moïse reproche auxHébreux d’avoir laissé la vie aux femmes et les fait tuer à leur tour, en même temps que leurs enfants du sexe mâle (Nombres 31, 15-17). S’ensuit une série presque ininterrompue de massacres. Après les Madiânites, ce sera le tour des Hittites, des Girgashites, des Amorites, des Cananéens, des Perizzites, des Hivvites, des Jabuséens, des Philistins, des Moabites. Génocides et nettoyages ethniques sont perpétrés par les Hébreux, résolus à faire payer aux idolâtres « le salaire de la vengeance de Yahvé » 

Tout comme Jéhu, David et Saül font couler des flots de sang. Josué détruit Jéricho : « Ils dévouèrent à l’anathème (hérem) tout ce qui se trouvait dans la ville, hommes et femmes, jeunes et vieux, jusqu’aux taureaux, aux moutons et aux ânes, les passant au fil de l’épée » (Josué, 6-21). De même tout le pays :« Il ne laissa pas un survivant et voua tout être vivant à l’anathème, comme Yahvé, le Dieu d’Israël, l’avait ordonné » (Josué 10,40).Le judaïsme historique ne renoncera jamais à combattre l’« idolâtrie »(avoda zara)

 

Il ne sera cependant prosélyte que d’une façon négative : les conversions seront découragées, mais les « nations » devront se soumettre aux sept lois noachides, qui ordonnent la répudiation des autres cultes.

L’islam, qui procède également du monothéisme biblique (par l’intermédiaire dess communautés judéo-chrétiennes des premiers siècles), affichera de son côté un universalisme intransigeant et missionnaire, ne dédaignant jamais de recourir à la force pour gagner de nouveaux adeptes. Avec le christianisme, la perspective se transforme.L’unité foncière de l’espèce humaine est toujours proclamée avec force, mais il n’y a plus de peuple élu : c’est sur un même pied d’égalité que Dieu appelle à lui tous les hommes. Par rapport au judaïsme, le christianisme représente l’universalisation du « nous ».L’amour (agapè) l’emporte sur la Loi, le pardon devient une valeur, au détriment parfois de la « justice » tel que la comprend la Thora.La notion-clé devient alors celle de conversion. En bonne théologie, le nonchrétien ne peut jamais jouir que d’une dignité imparfaite.La tolérance n’est au mieux qu’un compromis provisoire, une patience qui connaîtra sa fin. Dans une perspective eschatologique, la coexistence du Bien et du Mal, de la Vérité et de l’Erreur, est ultimement impossible. Seul le Bien a théologiquement le droit d’exister. Pour jouir d’une dignité parfaite, l’« idolâtre » (ou le « païen ») doit donc abandonner ses croyances d’origine, spécifiques, pour adopter une identité censée correspondre au Vrai et au Bien absolus.

 

Dans l’Eglise universelle, les différences de foi doivent céder la place au Même. Se voulant héritiers des apôtres, les missionnaires s’y emploieront, au risque d’acculturer tous les peuples du monde à un modèle de civilisation particulier.La théologie prend en même temps une forme dogmatique. Contrairement au commentaire talmudique, le dogme se veut univoque, fournissant ainsi de nouveaux motifs d’exclusion. Parallèlement aux « croisades » extérieures (en Terre sainte) ou intérieures (contre les Albigeois), la dénonciation des schismes et des hérésies justifiera de nouveaux massacres. La guerre« juste » est avant tout une guerre justifiée moralement. Livrée au nom duBien, elle transforme l’adversaire en figure du Mal, c’est-à-dire en ennemi absolu. D’où le caractère impitoyable des « guerres de religions ». L’Inquisition, elle, se fera juge du for intérieur, c’est-à-dire des pensées et des arrièrepensées.Il ne faut cependant pas oublier, comme le disait récemment Régis Debray,que « le religieux est à la fois ce qui permet aux hommes de vivre, d’aimer et de se donner et ce qui les pousse à haïr, à tuer et à prendre ». Cette ambivalence leur est constitutive. Si sacrés que puissent être ses textes fondateurs, toute foi reste inséparable d’une herméneutique. Aucune ne se réduit à l’interprétation que veulent en donner ses adeptes du fondamentalisme ou du littéralisme (Le jihad, qui désigne la « guerre sainte » dans l’islam classique, signie « effort sur soi-même » dans la mystique soufie). Au surplus, les contradictions ne manquent pas, y compris dans ces textes sacrés. Jésus semble cautionner la non-violence quand il dit :« Heureux les pacifiques » (Mt5,9). Mais il déclare aussi : « Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division » (Luc 12,51). C’est de la même Eglise que se sont réclamés Torquemada et François d’Assise, les papes incestueux de la Renaissance et Mère Thérésa.

 

Alain de Benoist

Jean Soler, L’invention du monothéisme, de Fallois, Paris 2002, p. 59.

Cet article fut emprunté à:

www.alaindebenoist.com/pdf/intolerance_et_religion.pdf

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La christianisation des pays celtiques débute curieusement en Grande-Bretagne à partir de la Méditerranée, Nice, Marseilles, Îles de Lérins, Alexandrie (Égypte) par voie maritime (avec un saut dans la péninsule Ibérique Galicie) et par voie fluviale en passant par le Rône (Lyons).
 Donc, – 52 E.V. (ère vulgaire) avec Jules César et la reddition de Vercingétorix, Jules César comprend très rapidement que pour subjuguer la Gaule il doit détruire les classes druidiques et guerrières qui encadrent globalement la société celtique.
Le jeu du pouvoir romain sera de couper les classes inférieures de l’élite et de remplacer la dévotion celtique par celle du culte à l’Empereur.

Dans un premier temps, Rome encouragera une dévotion païenne populaire en accord avec sa politique impériale.
Les divinités locales sont alors réinterprétées selon cette vision,: c’est l’interprétation romaine.

Malgré tout, les druides vont continuer à jouer un rôle plus religieux, moins politique, les libérant ainsi des lourdes tâches administratives auxquelles ils étaient jusqu’alors contraints.
Donc, la résurgence des théonymes et des anthroponymes celtiques dans la Gaule des IIe et IIIe siècles ne sont pas fortuites non plus.Comme disent Guyonvarc’h et Leroux (La civilisation celtique, p. 117), il ne s’agit pas là d’une renaissance ou d’un « revival », mais d’une survivance tenace, signe que les celtophones de Gaule s’étaient adaptés, ou résignés, à un nouvel état des choses.
Comme en témoigne ce tableau, cette survivance, bien plus que tenace, est une volonté affirmée et décidée à résister à l’imperium étranger.L’Irlande, terre d’accueil des druides étrangers, échappa à la loi romaine et pu maintenir le druidisme jusqu’à l’arrivée de Saint-Patrice au Ve siècle.

Cependant, même christianisée, la structure de la société celtique classique était toujours en place et les druides purent conserver sous la protection de certains rois un semblant d’indépendance.

La majorité des druides n’eurent d’autre choix que se convertir à la religion du Christ et le druidisme fut alors rapidement absorbé, plus rapidement d’ailleurs, que sur le continent où en Gaule le paganisme romanisé perdurait.

Certains druides convertis vont devenir les premiers évêques, abbés et moines irlandais et grâce à leur piètre connaissance de la nouvelle religion sauverons de l’oubli la tradition druidique en la consignant par écrit.

En Gaule, à la même époque, le christianisme, un phénomène urbain avant tout lié à l’occupation romaine, va mettre un temps fou d’usure patiente avant de s’infiltrer dans les campagnes longtemps considérées païennes, c’est-à-dire « paysannes et non-judéo-chrétiennes ». Il faut dire que le christianisme au temps du crépuscule de l’empire n’est qu’une secte orientale parmi tant d’autres. Les cultes, Isiaque Ptolémaïste Égyptien des riches, Mithraïste persan glorifié par la soldatesque romaine et messianistes Mosiaque et Christique de la diaspora juive, pauvre et urbaine, ne sont que quelques unes des sectes qui affligent l’Empire d’Occident.
Malgré l’aspect « historiquement vraisemblable » des débuts du christianisme, il ne peut s’agir là d’Histoire au sens où on l’entend de nos jours. Il est vrai que les Romains avaient tendance à historiciser leurs mythes. Ceci est aussi vrai pour les chrétiens.
En fait, le christianisme a été littéralement construit sur un amalgame de mythes ; en premier égyptiens, ensuite hébreux et par la bande, de tout ce qui était en cours dans l’Empire Romain d’alors. Les premières églises et les hagiographies des premiers « saints ( ?) » sont des légendes épiscopales dont les mythes fondateurs servent à combler les silences de l’histoire et à légitimer l’ancienneté des Églises.
Elles sont nées aux IVe et Ve siècles, surtout, d’un besoin d’affirmation et de légitimation du christianisme auprès des ignares et des illettrés. Et où, surtout, il fallait souligner l’antiquité des Églises face aux rebuffades habiles des savants païens qui la réfutait. À cette lumière, on comprend que l’histoire des villes épiscopales ait puisé dans les fausses chroniques et les compilations hagiographiques de quoi reconstituer le passé. En effet, presque toutes les histoires des villes ont été écrites sur base de fausses chroniques qui attribuaient à des évêques et à des saints des actions fabuleuses, voire magiques.
Disons aussi, que le christianisme va longtemps n’être que l’opium, l’ultime cause, des esclaves, des serviteurs et des opprimés… mais gare au jour où il va devenir la lame des guerriers.

Ce jour va venir quand un ex-cavalier romain va se convertir à la cause du Seigneur. 313 e.v. marque un point tournant pour la secte avec l’édit de Milan et la promulgation du christianisme comme religion de l’empire.

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- 58 à – 51, Jules César envahit la Gaule. La majorité des druides soutiennent Vercingétorix en appelant à la résistance à l’occupation romaine. Après la victoire de Rome sont exécutés les druides les plus compromis avec la résistance gauloise.

-12 : 1er août –12 : Rassemblement des Gaules sur l’Autel de Rome et d’Auguste au Confluent à Lyon sous la direction du prêtre gallo-romain C. Julius Vercondaridubnus. Rome tente déjà de remplacer les druides dans les grandes cérémonies celtiques. Recensement de la Gaule par Drusus. Doublement du tribut de la Gaule. Irritation en Gaule.

1er siècle è.c. : suite aux édits de Tibère (-42 à +37) et de Claude (-10 à +54), le droit d’enseigner, de devenir fonctionnaire, est retiré aux druides. « Il abolit entièrement, dans les Gaules, la cruelle et atroce religion des druides, qu’Auguste avait seulement interdite aux citoyens. Il tâcha, au contraire, de faire passer de l’Attique à Rome les mystères d’Éleusis ; et il proposa de reconstruire en Sicile, aux frais du trésor public, le temple de Vénus Erycine, qui était tombé de vétusté. » (Suétone – Vie des Douze Césars – Claude)
Rome, cependant, tolère officieusement le druidisme en tant que religion laïcisée, plus ou moins clandestine, dans la mesure où ses membres ne troublent pas l’ordre public et ne sont pas citoyens romains. Donc, sous Tibère, Claude, puis Néron, les druides sont pourchassés et tués par milliers. Selon Albert Grenier (Les Gaulois), « Les druides se trouvaient, dès ce moment, réduits à l’état de magiciens, devins ou médecins; du moins étaient-ils considérés comme tels et, au titre de magi, ils tombaient sous le coup du décret de Tibère contre les astrologues, les magiciens et, en général, les cultes étrangers qui commençaient à envahir l’empire romain. » Malgré tout, le culte druidique proscrit ne se maintint que dans les campagnes où il gardait des racines profondes. De là le nom païen, du latin pagus : district de campagne de Gaule et Germanie.

Vers 49 ? 53-54 ou 56-57 : Saint Paul évangélise les Galates d’Asie Mineure. Leurs druides, dits semnothées par les Grecs, dénoncent ces Galates qui se soumettent à la loi juive et se font circoncire. Dans deux de ses lettres aux Galates, Paul s’insurge contre ces païens superficiellement convertis et leur reproche de ne pas comprendre que l’accomplissement de la loi (juive) n’est pas un plus pour leur foi première païenne, mais au contraire, son anéantissement.

178 : Celse, philosophe grec écrit sa critique Le discours contre les chrétiens ou le discours vrai. Ironiquement, seules les citations de la contrepartie du théologien Origène ont survécu. Celse est l’un des rares penseurs de son époque à voir la menace que représentaient ces sectes nées du judaïsme messianique. Sa critique est l’un des ouvrages les plus révélateurs sur le raisonnement la résistance païenne face au christianisme exclusiviste et dogmatique. Celse oppose le pragmatisme relativiste polythéiste et moniste des religions classiques aux prétentions des sectes judéo-chrétiennes qui prétendent détenir la seule Vérité en s’appropriant l’Être suprême de façon exclusive. Celse perçoit justement la politique révolutionnaire judéo-chrétienne qui cherche à miner le pouvoir politique et social de Rome et détruire sa religion. En effet, les chrétiens refusent d’accomplir leurs devoirs civiques et respecter la religion civile du culte impérial. Il s’insurge contre la prétendue supériorité morale du christianisme par rapport aux religions païennes, en déclarant, à juste titre, que la morale chrétienne, vulgaire et stupide, manque d’originalité et qu’elle n’est qu’une pâle imitation de la morale des philosophes. Selon lui, le Christ ressuscité n’est qu’un simple mortel, un chef de bande, glorifié par la légende inspirée des mythes païens.
Voici quelques unes de ses citations :
« Il est un Logos d’une haute antiquité, toujours respecté par les peuples les plus sages, les villes, les sages. Les Égyptiens, les Assyriens, les Indiens, les Perses, les Odryses, les habitants de Samothrace et d’Éleusis, les Hyperboréens (sont) parmi les peuples les plus anciens et les plus sages. Les Galactophages d’Homère, les Druides de la Gaule, les Gètes sont des peuples antiques et de haute sagesse qui professent des doctrines apparentées à celle des Juifs. (Les) sages anciens qui ont bien mérité de leurs contemporains et, par leurs écrits, de la postérité, Linos, Musée, Orphée, Phérécyde, le Perse Zoroastre et Pythagore ont traité de ces questions, et leurs doctrines sont consignées dans des livres et ont été conservées jusqu’à ce jour. » (I, 14 et 16)

« Ce fut le cas, dit-on, en Scythie de Zamolxis, esclave de Pythagore, de Pythagore lui-même en Italie, de Rhampsinite en Égypte. Ce dernier, chez Hadès, « jouant aux dés avec Déméter », obtint d’elle « une serviette lamée d’or » qu’il remporta comme présent. Ainsi encore Orphée chez les Odryses, Protésilas en Thessalie, Héraclès à Ténare, et Thésée. Mais ce qu’il faut examiner, c’est si un homme réellement mort est jamais ressuscité avec le même corps. Pensez-vous que les aventures des autres soient des mythes en réalité comme en apparence, mais que vous auriez inventé à votre tragédie un dénouement noble et vraisemblable avec son cri sur la croix quand il rendit l’âme, le tremblement de terre et les ténèbres ? » (II, 55)

« On pourrait en citer bien d’autres de même genre. (Votre) culte pour ce prisonnier mis à mort est pareil à la vénération de Zamolxis au pays des Gètes, de Mopsos en Cilicie, d’Amphilochos en Acarnanie, d’Amphiaraos à Thèbes, de Trophonios à Lébadia. » (III, 34)

« Quel malheur vous est donc survenu, mes compatriotes, que vous ayez abandonné la loi de nos pères, et que, séduits par celui avec qui je discutais tout à l’heure (Jésus), vous ayez été bernés de la plus ridicule façon, et nous ayez désertés pour changer de nom et de genre de vie ? » (II, 1) « Si tous les hommes voulaient être chrétiens, les chrétiens ne le voudraient plus. A l’origine, ils étaient en petit nombre, animés de la même pensée ; à peine se propagent-ils en multitude, ils se divisent et se séparent, et chacun veut avoir sa propre faction : ils y aspiraient dès l’origine. Séparés (diistamenoi) de nouveau par l’effet de leur multitude, ils s’anathématisent les uns les autres ; ils n’ont plus de commun, pour ainsi dire, que le nom, si tant est qu’ils l’aient encore ! C’est du moins la seule chose qu’ils aient eu honte d’abandonner ; pour le reste chacun a embrassé une secte différente. » (III, 9-12)

« (C’est) aux plus incultes, aux esclaves, aux moins instruits que l’on divulgue les secrets de la sagesse divine. Imposteurs, (ils fuient) en désordre les gens distingués, non disposés à être dupes, mais (prennent) au piège les rustres. » (VI, 13-14)

« (Les chrétiens ressemblent) à ceux qui croient sans raison aux prêtres mendiants de Cybèle et aux devins, aux dévots de Mithra et de Sabazios, à tout ce qu’on peut rencontrer, apparitions d’Hécate, d’un autre ou d’autres démons. Car, de même que souvent parmi eux des hommes pervers prennent avantage de l’ignorance de gens faciles à tromper et les mènent à leur guise, ainsi en va-t-il des chrétiens. Certains, ne voulant pas même donner ni recevoir de raison sur ce qu’ils croient, usent de ces formules : « N’examine pas, mais crois ; la foi te sauvera. La sagesse dans ce siècle est un mal, et la folie un bien. » (I, 9)

200: Débute, selon la légende méiévale, la christianisation de la Grande-Bretagne.

248 – 251 : Sous le règne de l’empereur Dèce, contrairement aux prétentions légendaires des martyrs de saint Marcel et de saint Anatase, aucun signe de présence chrétienne n’est décelable en Gaule et aucun signe chrétien n’a été observé sur des objets gallo-romains.

250: Autour de 250 E.V., l’effort de la christianisation de la Gaule païenne débute dans la clandestinité. L’Église s’organise autour de la ville de Lyon utilisée comme base missionnaire.
Saint-Ciprien envoie ses missionnaires d’Afrique: ceux de saint Paul à Narbonne, de saint Trophime à Arles, de saint Saturnin à Toulouse, de saint Martial à Limoges, de saint Denis à Lutèce (Paris), de saint Austremoine à Clermont-Ferrand, et de saint Gratien à Tours.

Conversion de la Dacie à partir de 255 : À l’inverse de l’Empire romain où le christianisme s’est d’abord installé dans les villes, en Dacie, la conversion se serait faite à partir des campagnes. Suite au vide institutionnel créé lors du retrait romain en 255, les missionnaires chrétiens tentent d’encadrer la population païenne. Entre le IIIe et le XIe siècle, l’hagiographie mentionne la présence des horepiscopi dans les villages sous le contrôle des perihoreti (missionnaires). Aucune présence urbaine significative n’est décelable car les Goths arianistes occupant le territoire étaient farouchement contre tout clergé et particulièrement méfiants à l’égard des moines missionnaires inféodés aux églises.

258 : La Gaule fait sécession avec à sa tête Postimus qui se nomme Empereur des Gaules. Il rompt avec Rome et bat monnaie. Le christianisme est sévèrement réprimé dans tout l’Empire romain mais ceci n’empêche pas les missionnaires de tenter d’évangéliser la Gaule et de fonder des évêchés.

260: La christianisation de Grande-Bretagne est bien en cours autour de Glastonburry.

270 : Arles, haut lieu du savoir païen, voire druidique, depuis au moins 2000 ans av. l’ère vulgaire, fut mise à sac par les bandes chrétiennes détruisant temples, bibliothèques et sanctuaires. Les chrétiens n’hésitèrent pas à violer l’ancienne loi de l’inviolabilité des sanctuaires convenu dans le monde païen et en Gaule.

271 : Aurélien, devenu Empereur, réunifie l’Empire et rétablit la domination de Rome sur toute la Gaule. Rome demeure très méfiante de la secte chrétienne.

275 : Rome assouplit ses positions face aux chrétiens qui continuent de troubler l’ordre politique.

297 : L’Empereur Dioclétien procède à une profonde réforme administrative de l’Empire en concédant officiellement aux chrétiens le droit de se regrouper en diocèses. L’Empire est divisé en douze diocèses gouvernés par des vicaires. La Gaule comportera deux diocèses : Galliae au nord de la Loire et de la Saône; le Viennesis au sud. Après l’édit de Milan, la hiérarchie chrétienne de Rome organisera les évêchés sur ce modèle.

IVe siècle : Après qu’il eurent corrompu l’État de Rome, dès leur arrivée au pouvoir, les autorités chrétiennes créent le délit d’opinion religieuse et promulguent des lois interdisant la liberté de culte aux païens.

Vers 300 : Selon Alexander Wilder, « des hommes comme Irénée, Épiphane et Eusèbe (apologistes connus des débuts de l’expansion chrétienne) ont transmis à la postérité une telle réputation de mensonges et de pratiques malhonnêtes que le cœur se soulève devant le récit des crimes de cette période ». Dire que toute la doctrine religieuse chrétienne de cette période repose sur ces menteurs invétérés. Et selon Gerald Massey, « la thèse chrétienne, comme la qualifie judicieusement le Nouveau Testament, est une imposture. »
Eusèbe, surnommé Pamphile, célèbre évêque de Césarée (en Palestine), « le père de l’histoire eccléssiastique » (né vers 270, mort vers 338) fut fait évêque de Césarée en 315. Se méfia de l’empereur Constantin et refusa le siège d’Antioche qu’il lui offrait. Il assista au concile de Nicée (325) et eut part à la rédaction du symbole qui y fut rédigé. Il contribua en effet avec les évêques ariens à faire déposer Eustathe au concile d’Antioche (330) et sollicita de Constantin, dans les conciles de Césarée et de Tyr (334), l’exil de saint Athanase et le rappel d’Arius.
Un autre « saint », Épiphane, écrivit contre la Gnose antique « La réfutation de la fausse science » qu’on appelle aussi « Adversus hœreses » (Contre les hérésies). En fait, il s’agit d’une inversion car la fausse science était celle d’Épiphane. Il s’excusait de son mauvais style grec sur le dos des Gaulois : « Nous vivons chez les Celtes, et dans notre action auprès d’eux, usons souvent de la langue barbare. » Mais le contact avec ces barbares, qui portaient, gravé dans leur cœur par l’esprit, le message du salut, était salutaire. Pour vaincre les novateurs, il suffisait presque de révéler leurs doctrines. L’emploi de l’ironie, à propos de tous ces enfantements d’éons était facile. En fait, Irénée par ruse cherchait surtout à convertir les gnostiques grecs : « De toute notre âme, nous leur tendons la main, et nous ne nous lasserons pas de le faire. » En face de ses adversaires sophistiqués, sa théologie au cynisme morbide apparaît malveillante, démagogique et détournée : « Le Verbe de Dieu, poussé par l’immense amour qu’il vous portait, s’est fait ce que nous sommes afin de nous faire ce qu’il est lui-même. » Il pensait le contraire!
Saint Epiphane de Salamine, Juif hellénisant, converti, originaire de Palestine, fut évêque de Salamine dans l’île de Chypre durant trente-six ans. Pami ses nombreux écrits, son « Panarion » est largement cité par les historiens de l’Église. Il y pourfend quatre-vingt hérésies, dont certaines sont issues de son imagination. C’est un polémiste plein d’aigreur, jamais de bonne humeur, et avec cela, mauvais rédacteur. Et tout cela ne l’empêcha pas d’être considéré comme un saint. Beaucoup d’entre nous ne doivent donc pas désespérer de le devenir…

Vers 301-304 (selon L’Histoire d’Arménie de Moïse de Khorène) : L’action de Grégoire l’Illuminateur, fils d’un seigneur parthe selon la Chronique d’Agathange (milieu du Ve siècle), aboutit à la conversion au christianisme du royaume arménien. Selon la tradition, le roi Tiridate a été puni et transformé en sanglier pour avoir fait martyriser plusieurs religieuses, puis guéri après avoir accepté la foi chrétienne. Dans ce cas, la conversion officielle de l’Arménie aurait précédé la promulgation, en 313, de l’édit de Milan par lequel Constantin a décidé de tolérer le culte chrétien dans tout l’Empire. Cette conversion éloignait l’Arménie de la Perse sassanide et la rapprochait du monde romain. Tiridate décide la destruction des temples païens et Grégoire reçoit à Césarée de Cappadoce la consécration épiscopale des mains de l’archevêque Léonce. Le premier patriarche arménien dépend ainsi de Césarée. À son retour, il baptise dans les eaux de l’Euphrate le roi et sa suite et entreprend l’évangélisation du pays. Celle-ci s’effectue difficilement et Grégoire doit souvent, dans un premier temps, s’appuyer sur la force armée pour imposer la nouvelle religion. Il fonde des évêchés à Vagharchapat, à Artachat et à Dwin.

306 : Dans la péninsule ibérique, le concile d’Elvire, près de Grenade, réuni 19 évêques et vingt-quatre prêtres, venus des provinces d’Hispanie (Tarragone, Galice, Lusitanie, Carthagène et Bétique) pour tenter de régler les problèmes soulevés par l’expansion du christianisme et de la vitalité croissante du christianisme ibérique à une époque proche de l’édit de Constantin (313).
Les conciles d’Hispanie et de Gaule ont épuisé en vain la liste des mesures de précaution propres à garantir l’observance de la loi de la continence Outre cette thématique à caractère disciplinaire, c’est la lutte contre les cultes polythéistes et contre les juifs qui retient l’attention des évêques rassemblés à Elvire (cf. sur l’idolâtrie, par exemple, le canon 41 et sur les Juifs et leurs rapports avec les chrétiens.
À travers les canons qui concernent le paganisme, on s’aperçoit que le problème de sa propagation n’était pas considéré par la hiérarchie comme un problème pastoral, mais avant tout comme un problème politique, qui, menaçant l’ordre public, touchait directement la res-publica chrétienne. L’action missionnaire était d’ailleurs effectivement marquée par ce combat.
Elvire nous ouvre ainsi le thème de la confrontation des cultures provoquée par l’évangélisation où l’évêque agit en “colonisateur spirituel”. Comme chef de la militia christi, il avait pour rôle fondamental le combat de l’idolâtrie et des forces du mal.

312 : Sous Constantin, l’Église adopte le symbole de la croix emprunté aux païens celtes, grecs, persans, égyptiens, mithraïstes et à Tammouz. L’Église se structure et se hiérarchise: le premier pape (père) est mis en place ce qui est contraire d’ailleurs à la Bible: Matthieu 23-9: « Et n’appelez personne sur la terre votre père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler directeurs; car un seul est votre Directeur, le Christ.

313 : L’Édit de Milan décrété par Constantin Ier, au lendemain de sa victoire du Pont Milvius en 312, proclame la liberté de culte dans tout l’Empire. Cette libéralisation va profiter largement à l’expansion du christianisme.

314 : En août, se tient le premier Concile des Gaules à Arles, incluant la Belgique. Le but du Concile est de définir une stratégie face à l’hostilité des païens des Gaules. Celui-ci marquera un tournant important dans son histoire, car il constitue le premier reniement d’un principe évangélique : « tu ne tueras point » et le premier pas, par son officialisation, vers l’alliance du spirituel avec le pouvoir temporel, militaire et politique.
Désormais, les chrétiens pourront porter les armes et ceux qui se refuseront au service militaire seront excommuniés.

324 : Juste avant 324 E.V., interdiction des rites domestiques et sacrifices païens. Après 330, restriction de dévotion publique pour les non-chrétiens. Il est interdit aux fonctionnaires de sacrifier aux dieux dans les cérémonies officielles, et ils doivent s’abstenir de toute participation publique aux cultes païens.

325 : Aristakés, fils cadet et successeur de Grégoire, représente l’Église d’Arménie au concile de Nicée. Il sera assassiné ensuite par un seigneur demeuré païen. Son aîné, Vertanès, le remplace et échappe de peu au même sort dans l’église édifiée à la place du temple de Vahagn à Achtichat. Le fils de celui-ci, Grigoris, devenu patriarche des Ibères (Géorgiens) et des Albans est martyrisé par un prince arsacide resté fidèle au paganisme.

Vers 330-340 : Le christianisme arménien réussit à s’imposer.

Vers 350 : Le patriarche Nersès réunit à Achtichat un synode qui organise l’Église arménienne, condamne les survivances païennes et impose aux communautés religieuses une discipline inspirée de la règle du Grec saint Basile.

Seconde moitié du Ve siècle : Selon Zosime, un historien byzantin très attaché au paganisme et auteur d’une Histoire de l’Empire romain, en quatre livres (depuis Auguste à la prise de Rome par Alaric en 410) le déclin de Rome est dû à l’abandon des anciens dieux.
Voici ce que Zosime a à dire sur la conversion de Constantin au christianisme :
II, 29, 1-5 Lorsque tout le pouvoir fut aux mains de Constantin seul, il ne cacha désormais plus la méchanceté qui lui était naturelle, mais prit la liberté d’agir dans tous les domaines selon son bon plaisir; il célébrait encore les rites ancestraux, non pas par respect, mais par intérêt; c’est pourquoi il obéissait aussi aux devins, dont il avait éprouvé qu’ils avaient prédit la vérité au sujet de tout ce qui lui avait réussi; lorsqu’il arriva à Rome tout plein de jactance, il crut nécessaire d’inaugurer son impiété dans ses propres lares.
En effet son fils Crispus, qui avait été jugé digne du rang de César, comme je l’ai dit auparavant, et avait été soupçonné d’avoir une liaison avec sa belle-mère Fausta, il le fit mourir sans aucun égard pour les lois naturelles; comme Hélène, la mère de Constantin, s’indignait d’une telle violence et ne pouvait admettre le meurtre du jeune homme, Constantin, comme pour la consoler, porta remède à ce mal par un mal pire; après avoir en effet ordonné de chauffer outre mesure un bain et y avoir placé Fausta, il ne l’en ressortit que morte.
Comme il avait ces crimes sur la conscience, et qu’en outre il n’avait fait aucun cas de ses serments, il alla trouver les prêtres et leur demanda des sacrifices expiatoires pour ses méfaits; ceux-ci lui ayant répondu qu’il n’existait aucune sorte d’expiation assez efficace pour purifier de telles impiétés, un Égyptien, arrivé d’Espagne à Rome et devenu familier des femmes du palais, rencontra Constantin et affirma fortement que la croyance des chrétiens détruisait tout péché et comportait cette promesse que les infidèles qui s’y convertissaient étaient aussitôt lavés de tout crime.
Ayant accueilli très favorablement cet exposé, s’étant détaché des rites ancestraux et ayant admis ce que l’Égyptien lui proposait, Constantin entra dans la voie de l’impiété en concevant de la défiance envers la divination; comme en effet, grâce à elle, beaucoup de succès qui lui avaient été annoncés s’étaient effectivement réalisés, il craignit que l’avenir ne soit une fois révélé à d’autres aussi qui s’enquerraient de quelque point dans un sentiment hostile à son égard et en vint, sur la base de ce préjugé, à faire cesser ces pratiques. Lorsqu’arriva la fête traditionnelle au cours de laquelle il fallait que l’armée monte au Capitole et accomplisse les rites coutumiers, Constantin craignit les soldats et participa à la fête; mais l’Égyptien lui ayant envoyé une apparition blâmant sans réserve cette montée au Capitole, il se tint éloigné de la sainte cérémonie et excita la haine du Sénat et du peuple. ZOSIME (trad. F. PASCHOUD)

355 : Un décret impérial du 1er décembre 355, de Constantin, ordonne la fermeture de tous les temples païens de l’Empire et punit de mort tout manifestant à un culte païen. Saint-Martin de Pannonie, se porte bénévole à la milice volontaire chrétienne pour renforcer le décret impérial romain. Des bandes de voyous citadins désœuvrés, surtout chrétiens, sèment la terreur par leur banditisme en mettant le feu aux temples et en lapidant les païens. La ville de Tours servira de base à ces exactions.

380 : Theodose Ier (379-395) renouvelle l’interdiction des sacrifices païens et répand la terreur « divine ». Gratien (367-383) confisque les revenus des temples et des prêtres païens. En 392, la dévotion païenne sous toute ses formes est strictement interdite.

385 : Théophile est nommé patriarche d’Alexandrie. Avec le consentement tacite de l’empereur Théodose, il entreprend une violente campagne de destruction de tous les temples et sanctuaires non chrétiens en Égypte : à Alexandrie, les temples de Mythriade et Dyonisius puis en 391, la destruction du temple de Sérapis et de sa bibliothèque.

386 : Saint Jean Chrysotome écrit : « Que chacun s’attache à gagner son frère, fallut-il user de violence (…) N’épargner rien pour l’arracher des filets du démon ». Et selon les dires de Saint Augustin : « C’est la charité qui impose de sauver les gens malgré eux, qui impose la chasse à l’hérésie et donc l’intolérance ».

389 : Après avoir détruit Alésia, les bandes chrétiennes détruisent la cité sainte de Bibracte, un des derniers grands retranchements des druides de Gaule,. Bibracte abritait un collège druidique sacré qui offrait à quarante mille étudiants du monde païen des cours de philosophie, de religion, de littérature antique, de grammaire, de droit celtique, de médecine en plus des sciences naturelles, d’astronomie, d’astrologie et de traditions hermétiques ou ésotériques.

391 : défense de se promener autour des temples, de les regarder.

392 : défense de culte aux « idoles », d’honorer le lare par le feu, le genius par le vin, les pénates par des parfums, d’allumer des lumières, de brûler de l’encens, de suspendre des couronnes.

395 : La défense d’approcher un temple est réitérée.

399 : Ordre de détruire tous les autels, y compris ceux qui appartiennent à des particuliers et de détruire toutes les statues qui ont été l’objet d’un culte païen.

401 : Le philosophe païen Augustin, après avoir considéré la religion chrétienne comme une religion d’incultes, s’être tourné vers le manichéisme puis finalement après être nommé évêque de Carthage, Docteur de l’Église, est considéré comme le plus grand penseur de l’Église antique. Pourtant il passera une bonne partie de sa vie à détruire temples et statues antiques. C’est Saint Augustin qui introduit l’idée du « péché originel » et a commencé sérieusement la chasse aux hérétiques.

410 : Fondation d’un centre missionnaire chrétien sur l’île de Lérins au large de Cannes consacré à la conversion de la Gaule et des pays Celtes. L’aristocratie païenne résiste à l’intégrisme en frappant des pièces de monnaie dédiés aux empereurs païens, un signe de dérision à l’hypocrisie de l’empereur chrétien décadent. Renouvelant ainsi, l’habitude très ancienne d’offrir en cadeau, le jour de l’An, de vieilles pièces de monnaie (« contorniates »), notamment en 356 – 359 et en 395 – 410 ; ces pièces représentent des empereurs païens restés populaires, ou Alexandre le Grand, le conquérant victorieux, moquant ainsi le faible empereur chrétien. On en trouve jusqu’à Anthémius (467 – 472), représentant l’empereur régnant, avec des allusions politiques. Malgré la résistance organisée de l’élite païenne, les villes de l’empire sont rapidement gagnées aux Chrétiens, de là le terme péjoratif païen = « paysan » pour désigner les fidèles des fois autochtones.

412 : Cyril devient patriarche d’Alexandrie et exacerbe les rivalités entre juifs et chrétiens. Quelques années plus tard de violentes émeutes serviront de prétexte à la christianisation radicale de l’Égypte.

sanzio01hypatia.jpg       Hypatie d’Alexandrie 220px-Hypatia

415 : Hypathie, la dernière grande mathématicienne de l’école d’Alexandrie, par ailleurs fille de Théon d’Alexandrie, directeur de la bibliothèque, est mise en pièces et tuée par une foule de moines chrétiens inspirés par Cyrille, patriarche d’Alexandrie, que l’Église canonisera. Selon un rapport, la prêtresse païenne Hypatie sera brutalement assassinée par les moines Nitrian, une secte de chrétiens fanatiques, qui soutenaient Cyril. Selon un autre récit (de Socrates), elle fut tuée par la foule d’Alexandrie sous la menée de Pierre le précheur Son assassinat marque un tournant : Après sa mort, de nombreux chercheurs et philosophes quittent Alexandrie pour l’Inde et la Perse, et Alexandrie cesse d’être le grand centre de l’enseignement et de la science du monde antique. Désormais, la science régressera en Occident, et ne retrouvera un niveau comparable à celui de l’Alexandrie antique qu’à l’aube de la révolution industrielle. Les travaux de l’école d’Alexandrie concernant les mathématiques, la physique et l’astronomie seront préservés, en partie, par les Arabes, les Perses, les Indiens et aussi en Chine. L’occident, pour sa part, plonge dans l’obscurantisme et ne commencera à en sortir que plus d’un millénaire plus tard. À l’instar de l’Islam, à chaque période d’essor de la religion chrétienne, correspondra une régression de la condition de vie du peuple et réciproquement. Ces querelles provoquèrent des rumeurs et des litiges parmi les religieux et parmi le peuple byzantins, qui ne voulaient pas laisser ravir à Marie ce titre honorifique. Dans les débuts, la lutte fut anodine. Mais elle s’envenima le jour où Cyrille, patriarche d’Alexandrie, intervint. On sait que ce fougueux tyran, prêtre fanatique et sanguinaire, fut l’instigateur du meurtre d’Hypathie, une jeune femme remarquable par sa beauté et son esprit. Deux attributs qui manquaient à Cyrille.415 :Suite aux efforts de Saint-Cyrile, Alexandrie, dernier bastion païen d’orient tombe suite à la destruction de la grande bibliothèque d’Alexandrie et du meutre d’Hypatie (370 – 415).

418: un édit d’Honorius (395-423), contre-signé par les évêques gallo-romains Rennes et de Nantes, ordonne la démolition de tous les sites païens, sanctuaires et oratoires, ainsi que tous les emblèmes populaires. Valentinien III (425 – 423) réitère l’ordre du décret de la destruction des temples païens.

432 : Débute la christianisation de l’Irlande du nord par Saint-Patrice et ses sbires déguisés en druides. Création d’écoles pseudo-druidiques qui sont en fait des centres de conversion chrétienne. Le 1er Mai, lors de la fête dédiée au dieu Bel, déguisés en druides, Patrice et ses disciples se rendent à Tara, haut lieu druidique et siège d’Irlande, afin de déjouer les druides et de leur ravir la primauté sacrée. Tôt la veille, juste avant le levé du soleil, il allume un feu « de Pâques » dédié au Christ rendant ainsi caduques les feux sacrés dédiés au temples, à la cour et aux autels du foyer. C’est donc par la tricherie et la ruse que le « saint homme » fera tomber les druides érigés dans leurs codes d’honneur, de rectitude et de vérité. Des tours comme celui-là, Patrice en fera beaucoup, au point où selon ses propres aveux (Confessions), troublé par sa conscience, il aura du mal à dormir et priera son « Sol Invictus ». Il se consolera en concluant que tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins; et pour juger un arbre à ses fruits, Patrice usera de la naïveté des idolâtres et des superstitieux afin d’amener plus d’âmes au Seigneur. D’après sa biographie (Vie chrétienne de Saint-Patrice), l’anachorète aurait « brûlé au moins quatre-vingts livres druidiques. Détail intéressant, car, contrairement à ce qu’affirme César, les druides avaient des livres écrits. Il s’agit d’un de ces rares témoignages prouvant que les druides de la basse Antiquité finirent par lever l’interdit sur la transcription des textes sacrés.

435 : Ordre de démolir tous les temples ou édifices païens qui seraient encore debout. Si quelqu’un ose se jouer de cette loi, il sera puni de mort !451 : Attila, roi païen des Huns (le fléau de Dieu) entre en Gaule en semant la terreur chez les chrétiens.

 

452: Le Concile d’Arles (canon 23) déclare coupable de sacrilège tout évêque tolérant en son diocèse les feux sacrés, l’allumage des flambeaux, la vénération près des pierres, des fontaines et la dévotion aux divinités de la nature.

461 : Mort de Saint-Patrice et achèvement de la conversion d’Irlande à l’exception des îles isolées et des régions montagnardes.

Fin VIe : Théodose Ier proscrit le paganisme et les autres les hérésies. Son succeseur, Théodose II, promulgua le code « théodosien » qui a expressément banni trente six hérésies et jeté l’anathème sur le paganisme, les temples païens et les astrologues.

506 : Au concile d’Agde et au Concile d’Orléans en 511 on criminalise la consultation et la pratique des pythonisses. Ce sont en fait les premières chasses aux sorcières.

515 : Vers 515 – 520, Saint-Césaire (470 – 543), évêque d’Arles, fulmine dans un sermon (NO 129), contre les coutumes du jour de l’an (« … les uns ne revêtent que la peau d’un animal, d’autres en prennent la tête, d’autres se déguisent en femmes… ») et contre les pratiques de la fête des Morts du 22 février (« … ils portent des mets et du vin sur les tombeaux des défunts… »).

516 : Entre 516 et 537, Saint-Vigor, évêque de Bayeux, demande la protection du bras séculier pour faire interdire le culte païen qui était célébré par le seigneur du lieu sur le Mont-Phaunus (= Saint-Vigor-le-Grand, Calvados), brise les idoles et s’empare du territoire.

520 : Vers 520 – 525, aux environs de Cologne, subsistait un temple ayant conservé les statues de ses dieux auxquels les habitants continuaient à offrir des libations ; Saint-Gall (486 – 551) l’incendia.

524 : Le Concile d’Arles condamne les rites observés lors des éclipses de lune, lors des fêtes de Jupiter et au jour de l’An.

529 : Fermeture de l’académie de Platon. Le savoir antique, violemment critiqué par les Pères de l’Église tel Saint Augustin, disparaît des esprits. Un voile tombe sur les sciences antiques. C’est que l’empereur Justinien, au nom de Jésus Christ, décide de fermer les portes de la fameuse académie de Platon à Athènes et de forcer les philosophes à fuir en exil (vers la Perse puis l’Inde) et d’imposer le baptême ou la mort à ceux qui ne pouvaient pas s’échapper. À ces derniers on offrira la « sainteté » postume.

533 : Le deuxième Concile d’Orléans stigmatise ceux qui régressent en retournant au culte des idoles et mangent de la chair sacrifiée aux dieux.

532 : L’empereur Justinien fait fermer l’école de philosophie d’Athènes, considérée comme le dernier bastion du paganisme. Désormais, l’obscurantisme et l’ignorance règnent en maîtres dans tout le bassin méditerranéen.

541: Au quatrième concile d’Orléans, ancienne capitale sacrée des Druides, on réitère l’interdiction formelle sous peine de mort à tout culte païen de même que les serments faits aux dieux. Saint-Paterne (mort en 560) est réputé avoir dit d’avoir dit empêcher une cérémonie druidique à Chaussey où il avait renversé les contenus des derniers chaudrons sacrés connus.

Vers 550 : Les druides de Grande-Bretagne continuent dans la clandestinité sous le nom de gwyddoniaid, « les savants ». À la cour du roi Maelgwn de Gwynedd (Pays de Galles) il se tient des concours de bardes et on mentionne des druides. Ce sont ces bardes de cours royales qui transmettront la « matière bretonne » qui servira à la rédaction du cycle arthurien ou de la Table Ronde.

554 : Le roi Childebert 1er (511-558) renouvelle l’ordre de détruire les idoles et les mégalithes païens.

563 : Saint-Colomban quitte l’abbaye de Durrow pour fonder une abbaye à Iona, un des retranchements des druides.

567 : le deuxième concile de Tours ordonne de chasser de l’Église ceux qui honorent certaines pierres, arbres et fontaines en des lieux sauvages et cachés au fond des bois. Il interdit les fêtes du jour de l’an (auxquelles il substitue un jeûne solennel et la fête de la Circoncision), demande aux prêtres de ne point manquer de corriger par censure ecclésiastique (excommunication) ceux qui, retenant encore des restes de paganisme, offriront des viandes aux morts, ou mangeront la chair de ces animaux offerts en sacrifice ou encore feront des cérémonies inconnues de l’église auprès des lieux païens.

573 : Devant la résistance des cultes païens, Grégoire le Grand, Pape et Préfet de Rome, recommande au clergé : « Retrancher tout à la fois dans ces esprits incultes est une entreprise impossible. Gardez-vous de détruire les temples : détruisez seulement les idoles, remplacez-les par des reliques ».

574 : Saint-Colomban intervient en faveur des filidhs (poètes païens) à l’assemblée de Druim Ceta pour leur maintenir partiellement sous le couvert du christianisme quelques uns de leurs privilèges traditionnels.

578 : au Concile d’Auxerre est réitérée l’interdiction aux paysans de se déguiser en peaux de vaches et de cerfs à l’occasion des festivités du jour de l’an et d’allumer des cierges devant les fontaines, les arbres et les pierres érigées, de consulter les devins, de se livrer à la divination avec du bois ou du pain.

580 : Vers 575 -580, dans le pagus Cabalitanus (l’actuel Gévaudan), entre Margeride et Aubrac, se réunissait annuellement, aux bords d’un lac, une foule de paysans qui durant trois jours faisaient des libations et offraient aux divinités de ce lac des sacrifices en y jetant, pans d’étoffes, toisons de laine, fromages, gâteaux de cire et pains. Tout au long de ces journées se déroulaient fêtes et orgies que venaient interrompre les orages. Grégoire de Tours, affirme qu’après remontrances, un Saint prêtre mit fin à cette superstition. Étrangement, on notera en 1872 ! aux abords du lac Saint André, la pratique annuelle de rites et d’offrandes strictement identiques à celles décrites par Grégoire de Tours, avec toutefois pour les offrandes l’adjonction de pièces de monnaie.

581 : Le synode d’Auxerre interdit aux laïcs de danser dans les églises, d’y faire chanter des jeunes filles et d’y donner des festins.

585 : au Concile de Mâcon on condamne aux coups de verge tous ceux qui persistent à chômer le jeudi, jour consacré au Jupiter gallo-romain. À saint-Éloi, 588 – 660, évêque de Noyon près de Limoges, fut adressé ce message par un païen anonyme : « Romain que tu es, bien que tu nous rabâches toujours les mêmes choses, jamais tu ne pourras abolir nos coutumes. Nous célébrons nos cérémonies, comme nous l’avons fait jusqu’ici et il n’y a personne au monde qui puisse nous interdire nos divertissements antiques, qui nous sont si chers. »

590 : Grégoire I, dit Le Grand devient pape. Il invente la croisade. Outre la grammaire, il décourage ou interdit l’enseignement de la culture gréco-romaine en général, y compris les langues, la science, la philosophie et la mythologie.
Grégoire le Grand ordonne la destruction de tous les livres traitant de sujets autres que la doctrine chrétienne. Ainsi furent brûlés à Rome, entre 590 et 604, toutes les archives impériales. Maintenir le peuple dans l’ignorance permet de protéger et perpétuer les mensonges de l’Église.

590 : Saint-Gall fonde une série de monastères dans la Gaule païenne, dont Luxeuil (en Burgondie). Il suscita de nombreuses conversions dans les familles des grands propriétaires, dont les trois fils d’Autharius, Dadon, Adon, Radon, qui fondèrent l’abaye de saint-Ouen.

597 : Le pape Grégoire le Grand (590 – 604) prescrit à la reine Brunehaut d’interdire à ses sujets d’immoler des animaux, d’adorer les arbres et d’exposer les têtes des animaux sacrifiés ; mais vis-à-vis de l’empereur, l’attitude du pape est différente, voire même très humble : les flatteries que Grégoire le Grand prodigue à la bête brute que fut l’empereur byzantin Phocas (602 – 610), centurion usurpateur, passent la mesure.

600 : 33 ans après le deuxième concile de Tours (cf. 567), l’évêque de cette même ville constate, le 7ème jour de juillet 600, « qu’il y avait encore dans son diocèse et les diocèses voisins, un grand nombre de païens attachés au culte impie des fausses divinités, entre autres dans le pays qui est au midi de la Loire … Et ce qu’il trouva le plus difficile fut de faire observer le 22ème canon (interdiction d’offrir des viandes aux morts), surtout en de certains villages où les païens avaient embrassé le christianisme, retenant néanmoins beaucoup de superstitions du paganisme.

611 : Saint-Valery (562 – 622), évêque de Rouen fait abattre un arbre énorme que les paysans de la vallée de la Bresle adoraient.

À partir de 622: banditisme organisé par Mahomet depuis Médine (Arabie Saoudite), bataille de Badr où Muhammad et sa clique tuent 70 hommes et ramènent un imposant butin, multiples assassinats politiques contre les adversaires du pseudo prophète, nombreuses attaques et massacres de juifs de la région, puisque selon la loi coranique, l’Oumma a été élue par Allah entre les nations et a le devoir de prendre possession de son héritage, le monde entier, pour que la prétendue parole d’Allah règne universellement: le jihad consiste à rendre aux musulmans ce que les infidèles contrôlent illégalement, selon la loi divine.
Le Coran prescrit tout simplement le meurtre des « idolâtres », car « le meurtre est moins grave que l’association ».

626 : Le Concile de Clichy, en 626, renouvelle les interdictions du deuxième concile d’Orléans, de 533.

634 – 651 : Les Arabes après l’invasion de l’Iran et la défaite des Sassanides vers la fin du VIIe siècle, ont ordonné partout où ils pouvaient trouver un traité ou un écrit, de le détruire par le feu ou par l’eau. Ils ont aussi empêché les Perses de parler leur langue, le farsi, afin de les éloigner de leur racines culturelles et religieuses pour qu’ils leurs soient asservis à jamais comme les peuples de l’Égypte et de la Syrie. De même, pour assurer leur domination absolue, ils imposèrent l’islam et massacrèrent en nombres les Zoroastriens.
Toutefois, l’islamisation de la Perse fut lente et jamais tout à fait complète : des Mazdéens subsistèrent un peu partout en Médie, près de Téhéran, dans le nord et dans les montagne des Guèbres.
Cette œuvre d’oppression se poursuivit longtemps à travers les sectes de musulmans intégristes, jusqu’à l’époque de l’empereur (le Shah) Réza Pahlavi, qui mit fin à l’oppression contre les Zoroastriens et les adeptes des minorités religieuses en Iran. La majorité des iraniens, de gré ou de force, se convertirent donc graduellement à l’islam, mais il subsiste encore aujourd’hui une communauté. zoroastrienne en Iran (environ 40 000 fidèles) et qui se considère comme la gardienne de la tradition trois fois millénaire de Zarathoustra. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’environ 200 000 zoroastriens dans le monde, essentiellement en Inde (les Pârsî), en Iran et dans les diasporas en Amérique du Nord et en Grande-Bretagne. Le zoroastrisme reste, cependant, un des rameaux importants de la grande religion indo-européenne.

636 : Saint-Amand (584 – 679), évêque de Worms, constate que, dans son diocèse, les temples païens sont toujours fréquents, et obtient du roi Dagobert Ier (626 – 639) une ordonnance rendant le baptême des enfants obligatoire.

640 : Saint Omer, évêque de Thérouanne mort en 670, trouve des temples païens intacts lors de son arrivée dans le diocèse.

641 : Un sermon de saint-Eloi (588 – 669), évêque de Noyon et Tournai en 641, est fort intéressant, car il récapitule, en les stigmatisant, les pratiques païennes en usage de son temps (milieu du VIIe siècle) ; nous le résumerons brièvement car il est fait allusion à certains rites connus des traditions britannique et gaélique : interdiction d’observer les augures et les éternuements, d’écouter le chant des oiseaux, de célébrer le jour de l’An, de prolonger les festins pendant la nuit et d’y boire avec excès ; interdiction de faire passer les troupeaux par un arbre creux ou un fossé creusé dans la terre (1er Mai), de chômer, d’y danser et d’y chanter ; interdiction d’appeler « Seigneur » c’est-à-dire dieux, le Soleil et la Lune et de jurer par ces luminaires ; d’allumer des flambeaux dans les carrefours et d’y faire des vœux, de visiter les pierres, les sources et les arbres consacrés aux dieux ; interdiction de suspendre des amulettes au cou des hommes et des animaux, de l’ambre au cou des femmes ; interdiction aux femmes d’invoquer Minerve (la Belisama des Gaulois) avant de travailler la toile ; interdiction de pousser des clameurs lorsque la lune s’obscurcit, et d’éviter d’entreprendre un travail à la nouvelle lune, ainsi que de se livrer aux danses tournantes et sautantes, à des caroles ou à des chants diaboliques.

650 : Le Concile de Chalon en 650 réitère l’interdiction des chœurs de femmes dans l’église.

658 : Le deuxième Concile de Nantes ordonne de creuser des fosses profondes afin d’y enfouir les pierres païennes de sorte que leurs adorateurs ne puissent les retrouver.

698 : Le Concile de Rouen en 698 dénonce ceux qui font des vœux devant les pierres en leur offrant des cierges.

700 : Irlande : un pénitentiel du VIIIe siècle sanctionne de pénitences sévères le « péché de druidisme », druidechta dans le texte.

704 : d’après Adamnan, abbé d’Iona, il y avait encore des druides dans l’île quand il y arriva.

711 : TARIQ, un roi arabe musulman débarque par le détroit de Gibraltar et arrive à la tête de 9000 hommes.
Le traitement que les musulmans réservaient, en terre conquise, aux païens était encore pire que celui des chrétiens, c’était soit la mort ou l’esclavage.
En Espagne, l’armée musulmane aurait razzié 30.000 vierges rien que parmi la noblesse wisigothique. Cette main-d’œuvre gratuite fit l’objet d’un commerce dans tout l’empire. Et le commerce des esclaves, devenu très vite une activité des plus lucratives, fut élevé au rang d’une institution dans tous les pays musulmans.

712 : conquête de Sind en Inde par Muhammad B. Qasim, massacres au port de Debal (embouchure de l’Indus) pendant trois jours, entre 6000 et 16000 personnes tuées à Brahminabad.

742 : Un capitulaire de Carloman en 742 renouvelle l’interdiction des pratiques païennes, et Charlemagne, à son tour, vultupérera contre les « insensés » qui allument des flambeaux et pratiquent toutes sortes de superstitions auprès des arbres et des fontaines, dans un capitulaire promulgué le 23 mars 789.

769 : un autre capitulaire daté d’Aix-la-Chapelle, ordonne : « Que celui qui, suffisamment averti, ne fera disparaître de son champ les simulacres qui y sont dressées, soit traité comme sacrilège et déclaré anathème ».
Et pourtant, les archéologues retrouveront des liards de Louis XIII près des mégalithes et les folkloristes du XIXe et du début du XXe siècle observeront des coutumes attestées, et condamnées, douze siècles plus tôt.

792 : La dîme, qui était à l’origine une participation facultative des fidèles aux frais du culte, devient obligatoire par les capitulaires de 779 et de 792. L’église romaine, associée au pouvoir politique depuis 314, dans l’empire romain, va ainsi devenir une puissance économique considérable.

787 : L’imagerie traditionnelle des maçons architectes jugée trop païenne est soumise au pouvoir des évêques lors du second concile de Nicée.

804 : L’empereur chrétien Charlemagne convertit nombre de Saxons, en leur proposant le choix suivant : Se convertir au catholicisme ou avoir la tête coupée. Plusieurs dizaines de milliers de têtes tombent, avec la bénédiction de l’Église.

860 : Les annales d’Irlande mentionnent l’existence du druide Hona de Luimnech. La population de Munster lui reprochait ses prêches et ses dévotions en faveur des dieux païens. Hona et son compagnon, Tomrir Torra, seront lapidés sur les remparts de Port Làirge et massacrés à coups de pierres.

Vers 865 : rédaction du martyrologe d’Usuard, qui recueille le nom des saints, notamment des évêques de la Gaule qui ont combattu le paganisme.

Conversion de la Bulgarie à partir de 864 : Désirant pour des raisons diverses se convertir au Christianisme, Boris s’enquiert dans ce but auprès de Louis le Germanique en 863. Toutefois la Bulgarie est envahie la même année par l’Empire Byzantin pendant une période de famine et de catastrophes naturelles. Pris par surprise, Boris est forcé de parlementer et accepte de se convertir au christianisme selon le rite oriental, obtenant en contrepartie la paix et des concessions territoriales en Thrace. Au début de l’année 864 Boris est baptisé par une délégation de prêtres byzantins en secret à Pliska avec sa famille et quelques nobles bulgares. Boris prend Michel comme nom de baptême en l’honneur de son parrain l’empereur Michel III. Sa conversion provoque le soulèvement de ses sujets, dont plusieurs notables. En 865, avec l’exécution de 52 boyards et de leurs familles, la révolte est réprimée dans le sang. En 886, Saint Cyrille et Saint Méthode sont expulsés de Grande-Moravie et se réfugient auprès de Boris à Pliska. Leurs disciples sont alors accueillis à Belgrade par le gouverneur de Boris. En 889, abdication de Boris fait moine. En 893, son fils Vladimir lui succède et tente de restaurer le culte païen. Boris limoge Vladimir, lui crève les yeux, et reprend le pouvoir. Il intronise son troisième fils, Siméon Ier, en le menaçant du même sort si trouvé coupable d’apostasie. Boris retrouve son monastère, duquel il n’est ressorti que pour guerroyer les Magyars. Il y meurt cloitré en 907.

Xe siècle : Sous le règne du roi suprême d’Irlande Domnall hUa Néil (mort en 978), il y avait dans l’Ile des druides qui s’adonnaient toujours aux pratiques païennes de divination.

Vers 930 : Le roi gallois Howel le Bon (916 – 950), qui avait des bardes à sa cour, définit les privilèges des bardes dont le chef était nommé pencerdd, « chef barde ».

988 – 989 : Le christianisme s’introduit à Kiev en Russie sous le règne du prince varègue Igor (924 – 945) avec une église consacrée à saint Élie. En 955, la femme d’Igor (Ingvar en scandinave) se convertie. Sous Vladimir, malgré la pression de l’Islam et la présence insistante du Judaïsme, les bonnes relations entretenues avec l’empire byzantin (Vladimir a épousé Anna dite Porphyrogénète, sœur des empereurs byzantins) vont le faire fléchir en faveur de Constantinople. Le fait que de nombreux autres peuples d’Europe Centrale (comme la Hongrie et la Bulgarie) se soient convertis à la même époque au christianisme, est à l’origine du choix de Vladimir et de sa conversion au christianisme par l’intermédiaire de Byzance (et non de Rome, ce qui va avoir une importance non négligeable à partir du schisme de 1054 qui sépare catholiques latins et orthodoxes orientaux). Un beau jour, Vladimir ordonne à tous les habitants de Kiev de se réunir sur les berges du Dniepr afin de recevoir le baptême par des prêtres orthodoxes byzantins. Par contre, cette conversion qui s’est faite sans révolte apparente n’a pas complètement éradiqué l’ancienne religion. Le paganisme slave est resté très vivant (dans la région de Novgorod notamment) et le folklore russe en est toujours marqué.

1000 : Mille ans après la prétendue naissance du légendaire Messie Yoshua, dit le Christos en Grec, et suite à l’attente de l’Antéchrist annoncé par Jean dans ses Révélations, le monde chrétien européen, vieux de cinq siècles tout au plus, sombre dans l’immoralité et l’anarchie volontaire. Le passage à l’an mil laisse l’église dans sa peur des résurgences de toutes sortes et des pratiques ancestrales. Face à la généralisation de la débauche du clergé et de la recrudescence des pratiques païennes, Urbain II initie la réforme ecclésiastique qui se soldera par un durcissement de l’église et d’une chasse aux sorcières contre païens et juifs.

1081 : Réorganisation semi-officielle du bardisme gallois.

1097 : Les annales d’Irlande mentionnent le meurtre du chef druide poète Ua Carthaigh de Connaught par les gens de Connaught (qui reçurent sans doute la bénédiction de l’Église). C’est donc dire qu’à cette date il y avait non seulement des druides en Irlande mais qu’ils étaient toujours pourchassés sur la place publique.

1136 : Geoffroy de Monmouth, Histoire de Bretagne, compile tout ce qu’il trouve en relation aux cycles arthuriens.

1140 : En réponse à la menace de la popularité grandissante des cycles arthuriens jugés comme une invitation à la régression païenne ; premières contestations hérétiques au sein de l’église.

1142 : L’art traditionnel celtique irlandais jugé trop païen est interdit par les cisterciens de Mellifont.

1148 : Sous le duc de Bretane Konan III la répression s’organise autour de l’abbé du prieuré de Moinet de la forêt de Brocéliande accusé au Concile d’Épernay de régression païenne et pratique de la sorcellerie. Éon de Loudéac, dit de l’Étoile, est jeté en prison et ses compagnons sont pendus et brûlés. Aucun de ceux-ci renièrent leur foi païenne.

1154 : Nicolas Breakspear, Adrien IV (1154 – 1159), le seul pape anglais, encouragea par la bulle Laudbiliter, le roi d’Angleterre Henry II Platagenêt à conquerir l’Irlande « en vue d’étendre les bornes de l’Église » preuve que l’Irlande était encore perçue comme mal christianisée.

1165 : Le moine français Fulco est nommé évêque missionnaire d’Estonie par l’archevêque de Lund.

1176 : À la Noël sous le règne du prince Rhys, est tenue au Château de Cardigan la première assemblée officielle des bardes gallois, la seule fonction du système druidique ayant survécu au Pays de Galles.

1183 : Au Concile de Vérone, sous le Pape Eugène III, les « étoilistes » restants sont pourchassés et condamnés au bûcher.

1195 : Le pape Célestin III appelle à la croisade contre les païens des rives de la Baltique.

1199 : Par la bulle pontificale Vergentis in senium, Innocent III assimile l’hérésie au crime lèse-majesté.

XIIIe siècle : Saint François d’Assises popularise la crèche de Noël héritée des rites du dieu des céréales Tammuz (Adonis, dont la naissance était célébrée à Bethléem) et qui, comme Hermès, Dionysos, Mithra ou Zeus, naissaient dans une grotte symbole de la Terre-mère, de la matrice universelle

1202 : Fondation de l’ordre des chevaliers Porte-Glaive (Fratres militiae Christi), qui s’installent à Riga : véritable début de la conquête et de la christianisation des rives orientales de la Baltique.

1208 : Rome appelle à la croisade contre les Albigeois après l’assassinat du légat pontifical Pierre de Castelnau près d’Arles.

Vers 1200 : persécutions mahométanes envers les bouddhistes.

1210 : De nombreux manuscrits celtiques du Ier millénaire passent progressivement de l’école de Chartres vers Oxford lors du concile de Paris en 1210. L’Université d’Oxford devint le lieu privilégié d’un enseignement libéral de type platonicien ayant fui devant la pression de l’Inquisition romaine et continentale. Une impressionnante collection fut ainsi préservée du feu et des saccages.

1231 : Création de l’inquisition pontificale par le pape Grégoire IX. Elle se présente comme un tribunal d’exception, permanent, directement subordonné à Rome et qui intervient dans toutes les affaires intéressant la défense de la foi.

1233 : Le pape confie l’Inquisition aux ordres mendiants nouvellement reconnus par l’Église. Les inquisiteurs seront le plus souvent recrutés parmi les dominicains (Languedoc), plus rarement parmi les franciscains (Italie ou Provence).

1236 : Défaite des Porte-Glaive face aux Lituaniens à Saule (Šiauliai). L’année suivante, l’ordre est placé sous l’autorité de l’ordre des chevaliers teutoniques, apparus en Palestine en 1190, actifs en Prusse orientale depuis 1230. La branche baltique de l’ordre est connue également sous le nom d’ordre de Livonie.

1245 : À Oxford, on signale l’existence d’un Druid Coven, « bosquet druidique » appelé Mount Haemus qui continuera d’exister dans la clandestinité jusqu’à sa restauration au XVIIe siècle par l’antiquaire franc-maçon John Aubrey.

1251 : Le pape Innocent IV autorise enfin l’inquisition à pratiquer la torture. L’obtention d’aveux de culpabilité en est grandement facilitée. L’inquisition peut prononcer, sur la base d’aveux arrachés par la torture, des peines allant d’une simple prière ou un jeûne jusqu’à la confiscation des biens et même la prison à vie. Par contre, elle ne peut prononcer de condamnation à mort. Avec une hypocrisie caractéristique de l’Église catholique, l’inquisition peut par contre « passer » un hérétique au bras séculier de la justice pour une condamnation à mort sur la base des aveux obtenus sous la torture par l’inquisition.
Cette subtilité de procédure permettra à l’Église d’affirmer par la suite qu’elle n’a tué personne

1295 : Sous la coupe de l’Inquisition, assassinat sous Edouard Ier d’Angleterre (1239 – 1307) des bardes gallois Cadwallon, Mordred et Urien. Il interdit toute assemblée bardique, assimilant la renaissance culturelle bardique à la résistance galloise anti-anglaise. Il s’empare aussi de la fameuse « Pierre de Scone », la pierre des couronnement s des rois d’Écosse instituée par les druides qui deviendra dès lors la pierre de couronnement des rois d’Angleterre. Le bardisme gallois entre à nouveau dans la clandestinité. Certains bardes s’enfuient en Bretagne armoricaine. C’est au XIIe siècle que furent rédigés les récits mythologiques bretons appelés Mabinigion.

1312 : Le décret Multorum Querela du Concile de Vienne fixe les modalités de la collaboration entre les inquisiteurs pontificaux et les tribunaux épiscopaux. Il existe désormais des inquisiteurs diocésains, relevant de l’évêque.

1316 -1334 : Le pontificat de Jean XXII étend la notion d’hérésie à toutes les formes de dissidence et de déviance. Les Inquisiteurs sont désormais chargés de poursuivre les devins et les jeteurs de sort, mais aussi les adversaires temporels du Saint-Siège (les Visconti à Milan ou l’empereur Louis de Bavière).

1328 : Derniers bûchers d’hérétiques à Carcassone.

1344 : Narguant l’autorité romaine, sous Edouard III (1312 – 1377) un archidruide du nom de Trahairan Mor est élu lors de la convocation d’une « table ronde » et institua l’Ordre de la Jarretière. Ordre qui prétend encore maintenir des liens avec le paganisme Antique.

1375 : À Avignon, l’inquisiteur catalan Nicolas Eymerich rédige son Manuel des Inquisiteurs.

Vers 1400 : Sion Cent tente de restaurer le druidisme païen en organisant des conventicules secrets, les cyvail.

1440 : Débute la chasse aux sorcières en Dauphiné et dans les pays de l’arc alpin. C’est principalement à l’occasion des poursuites contre les magiciens, les sorciers, que les juges du prince, un peu partout en Europe, adoptèrent les techniques inquisitoriales à la fin du Moyen Âge et à l’époque moderne (XVe – XVIIIe siècle). Les relations avec le diable concernent les tribunaux de l’Église ; le sorcier est aussi homicide, avec l’aide du diable il assassine les hommes et offense autant la majesté des hommes pieux que celle de Dieu : les juges laïques peuvent donc poursuivre le sorcier. La grande chasse aux sorcières qui fit avouer le « sabbat » à des milliers d’accusés n’aurait pas pu avoir lieu sans l’institution de l’Inquisition.

1441 : Au concile de Florence, il est décrété que les païens, les juifs, les hérétiques et les schismatiques n’auront aucune part è la « vie éternelle » et que tous, à moins de se tourner, avant de mourir, vers la véritable religion, iront droit en enfer.

1450 : Réapparition des concours bardiques gallois (eisteddfod, pluriel : eisteddfodau) à Carmathen.

1484 : Dans une bulle du Pape Innocent VIII, la sorcellerie est déclarée hérésie; qu’un sorcier ou sorcière sert le Diable et répudie le Christ.

1485 : Sir Thomas Malory fait prisonnier à vie rédigera, en vingt ans, ses vingt et un livres du fameux « La Morte d’Arthur » qui paraîtront en 3 ou 4 publications; un récit mythologique, œuvre magistrale qui couronne une tradition de résistance païenne déjà vieille de mille ans!

1486 : Sprenger, Malleus maleficarum (« Le marteau des sorcières ») étend à la sorcellerie la définition de l’Hérésie.

1521 : Inspiré par l’Esprit Saint, un moine allemand, Martin Luther traduit le « Nouveau Testament » en quelques semaines. C’est le début du plus grand schisme de la chrétienté : Dans les siècles qui suivront, les chrétiens se massacreront enfin entre eux.

1535 : Le néo-celtisme anglais est avant tout politique et trouve sa première expression autorisée sous le règne d’Henry VIII dès qu’il se sépara de la tutelle romaine en 1535. Ce dernier, afin de réduire les prétentions historiques de Rome qui laissaient croire que tous les peuples du monde étaient issus d’une diaspora des douze tribus d’Israël – et que, par voie de conséquence, tous les commandements bibliques, dont les fiscaux, s’appliquaient au monde entier – mit en place, à Oxford, un collège de scientifiques qui prirent le nom d’Antiquarians. Comme en même temps, Henry VIII avait forcé à l’exil tous les ordres monastiques catholiques de son royaume, il avait aussi déplacé les archives desdits monastères vers sa bibliothèque royale et vers celle d’Oxford à des fins de préservation. Nombreux étaient les documents relatifs à l’histoire réelle du pays; nombreux étaient aussi ceux relatifs aux anciennes culdées irlandaises ou colombanites. Un gigantesque travail de compilation était à faire. Ce fut la première mission des Antiquarians. Henry VIII voulait prouver au monde et au Vatican que son acte de sécession n’était pas une rupture avec la « Tradition de ses pères », bien au contraire. Cette volonté de recherches des racines celtiques ou saxonnes n’avait qu’un but politique, émancipateur et progressiste, en un mot, très « pré-Moderne ». Ce mouvement réactiva les hérésies, mais aussi la théorie du paganisme.

1557 : En France, le roi règle seul et officiellement les crimes d’Hérésie.

1560 : Le grand barde gallois Lewellyn Sion de Llangewydd, qui préside à la chaire bardique du Clamorgan, consigne par écrit tout ce qu’il a pu collecter dans la tradition orale et dans les anciens manuscrits.

1566 – 1572 : Pontificat de Pie V ; dernière période active de l’Inquisition catholique romaine.

Cromwell (1599 – 1658) : fera rechercher, saisir et détruire systématiquement tous les documents et manuscrits soupçonnés de consigner d’antiques enseignements druidiques.

1600 : Giordano Bruno, condamné pour hérésie, est brûlé vif à Rome. Il avait osé prétendre que le Soleil pouvait être une étoile comme les autres, définir l’univers comme étant « infini » et émis l’hypothèse de l’existence de formes de vie hors de la terre. Au bout de huit ans de procès, au cours duquel des aveux lui sont arrachés par la torture, il est condamné à mort comme « hérétique obstiné et impénitent ». L’hypothèse de Giordano Bruno annonce le début de la déconfiture de la théorie ethnocentrique (et orgueilleuse) de l’Église : L’homme et la Terre sont au centre de l’Univers. La science, au fil des siècles révélera que la Terre tourne autour du Soleil qui est une étoile ordinaire qui fait partie d’une galaxie assez banale : La Voie Lactée.

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1600 : Le collège d’Antiquarians, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ne va pas « poétiser » et deviendra au bout d’un siècle d’exercice un véritable fer de lance progressiste considéré comme gênant à partir de l’instauration des Stuarts en 1600. Deux hommes sont à citer: Sir Cotton et John Selden. Sir Cotton fonde la Cotton’s Library et son salon rassemble tous les Antiquarians de son temps, mais aussi tous les opposants aux Stuarts. Son but déclaré est une franche opposition politique aux Stuarts qui avaient, à ses yeux, une fâcheuse tendance à se rapprocher de la catholicité continentale; il voyait dans l’Antiquarism la matière idéale pour créer un frein politique sur des bases scientifiques.

1615 : Le juriste John Selden, élève et ami de Sir Cotton, porta en 1615 le problème des taxes fiscales de droit divin, toujours en vigueur, devant la Chambre. La nouvelle archéologie avait démontré scientifiquement que les premières taxes anglaises avaient été mises en place par les Saxons au VIe siècle, et non par une tribu d’Israël ayant divagué jusque-là. Toutes les taxes bibliques devaient donc être remises en question. C’est à ce moment-là que les Stuarts interdirent les Antiquarians car ils se mirent à craindre pour leur propre droit divin légitimant leur couronne.

Elias Ashmole (1617 – 1692) : humaniste, membre de la Royal Society, initié franc-maçon (16 octobre 1646), auteur du Theatrum chemicum Britannicum (1652) est donné par les archives du Druid Order de Londres comme étant celui qui aurais transmis aux premiers francs-maçons spéculatifs les initiations correspondant aux trois fonctions traditionnelles du druidisme, celle de vate, de barde et de druide, lesquelles auraient par la suite été regroupées en un seul grade sous le couvert du « Royal Arch », terme franc-maçonnique d’inspiration biblique masquant le fond druidique païen.

1640 : La révolution de Cromwell de 1640 n’arrangea pas les affaires des Antiquarians qui s’occultèrent pendant vingt ans dans les universités d’Oxford, tout en s’agrégeant au fameux Invisible College – lui aussi situé à Oxford – qui comptait parmi ses locataires tous les ressortissants de l’Utopie rose-croix d’Andréae. Il s’agissait de Robert Fludd – qu’il faut situer comme le père de l’Invisible College -, d’Elias Ashmole, de John Wilkins, de Robert Plot, de Thomas Vaughan, de John Locke, de Samuel Hartlieb, et plus tard, de personnages comme Isaac Newton ou sir Christopher Wren

1650 : C’est encore à Oxford, sous l’impulsion de l’Antiquarian John Aubrey, que nous pouvons en situer le germe dans le très mystérieux « bosquet » de Mount Haemus. Tout semble tourner autour de ce sympathique archéologue qui, à la fin de sa vie, avouait volontiers que ses travaux avaient quelque part fait de lui un druide moderne. Il avait l’estime de tous les membres de la Royal Society et participait à leurs travaux très humblement. Ses amis étaient Ashmole, Plot, Wilkins, Llwydd, les frères Gale, Desmaiseaux.

1660 : À la restauration des Stuarts en 1660, l’Invisible College, ayant fait allégeance au roi, se vit confier la mission de fonder la très fameuse Royal Society. Les Antiquarians, politiquement plus bridés, firent néanmoins de gigantesques avancées scientifiques, principalement sur la base des travaux de John Aubrey qui élucida le « mystère » de Stonehenge jusque-là attribué aux Romains.

1685 : Révocation de l’édit de Nantes en 1685 sous la pression politique des protestants de deuxième génération réfugiés à l’étranger. Pierre Desmaiseaux, Jean Théophile Désaguliers, Pierre Bayle, l’éditeur Prévost furent de ceux-là. L’exil de Saint-Évremond à Londres fut politique, mais son influence sur les mouvements libertins fut considérable. Il fut honoré d’une sépulture dans l’abbaye de Westminster

1690 : Bien que les travaux philologiques sur les langues celtiques aient continué après Wilkins avec ceux de Llwydd, bien que les frères Gale aient rassemblé toutes les recherches accomplies à l’Harleian Library, bien que les travaux d’Aubrey aient eu une large diffusion, l’Antiquarism sous contrôle depuis 1660 avait perdu quelque peu de son esprit combatif et contestataire.

1694 : Toujours à Oxford, un événement va se charger de remédier à un tel état de fait. Un étudiant irlandais va venir compléter ses études et se liera d’amitié avec le vieux John Aubrey: il s’agit de John Toland que l’on peut dès lors considérer comme l’héritier spirituel du vieux professeur (30 et 40). John Aubrey s’éteignit tranquillement en 1697.

À partir de 1700 : l’Irlandais catholique John Toland fait la rencontredu chef-druide écossais John Aubrey du bosquet Mount Haemus d’Oxford. John Aubrey suggère à Toland l’idée d’un regroupement des survivants de la tradition druidique. Cette date sonne les débuts de la renaissance druidique des temps modernes; 300 ans c’est déjà un tradition.

1717 : Le 24 juin constitution de la Grande Loge maçonnique spéculative d’Angleterre avec le concours de francs-maçons de quatre loges londoniennes. La Royal Society, ayant jumelé dès sa naissance la voie chrétienne libertaire des Rose-Croix avec celle, plus paganisante et politique, des Antiquarians, qui, après quelques phases préparatoires entre 1700 et 1717, mettra en place la Franc-Maçonnerie en juin 1717, restaureront la Society of Antiquarism – interdite depuis Charles Ier – en juillet 1717, et fonderont en septembre 1717 le fameux et méconnu Druid Order. Ces trois mouvements ont les mêmes fondateurs et possèdent totalement la même identité dans l’espace et le temps, ce qui est compréhensible puisqu’ils ont tous une racine unique: les spécialités scientifiques en pleine évolution de la Royal Society, donc progressistes, passant de l’empirisme à la science dite exacte. Physique et chimie avec Isaac Newton, astronomie avec Edmund Halley, mathématiques avec Désaguliers, archéologie avec William Stukeley, médecine avec Sir Christopher Wren, métaphysique et philosophie avec Lord Warburton, John Toland et John Locke, littérature engagée avec Pierre Desmaiseaux, devinrent des leviers modificateurs de la société. Toland n’est pas un historien ou un archéologue, mais un philosophe très engagé et un polémiste. Proche du parti whig et de ses thèses pré-républicaines, catholique, puis anglican puis panthéiste à la mode de Giordano Bruno et de Spinoza.

1717 : Le 22 septembre le libre-penseur John Toland réunissait à Londres les délégués de dix comté du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande avec les délégués de Bretagne amoricaine dans le but de constituer une fédération de « bosquets druidiques » baptisée Ancient Druid Order ou « Ancien Ordre des Druides ». Toland va réinsuffler le vent du combat progressiste en reprenant à son compte le vieux bosquet de Mount Haemus et en devenant le premier Grand Druide du Druid Order entre 1717 et 1722, date de sa mort. N.B. : Le bosquet de Mount Haemus se trouve toujours aujourd’hui au coeur du Druid Order anglais, ce qui relie traditionnellement ce dernier à la grande époque de l’Invisible College des années 1650.

1720 : Dans son testament philosophique, le Pantheisticon, Toland propose un retour à la sagesse antique des platoniciens sur un fond de panthéisme spinozien, et il utilise cette toute nouvelle et révolutionnaire matière celtique comme une étrave pédagogique. L’ennemi premier est l’impérialisme religieux du Vatican, cause de tant de massacres et de guerres. Le deuxième ennemi, ce sont les mauvais rois qui utilisent le dogme oppressif pour asseoir un pouvoir non justifié. Son bras droit, Pierre Desmaiseaux, deuxième fondateur du Druid Order, ex-secrétaire de la Royal Society, agent littéraire de l’éditeur Prévost de Londres, édite les oeuvres de Pierre Bayle et collationne celles de Saint-Évremond. Le jeune William Stukeley, antiquarian de renom et troisième fondateur du Druid Order, relance toutes les recherches sur les mondes celtiques. L’équipe est au complet et s’engouffre dans la multiple et complexe contestation culturelle qui oppose le Nord et le Sud de l’Europe. Ce néo-druidisme va croître et se diversifier. Aujourd’hui, il fait partie des institutions anglaises auxquelles participent les membres de la famille royale. La reine Élisabeth, son fils Charles, le prince de Galles, en font partie. Winston Churchill en fit aussi partie.

1762 – 1763 : James Macpherson (1736 – 1796) publie ses poèmes, sur son légendaire barde Ossian du IIIe siècle, qui vont déclencher le mouvement romantique et provoquer la celtomanie

1764 : Le Révérend Evan Evans publie ses « Spécimens de poésie des anciens bardes gallois », Specimens of Poetry of the Ancient Welsh Bards.

1770 : Edward Williams dit Iolo Morganwg, car né dans le Glammorganshire, compile et rédige les anciens manuscrits rédigés au VVIe siècle par le barde Llywelyn Sion et va publier son fameux recueil intitulé Barddas, « tradition des Bardes de l’île de Bretagne. Les Barddas, longtemps considérés comme fraduleux conservent néanmoins des éléments de l’antique pensée druidique qui ne sauraient échapper au regard du spécialiste : cycles karmiques qualifiés d’Abred, transmigration de l’âme, paradis celtique qualifié de Gwenwed, « Monde Blanc » etc. ; Bref, un véritable deuxième Évangile, la preuve d’un synchrétisme druidique chrétien oppéré par les bardes selon certains ou preuve d’une continuité de la « Religion du Grall » aux néo-druides selon d’autres.

1781 : Le charpentier Henry Hurle fonde le 28 novembre l’Ancient Order of Druids, « Ancien Ordre des Druides » au style plutôt franc-maçonnique et duquel William Blake fut un de ses premiers chef-druides.

1789 : En France, la révolution qui va engendrer la République laïque marque un tournant sanglant dans l’histoire : Le début du déclin de la religion et du catholicisme, l’essor des sciences et l’amélioration des conditions de vie du peuple.

1792 : Le 21 juin à Primrose Hill à Londres – là où avait lieu l’annonce de l’assemblée druidique de 1717 – le maçon Iolo Morganwg, Edward Williams de son vrai nom, réunit de quelques bardes gallois et institue la première Gorsedd (trône, assise, assemblée) Galloise des temps modernes en reprenant les travaux très paganisants de l’oxfordien John Wilkins (Invisible College de 1650) et édite les Mabi.

1835 : Le folkloriste Jacob Grimm émet l’hypothèse selon laquelle les contes renferment des éléments de l’ancienne region Teutonique pré-chrétienne.

1838 : Le viconte Hersart de La Villemarqué (1815 – 1895) est le premier Breton initié en bardisme par L’Eisteddfod (Assemblée bardique) galloise à Abergavenny.

1839 : De La Villemarqué publie son fameux Barzaz Breiz, « Bardes Bretons », qui eut les mêmes retentissements que les œuvres de Macpherson et de Williams

1855 : Fondation par De La Villemarqué de la Breuriez Barzed Breiz, « Fraternité des Bardes de Bretagne » regroupant des écrivains bretonnants tels : François-Marie Luzel, Milin, Le Scour et Jean-Marie Lejean.

1857-1861 : Friedrich Reinhold Kreutzwald publie Kalevipoeg, épopée nationale estonienne.

1860 : Dr. William Price (1800 – 1893), excentrique génie de la médecine, se fait connaître au Pays de Galles pour ses activités druidiques. Il sera accusé de désobéissance civile en prenant le parti des mineurs de charbon (Chartist Movement). Il se revendiquera  » Enfant de Lord Rhys (1132 – 1197) et se retrouvera au milieu d’une autre controverse lorsqu’il fera incinérer son fils mort à 5 mois. Par la Cremation Act, Price (1902) sera à l’origine de la légalisation de la crémation jusqu’alors interdite au Royaume-Uni.
.1869 : Du 8 décembre 1869 au 18 juillet 1870, à la Basilique de Rome sous Pie XI le dogme de l’infaillibilité pontificale est proclamé, provoquant ainsi le schisme des vieux-catholiques.

1870 : Débute très modestement le ministère de l’américain homme d’affaires Charles Russell (1852-1916), fondateur des Témoins de Jéhovah, groupuscule alors qualifié « Mouvement des étudiants », qui fut tour à tour presbytérien, congrégationaliste et adventiste.
Le nom de Témoins de Jéhova ne sera officiellement adopté qu’en 1931.
Il organisa donc, en 1870, à l’âge de 18 ans, des cours de Bible à Allegheny (Pennsylvanie) où il prédisait la fin du monde pour 1874, puis reporta la date à 1914 qui fut ensuite reportée à 1925 par son successeur.
Illettré, Russell publia néanmoins un livre intitulé « La clé de la Bible », œuvre millénariste et apocalyptique bien dans le style des petits prédicateurs intégristes américains d’alors.
Les Témoins se considèrent comme la seule vraie religion. « Toutes les religions dont les enseignements et les pratiques ne sont pas en harmonie avec le culte pur de Jéhovah font partie de Babylone la Grande, l’empire mondial des fausses religions. (Comment raisonner, p.42). Toutes les fausses religions sont des voies de perdition. Satan y est à l’œuvre.
Dans ce contexte, tout ce qui n’est pas de Jéhovah est païen. Noël, bien sûr, et sa crèche, les rois mages, le Père Noël, les festins des fêtes, la vierge, le culte des saints et la commémoration de morts, les icônes d’église et les divertissements sont de ces pratiques considérées païennes.
Ainsi les Témoins de Jéhovah vivent-ils dans la crainte permanente d’être contaminés par le paganisme qui les détournerait du seul culte qu’ils estiment légitime.
Les Témoins de Jéhovah se voient provisoirement en exil sur les terres païennes sans foi ni loi de ce monde jusqu’au jour de l’Armagédon et du jugement final.

1872 : Georges Smith découvre dans des tablettes rapportées de Ninive « L’épopée de Gilgamesh » (IIe millénaire avant JC). Et non ! la Bible n’est pas le plus vieux livre du monde, et de loin! La plupart des grands récits de l’Ancien Testament, comme le déluge ou la Genèse, ont été recopiés, dans le détail, de Gilgamesh.

                                           

                                            Vivekananda
1893 : Le grand sage hindou Vivekananda, disciple du saint Ramakrishna, se rend à Chicago à la séance inaugurale du Parlement des Religions présidé par le cardinal Gibbons. Le guerrier-prophète, par sa force et sa beauté, la grâce et la dignité de sa tête lumineuse, sa voix profonde et mélodieuse fit oublier tous ceux qui l’entourait. L’Amérique anglo-saxonne, sûre d’elle par son puritanisme enraciné, reçût la griffe du tigre indien à son flanc.

1899 : Charles G. Leland, à Londres, publie sa très synthétique Aradia ou l’Evangile des Sorcières (Aradia or the Gospel of the Witches) qui fait de la Diane romaine la Déesse Mère, d’Aradia, sa fille, la sorcière primordiale. Son œuvre sera reprise par théoricienne du culte de fertilité pré-chrétien Magaret Murray.

1899 : Les 13, 14 et 15 août 1898 eurent lieu à Morlaix et à Ploujean des fêtes bretonnes célébrant la création de Lunvaniez Broadus Breiz, « Union régionaliste bretonne.

1900 : Fondation de la Goursez (Gorsedd) de la Presqu’île de Bretagne par un groupe de néo-druides bretons en filiation avec la Gorsedd du Pays Galles.

1908 : L’Inquisition, en sommeil depuis un siècle, reçoit le nom de Congrégation du Saint-Office. Elle devient la Congrégation pour la doctrine de la foi en 1965, à la suite du Concile Vatican II, et s’occupe des questions de doctrine et de mœurs.

24 juin 1914 : L’Église n’accorde plus qu’une « authenticité indirecte » dans « l’Épître aux Hébreux » de la Bible. Traduction: l’Église a été obligée de reconnaître un des faux manifestes de la sainte bible pourtant « directement inspirée par dieu ».

1925 : Le professeur Louis Rougier écrit:  » Les Évangiles sont rédigés pour l’endoctrinement des néophytes, la réfutation des hérétiques, la confusion des juifs endurcis, les besoins de la liturgie « .

1930 : L’abbé Turmel (alias Herzog) est excommunié quand il montre une des nombreuses falsifications de la Bible de Jérusalem pour augmenter le nombre de prophéties réalisées: dans Isaie 7,14, « la jeune femme » a été remplacé par « la vierge ». Ce qui montre au passage que l’évangile de Matthieu a été rédigé très tardivement, par un non-juif qui n’avait pas accès aux textes hébreux.

Philéas Lebesgue

1932 : À l’instigation des bretons Yves Berthou-Kaledvoulc’h et Taldir-Jaffrennou, le poète paysan d’origine picarde, Philéas Lebesgue reçut l’initiation druidique selon les rites de la gorsedd galloise. Le collège druidique des Gaules est re-né ce même jour. Ce collège sera à l’origine du néo-druidisme gaulois.

1936 : Fondation de la Kredenn Geltiek, à la fontaine de Barenton dans la forêt de Brocéliande en Bretagne, par cinq païens affirmés autour de Morvan Marchal, Druide Artonovios, Berthou-Kerverzhiou, Druide Vissurix, principalement.

1942 : Le 28 janvier, fut exécuté par les soviétiques le païen letton Ernest Brastins (né en 1892). Il fonda Dievturi ( » avec Dieu « )en 1926 qui sera officiellement enregistré à Riga et à Jelgava comme organisation religieuse.

1943 : fondation du Collège des druides, bardes et ovates des Gaules (Collège druidique des Gaules) : par Paul Bouchet (1897-1979) sous l’égide de Philéas Lebesgue.

1946 : Découverte des treize papyrus codices du IVe siècle à Nag-Hammadi en Égypte. Aucune trace de la naissance de la vie de la mort et de la résurrection de Jésus de Nazareth.

1947 : Découverte des « manuscrits de la Mer Morte » à Qumran (Sokoka) dans 11 grottes par un bédouin qui cherchait une cachette pour des marchandises de contrebande.
Ces manuscrits contemporains de l’époque de Jésus de Nazareth de la Bible (de 250 av JC à 68 après JC, bien après la supposée mort du Christ) ont été écrits par des membres de la communauté des Qumraniens/Esséniens.
Ils traitent de religion, de justice, des psaumes, de récits de guerre. La plupart de ces manuscrits sont entreposés par les catholiques au musée biblique à Jérusalem (aujourd’hui musée Rockfeller).
Dans les exemplaires transmis aux historiens, on trouve des passages de l’Ancien Testament. Aucune trace des Évangiles, aucune mention des apôtres, de Jésus ou de sa résurrection ! Rien ! L’Église a été très longue à montrer les manuscrits.
54 ans après la découverte des manuscrits, l’intégralité, en 39 volumes a été publiée: certains manuscrits sont gênants: ils montrent que l’histoire de JC a été inspirée, entre autre du messie Ménahem, rejeté par les pharisiens, et mis à mort par les romains en -4 AV JC puis aurait été considéré comme ressuscité par ses disciples. Source: « L’Autre Messie », Israël Knohl Directeur du département biblique à l’Université hébraïque de Jérusalem: (Albin Michel).
« Il met notamment en évidence, pour la première fois, des correspondances extrêmement troublantes entre la biographie de Jésus et celle du leader messianique qui l’a précédé d’une génération : Ménahem l’Essénien » et pour cause..

« Le Maître galiléen (…) apparaît aussi, à bien des égards, comme une étonnante réincarnation du Maître de Justice. Comme celui-ci, il prêcha la pénitence, la pauvreté, l’humilité, l’amour du prochain, la chasteté. Comme lui, il fut l’élu et le Messie de Dieu – le messie rédempteur du monde. Comme lui il fut en butte à l’hostilité des prêtres. Comme lui, il fut condamné et supplicié. Comme lui il fonda une Église dont les fidèles attendaient avec ferveur son glorieux retour. » Dupont-Sommer
J.M. Allegro, chercheur anglais a avancé que le leader messianique de la secte de Qumran, le Maître de justice a été crucifié et que le récit du Nouveau Testament n’est qu’une version mythique empruntée de seconde main à l’original des manuscrits de la Mer Morte.
On pourrait en conclure que les manuscrits ont servi de source d’inspiration aux Évangiles qui leur sont nettement postérieurs. Tous ces textes ont puisé leur inspiration à une source commune et antérieure égyptienne, à l’origine de cette notion de résurrection des morts.
La mention de ce même miracle dans les manuscrits et les évangiles prouvent qu’elles proviennent d’un tronc commun.
« La lecture des manuscrits de Qumran sèmera le trouble chez tout ceux à qui les prêtres ou les apologètes chrétiens ont fait croire que les titres de Christ ou de Messie attribués à Jésus ne trouvent aucun antécédent dans la littérature apocalyptique et messianique du judaïsme » (Frank Cross).

En 586 av JC, la destruction de Jérusalem et l’incendie du Temple de Salomon met fin à la dynastie des rois David. A partir de là, ‘mashia’ désigne le retour au pouvoir de la lignée de David. Luc et Matthieu font descendre Jésus de David à travers Joseph. Bien que Jésus soit Galiléen, on le fait naître à Jérusalem. Luc et David voulaient donner plus de poids au statut de messie davidique accordé à Jésus.
« Nous devons loyalement reconnaître que nous ne possédons pas encore un fragment de texte de témoins oculaires de Jésus » Emile Puech, directeur de recherche au CNRS A long terme, les manuscrits de Qumran montrent que l’histoire de Jésus est le résultat d’une évolution continue midrashique et pourraient bien porter un coup sévère à la chrétienté.

1948 : Le mythologue Robert Graves, auteur de : Mythes grecs et de la Toison d’Or, publie The White Goddess (La Déesse Blanche), œuvre qui tente à prouver l’existence d’un culte à la Déesse Mère chez les Celtes par le biais de la mythologie gréco-latine. L’œuvre de Graves aura un effet déclencheur sur le mouvement néo-païen anglo-saxon à venir.

1950 – 1989 : Sous le régime communiste toute forme de pensée religieuse indépendante incluant le paganisme ou néo-paganisme est interdite. En Pologne, le groupe clandestin Oboz Federacji Balto-Slowian (Camp de la fédération Balto-Slave) fondé par Miazgowski est réprimé. En Lituanie, le paganisme, identifié au sentiment nationaliste, est aussi réprimé. Ce qui n’empêche pas Jonas Trinkunas et autres étudiants de l’université de Vilnius de fonder en 1967 Romuva dont le but officiel était l’étude de la culture balte et celui officieux de développer le paganisme lithuanien.

1954 : L’ancien théosophiste (Fraternité de Crotona) Gérald Brousseau Gardner (1884- 19..) publie Wichcraft Today, largement inspiré des œuvres de Charles Leland, Margaret Murray et de Robert Graves reprenant le thème central de la Déesse Mère et qui prétend par la bande réformer la Wicca ou « sorcelerie » Antique d’Angleterre.

1959 : ANTAIOS est aussi le nom d’une prestigieuse revue fondée par Ernst Jünger et Mircea Eliade (1959-1971), dont l’objectif était de réagir contre le nihilisme contemporain. Antaios publia F.G. Jünger, Cioran, L. Ziegler, H. Michaux, R. Nelli, J. Evola, J.L. Borges, H. Corbin, M.M. Davy, J. de Vries, bref une pléiade d’esprits libres et de grands Européens

Au début des années 1960 : Said Qutb, théoricien des Frères Musulmans, introduit les notions de rupture par rapport à la société impie et de reconquête. C’est dans ces écrits que certains groupes islamistes trouvent la justification théorique de l’usage de la violence pour islamiser la société.

1962 : Du 11 octobre 1962 au 8 décembre 1965, deuxième Concile du Vatican tenu dans la basilique Saint-Pierre de Rome en quatre sessions, sous les pontificats de Jean XXIII et de Paul VI. Ce concile, réuni pour la première fois en présence d’observateurs non catholiques, aura pour objectif d’assurer le renouveau de l’Église face au monde moderne laïcisé, relancer les missions dans le tiers monde tout en restaurant l’unité chrétienne. Il se soldera par un énorme fiasco, celui de la débandade des fidèles héréditaires et de l’abandon des églises.

1963 : Fondation du néo-druidisme américain au Carleton Collège de Northfield au Minnesota avec la Reformed Druids of North America (R.D.N.A.). Ce qui commence par une contestation étudiante, va finir par l’institution d’une religion officielle. Les étudiant rejetant l’obligation de fréquenter l’église ou la synagogue, se réuniront dans un local dit «temple druidique » pour l’occasion. Suite à ceci, l’administration du collège finira par retirer le règlement. Les étudiants finirent par réaliser que le druidisme est une option valable et persisteront dans cette voie. Dans cette mouvance sont nés d’autres « clairières : Ar nDraiocht Fein (ADF) fondée par Isaac Bonewits et la Henge of Keltria qui en est issue.

1964 : Suite à la mort du chef-druide Robert MacGregor Reid, fondation dans le Surrey en Angleterre de l’O.B.O.D. par le druide pédagogue Ross Nichols décédé en 1975 et repris par la suite par Philip Carr-Gomm.

   

Ross Nichols                           Philip Carr Gomm

L’écrivain psychothérapeute druidisant Philip Carr-Gomm, est l’auteur de « The Druid Way », de  » The Elements of the Druid Tradition, co-auteur de « The Druid Animal Oracle », éditeur du « Book of Druidry »,et de la « Renaissance Druidique » …

Il fut initié en druidisme par Ross Nichols, son tuteur, à l’âge de 15 ans.
En 1988, on lui demanda de reprendre la tête de l’Ordre des bardes, des Ovates et des Druides, un des plus importants collèges druidiques modernes.
D’après ses dires :
 » Il y a trente ans je rencontrais un universitaire qui avait dévolu sa vie à la réinterprétation de la Tradition Druidique – un vieux Druide, du nom de Ross Nichols. Il devint mon premier père spirituel. Des années après sa mort, on me demanda de prendre sa place en tant que chef de l’ordre des Bardes, des Ovates et des Druides. A l’époque j’ai plutôt lutté contre le fait d’accepter ce nouveau rôle alors que j’étais investi dans mon travail de psychothérapeute.
Je n’aimais pas le terme de « Grand Druide », qui possède une connotation hiérarchique, mais j’ai accepté cela comme un titre traditionnel, espérant qu’un jour je pourrais le repositionner différemment dans notre époque égalitaire. Initialement , en tant que psychologiste et à l’aise dans cette situation, je voyais ma position de Druide comme étrange : comment être un Druide au XXeme siècle ?
Lâchant prise, je m’ouvrais au monde de la magie, monde que le psychologue en moi n’aurait jamais pu atteindre. J’ai ritualisé avec des douzaines d’amis Druides sous le soleil et la lune, près des rivières et des grands arbres, au centre des Pierres de Stonehenge, et j’ai pu constater l’importance de tout cela.
Les gens changent en rencontrant le Druidisme. Cette vieille religion de la Terre a le pouvoir de remuer l’âme et de changer les vies.
Elle parle au besoin de notre monde moderne avec une pertinence et une urgence qui se prolonge maintenant au – delà des racines européennes pour être précieuse à touts sortes de personnes, indépendamment de leur origine, de leur nationalité ou même de leur éthique religieuse. »

1965 : Le Swami Prabhupàda, brillant védantiste dans la foullée de Vivékananda et d’Aurobindo, débarque à New York et fonde l’Association pour la Conscience de Krishna, mouvement vaishnavite d’Inde qui aura un effet énorme sur l’éveil des consciences en Occident. Le védantisme, tel que rêvé par Vivekananda, retrouve enfin sa place en occident.

president.jpgNov. 1968 : À Montréal, le naturo-thérapeute, Jaques-Baugé Prévost fonde le Collège des Druides, Bardes et Ovates du Québec. Le mot est lancé, ce qui fera dire à Gérald Godin que le Dr Jacques Ferron est un « Druide du Québec ». Dans cette foulée, il faudra attendre après le Dr Baugé-Prévost, une dizaine d’années avant de voir le « blé lever »… C’est-à-dire voir arriver les fils spirituels du premier « Druide du Québec ».

1972 : Fondation de l’Association Païenne d’Islande le jour du solstice d’été, date de la seule fête païenne à survivre la christianisation. L’année suivante, la petite communauté de 70 membres recevra enfin la reconnaissance en tant que deuxième religion officielle du pays. Avec plus de 400 membres, l’Asatru, religion des Ases, est en pleine expansion. Jörmundur Ingi en est présentement l’Alsherjagoði ou grand prêtre (goði).

1991 : En Ontario, l’arbitrage religieux en matière familiale est possible depuis 1991. Le 21 décembre 2004, l’ancienne Procureure générale de l’Ontario, Marion Boyd, qui avait reçu le mandat de revoir la loi ontarienne, remettait son rapport et recommandait le maintien de l’arbitrage religieux dans des causes de droit de la famille et de succession et l’instauration de la charia islamique. L’islamisme des frères musulmans, prône notamment l’instauration de la charia, l’encadrement de l’individu musulman, puis de la famille musulmane, de la communauté musulmane et enfin la création de l’État islamique. Ils utilisent la voie politique, lorsque leurs partis ne sont pas interdits. L’islam est en effet très expansionniste et divise le monde en deux types de territoires : la terre d’islam (Dar el Islam) et celle qui a vocation à le devenir (Dar el Harb). Les musulmans sont en plein essor partout dans le monde. Portés par l’esprit de conquête propre à cette religion (djihad) et épaulés par une très forte vitalité démographique, les musulmans sont donc de plus en plus nombreux. L’expansion de l’islam est financée de par le monde par les pétrodollars d’Arabie saoudite et du Koweït et par le Pakistan. Ces financements occultes ne tariront pas de sitôt. La prochaine cible pour l’islam est l’Europe et le Canada qualifié de « ventre mou d’occident ». Dans les réunions islamistes, on échange souvent des courbes de populations, on cherche à savoir quand les musulmans deviendront majoritaires. France, Grande-Bretagne : tels sont les deux pays qui, selon les islamistes, tomberont inévitablement entre leurs mains (si rien n’est fait). L’Allemagne, autre pays-clé en Europe, intéresse également beaucoup les islamistes ; la population allemande vieillit et se renouvelle peu alors que les immigrés musulmans ont des taux de natalité importants.

1992 : ANTAIOS, Revue d’Etudes Polythéistes a été réactivée le 8 novembre 1992, date anniversaire de l’interdiction par l’Empereur chrétien Théodose de tous les cultes païens, par l’helléniste Christopher Gérard, traducteur de l’Empereur Julien (Contre les Galiléens, éd. Ousia, Bruxelles 1995) pour rassembler en un large forum tous ceux qui pensent que le recours à la mémoire païenne est indispensable pour affronter une modernité particulièrement destructrice. Antaios est la principale revue néo-païenne de langue française. Elle a déjà publié des entretiens et des textes de M. Eliade, E. et FG Jünger, A. Daniélou, M. Maffesoli, G. Rachet, F. Périn, M. Mourlet, G. Féquant, A. de Benoist, R. Jaulin, CJ Guyonvarc’h, M. Eemans, J. Dierkens, J. Parvulesco, M. Conche, etc. Elle est strictement indépendante et fonde son travail sur le refus du dogmatisme et de l’intolérance. Une Société d’Etudes Polythéistes a été fondée le 8 novembre 1998 pour soutenir la revue et diffuser ses travaux.

1992 : Suite aux efforts soutenus tout le long du XXe siècle, la religion baltique est finalement restaurée et enregistrée officiellement. Initiée par un petit groupe de fervents romuvistes, en dix ans, cette communauté va progresser pour qu’en 2002, on y compte plus de 2,000 membres et sympathisants.

22 décembre 1993 : Le pape Jean Paul II, dans la foulée de Saint-Patric, reconnaît que le 25 décembre est une fête païenne. Il déclare : « Chez les païens de l’Antiquité, on célébrait l’anniversaire du soleil invincible, ce jour-là afin qu’il coïncide avec le solstice d’hiver. Il a semblé logique et naturel pour les chrétiens de remplacer cette fête par celle du seul Soleil véritable : Jésus-Christ « .

1997 : Six cent ans après l’instauration du christianisme balte, le 19 octobre, Jonas Trinkunas, lauréat du prix J. Basanavicius (1997), est ordonné prêtre selon les rites de Romuva, l’antique religion baltique de Lituanie et reçoit le titre officiel de krivis, l’équivalent du brahmane indien et du druide celtique.

Juin 1997 : Fondation du Conseil Suprême des Hellènes Gentils pour la défense et la restauration de l’ authentique Tradition Hellénique (CSHG).
Son but est de défendre et de restaurer la Religion et la Tradition polythéistes helléniques dans la société hellénique contemporaine, qui est durement dominée par l’ » église  » orthodoxe chrétienne et les sombres ethos dits  » byzantins « .
Depuis sa fondation, l’YSEE a envoyé plus de 140 protestations à la Presse et aux Autorités du pays et a organisé plusieurs cérémonies publiques dans les enceintes sacrées d’Hellas, malgré l’intolérance et le fanatisme de l’ » église chrétienne « .

1999 : l’Åsatrufellesskapet Bifrost (La fraternité Asatru de Bifrost) formée en 1996 (200 membres déclarés en 2005) et la Foreningen Forn Sed constituée en 1999 ont reçu la reconnaissance légale du gouvernement Norvégien. Reconnaissance qui inclut l’autorisation de tenir des assemblées et de célébrer des cérémonies religieuses et des mariages.

1999 : Monseigneur Hippolyte Simon dans une longue diatribe anti-païenne intitulée « Vers une France Païenne » passe sous silence l’islamisation massive de l’Europe en s’attaquant aux divers mouvements païens contemporains confondant paganisme et désacralisation ; invitant ainsi à croire que l’âme européenne est exclusivement chrétienne.

2000 : Jubilé de l’an 2000, excuses papales pour exactions commises par l’Église; le Pape Jean-Paul II fait ses excuses aux femmes, aux Juifs, aux Protestants et aux victimes des missionnaires tout en oubliant les païens d’Europe et les Hindouistes, que l’Église cherche toujours à convertir.
La Secte de Rome, en ajoutant l’insulte à l’injure, classe le druidisme sous la rubrique des « NOUVELLES RELIGIONS »!!!??? A-t-elle la mémoire si courte ?

2001, 11 septembre : le terrorisme djihadiste islamique frappe l’Amérique en son cœur. Le grand djihad du Prophète est une guerre sainte légale. L’islam codifie la guerre et la légitime quand les gens de l’Umma (panislam) se sentent menacés et quand les non-musulmans refusent l’islam ou refusent de se faire islamiser. Ceux qui contesteront la légitimité du djihad seront « condamnés au feu de l’enfer pour l’éternité ». La tendance « politiquement correcte » molle de l’élite politique et journalistique occidentale est de disqualifier les islamistes djihadistes en les opposant aux musulmans modérés,déclarant que le Coran est un message d’amour qu’il condamne le terrorisme.Or cet énoncé fréquemment colporté est erroné, jugez en par vous-mêmes :

2001, 11 septembre : le terrorisme djihadiste islamique frappe l’Amérique en son cœur. Le grand djihad du Prophète est une guerre sainte légale. L’islam codifie la guerre et la légitime quand les gens de l’Umma (panislam) se sentent menacés et quand les non-musulmans refusent l’islam ou refusent de se faire islamiser. Ceux qui contesteront la légitimité du djihad seront « condamnés au feu de l’enfer pour l’éternité ». La tendance « politiquement correcte » molle de l’élite politique et journalistique occidentale est de disqualifier les islamistes djihadistes en les opposant aux musulmans modérés, déclarant que le Coran est un message d’amour qu’il condamne le terrorisme. Or cet énoncé fréquemment colporté est erroné, jugez en par vous-mêmes :
« 25. Allah a repoussé les mécréants dans leur rage, et ils sont repartis les mains vides. Il assista les fidèles dans leur charge de bataille : puissant est Allah, l’intransigeant.
26. Il fait descendre de leurs hauteurs (places fortes), ceux des Gens du Livre (Juifs et Chrétiens) qui les assistaient, instillant en leur cœur la terreur. Vous en avez massacré plusieurs et vous en avez capturé d’autres.
27. Il vous a fait maîtres de leur terre, leurs maisons, leurs biens, et encore dans un pays que vos pieds n’avaient jamais foulé auparavant, en vérité, Allah a pouvoir sur toutes choses. »
(Coran, Sourate 33. – LES PARTISANS AL-AHZÂB)

Le 26 février 2001, le chef suprême des talibans, le mollah Mohammad Omar, ordonne, par un décret, la destruction de toute la statuaire bouddhique en estimant qu’elle était « anti-islamique » et que la faire disparaître était « une injonction de l’islam ».

Octobre 2002 : Le Vatican cautionne un ouvrage sur les mensonges et lieux commun dans la Bible:
Agence France-Presse – Rome: »Jésus n’est pas né un 25 décembre, était petit, pas très beau, Ève n’a jamais mangé de pomme et les dix Commandements n’ont jamais été dictés par Dieu à Moïse, affirment deux journalistes catholiques dans un livre cautionné par le Vatican publié en Italie. « Les onze commandements », écrit par deux collaborateurs du quotidien des évêques italiens Avvenire, est consacré aux « équivoques, mensonges et lieux communs dans la Bible et les Évangiles ».
Le sérieux du « travail précieux de démythification » réalisé par Roberto Beretta et Elisabetta Broli sur la base de l’étude de textes sacrés authentiques est souligné dans une préface par Mgr Gianfranco Ravasi, membre de la Commission pontificale pour les Biens culturels de l’Église, le ministère de la Culture du Vatican.

2002 : Premier grand congrès mondial pour la préservation de la diversité religieuse (« World Congress for the Preservation for Religious Diversity ») :
Alain Le Goff,Gobannogenos, Le Uer-druis de la Kredenn Geltiek Hollvedel,a eu l’immense privilège d’avoir été invité en tant que délégué du Druidisme par les plus hautes instances de l’Hindouisme et personnellement par le Swamiji Dayananda Saraswati au Congrès mondial pour la préservation de la diversité religieuse. Ce colloque, qui s’est tenu à Delhi, en Inde,rassemblait d’éminentes personnalités des spiritualités et religions ethniques, de l’Hindouisme (de l’Inde et de Bali) évidemment, mais aussi du Jaïnisme, du Sikkhisme, du Bouddhisme thibétain, du Bahà’isme, du Shintoïsme, du Confucianisme, du Taoïsme, de l’Asatrù germanique, des cultes amérindiens (maya, aztèque, brésiliens et nord-américains), des religions natives africaines, etc., soit une bonne centaine de délégués, auxquels s’ajoutaient, lors des séances, de très nombreux participants divers.La cérémonie inaugurale fut ouverte par Sri Swamiji Dayananda Saraswati, allocution immédiatement suivie par la bénédiction et l’adresse de Sa Sainteté le Dalaï Lama. Puis intervinrent Sri R. Venkataraman, ancien président de l’Inde et l’Honorable Sri Atal Behari Vajpayeeji, actuel premier ministre.

Le thème de la première journée était le sens à accorder à l’expression de Liberté de religion; la deuxième journée fut consacrée l’Histoire des religions spécifiques et à la Préservation de la diversité religieuse à l’époque de la mondialisation; la troisième journée visait à dégager les Stratégies à promouvoir afin de favoriser compréhension et respect entre les différentes religions.Il doit être signalé que la plupart des intervenants ne se firent pas faute de stigmatiser les menées prosélytes et de conversion – par l’intolérance, la médisance, la coercition, les tueries, l’intimidation ou la corruption, tout au long des deux derniers millénaires et sur tous les continents – des « néo-religions », c’est-à-dire de ces croyances exogènes que sont le christianisme et l’islam.Il a également été souligné que ces intrusions « spirituelles » d’origine étrangère ont abattu les fois autochtones, en détruisant les civilisations dont elles étaient l’âme et l’ossature, massacrant les dissidents et récalcitrants « pour assurer leur coup ». Après l’Europe christianisée dans l’antiquité, ce fut le Proche-Orient et l’espace méditerranéen qui furent islamisés avec virulence; les Amériques et l’Afrique seront elles aussi, plus récemment, violemment coranisées ou évangélisées. C’est maintenant l’Asie, et d’abord l’Inde, qui sont dans le collimateur; les musulmans y ont naguère raté leur proie, mais les adeptes du Christ entendent beaucoup mieux réussir: Karol Wojtyla, alias Jean-Paul II, l’a d’ailleurs implicitement promis lors de son passage en Inde, en novembre 1999, et les hindouistes, désormais conscients de la menace qui pèse sur eux, ont bien l’intention, quant à eux, de ne pas laisser faire, protestant de façon véhémente contre les prétextes pseudo-humanitaires de missions en fait essentiellement tendues vers les conversions. La liberté de religion n’inclut pas et n’implique pas la liberté de dénigrer, de discréditer ou de médire des autres religions; Le prosélytisme à l’encontre d’une personne adhérant à une tradition religieuse particulière est un acte de violence contre cette personne, sa communauté et sa tradition religieuse; La conversion systématique d’enfants faisant suite à la conversion des parents à une autre religion, ou toute action ayant cet effet, est une violation des droits des enfants puisque selon la loi ceux-ci n’ont pas la capacité légale d’exercer leur libre-arbitre avant leur majorité; La défense d’une tradition religieuse contre le prosélytisme est une démarche légitime de liberté religieuse des individus et des groupes; Il est un impératif de préserver la diversité religieuse et d’entretenir un égal et mutuel respect pour toutes les religions par le biais d’une législation appropriée.

2002 : Selon plusieurs idéologues islamistes, dont fait aussi partie Tariq Ramadan : « La défaite du christianisme face au paganisme doit être contrecarrée par une éclatante victoire de l’islam… »

Selon le Daily de Riad : «Avant l’islam, l’Arabie était un pays païen – belle époque… Mais aucune coutume païenne n’a survécu à l’islam. Absolument aucune. » Le péché de l’Église Catholique est de s’être pliée aux demandes du bas-peuple païen d’Europe, et comme dit l’éditorialiste de Riad : « Ce genre d’arguments – ‘le peuple le voulait vraiment, donc l’Église l’a permis’ – était inconcevable. » L’Église, selon l’auteur, a donc failli à sa tâche dans l’éradication complète des païens. Mais, comme vous pourrez lire, l’Islam fera mieux : « L’islam a complètement éradiqué, non seulement les croyances, mais aussi les coutumes et les symboles païens. Ceci est en soi un miracle sur lequel devraient se pencher les étudiants sérieux en Religions comparées. » Bref, le fait d’avoir complètement éradiqué le paganisme là où il était avant l’islam est la preuve de la supériorité du dernier prophète sur le précédent : « C’est une preuve vivante de l’authenticité du Dernier messager (Mahomet, que son âme repose en paix). Jésus (que son âme repose en paix) est un prophète parmi d’autres.
Ces prophètes ou messagers ont été envoyés à certaines nations bien définies, à l’exception du prophète Mahomet (que son âme repose en paix) dont le message divin représente le dernier guide de moralité, l’ultime révélation, et s’adresse à toute l’humanité. »
Donc, païens du monde frémissez devant votre maître à venir, il a sur vous l’ultime « solution finale ».
Après tout, Jésus n’était pas vraiment promis aux gentils : « Jésus, lui (que son âme repose en paix), était un messager envoyé vers un peuple particulier : les Juifs. » ».

Il est courrant de nos jours voir les protestants fondementalistes accuser les catholiques de gentilité pas trop catholique, de leur reprocher leurs fêtes jugées trop païennes. Nous voilà donc en présence d’une autre caste de moutons « plus blancs que neige ». Mais est-ce la vérité toute crue ?

Entre 570 et 632, à l’époque de Mahomet, la péninsule Arabique abritait des Bédouins nomades polythéistes qui vivaient de l’élevage et de razzias sur les caravanes. Les Arabes sédentaires installés dans des villes pratiquaient, quant-eux, le commerce. La religion des Arabes était aussi polythéiste (dite idolâtre par les Juifs et les Chrétiens). Il existait donc au sein de ces populations une tradition du monothéisme, ou tout au moins, une croyance en une divinité suprême héritée soit des Juifs, soit des Manichéens ou soit des Chrétiens. Ainsi, les communautés juives, persanes et chrétiennes ambiantes contribuèrent à promouvoir des doctrines monothéistes.

D’importants éléments du judaïsme, du zoroastrisme et du christianisme furent non seulement introduits dans la religion naissante de Mahomet, mais ils s’y trouvaient aussi déjà enracinés dans la tradition arabe pré-islamique ; des institutions importantes telles que le pèlerinage et le lieu saint de la Kaaba furent empruntées au paganisme arabe et introduites sous une forme différente. En réformant la tradition arabe pré-islamique, Mahomet la confirma aussi. L’Islam, à l’exemple du christianisme, est un syncrétisme du judaïsme et du paganisme!

2002 : Assassinat de Jordi Magraner par les musulmans, au Pakistan.
Parce qu’il avait choisi de venir en aide aux Kalashs, un peuple menacé d’ethnocide culturel parce que coupables du paganisme indo-européen hérité de leurs pères, ce que l’Islam fanatique ne supporte pas.

L’Européen, Jordi Magraner avait choisi de vivre chez les Kalashs , en partageant avec eux leurs joies et leurs peines.
Il savait que la résistance à l’intolérance musulmane est une guerre qui ne pardonne pas. Il l’avait choisi, en toute connaissance de cause, lui le défendant de la cause païenne enracinée.
Sans illusions sur la réalité que livraient les talibans sur ce terrain, il menait son bonhomme de chemin. Jordi mena ce combat dans les sentiers des rishis.

6 novembre 2003 : Forn Siðr, la Société des Ases et des Vanes au Danemark, fondée en 1997 à Odense, obtient du ministère des affaires religieuses le statut de religion reconnue. Forn Sidr, qui rassemble des groupes locaux dans plusieurs régions du Danemark, compte autour de 600 membres. La première grande assemblée ou « Althing » fut tenue en mai 1998.

   

Membres de la Communauté des druides du Québec

lors d’une cérémonie druidique au Festival mondial de la Terre de Rimouski en Juin 2010

20 septembre 2004 : Sous l’égide de la Communauté des druides du Québec, des druidisants québécois obtiennent du gouvernement du Québec la reconnaissance de corporation religieuse. Il existe au Québec et au Canada plusieurs groupes locaux, indépendants ou affiliés à différentes associations néo-druidiques européennes et américaines. Il est presque impossible d’évaluer le nombre exact de ces groupes ainsi que de leurs adhérents.

2005 : Aujourd’hui encore, les Kalash, montagnards polythéistes indo-européens de l’Hindu Kush, au nord-ouest du Pakistan, résistent à l’Islam environnant. Au cours de leur histoire, aucune des grandes religions constituées, présentes en Himalaya, bouddhisme, christianisme n’a réussi à dominer leur mode de pensée. Seul l’islam s’évertue obstinément à vouloir les faire disparaître.

2005 : Rome, le cardinal allemand Joseph Ratzinger, élu pape dans l’après-midi du 19 avril 2005 sous le nom de Benoît XVI, avait dressé un tableau plutôt noir de l’Eglise, de certains de ses prêtres ainsi que des grands de ce monde, dans les méditations et prières du chemin de croix qui s’était déroulé le 25 mars dernier au Colisée, à Rome. Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (l’ex tribunal de l’Inquisition sous un autre nom) n’avait pas hésité à y comparer l’Eglise à une « barque prête à couler ».
Le préfet de l’ex- »Saint-Office » jugeait que « les chrétiens, en se détournant de la foi, ont abandonné le Seigneur ». Il affirmait que « les grandes idéologies, comme la banalisation de l’homme qui ne croit plus à rien et qui se laisse simplement aller, ont construit un nouveau paganisme, un paganisme plus mauvais, qui, en voulant mettre définitivement Dieu (donc pas n’importe lequel!) à part, a fini par se débarrasser de l’homme ».
Le cardinal allemand priait ensuite le Seigneur de détruire le pouvoir des idéologies, « afin que les hommes reconnaissent qu’elles sont tissées de mensonges » et lui demandait de ne pas permettre que « le mur du matérialisme devienne insurmontable“. Lors de la douzième station, le gardien de la doctrine de l’Église affirmait qu’« en cette heure de l’histoire précisément, nous vivons dans l’obscurité de Dieu ».

Juillet 2005 : « La guerre de l’ombre » – Le Jihad (ou Djihâd) est une guerre sainte contre tout ce qui n’est pas musulman. Certains croyants musulmans contemporains tentent de donner à ce mot un sens bien plus large et plus spirituel que celui utilisé par le prophète alors qu’il combattait les juifs et les mécréants de toute sorte, arabes chrétiens et païens inclus.
Le terme est utilisé dans le Coran, sourate 9:5. Il affirme qu’une révélation est reçue par Mahomet et l’enjoint de livrer la guerre aux idolâtres de l’Arabie afin de les forcer à se soumettre et à accepter l’Islam. Mahomet se livra ensuite à ce qui est maintenant appelé le djihad. Ses disciples utilisèrent la force de l’épée pour étendre leur empire dans tout le Proche-Orient et en Afrique du Nord, et même jusqu’en Europe et en Asie Centrale. Il arrive encore de nos jours que des païens soient forcés, avec violence, d’embrasser l’Islam. Certains musulmans essayent d’amener les non-musulmans à leur foi et espèrent établir l’Islam comme système religio-politique mondial. Il en résulterait un monde divisé en deux fractions hostiles : celui des croyants et celui des infidèles, et une guerre qui durera jusqu’à ce que l’armée d’Allah détruise toute opposition.
Pour certains, le djihâd en tant que guerre sainte ne constitue que l’un des trois aspects du djihâd : prosélytisme large, conversion universelle (majeur), consolidation de la foi (mineur interne), et propagation de la foi (mineur externe). Quoi qu’il en soit, « l’armée de l’ombre » est en guerre!

Rituel de la flamme olympique
2007 : Dimanche le 21 janvier, les membres d’Ellinais, une association hellène, tiennent à Athènes une cérémonie païenne clandestine en honneur de Zeus. Quelque 200 personnes ont assisté à cette cérémonie païenne célébrant Zeus, père des Dieux du panthéon de la Grèce antique, au temple de Zeus olympien en plein cœur d’Athènes.
Malgré l’interdiction du ministère de la Culture, les fidèles membres de l’association Ellinais, qui milite pour le retour du culte antique, ont appelé le « roi des Dieux » à apporter la paix dans le monde. Kostas Stathopoulos, l’un des trois prêtres présidant cette cérémonie des noces de Zeus avec Hera, déesse de l’amour et du mariage, a mis l’accent sur le message écologique du groupe, qui a également exhorté le dieu à « apporter la pluie sur la planète ». Il a également souligné la « liberté de pensée » de ces croyances mythologiques, pour une religion opposée au « dogme et décrets » des religions monothéistes. Ellinais, fondée en 2006, compte 34 membres officiels, pour la plupart des universitaires. Le groupe a obtenu la reconnaissance de la religion grecque antique, et cherche désormais à voir reconnaître ses bureaux comme lieu de culte. Les rituels antiques sont mis en scène tous les deux ans à l’ancien sanctuaire d’Olympie, dans le sud de la Grèce, où est allumée la flamme olympique. Malgré qu’il s’agisse d’une mise en scène théâtrale, cette cérémonie est la réplique d’un ancien rituel païen.

2010 : Suite à la demande du Druid Network, le druidisme reçoit enfin la reconnaissance en tant que religion légale en Angleterre et au Pays de Galles. Malgré qu’il n’y ait que 350 membres inscrits du Druid Network, un rapport de la BBC déclarait qu’il y avait en 2003 au Royaume-Uni plus 10,000 personnes se réclamant du druidisme. Selon Emma Restall Orr, la fondatrice du Druid Network, l’instance semi-gouvernementale de « la Charity Commission a maintenant une plus grande compréhension des religions païennes, animistes et polythéistes, et que d’autres groupes appartenant à ces religions minoritaires, du moment qu’elles rencontrent les critères financiers et publiques pour s’enregistrer en tant qu’organisme caritatif, pourront s’inscrire dans un délai beaucoup plus court que ce fut pour nous. »

Sources :

- Catarnos, in Ialon, notes publiées dans « Mediolanon » no 5 – Nantes 1965, p. 13 – 17. Citant :

- Jules Toutain : Les cultes païens dans l’Empire romain, III : Les cultes de la Gaule romaine (1917).

- Émile Thevenot : Les Gallo-Romains (1948).

- Emile Male : La Fin du paganisme en Gaule et les premières basiliques chrétiennes, (1950).

- Ferdinand Lot : La fin du monde antique et les débuts du moyen âge (1951).

- J.J. Hatt : Histoire de la Gaule romaine (1959).

- Fernand Niel : Dolmens et menhirs (1961).

- Gérard Walter : Histoire des paysans de France (1963).

- Charles Lelong : La vie quotidienne en Gaule à l’èpoque mérovingienne (1963).

Autres sources

Christian Bouchet : Les Nouveaux Païens, Éditions Dualpha, Paris, 2005.

- Dun, Robert. Vers l’Europe retrouvée ou la mort, Éditions Crève-Tabous, Saint-Étienne, 2000

- Histoire. Vol. IV, Histoire du christianisme des origines à nos jours, 2001.

- Le gros mensonge de la Bible. URL :
http://www.bible.chez.tiscali.fr/

- L’Histoire. Dossier, Le livre noir de l’Inquisition. no 259, novembre, 2001.

- Blanchet, Régis. Site des Carbonari et Charbonniers. http://www.carboneria.it/carbochar.htm

- Raoult, Michel. Les Druides, Les sociétés initiatiques contemporaines. Éditions Du Rocher, Monaco, 1992.

- Site officiel des hellènes païens : http://www.ysee.gr/html/fre/index.html

- Site officiel des Asatru d’Islande : http://www.asatru.is/

Présenté avec l’autorisation de

LES DRUIDES DU QUéBEC /|\

La communauté des druides du Québec

Créé par le 27 mar 2008 | Dans : page d'acceuil

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INVOCATION DES DRUIDES

 

Dits Ater,

donne nous Ton appui,

Et avec Ton appui, la force,

Et, avec la force, la compréhension,

Et , avec la compréhension, la science,

Et , avec la science, la Sagesse

Et ,avec la Sagesse ,le pouvoir d’aimer

Et en aimant ,  l’amour de toute chose vivante

Et avec l’amour de toute chose vivante,

L’ Amour de la Vie

Aweentia    

 

Fondée en 2002,la Communauté des Druides du Québec célèbre ses 15 ans d’activité.

Voir le texte au bas ce cette page.

 

INVITATION À LA CÉRÉMONIE DE BELOTEPNIA

 

2017 è.v.En l’an 4591 de l’ère Catus Magos Turetion (Mag Tured)(Bataille de la Plaine des Tours),ou en l’an 4391 de l’ère Celtique de la Renaissance.

 Organisé par la Clairière du Cygne,Partie intégrante la Communauté des druides du Québec

 

Bonjour à tous les Celios et Celiai (compagnons et compagnes) de notre communauté, vous êtes cordialement invité à participer à la cérémonie de à la cérémonie druidique de BELOTEPNIA qui aura  lieu samedi le 6 mai 2017 à 14h30 à Rawdon, dans la région de Lanaudière, au Québec, situé à environ 70km de Montréal.La Clairière du Cygne est reconnaissante de l’hospitalité de Bhashan et Julie d’organiser cette cérémonie sur son site privé à Rawdon, qui tient lieu d’accueil pour l’Alliance des Nations, dont vous pouvez visiter le site internet à l’adresse suivante :

http://alliancedesnations.org/L’Alliance Des Nations

4533 Langlois
Rawdon, Québec
J0K-1S0
Téléphone : (450) 834-1006

 

Pour assister à nos cérémonies, aucune expérience n’est nécessaire, seul l’élan du cœur compte et le désir sincère de participer à une célébration spirituelle en pleine nature, sous l’œil du Soleil, selon les rites de nos ancêtres Celtes, Gaulois et Indo-européens.

Aux dires du Druide Boutios /I\:BELOTEPNIA (< Beltaine) ou la fête Sacerdotale Belotepnia est la fête sacerdotale par excellence dont les traits ont été
largement effacés par la christianisation qui en a fait la fête des travailleurs. Toutefois, nos ancêtres canadiens – français célébraient cette fête de fertilité dans leurs champs par l’érection du mat de mai aux XVII e et XVIII e siècles.« Beltaine, feu de Bel, feu bénéfique, à savoir un feu que les Druides faisaient par leur magie ou leurs grandes incantations; et on amenait les troupeaux pour les protéger contre les épidémies chaque année à ces feux. Ils faisaient passer les troupeaux entre eux. (Glossaire de Cormac) »

 Le sens de la fête est inscrit dans le nom : Belo- tepnia <Belos + tepnia = »Feu lumineux » ou « Feu de Belos ». Beltaine est donc la fête de la chaleur et de la lumière initiant la saison estivale.

Aux dires de Iuos Uedons : «Belotepnia est la dernière fête printanière et la première fête célébrant l’arrivée de l’été; la lumière est de retour et la chaleur également. Cette cérémonie célèbre l’engagement sous toutes ses formes; car elle symbolise l’union du ciel et de la terre permettant la fertilité, l’éclosion de la vie et la promesse de l’abondance. C’est un temps propice aux fiançailles et au mariage, à la célébration de la vie sous toutes ses formes, à l’amour et à la fécondité.»Veuillez prendre note que les photos et vidéos des cérémonies sont interdites, à moins d’autorisations expresses.

DÉROULEMENT- Accueil et visite du site- Recueillement, pouvant inclure asanas (postures de yoga) et pranayama (exercices de respirations)- Bâtir le bûcher sacré, sous forme d’offertoire selon l’adage d’Hermès Trismégiste, selon lequel «ce qui est en haut est comme ce qui est en bas» de façon à représenter dans l’harmonie les principes cosmiques, en utilisant différentes essences d’arbres ainsi que des feuilles de plantes médicinales dans un ordre précis.- Allumer le feu sacré- Procession et recueillement  /|\- Explications de la CérémonieLes différents cercles de Gwenved, Abred et Keugant- Ouverture
– Prières, Invocations / incantations- Offrande au Feu du Sacrifice (Chaque personne qui le désire peut faire une offrande: elle peut être fait par un vœu que l’on écrit et que l’on jette dans le Feu, ou elle peut consister en une offrande matérielle, apporter au choix, céréales, noix, fruits, pain)

- Chaîne d’Union fraternelle

- Communion

- Clôture de la cérémonie
– Festin communautaire et discussion

Banquet fraternel («Pot luck»): Comme toujours, un somptueux festin composé de toutes les bonnes choses de la Terre apportées par les invités viendra clore avec brio cette joyeuse assemblée.

Il s’agit d’apporter un plat à partager (il peut aussi s’agir également de pain, fromage, fruits, desserts); apporter de la nourriture qui se mange froid, tel que salade et légumes; salade de riz; salades tofu, fèves, fromage, fruits, noix, céréales, etc. ainsi  que la boisson (non alcoolisé ou alcoolisé) pour vous-même ou que vous désirez également  partager avec l’ensemble des convives.

Pour ceux désirant venir en co-voiturage, le départ s’effectue à partir de Montréal. Prière de communiquer avec nous à ce sujet. Une participation au coût de transport est appréciée.

/|\ Par Belenos, Lug et Belisama!

Par le souffle de l’Awen! Que cela soit!

Iuos, pour la Clairière du Cygne

cducygne@outlook.com

 

 

Vision du monde  chrétien durant  l’Antiquité
 Nos connaissances actuelles

 

 

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L’humain et la religion.

Tant que l’humain ignorait tout de sa place dans cet univers, il sentit le besoin de se donner un cadre qui donnait un sens à cette immense interrogation. Les communautés humaines se donnèrent des légendes et une mythologie. Delà, s’élabora le mythe nordique, celtique, sumérien, égyptien, maya,…ect. Même le dieu Yaweh, Jéhova ou Adonaï du monothéisme fut créé autour du 7 ième siècle avant notre ère. Les croyants ignorent qu’avant la création du Judaisme, la région de Canaan était habitée par de nombreuses communautés polythéistes. Deux événements importants forceront les tribus de Canaan à s’unifier en un seul peuple, se donner un dieu et un temple commun. Pour comprendre cette page de l’histoire de la naissance du Judaisme je vous invite à lire l’œuvre du Professeur Israël Finkelstein:  » La bible dévoilée » Ceci dit, nous pouvons dire que là où l’humain du passé voyait une divinité, l’homme moderne, armé de ses connaissances en physique, en chimie,en astronomie, en physique quantique est capable d’ y voir un Tissus cosmique d’une extrême complexité et de  prendre sa place dans cet Univers infini. Non seulement nous sommes de la poussière de la terre, mais cette poussière est de la poussière d’étoile. Chacun de nos atomes est le produit du Big Bang. Il est dit «  rien ne se crée, rien ne se perd; tout se transforme. » Nous sommes le produit de l’Univers et l’Univers se perçoit en nous. image LCMD3  

L’humain du troisième millénaire.

L’humain est fondamentalement un animal. Je sais que cette vision va déplaire aux croyants qui se voient régnant au-dessus « de la création » et issu d’un dieu qui fabrique ses créatures à son image. Nous partageons 98% de nos gènes avec les grands singes. Comme nous, ils souffrent, pensent, utilisent des outils, aiment, détestent et vivent en communauté. Notre évolution nous a forcé à développer notre hémisphère gauche et elle nous a placé ainsi dans un univers mental plus structuré et mieux géré que chez nos frères des autres espèces. Ce développement s’est fait aux dépend du développement de l’hémisphère droit. Les autres espèces animales vivent intimement en symbiose avec les forces de l’Univers. Elles perçoivent une dimension de l’Univers qui nous échappe totalement. Cette dimension subtile est le propre  des artistes, des créateurs et des personnes qui cultivent par la méditation une hypersensibilité, une perception intuitive, une activité hors du commun de l’Hémisphère droit. Le druidisme adhère au monde de la science qui nous éclaire sur l’Univers et notre relation avec lui, mais il demeure fidèle à la vision du passé où l’humain est à la fois une conscience individuelle qui est inconsciemment en relation avec cette  immensité cosmique.

L’Univers est matière, énergie , vie et conscience. Nous ne sommes pas isolé de cet Univers mais chacune de nos fibres de matière et notre conscience sont issues de cet Univers. Dans l’histoire de l’humanité, nous voyons apparaître des individus que l’on dit inspirés et qui nous parlent d’un « humain réalisé ». Chez les bouddhistes nous parlons d’un « Bouddha » , l’éveillé , et chez les druides de « Budhios », le glorieux. Cet humain, animal qui réalise son « être global » prend conscience de son état véritable et de son infinité. Accéder à cette vision globale défini un état de connaissance, la Ouidia ou en sanskrit Vidya. La Ouidia ,une expérience spirituelle qui fait basculer une vision archaïque du monde et de l’Univers. Une fois cette expérience vécue, il est impossible de retourner en arrière et de s’attacher à la vision première. A travers la Ouidia, l’humain réalise sa véritable humanité: il devient un Être humain réalisé, éveillé, un Bouddha, un Budhios. L’humain moderne est conscient de sa multi-dimensionnalité et donc incapable de se replonger dans l’état de soumission et de dépendance face à une divinité créatrice et contrôlante. L’humain libéré ne peut retourner à un état d’esclavage. Nous assistons à une croissance continue d’une humanité qui s’assume et qui fait une plus grande place à un humain renouvelé. Les religions monothéistes orthodoxes meurent lentement pour être remplacées par une vision qui répond  aux préoccupations de l’humain moderne. L’humain du futur sera un être qui assume son rôle de protecteur de la Terre Mère, un individu qui équilibre sa dimension spirituelle à sa dimension rationnelle et un être éclairé par une connaissance véritable et non contaminé par des superstitions qui sont responsables du chaos du monde actuel. Le Druidisme est tournée vers la réalisation de l’humain du futur, un véritable « Être humain » un être en devenir et un être réalisé.

 » Bible dévoilée de Israel Finkelstein »  4 vidéos Conférence: https://www.youtube.com/watch?v=4j04JeJYRa8   Genistos   .images Le Druidisme

Pour l’individu occidental, la « spiritualité » présente deux  voies :  le monothéisme créé au Moyen-Orient et importé en Occident  et  le Druidisme un courant de sagesse issue de la psyché indo-européenne et développé sur plus de 3 millénaires. Nous sommes donc  face à  deux  visions aux antipodes :le monothéisme  qui est une religion, alors que le Druidisme insiste sur une approche de Sagesse. Le premier impose des dogmes, des obligations et il exige une soumission à une divinité, et dans l’Église catholique romaine une soumission à l’institution. Le Druidisme propose une démarche intelligente et intuitive sur les grandes questions existentielles. Le succès de la démarche réside sur la volonté et la détermination de l’adepte. Il est seul responsable de son échec ou de son succès.La Sagesse est de se tenir debout et d’assumer son humanité. Le Druidisme est un organisme vivant qui est capable d’assimiler tout ce qui aide à sa croissance et qui parle  le langage de l’homme moderne. Malgré son âge, il n’est pas un cadavre momifié qui est bourré de concepts inutiles. On ne peut pas étudier le chant des oiseaux sur des modèles empaillés.

Mais qu’est-ce que l’éveil? <Être plus, c’est s’unir davantage>  ( Pierre Teilhard de Chardin)  L’éveil est une prise de conscience. Tout individu  conçoit le monde et la Vie à partir des notions et des enseignements de ses parents et de sa communauté. L’enfant n’a pas les outils et la capacité d’évaluer la véracité des valeurs et des principes qui lui sont imposés.Une fois à l’âge adulte, l’individu qui est encadré par l’establishment social et religieux , ne sentira pas le besoin de questionner les valeurs qui dominent sont environnement. Il vivra toute sa vie dans l’illusion et l’ignorance , en vivant dans les valeurs des autres. Vous n’avez qu’à penser aux enseignements religieux qui excluent les non-croyants, qui entretiennent le racisme et le mépris de l’autre qui n’est pas conforme aux valeurs de la communauté. Pour des  millions d’individus, cette attitude méprisante est dans l’ordre des choses et surtout imposée par la divinité; ce qui justifie tout, même l’injustifiable. La première étape dans l’éveil est de sentir intuitivement que nous sommes plus que ce qu’on veut nous faire croire. Sommes-nous seulement l’individu qui porte un nom et qui habite l’Univers ou y’a-t-il une relation entre l’humain et l’Univers? L’expérience spirituelle de l’Éveil peut se définir comme la fusion de la conscience individuelle à la Conscience cosmique. Devenir plus, étreinte l’Univers, devenir l’Univers. Dans la physique Quantique, cette perception n’a rien d’ésotérique mais décrit très bien la relation de l’individu avec l’Univers. Il est dit : « Le sage fusionne  cette énergie avec sa conscience . La conscience individuelle devient énergie cosmique ; et l’énergie cosmique devient la conscience individuelle L’humain est en harmonie, en total unité avec le système cosmique. Dans le Druidisme, l’individu  fait l’expérience de la totalité. On n’est plus dans la théorie académique mais on accède  au ressenti. Le ressenti est  ce qu’on appelle la Connaissance. Qui dit Connaissance dit inévitablement Ignorance. Comme deux diapasons, quand  la conscience de l’individu résonne à la même fréquence qu’à la Conscience Universelle, il n’y a pas deux sons, mais un seul où les diapasons perdent leur identité.Au moment de l’Éveil, il n’y a plus d’individu, l’égo  s’estompe ; il n’y a plus d’Univers, il n’y a plus d’individualité; il n’y a que le son! L’objectif du Druidisme est de dissoudre l’Ignorance. Ce qu’on appelle ignorance n’est pas l’absence de connaissance ou de notions académiques, mais le trop plein de notions et de prétendues vérités.  L’esprit de l’individu est comme une pièce remplie de détritus et de débris académiques, intellectuels et religieux et dans laquelle la lumière du soleil ne peut pas pénétrer. Le coeur de cette Ignorance est la perception de la Vie et de la Mort. L’existence de la Mort crée une angoisse qui trouble le quotidien. Les religions monothéistes ont tenté de libérer l’humain de cette souffrance en lui donnant une mythologie divine. Le Druidisme s’est attaqué au problème en poursuivant une démarche qui s’appuie sur l’intelligence, la lucidité et l’intuition.. Le Maître de sabre du 17e siécle ,Miyamoto Musashi  disait qu’il faut respecter  et honorer les dieux ( les kami) mais qu’on ne doit pas dépendre d’eux. Le programme du Druidisme est simple : le Bonheur  est ce qui perpétue la Vie et c’est le résultat d’un équilibre et d’un sentiment d’harmonie. Tant et aussi longtemps que la peur de la Mort habite l’individu l’équilibre est rompu et l’harmonie intérieure ne peut pas se positionner. La majorité des individus s’accommodent de l’anxiété morbide. Ils essaient de ne pas y penser ou ils compensent avec les théologies religieuses. Le sage est celui qui mets tout en œuvre pour résoudre cette énigme. Aucun enseignement ne peut apporter de réponse.Comme pour connaître  le vin ,son bouquet et ses qualités gustatives  et olfactives., il faut y goûter ! Tout le reste n’est que verbiage oiseux. Notre manière de percevoir est  à partir de points de références; Mort ou Vie, réalité ou illusion, l’Univers ou l’individu,etc. Nous vivons dans un Univers dualiste créé par la dualité de notre cerveau : hémisphère gauche et hémisphère droit. La vérité n’est pas dans l’un ou dans l’autre, mais au de-là des deux extrêmes. Harmoniser les opposés et retrouver un équilibre. Voilà le terme la démarche du Druidisme. Cette vérité n’est pas  par un processus de logique ou d’analyse. Le Triban,  /I\ symbolise  les trois phases de l’Éveil. Perception vulgaire, ordinaire,  puis l’instant de la fusion totale et de la perte d’identification individuelle et finalement le regard  renouvelé par l’expérience de fusion. Cette prise de conscience  intuitive surgit de l’hémisphère droit dans une action spontanée. Finalement, quand cet instant éclatant s’atténue l’individu revient  à un état  « normal ». L’individu constate que sa perception  a  changé, les  oeillières sont tombées et le regard embrasse une plus grande perspective de la Vie et de  la Conscience.  La conscience qui a goûté  au bien être de la Lumière ne peut plus se réfugier dans l’obscurité. Genistos  2013

 

La communauté des druides du Québec dans page d'acceuil images-1             

Druidisme:     relation de l’humain et de  l’Univers    Nous  ne pouvons exister hors de l’Univers. Le père Teilhard de Chardin  positionne ainsi l’humain : « L’Homme ne saurait se voir complètement en dehors de l’Humanité ; ni l’Humanité en dehors de la Vie, ni la Vie en dehors de l’Univers. »  L’Univers ne peut pas être réduit à de la matière. À partir du Big Bang, la matière a suivi un cheminement qui la rendait de plus en plus complexe. Les particules se regroupaient pour former des éléments, les éléments pour former des structures, des structures définissaient les nouvelles formes,etc. Ce regroupement alla jusqu’à ce que la matière ait atteint une telle complexité qu’elle devait  s’ouvrir à un autre stage de l’évolution. Poursuivant son évolution, la matière monopolisa toute sa complexité et engendra la Vie. Cette vie se manifesta en premier dans les monos cellulaires et sur des millions d’années se complexifia au point d’en arriver à une forme de vie hautement raffinée, les primates. Déjà dans ces créatures la Vie  n’est plus qu’une action programmées mais  elle témoigne d’une certaine indépendance d’activités , d’individualisation , se manifeste et imprègne dans  la mémoire l’expérience de vie. Puis , un nouvel animal, fit l’expérience de l’existence : l’humain.  Cette nouvelle espèce animale allait pousser la Vie à un autre niveau, celui de la créativité, de l’imaginaire et de la conscience de soi. Le vivant devenait conscience. La conscience devint humaine. Mais toute cette trame de complexification est traversée par une constante énergie qui retient et vitalise chacune de ces particules. Cette trame se déroule premièrement dans l’Univers, puis elle crée  une trame similaire qui favorise le même développement au niveau de la Géosphère, de la Biosphère et de la Noosphère. La conscience humaine est en somme un reflet de la Conscience Cosmique. Nous pouvons dire que l’humain et toutes les autres formes intelligentes dans l’Univers sont des miroirs de l’Univers. L’Univers pousse plus avant sa Conscientisation à travers l’activité des intelligences qui peuples l’Univers. L’Univers prend conscience de lui même par le truchement des consciences individuelles, et les consciences individuelles prennent conscience de leur globalité en se fusionnant à la Conscience Cosmique. La véritable démarche spirituelle n ‘est autre chose que l’Éveil de la conscience individuelle à sa véritable nature. Cette nature est habituellement défigurée par l’idée que l’individu est une créature dépendante d’un divin, qu’elle  est incapable de survivre par elle-même et qu’elle est une quantité négligeable et dérisoire dans un univers infini. Les religions ont entretenu ce mythe afin de maintenir les nations sous leur joug. Le Druidisme, s’appuyant sur les dernières connaissances scientifiques,  reformule le rôle de l’humain dans cet Univers. L’humain n’est pas au-dessus des autres formes de vie, il est parmi ces formes et en tant qu’être conscient de son privilège  de sapience, il doit exercer ses responsabilités de protecteur du Grand Jardin qu’est la  Terre. L’humain ainsi que toutes les formes vivantes et matérielles sont des fibres du Tissus cosmique. Notre vision  archaïque de l’humain dominant et privilégié des dieux, nous a conduit directement dans la fosse où s’agite actuellement l’humanité et qui sera notre nécropole, si nous ne prenons pas conscience de notre ignorance et notre arrogance  démesurée. Spiritualité  Au cours des siècles nous avons totalement dénaturé le mot « spiritualité ». Les religions monothéistes en particulier se sont servies grassement dans le buffet de la spiritualité. Soyons clairs sur le sujet; il n’y a pas de spiritualité dans les systèmes religieux. Spiritualité et système sont des antagonistes. Les religions sont des systèmes. Ces systèmes utilisent des textes que l’on dit inspirés. On y impose des dogmes dont la compréhension défit les bases de  la logique et on appelle « spiritualité »  la démarche qui tente d’imposer une vision dont les objectifs est de s’assurer la soumission  des adeptes et leur adhésion totale. Afin de renforcer la diffusion de cette doctrine, les leaders ont recours à des rituels . Ici les rites ont pour fonction de  percuter l’imagination du fidèle, d’encrer dans l’inconscient, à la manière du chien de Pavlov le message que ce groupe possède la Vérité et que de s’en éloigner attire sur soi toutes les malédictions divines. Cette portion de l’endoctrinement est efficace à deux périodes; chez l’enfant où l’esprit est incapable de faire la part des choses et remettre en question les concepts qu’on lui impose et souvent quand l’individu  est dans une phase très vulnérable, que tout dérape dans sa vie ou qu’il  est en période de désintoxication de drogue ou d’alcool. Ici l’individu laisse une béquille pour une autre. L’histoire des religions montre clairement que la soumission des peuples et des nations passe par trois étapes : créer un mythe afin de forcer la cohésion de tribus disparates, imposer  une fiction sous le couvert  d’une révélation et encadrer les comportements des groupes sociaux par des règles strictes, réductrices et qui exigent un complet abandon et une totale soumission. À cela s’ajoute les rétributions et les châtiments corporels, pouvant aller jusqu’au meurtre. L’histoire des religions est exemplaire à ce chapitre. Ceci dit, on doit souligner que ces systèmes artificiels ont donné certains grands personnages dans l’histoire. Ce résultat n’est pas dû au système de valeurs et de croyances, mais à une démarche personnelle du personnage. Tous et toutes furent des marginaux dans leur communauté. Certains furent persécutés et mêmes brûlé par leur propre autorité religieuse. Encore aujourd’hui, les prêtres, les imans ou les rabbins qui  dénoncent les abus de leur système religieux sont persécutés et intimidés par l’establishment religieux. Alors qu’est-ce la spiritualité? La Vie est spiritualité.  Le spirituel est l’état originel et primordial de la conscience humaine. On ne pratique pas la spiritualité, on ne développe pas sa spiritualité et  on ne devient pas spirituel. La spiritualité, esprit, spiritus, est un état , non une acquisition. La connaissance véritable, la Vidya ou Ouidia en  druidisme, est au cœur de notre conscience, comme l’électron est au cœur de la matière. Or cette connaissance est ensevelie sous un ramassis de détritus accumulé par notre éducation académique, sociale et religieuse. Nous vivons dans l’ obscurité alors que sur le sol, sous  cet amoncellement de faussetés ,la lumière brille de tous ses éclats. Avant, les années 60, au Québec,   la « spiritualité » était associée aux pratiques religieuses de l’époque. Le catholicisme dominait la scène et le clergé était omni présent. Puis vint une bourrasque qui balaya  le religieux et laissa un vide. Dans les années 70, la nouvelle génération  découvrit avec le reste du monde les traditions asiatiques, orientales et le mouvement Nouvel-Âge  issu des communautés hippies. Le New Age (ou nouvel-âge) est un courant spirituel occidental des XXe siècle et XXIe siècle, caractérisé par une approche individuelle et éclectique de la « spiritualité ». Défini par certains sociologues comme un « bricolage » syncrétique de pratiques et de croyances, ce courant sert de catégorie pour un ensemble hétéroclite d’auteurs indépendants et de mouvements dont la vocation commune est de transformer les individus par l’éveil spirituel et par voie de conséquence changer l’humanité.  Ceci dit, le mouvement s’est transformé en  une sorte de marché des cristaux, de poudres magiques, de bling-bling de symboles de toutes sortes et de métissage de paganisme de surface et de monothéiste décadent. On remarque que les adeptes pratiquent une démarche naïve et parfumée d’encens. La spiritualité authentique  nous est rappelée par cette phrase : « Nous nous déplaçons dans l’obscurité,  une chandelle à la main, alors que le soleil, à nos pieds explose de tous ses feux. » Tout dans l’Univers est spirituel. De l’Énergie universelle des cordes quantiques,  au regroupement de plus en plus complexe des particules, aux  formes  vivantes, aux systèmes solaires jusqu’aux galaxies, une spiritualité que seule peux ressentir l’humain émane de ce grand Tout. Le Tissus cosmique est à la fois matière et Vie, Vie et Conscience. Notre conscience, au moment où elle désintègre  le tas de détritus encombrants, libère la place et  le  spirituel, la lumière de la connaissance intuitive, la prise de conscience de la réalité se manifeste, nous réalisons notre véritable nature.  Il est dit : «  la conscience  sommeille dans la pierre, s’active dans la plante, rêve dans l’animal et s’éveille dans l’Humain. » L’instant de l’éveil, nous révèle notre état  d’osmose avec l’Univers. La spiritualité  nécessite que l’individu livre un combat  avec toute son intelligence s’il veut  se libérer de sa prison.  La première condition est de s’affirmer. L’acte de se soumettre à une divinité est dévitalisant pour la conscience et rien de bon ne peut sortir de cet état de torpeur et de dépendance. Il est aussi ridicule de parler de spiritualité dans les religions que d’étudier le chant des oiseaux sur des modèles empaillés. Le Druidisme du 21e siècle s’est épuré d’une certaine façon. Dans sa forme primitive d’il y a 2000 ans , il ne correspondrait plus aux préoccupations de l’homme moderne. Mis à part qu’il serait une fascinante curiosité archéologique, il serait lourdement hypothéqué  par son manque de modernisme.  En tant qu’institution,  nous avons conservé les éléments intemporels et un héritage culturel  du passé . Dans le Druidisme moderne, la préoccupation de la relation de l’humain avec son environnement et la Nature redevient un sujet de réflexion et d’hygiène morale. Le druidisme insiste sur  la nécessité de rétablir un contact et une harmonie avec les forces de la vie, avec la Nature. Durant l’antiquité, le druide était avant tout un savant, un philosophe, un chercheur de vérité. Aujourd’hui, cette poursuite  occupe toute la place. La vérité ,dans le quotidien est en mouvement perpétuelle. Le sage sait qu’il faut toujours tout remettre en question, toujours questionner ses convictions. La Vérité comme l’Univers est en perpétuel changement. Le monde fixe d’Aristote et des religions est une hérésie. La Sagesse doit être vivante, surtout pas  être emprisonnée dans des textes poussiéreux. Finalement , disons que le druide n’impose rien, ne prétend pas posséder la Vérité, mais il  questionne, il questionne et écoute les réponses de son intuition. A titre de leader, il  est le gardien du Grand Jardin. Géosphère :

  • Partie minérale, non vivante, de la Terre, qui sert de support à l’ensemble des êtres vivants. (Elle comprend l’atmosphère, l’hydrosphère et la partie externe de la lithosphère.)

Biosphère :

  • Système planétaire incluant l’ensemble des organismes vivants

et des milieux où  ils vivent. Noosphère : * Pierre Teilhard de Chardin dans Le Phénomène humain7, C’est la représentation d’une couche de faible épaisseur entourant la Terre (qu’on comparerait presque aujourd’hui à un biofilm) qui matérialiserait à la fois toutes les consciences de l’humanité et toute la capacité de cette dernière à penser. Genistos 2012

 

 

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 Hémisphère gauche

Hémisphère droit

Pour débuter, je vous invite à lire le livre du Dre Jill Bolte  Taylor . Dre. J.B.Taylor  est une neuroanatomistede l’Université de  Havard.dans son  livre « Voyage au-delà de mon cerveau » elle raconte les événements où elle fut victime d’un AVC—accident vasculaire cérébral– dans l’hémisphère gauche et comment elle a expérimenté l’hémisphère droit. Comprenez  que ce n’est pas un exposé scientifique sur les théories neurologiques  qui font frémir de plaisir les académiciens, mais une académicienne en neurologie qui décrit son expérience : la perte de l’hémisphère gauche et les conclusions de vie qu’elle en a tirées.                                                                                                                                                                                                              Ceci dit, les septiques intégristes sont priés d’aller vomir ailleurs. Il faut comprendre qu’en général nous n’avons pas accès directement à notre Hémisphère Droit (HD). Son accès doit se faire d’une manière  indirect : visualiser des symboles, des images, associer des symboles ou des images à une action volontaire ou en utilisant  des moyens virtuels. Les méthodes de méditation et de relaxation accordent une très grande place   aux  techniques qui permettent  à l’Hémisphère droit de se manifester consciemment sous forme d’intuitions. La démarche vise à « fermer la gueule »  à l’hémisphère gauche qui crie à tue-tête et écrase la petite voix de l’intuition. Dans le « silence » l’hémisphère droit est à l’écoute de l’environnement et de  l’Univers. Screen-shot-2010-10-16-at-6.06.27-AM     Dans un exposé médiatisé en vidéo, Dre. Jill Bolte Taylor  présente le sujet de l’asymétrie cérébrale.Elle affirme que les deux hémisphères cérébraux sont complètement séparés physiquement (mais reliés par un pont, le corps calleux), et qu’ils traitent différents sujets de différentes manières, de sorte qu’ils auraient des « personnalités » distinctes : http://www.dailymotion.com/video/x8agq2_jill-bolte-taylor-sous-titre-franca_tech

  • Le « cerveau droit » fonctionnerait comme un processeur parallèle (qui traite toutes les informations simultanément), fonctionnant dans l’« ici et maintenant ». Il transposerait en images (voir aussi pensée visuelle), et apprendrait « par kinesthésie » à travers les mouvements du corps. Il gérerait et associerait dans l’instant le ressenti global des sens : bruits, odeurs, images, état du corps dans l’espace, etc.

Fonctions de l’hémisphère droit:

  • Féminin
  • Intuition
  • Inconscient
  • Esprit de synthèse
  • Créativité
  • utilise les émotions
  • Les énergies  activées par les énergies
  • orienté vers le tableau général
  • l’imagination a préséance
  • symboles et images
  • le moment présent
  • philosophie et religion
  • spontanéité
  • Ici et maintenant
  • croit
  • connaît la fonction des objets
  • impétueux
  • goût du risque
  • Ressenti des sens

 

  • Le « cerveau gauche » fonctionnerait comme un processeur série (qui traite les informations de manière séquentielle). Il penserait de façon linéaire et comparative, notamment dans le temps. Il serait destiné à extraire les détails du moment présent pour les catégoriser et les organiser, les comparer aux événements passés afin de projeter les possibilités futures (voir aussi abstraction). Il transposerait en langage et gérerait la séparation et la distinction des choses. Il serait à l’origine du ressenti d’être ce que l’on est, distinct des autres, ce qui selon elle est le plus important de ce qu’elle a perdu au moment de son AVC (qui touchait la partie gauche du cerveau).

Fonctions de l’hémisphère gauche:

  • Masculin
  • utilise la logique
  • Conscient
  • mémorisation
  • orienté vers les details
  • esprit d’analyse
  • esprit qui a tendance à structurer
  • le temps est linéaire
  • les faits ont préséance
  • mots et langages
  • présent et passé
  • mathématiques et sciences
  • sait
  • connaît le nom des objets
  • basé sur les réalités
  • pratique
  • sécurité

Le concept de HG et HD ne se présente pas comme une vérité scientifique absolue. Il semblerait que cette vision donne des vers solitaires aux académiciens intégristes.  Selon ces Imans, ce qui n’est pas dans les textes sacrés de la science n’a pas le droit de citer. Le vécu n’est d’aucun intérêt! Ce  concept  n’est qu’un outil  facilitant la compréhension  des mécanismes du ressenti et de la  connaissance intellectuelle.. C’est comme déguster du vin : je peux prendre quelques gouttes de vin, les déposer dans un appareil qui analysera le précieux liquide et qui imprimera une longue liste de molécules et de substances chimiques. Ici la science sera bien servi. Or « On n’a pas d’avis tant qu’on n’a pas goûté » Max Léglise.  L’essentiel du vin, se révèle au moment où le nectar entre dans la bouche. A ce moment-là , seulement, vous faites connaissance avec les odeurs, les arômes et les sensations gustatives. N’en déplaise aux intégristes septiques, il y a des dimensions de la vie qui échappent aux éprouvettes et aux instruments de laboratoire.C’est très bien ainsi et c’est ce qui donne une saveur à la Vie. Oh,pardon! C’est vrai….. ( : «  Illogique, la vie n’a pas de saveur! ( Spock) Je n’ai pas besoin de connaître la composition des éléments qui forment la construction d’un instrument de musique.La raison d’être d’une guitare est de résonner sous les doigts de l’artiste et de transmettre des émotions. L’essentiel n’est pas dans la fabrication de l’instrument mais  la sensation, le rythme et la sensibilité  qui guident le toucher de l’artiste. Un acteur sur la scène est un mélange des deux activités des hémisphères. Il prend possession de son rôle en étudiant l’histoire et le comportement du personnage.  Tout ce qui est mémorisation du texte, relève de HG. Si le comédien est un véritable  acteur, il  va créer son personnage . Plus l’égo du comédien a tendance à s’évanouir, plus le personnage prend forme, plus le personnage créé est crédible. On est dans un HD. Quand le personnage prend  vie et qu’un courant d’énergie  circule entre les  comédiens et les spectateurs on est  aussi  dans HD. Si je regarde un tableau de Vincent Van Gogh, je peux analyser la technique de l’artiste et  tout connaître sur l’histoire du tableau, mais si je me contente d’un regard logique et rationnel, je viens de passer complètement à côté de la dimension humaine de l’oeuvre.  Pour apprécier l’oeuvre, on doit contempler, s’imprégner et ressentir. On doit laisser l’hémisphère droit faire son travail.                        Finalement,  si vous assistez à un concert de musique  classique, pour bien profiter  de cette période vous devez décrocher votre gros cerveau gauche et devenir réceptif  (HD) aux vibrations émises par les musiciens . Si vous ne comprenez pas ces simples exemples alors retourner faire la conversation avec votre ordinateur! Quand on aborde la spiritualité nous  centrons l’expérience spirituelle sur Hémisphère droit. Dans le Zen, l’expérience du « satori »  relève de HD. Les techniques et les méthodes d’entraînement  visent à favoriser une prise de conscience qui est déclenchée dans HD. Saisir la réalité dans  le moment présent, sans le processus analytique. Si je marche sur la rue, et que j’ai l’impression d’être suivi par un individu, ce sentiment ou ce ressenti est  déclenché dans HD. Il en va de même quand je dois imaginer ou visualiser une scène,une situation ou un rituel Pour comprendre et juger de la pertinence  de la célébration de rituels de magie ou religieux, il faut tenir compte des rôles des hémisphères, droit et gauche, et des mécanismes qui s’activent  lors du déroulement des célébrations. ****Attention.      Certains éléments de cet article furent empruntés à: http://fr.wikipedia.org/wiki/Jill_Bolte_Taylor Awentia     brigit111-240x300

Déesse Bélisama    » Tout homme qui  méprise  les femmes, de ce fait rejette  sa mère, ses soeurs et ses filles. Un tel homme n’est pas digne de partager cette vie avec  d’autres hommes. Même le chien respecte et protège sa femelle! »

Genistos enorus@gmail.com

 

La fondation  de «  La Communauté des Druides du Québec »   Un appel solennel   La Communauté des Druides du Québec a été fondée par un appel public solennel lors de la célébration de Belotepnia (01/05) :le Feu de la Fertilité en mai 2002, organisé par la Communauté païenne de Montréal au Parc Maisonneuve de Montréal, appel prenant effet l’année suivante. En effet, l’union de trois forces vives, réunissant Boutios, un druidisant de plus de 30 ans d’expérience, Genistos et Iuos, a permis de concrétiser cet appel, lors de la célébration du solstice d’été 2003, fondant ainsi ladite Communauté. Notre calendrier sacré est à l’image de la Grande Roue Cosmique, à savoir 8 cérémonies de nature solaire et lunaire sous l’œil du Soleil, selon l’adage druidique : La Vérité à la face du Monde! Reprenant ainsi sur une base annuelle, la Grande Roue des cycles de la Vie. Les membres de notre Communauté entretiennent des liens fraternels avec  plusieurs associations celto-druidiques du Québec et de l’étranger. Le 11 novembre 2004,  La Communauté des Druides du Québec, obtenait un status officiel du Gouvernement du Québec, à titre d’ordre religieux de tradition païenne, avec privilège de célébrer les baptêmes, les mariages et les funérailles de ses membres.  Selon  le Régime constitutif sur la Loi sur les corporations religieuses et le Régime courant,  Loi sur les corporations religieuses ,La Communauté des Druides du Québec et l’Ordre des Druides du Québec furent la première entité religieuse païenne reconnue officiellement en Occident par un gouvernement démocratique.  

https://www.registreentreprises.gouv.qc.ca/RQAnonymeGR/GR/GR03/GR03A2_19A_PIU_RechEnt_PC/PageEtatRens.aspx?T1.JetonStatic=0b6bb2cc-ba9d-4459-a7ea-209ce6c5377f&T1.CodeService=S00436

Nos racines Celtiques La plupart des québécois  ignorent  tout de leurs racines celtiques  et de la mystique qui les relie  à  l’Univers et  à  la Nature. En effet, le druidisme appartient à la tradition Indo-Européenne, basée sur la Tripartition de la société civile. Elle provient de l’enseignement des Sages du Septentrion, ultime sagesse appelée Dru Uidia. Cette démarche spirituelle, plusieurs fois millénaire définissait l’âme et la culture de nos ancêtres. Puis vinrent les bandes prosélytes de la  chrétienté romaine et avec elles les persécutions. Mais voici que le temps a démontré que l’on ne pouvait pas greffer une religion  étrangère  sur l’âme d’un Celte.  Tôt ou tard il la rejette. Des centaines de milliers de nos ancêtres Gaulois et Bretons sont morts dans la torture et les feux des bûchers  parce qu’ils  refusaient de vendre leur âme à des mythologies importées du Moyen Orient. Depuis une centaine d’année nous assistons à un retour en force de notre culture celtique et des valeurs spirituelles  qui nous sont propres. Les anciens druides ont disparu mais la tradition a continuées sa marche à travers les siècles, par le biais de la culture et des traditions orales, les coutumes ancestrales, les traditions familiales, des écrits reproduits par les clercs, les pratiques ésotériques, la maçonnerie, les arts et la musique celtique.

Participer en toute égalité

Pour découvrir votre âme véritable, votre spiritualité et la démarche qui  vous convient, communiquez avec nous, venez  participer à nos cérémonies celtiques qui se déroulent en pleine nature. Venez célébrer les forces divines, cosmiques et telluriques que chantaient et priaient nos ancêtres. Nos ancêtres véhiculaient une religion cosmique de l’environnement sacré. Chez nous, contrairement  aux  religions du désert, les femmes  participent  en toute égalité à la vie et aux rites religieux de  la Communauté. La femme est reconnue l’égale de l’homme et de ce fait peut officier aux différentes cérémonies en tant que Druidesse. Nos cercles de rencontres sont une occasion unique de célébrer le vivre ensemble. Il s’agit d’un lieu de formation personnel et de développement du Soi véritable. La tradition primordiale druidique est aux antipodes de l’individualisme, du sectarisme et du dogmatisme. Par la recherche de la Transcendance et de l’Immanence, elle favorise la fraternité et l’entraide mutuelle.

Aimer, créer et apprendre

Les membres de notre Nemeton souscrivent à l’adage druidique suivant :              Fais le bien et pratique l’honneur, la vérité et le courage ! Notre méthode, outre l’observation et la participation aux cérémonies, consiste en des lectures dirigées, du tutorat, de la recherche personnelle, des travaux, des ateliers et séminaires, une ascèse personnelle, (yoga, méditation et arts martiaux celtiques) et une alimentation équilibrée, de préférence végétarienne. Pour participer, aucune expérience ou connaissance requise en matière de celto-druidisme, seul compte l’élan du cœur et le désir sincère de partager et d’approfondir cette expérience spirituelle en lien avec les forces divines de la Nature. La Communauté est sans but lucratif; il n’y a pas de frais annuels, seulement des frais à la carte servant à défrayer les coûts des activités.à La Communauté des Druides du Québec ne fait pas de recrutement . Notre Mission est de faire découvrir les racines celtiques à notre peuple. Nous célébrons les rites celtiques afin de faire découvrir  les liens entre l’humain et l’Univers. Pour le reste l’individu doit faire lui même sa quête. Il n’y a pas de Vérité à conquérir seulement une Voie à découvrir. ( Genistos) Bienvenue à notre Nemeton. Pour communiquer avec nous : Communauté des druides du Québec

 

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